«Gilets jaunes»: Macron affirme l’inverse de ce que disent ses services de renseignement

«Gilets jaunes»: Macron affirme l’inverse de ce que disent ses services de renseignement

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Face à des journalistes fin janvier, Emmanuel Macron évoquait « 40 000 à 50 000 militants ultras » à l’origine de l’embrasement des manifestations des « gilets jaunes » et mettait en garde contre ces violences orchestrées par les extrêmes. Problème : au même moment, ses propres services de renseignement dressaient un constat exactement inverse. L’ultradroite et l’ultragauche seraient « quasi inexistantes au sein des cortèges ».

C’est l’histoire d’un président qui raconte le contraire de ce que lui résument ses services de renseignement. La scène ne se déroule pas sur le continent nord-américain mais en plein cœur de la vieille Europe, elle ne se situe pas à l’intérieur du Bureau ovale mais dans un salon de l’Élysée.

La scène remonte à la fin de matinée du jeudi 31 janvier. Ce jour-là, Emmanuel Macron reçoit cinq journalistes pour une « discussion informelle » autour d’un café. Le président de la République est décontracté, en col roulé noir sous un costume gris (comme on peut le voir sur une photo publiée sur le site du Point).

Décontracté et souriant, mais aussi mordant dès lors qu’il s’agit de dénoncer les violences commises lors des manifestations des « gilets jaunes ». À l’entendre, elles seraient l’œuvre « de 40 à 50 000 militants ultras qui veulent la destruction des institutions »« Face aux violences orchestrées par les extrêmes »rapporte Paris-Match, le chef de l’État « met en garde contre la ‘‘fachosphère’’ et la ‘‘gauchosphère’’ qui ont surinvesti les réseaux sociaux ».

Des propos très surprenants car, à la même période, des notes des services de renseignement remontent à l’Élysée et, selon plusieurs sources, elles disent strictement le contraire. Le week-end précédant la discussion informelle élyséenne, l’acte XI des gilets jaunes a conforté les services dans leurs analyses des précédentes semaines : l’ultradroite se désengage « à Paris comme en province », tant et si bien que la DGSI aurait, selon nos informations, conclu une de ses notes par un lapidaire : « La scène d’ultradroite est aujourd’hui quasi inexistante au sein des cortèges. »

Capture d'écran du Facebook de Sergei Munier, un acolyte de Victor Lenta. © DRCapture d’écran du Facebook de Sergei Munier, un acolyte de Victor Lenta. © DR

Le 26 janvier 2019, les services ne recensent en tout et pour tout qu’un seul militant du Parti nationaliste français, un des quatre  groupuscules de l’ultradroite à pouvoir s’enorgueillir d’une implantation territoriale sur l’ensemble de l’Hexagone. Un seul membre des Barjols, un collectif s’étant pourtant mobilisé lors des précédents actes, a été vu en train de défiler en province. Et il a manifesté pacifiquement.Les services voient deux raisons à ce désengagement : d’abord parce que l’ultradroite a échoué à prendre la tête de ce mouvement social, ensuite parce que certains groupuscules islamophobes refusent de se mêler aux gilets jaunes, au prétexte que s’y trouvaient des musulmans, enfin, parce que, comme l’avait raconté Mediapart, une vague d’interpellations dans leurs rangs début décembre a calmé les ardeurs des plus velléitaires des militants ultranationalistes.

Capture d'écran du Facebook de Victor Lenta (béret rouge à gauche) lors d'une manifestation de gilets jaunes à Paris. © DRCapture d’écran du Facebook de Victor Lenta (béret rouge à gauche) lors d’une manifestation de gilets jaunes à Paris. © DR

Quelques irréductibles déploient néanmoins une stratégie d’entrisme auprès des gilets jaunes. Certains se sont structurés au sein du groupuscule « La Légion jaune », d’autres se retrouvent entre frères d’armes autour de la figure de l’ancien militaire Victor Lenta.Lenta apparaît depuis la mi-janvier comme l’organisateur du service d’ordre des manifestations parisiennes, comme l’avait révélé le Huffington Post. Lenta, qui arbore un béret rouge par-dessus son gilet jaune, est un ancien parachutiste du 3e RPIMA de Carcassonne et un ex-membre du Bloc identitaire.

Il s’est fait connaître en 2014 pour son engagement auprès des pro-Russes dans le Donbass, dans l’est de l’Ukraine. D’autres anciens militaires ont été vus participant à la sécurité, mais, précise Pierre Tremblay dans son article du Huffington Post, la présence de ces paramilitaires « reste un épiphénomène ». Et ils ne feraient pas l’unanimité au sein des gilets jaunes.

À la suite de la médiatisation de son engagement, les services de renseignement ont, selon nos informations, constaté de visu que Victor Lenta, coordinateur du service de sécurité de la manifestation, bénéficiait lui-même… d’un service de protection. Contacté, l’intéressé pondère : « Effectivement, j’ai été menacé sur Internet. Ce n’étaient pas le fait de gilets jaunes mais d’antifas. Mais je n’ai pas de garde du corps ! »

Quoi qu’il en soit, les services estiment que ces ultras essayant toujours de noyauter le mouvement ne seraient qu’« une minorité ». Même au plus fort de leur mobilisation les premières semaines du mouvement, les services ne comptaient que « quelques centaines d’individus » relevant de cette mouvance. On était déjà loin du contingent de « 40 à 50 000 individus » évoqué par le chef de l’État.

L’effarement d’un haut cadre du renseignement quand il découvre les propos d’Emmanuel Macron

Peut-être parce que le gros des troupes serait fourni par l’ultragauche ? Eh bien, non. « L’ultragauche s’est impliquée de manière limitée dans un mouvement perçu comme populiste et réactionnaire », écrit-on à la DGSI. « Dès le départ, l’ultragauche était divisée sur la question des gilets jaunes, confirme un analyste d’un autre service de renseignement. On les a vus dans les cortèges mais pas beaucoup. Ils étaient là surtout pour faire des images. » Et, après les débordements des 1er et 8 décembre, la mobilisation des militants serait restée, selon la DGSI, « toujours en berne ».

Depuis le début de l’année, la manifestation la plus ostentatoire de la participation des ultras, de droite comme de gauche, réside dans les affrontements, en marge des cortèges entre… les deux mouvances. Comme, lorsque, le 26 janvier, des Zouaves de Paris (ex-GUD) se sont battus à coups de barres de fer avec des militants du Nouveau parti anticapitaliste aux abords de la gare de Lyon.

Des sources dans différents services de renseignement donnent un même chiffre de 300 militants « au grand maximum » d’ultras de droite et de gauche réunis au plus fort du mouvement, début décembre. Désormais, ils ne seraient plus que quelques dizaines. Bref, le compte n’y est toujours pas par rapport aux chiffres avancés par le président de la République.

Interviewé dans Le Parisien trois semaines après la sortie présidentielle, Nicolas Lerner, le patron de la DGSI, reconnaissait qu’« à aucun moment les groupes ultras n’ont réussi à prendre le leadership sur ce mouvement ». Mediapart a demandé, jeudi matin, à l’Élysée sur quels documents, sur quelles bases factuelles Emmanuel Macron s’appuyait pour décrire un mouvement gangrené et piloté par les deux extrêmes. Le service de presse du chef de l’État ne nous a pas répondu.

Le second point sur lequel nous avons interrogé l’Élysée a été l’ingérence russe. Toujours lors de la « discussion informelle » du 31 janvier, Emmanuel Macron définit, d’après le récit qu’en fait Le Point, le mouvement des gilets jaunes comme « une manipulation des extrêmes, avec le concours d’une puissance étrangère. La Russiede Poutine, à travers Russia Today ou Sputnik, affleure dans son discours. Selon lui, il est évident que les gilets jaunes radicalisés ont été “conseillés” par l’étranger ». Leur communication serait relayée, d’après les mots du président de la République, par « des gens qui achètent des comptes, qui trollent ».Début décembre, un article du quotidien britannique Times avait déjà affirmé que la Russie se trouvait derrière des centaines de faux comptes cherchant à amplifier la contestation des gilets jaunes sur les réseaux sociaux. La France avait confié une enquête au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), dont les résultats ne sont toujours pas connus.

Mais, dès le 16 décembre, le Journal du Dimanche publiait le témoignage d’« un cadre des services de renseignement » assurant que « la DGSE et la DGSI n’ont pour le moment pas réussi à documenter une implication directe des services russes dans la diffusion de fausses informations ou de rumeurs complotistes dans le cadre du mouvement des gilets jaunes ».

Des témoignages récents recueillis par Mediapart confirment ce constat : la DGSI et la DGSE n’auraient toujours pas trouvé la moindre trace d’ingérence russe. On nous a même rapporté « l’effarement » d’un haut cadre du renseignement français quand il a découvert les propos d’Emmanuel Macron. Sur ce sujet non plus l’Élysée n’a pas répondu à nos sollicitations.

Capture d'écran d'une image partagée par plusieurs gilets jaunes considérés comme faisant parti de la mouvance de l'ultradroite. © DRCapture d’écran d’une image partagée par plusieurs gilets jaunes considérés comme faisant parti de la mouvance de l’ultradroite. © DR

« À l’intérieur de notre service, on a eu l’impression que cette carte [de l’emprise des ultras de droite et de gauche ou de l’ingérence russe – ndlr] a été sortie pour masquer le fait qu’il y ait un problème dans le pays, résume l’analyste précité. Si cela avait été vraiment le cas, ça se serait vu. La preuve : dès les premières semaines, on a interpellé des militants de l’ultragauche, de l’ultradroite, et pourtant la violence n’a jamais cessé. »Hier soir, durant une réunion du Grand débat national qui se déroulait à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), Emmanuel Macron a de nouveau évoqué « des gens » qui, « depuis plusieurs semaines »« ont décidé de s’infiltrer et, en quelque sorte de dénaturer » le mouvement des gilets jaunes en perpétrant des violences. On ne sait toujours pas d’où il tient les informations lui permettant d’affirmer cela. A priori, pas de ses services de renseignement.

TOUS LES COMMENTAIRES

« L’ultragauche s’est impliquée de manière limitée dans un mouvement perçu comme populiste et réactionnaire », écrit-on à la DGSI.

L’ultragauche fut donc clairvoyante.

smile

Pour ce qui est de l’extrême droite , par contre, son implication dans ce mouvement ultra-nationaliste, en la personne de Victor Lenta et de ses acolytes,  tous en gilet jaune, et à qui fut confiée, à Paris, l’organisation du service d’ordre jaune, est à nouveau, paradoxalement,  documentée par cet article.

Un problème tout de même, avec ce passage de l’article, qui semble renvoyer dos à dos, comme deux groupes de hooligans antagonistes et folkloriques, les néofascistes et le NPA:

Depuis le début de l’année, la manifestation la plus ostentatoire de la participation des ultras, de droite comme de gauche, réside dans les affrontements, en marge des cortèges entre… les deux mouvances. Comme, lorsque, le 26 janvier, des Zouaves de Paris (ex-GUD) se sont battus à coups de barres de fer avec des militants du Nouveau parti anticapitaliste aux abords de la gare de Lyon.

Il faut tout de même rappeler que les militants du NPA (qui n’est pas un groupe d’ultragauche) manifestaient tout à fait pacifiquement, et qu’ils ont été agressés par des bandes fascistes.

Je ne comprends toujours pas ce qu’allait faire le NPA au milieu de tous ces porteurs de drapeaux tricolores qui vociféraient la Marseillaise, mais ce n’est pas ici la question.

Il n’y a pas eu, comme l’article peut le suggérer,  affrontement entre deux bandes d’extrêmistes.

Il y a eu agression de manifestants pacifiques par des fascistes.

Enfin:

certains groupuscules islamophobes refusent de se mêler aux gilets jaunes, au prétexte que s’y trouvaient des musulmans

Là, il faut rappeler une chose manifestement inaudible, impensable, indicible, un véritable tabou  pour médiapart:

on peut être musulman ( c’est une religion) et d’extrême-droite ( c’est une opinion politique).

La preuve par Abdel Zahiri

Ou par le converti à l’islam qui a injurié Finkielkraut en vociférant, dans le registre le plus traditionnel de l’extrême-droite:  » La France, elle est à nous ! »

Ces liens sont très intéressants, mais mélangent tout…

Quel rapport, par exemple, entre ce conflit social ( un mouvement de grève dans les hôpitaux de Tours à l’appel de plusieurs syndicats) et les Gilets Jaunes ?

Les jaunes haïssent les syndicats.

Il haïssent également les « taxes » et les « impôts », qui permettent, pourtant, de financer l’hôpital public.

En suivant votre lien, on ne trouve, logiquement, aucune mention du mouvement des gilets jaunes dans ce conflit social.

Pour ce qui est des douaniers, par contre, on a compris que certains jaunes se verraient bien les remplacer, notamment pour traquer les immigrés clandestins…

Mais Lancetre est compatible avec LREMRN, vous ne le saviez pas?

Quelle vision de la société française!!!

Que des fascistes menteurs mettent le peuple en coupe réglée pour favoriser les  pontes du néolibéralisme, ne vous empêche pas de dormir.

Vous me faites honte

L’article prouve le contraire de vos propos

Oui.

L’article prouve tellement le contraire de mes propos qu’il est illustré par des photographies montrant…

Des militants d’extrême-droite en gilet jaune, dans les manifestations !

Ce que c’est, tout de même, que le déni…

smile

 

« Dans votre aveuglement perpétuel, vous avez du mal à tout bien lire. … « 

Laissez le vieux dégoiser … 

 

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Sans intérét , lancétre aussi menteur que son maitre.

Basta

Toujours aussi proche du néant ce croulant.

À la limite de la paronia ? Heu comment dire..

Oui, laissons lancetre se ridiculiser tout seul. De toute évidence plus personne ne l’écoute et beaucoup ont compris pour qui il roulait vraiment malgré ces tentatives d’enfumage pour se faire passer de gauche. Son commentaire ci-dessus où il va dénicher un conflit social (comme si il n’y en avait pas des dizaines d’autres) pour faire croire qu’il le soutient et donc qu’il est de gauche est particulièrement pitoyable !!!

Post vérité effectivement

 

Tous les jours sont nez s’allonge démesurément.

Le diagnostic de Faure est difficile à contester. C’est le meilleur expert français.

  • NOUVEAU
  • 08/03/2019 20:08
  • PAR 

Il tire ses informations des lecteurs de Mediapart dont certains se sont substitués aux RG surtout en ce qui concerne l extrême droite

  • NOUVEAU
  • 08/03/2019 20:09
  • PAR 

Mentez, calomniez: il en restera toujours quelque chose!

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L’Élysée devrait avoir l’obligation constitutionnelle de répondre illico aux questions de Mediapart

Il ment, il ment,

C’est un homme méchant,

C’est un méchant homme,

Qui ne partagerait rien,

Pas même une pomme.

Inspiré du poème ci-dessous,

Intitulé  « Bonté », par Maurice Carême

(Que le dit macron n’a sûrement pas lu) :

Il faut plus d’une pomme

Pour remplir un panier.

Il faut plus d’un panier

Pour que chante un verger.

Mais il ne faut qu’un homme

Pour qu’un peu de bonté

Luise comme une pomme

Que l’on va partager.

 

M’enfin, s’Il l’dit, c’est qu’c’est vrai !

Honni soit qui mal y pense.

  • NOUVEAU
  • 08/03/2019 20:43
  • PAR 
Macron raconte d.importe quoi . Plus s’est gros plus cela passe . De Gaulle et les veaux….
femme-de-menage

ALLER! Tous en Marche…

C’est sûrement Benalla qui l’informe (ou le désinforme).

Le NPA organisation d’ultra gauche ? Dans ce cas, M. Suc, quelle définition donnez-vous au mot ultra ?

C’est un menteur pathologique ; il ment sur tous les sujets , il esquive ceux qui le gênent .

Sa mauvaise foi (comme celle de son gouvernement ) devient insupportable .

Je ne peut plus l’entendre , le voir ; il est à gerber . (lui et ses sbires ) .

  • NOUVEAU
  • 08/03/2019 21:12
  • PAR 

Propagande : Ensemble d’actions et stratégies destinées à influencer ou embrigader la pensée et les actes d’une population.

Macron perd sa crédibilité en racontant de tels bobards pour sauver sa politique. Il est foutu.

  • NOUVEAU
  • 08/03/2019 21:21
  • PAR 

Et benalla qui se balade en Suisse. Elle est pas belle la vie ?

Nos services de Renseignements, les services de Renseignements Citoyens, nous disent que macron est un des pires abrutis du régime: stupide, borné, pervers, violent, arrogant, haineux, vaniteux, une outre pleine d’un mauvais vent.

N’importe quel Citoyen comprend en écoutant nos amis Gilets jaunes qu’ils ont des demandes légitimes et conformes au Bien commun.

MAIS  ALORS  QUI  SONT  LES  CASSEURS  ?

Dans ma ville de province, il y a deux catégories de casseurs.

Tout d’abord les plus nombreux, ceux qui cassent toute l’année, vendent des substances, brûlent des voitures toutes les semaines et portent des armes de guerre.

Les autres sont de jeunes révoltés très influençables.

Cet article confirme et illustre bien ce qui est dit dans ce petit billet :

https://blogs.mediapart.fr/babette-grivinci/blog/070319/e-macron-na-plus-rien-dire

 

  • NOUVEAU
  • 08/03/2019 21:40
  • PAR 

Pas facile de criminaliser un mouvement légitime de français qui demande une politique pour tous !

Comme tu ne comprends rien, tu dégages : macron démission

 

  • NOUVEAU
  • 08/03/2019 21:42
  • PAR 
L’ultra droite, c’est castaner et macron qui, en parlant de ‘foule haineuse de factieux venus tuer des flics’, disent aux flics: vous êtes en danger et en état de légitime défense, tirez dans le tas. L’autre question à poser à l’exécutif, c’est sur quels renseignements/rapports/note blanche se basent ils pour dire que des gens venaient pour tuer du flic. La réponse est probablement aucun, juste leur désir d’envenimer, d’exciter les flics et de noyer les revendications.
  • NOUVEAU
  • 08/03/2019 21:52
  • PAR 
Rdv demain ds les rues avec gilets, casseroles ou pancartes, une sortie par le haut est possible , avec au moins le RIC, voire une constituante à l’Islandaise. Surtout le statu quo , avec + de 50% d’abstention à toutes les élections, est dangereux pour la nation.
  • NOUVEAU
  • 08/03/2019 21:53
  • PAR 

Après Pinochet, voilà le ( court ) règne de Pinocchio

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En fin d’article, M. Suc cite des propos du Monarc tenus lors d’une session « grand débat » hier dans les Alpes de Haute Provence mais le journaliste n’en situe pas le contexte : le Président justifie ainsi la non-répression et les non-violences policières… Cherchez l’erreur. Que de la com’ (qui à moi m’évoque la pure propagande d’un dictateur et on devrait se demander de quoi ces manipulations de l’opinion et ce déni sont le nom…)

En effet, une militante écolo a interpellé Jupiter sur la répression et les violences policières ; réponse du Mac40 : <<Ne parlez pas de “répression” ou de “violences policières”, ces mots sont inacceptables dans un État de droit.>>

Il a même ajouté : <<aucun mort n’est à déplorer>>

 

Et pas besoin ni de DGSI ni de DGSE pour savoir que la police du fameux républicain en ultra chef est responsable de :

1 décès (palet de grenade lacrymo)

5 amputations de la main (grenade GLI-F4)

206 blessures à la tête (LBD 40) dont 22 éborgnés, fractures du crâne (deux ayant nécessité la mise en coma artificiel), fractures multiples des os de la face

plus de 2000 blessés

près de 8400 interpellations, plus de 5400 gardes à vue, 3747 condamnations, 206 emprisonnés ; du jamais vu depuis les années 50 et mai 68…

Des blessures qualifiées de « blessures de guerre » par des chirurgiens ; une multitude de vidéos témoignant des violences haineuses, disproportionnées, expéditives, punitives, gratuites, insultantes et humiliantes des policiers… Des manifestants lambdas, des passants (racisés dont un gamin de 15 ans), des personnes âgées, des handicapés, des streets médics, des journalistes, et même un député de la France Insoumise ont été visés.

PAS DE RÉPRESSION NI DE VIOLENCES POLICIÈRES ???

Une résolution votée le 14 février par le Parlement européen, dénonçant l’usage « disproportionné » de la force par la police dans les manifestations en France ;
Le 6 mars la haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU s’alarme de l’« usage excessif de la force » contre les « gilets jaunes » devant le Conseil des droits de l’homme à Genève et a instamment demandé à Paris une « enquête approfondie » sur les violences policières.
L’ONU s’était déjà exprimée sur le sujet en février, en citant un groupe d’experts des droits de l’homme des Nations Unies qui s’inquiétait du nombre élevé d’interpellations et de gardes à vue, des fouilles et confiscations de matériel de manifestants, ainsi que des blessures graves causées par un usage disproportionné d’armes dites “non létales” telles que les grenades et les lanceurs de balles de défense ou “flashballs”. Ces experts invitaient l’État français à repenser [ses] politiques en matière de maintien de l’ordre pour garantir l’exercice des libertés. Ils alertaient également sur le risque de sévères restrictions à la liberté de manifester que pourrait causer la loi anticasseurs, dont le Sénat a annoncé ce mercredi qu’elle serait votée en l’état, après son adoption il y a quelques semaines à l’Assemblée.
Le Conseil de l’Europe, de son côté, était allé plus loin, en demandant à la France desuspendre l’usage du LBD dans le cadre des opérations de maintiens de l’ordre, exigence préalablement formulée par le Défenseur des droits Jacques Toubon.
Amnesty International, la LDH, L’ACAT, des collectifs, des pétitions en veux-tu en voilà dénoncent ces violences mais MACRON persiste à les nier.

Elle est pas belle la République ?

Cet article ne relève pas une contradiction mais un mensonge.

Je n’ai fait que quelques manifestations de GJ sur Toulouse, et je confirme les informations contenues dans cet article,  contrairement a ce que rapporte  Jean Quatremer de libération jean michel  Apathie et autres Cohen de service, et notre grand leader MACRON 1er. Je n’ai pas vue de foule haineuse, de chemises brunes et entendu  les slogans racistes et homophobes qui vont avec, ni côtoyé des personnes qui voulaient tout casser. C’était des gens normaux qui voulaient du respect et de la justice.Par contre je peux affirmer avoir vu des réactions exagérées des forces de l’ordre. On ne tire pas des grenades lacrymogènes sur la foules parce que 3 abrutis ont jetés des canettes de coca vide sur  la police. Rien de tel pour énerver les manifestants. J’ai rapporté ces faits sur la page Facebook de l’un de ces journalistes, et en  retour j’ai été qualifié d’IDIOT UTILE

Pourquoi chaque français qui se sent floué par Macron n’écrirait-il pas un mail à l’Elysée, en mettant en copie des grands quotidiens nationaux et un organisme « indépendant » de comptage.

Un mail tout court : « nous ne vous reconnaissons plus comme un président de la république intègre »

Ce serait intéressant de savoir à quel nombre de participants cette simple phrase pourrait culminer. Bien sûr, il faudra pondérer pour éliminer ceux qui écrivent plusieurs fois.

Lenta? Ce ne serait pas un copain de Benalla, le spécialiste des « infiltrations »? Et n’y voyez pas un amalgame ethnique, j’y vois plutôt des relations d’affaires ‘douteuses ».

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