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Affaire Borrel : que savaient les services de renseignement français ?

Par David Servenay

L’ouverture complète des archives du renseignement pourrait aider à résoudre le mystère de la mort de ce magistrat français à Djibouti, en 1995. La justice s’active pour l’obtenir, mais l’Elysée renâcle et l’armée se tait.

C’est un mystère vieux de vingt-trois ans, une énigme dans laquelle Cyril Paquaux, le dixième juge chargé du dossier, se heurte à une forme d’omerta. Qui a tué Bernard Borrel, magistrat français en poste à Djibouti, en 1995 ?

Alors que la justice veut connaître la vérité sur cette affaire, l’Etat rechigne à ouvrir vraiment les archives de ses services de renseignement. Pour comprendre à quel point ces documents seraient utiles au juge, il faut commencer par revenir à la scène de crime, le jeudi 19 octobre 1995, à Djibouti…

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Ce matin-là, à 7 h 20, deux sous-officiers de la prévôté française – des gendarmes rattachés aux forces françaises à l’étranger – découvrent un 4 x 4 Suzuki bleu sur le parking du Goubet, à 80 kilomètres à l’ouest de la capitale. La porte est ouverte côté conducteur, les clés sur le Neiman, un portefeuille, intact, dans le vide-poches, avec une carte de coopérant au nom de Bernard Borrel. Les gendarmes s’avancent vers la rambarde qui borde le parking.

Un décor grandiose s’offre à eux : une vaste baie de pierres noires et rouges plongeant dans la mer en un long éboulis de rochers déchiquetés. A une quinzaine de mètres en contrebas, ils aperçoivent alors un corps recroquevillé en chien de fusil, à moitié brûlé. L’alerte est donnée. A 9 heures, un hélicoptère de l’armée française décolle de Djibouti pour conduire sur les lieux le colonel Rémi Bordron, attaché de défense, et le commissaire André Minana, du service de coopération de la police, qui identifient la victime. Il s’agit bien de Bernard Borrel, dont l’épouse avait signalé la disparition peu après minuit.

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