De Clausewitz à Bush: la guerre prise aux mots

De Clausewitz à Bush: la guerre prise aux mots

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L’administration Bush a-t-elle forgé une nouvelle théorie de la guerre après les attentats du 11-Septembre et ainsi contribué à remodeler un univers où l’État, tout comme la paix, appartiendrait au vieux monde ? L’anthropologue Catherine Hass fait un détour par Clausewitz, Mao et Carl Schmitt pour tenter de répondre.

C’est un livre singulier, composite jusque dans son titre, Aujourd’hui la guerre. Penser la guerre. Clausewitz, Mao, Schmitt, Adm. Bush, que publient les éditions Fayard sous la plume de Catherine Hass, docteure en anthropologie politique. Issu d’une thèse, cet ouvrage, qui aborde autant la philosophie que la géopolitique, tente une synthèse oscillant entre analyses parfois déjà balisées et hypothèses originales et suggestives.

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La chercheuse reconnaît une démarche singulière qui « suspend l’approche théorique, typologique et définitionnelle de la guerre […] parce qu’elle ne vise pas à saisir les transformations ou les évolutions de l’art de la guerre ». Catherine Hass estime nécessaire de rompre avec le discours qui considère qu’il y a des invariants dans la guerre, tels que « l’existence du droit et d’objectifs extérieurs, la victoire comme finalité de toute guerre ou encore son statut d’ultime moyen politique ».La chercheuse a sans doute raison d’affirmer que « les questions de guerre et de paix ne sont pas du seul ressort de ses techniciens, savants comme militaires ». Toutefois, prétendre écrire 400 pages sur la guerre aujourd’hui sans s’intéresser à la manière dont les professionnels la pensent explique sans doute pourquoi le livre verse parfois dans une écriture très spéculative, qui ne l’empêche cependant pas d’être pertinent.

Catherine Hass introduit sa réflexion avec les réactions politiques aux attentats du 13-Novembre, lorsque « le nom de guerre, vocable aussi définitif qu’insaisissable, s’impose dans le lexique politique français dans l’onde de choc du Bataclan, avec ceci de particulier, que, loin de démêler la situation, il l’obscurcit considérablement ».

En effet, pour elle, la mobilisation du registre martial n’allait pas de soi. Il s’agit « d’une singularité française puisque ni la Belgique, ni l’Allemagne ou le Royaume-Uni n’y recourent après les attentats commis sur leur sol ». En outre, l’omniprésence du registre guerrier dans la bouche de François Hollande ou Manuel Valls « coexista avec un déni de guerre » et de ses « occurrences effectives » en Syrie ou au Mali.

À la lire, la situation française après le 13 novembre 2015 poursuit la logique étatsunienne après le 11 septembre 2001, où le nom de guerre resurgit dans le cadre flou de la « guerre contre le terrorisme », alors même qu’il avait été occulté pour désigner les conflits réels.

Quartier général de l'armée yougoslave endommagé durant les bombardements de l'OTAN.Quartier général de l’armée yougoslave endommagé durant les bombardements de l’OTAN.

Selon Catherine Hass, le déni du nom de guerre trouve l’une de ses origines dans le moment où le secrétaire général de l’OTAN a déclaré, alors même que les premiers bombardements touchaient la Serbie, en 1999 : « Je voudrais être clair : l’OTAN ne fait pas la guerre contre la Yougoslavie. » Plus généralement, elle juge que le vocabulaire de la guerre a été noyé dans l’usage extensif de la catégorie de violence, qui « identifie aussi bien les guerres, les massacres que l’insécurité ».L’anthropologue fait l’hypothèse que c’est la fin de l’État, sous l’effet de la globalisation, qui mène au déni du nom de guerre, au profit de la description de violences généralisées. Il faudrait alors ne plus constituer l’État « en référent axial magnétisant toute pensée de la guerre » si l’on veut comprendre dans quelle mesure cette absence du nom de guerreconstitue en fait une continuation de la guerre par d’autres moyens, pour paraphraser la fameuse formule de Clausewitz, selon laquelle la guerre était la continuation de la politique par d’autres moyens.

Pour saisir « l’aujourd’hui » de la guerre, Catherine Hass juge nécessaire de se ressaisir de trois « penseurs » de la guerre, en l’occurrence un général, un dirigeant politique et un juriste : Carl von Clausewitz, Mao et Carl Schmitt.

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Ainsi, pour elle, la manière dont Clausewitz pense la guerre incarne le « mode national de guerre », car les guerres qu’il décrit « peuvent être dites guerres de nations-États du fait du primat de la nation sur l’État ».La Première Guerre mondiale, conduite par des États-nations désormais constitués, et encore plus la Seconde contribuent toutefois à rendre caduque la façon dont Clausewitz aborde sa théorie de la guerre. Selon elle, le général allemand Ludendorff clôt ainsi « la thèse de la guerre comme continuation de la politique pour énoncer sa nouvelle modalité, nazie : celle de la guerre comme politique ; la guerre n’est plus le lieu d’une mise en œuvre de la politique, mais la politique elle-même ». Ce moment marque aussi « le passage de la nation à la conscience de la race ».Mao incarnerait, lui, le « mode révolutionnaire dialectique de la guerre ». Pour le dirigeant chinois, « la volonté, et la nécessité, de se défaire, à la fin des années 1920, du modèle révolutionnaire insurrectionnel bolchevique au profit d’une organisation des campagnes » exigent une autre vision de la politique et de la guerre. Pour Catherine Hass, la guerre révolutionnaire menée par Mao « rompt avec le modèle soviétique de la révolution, en ce que ni le prolétariat urbain, ni l’insurrection, ni la dictature opérée par le Parti dirigeant la révolution ne constituent son armature », notamment parce qu’il considère comme incompatibles le développement de l’insurrection et l’organisation rurale. Pour Mao, il ne s’agit donc « plus tant de prendre le pouvoir que de le créer là où il n’existe pas », et la « guerre n’est pas conçue comme un enchaînement de batailles, petites ou grandes, décisives ou non et devant s’achever par la victoire ». Elle n’a donc pas tant été « la continuation de la politique que son organisatrice ».

Le juriste allemand Carl Schmitt, quant à lui, ne s’est pas essayé, à l’instar de Clausewitz et de Mao, à une théorie de la guerre, mais a formulé une pensée de la politique comme antagonisme guerrier, « sa thèse centrale étant qu’il y a une politique uniquement lorsque la possibilité effective d’une lutte existe ».

« La guerre devient sans fin »

Ces détours par Clausewitz, Mao et Schmitt permettent, pour Catherine Hass, de saisir que « dans le cadre d’une pensée de la guerre, autant la politique est nodale, décisive, autant la figure de l’État, elle, ne l’est pas ; l’État est évidemment présent, débattu, mais il ne capte pas toute la pensée de la guerre, quand bien même il [serait] l’espace à l’intérieur duquel la guerre se déroule et la politique se pense ». 

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Pour Clausewitz, un État peut ne pas avoir de politique. Chez Schmitt, c’est la communauté politique qui, comme unité politique, se substitue à l’État considéré à son déclin. Et chez Mao, l’État appartient au temps de paix. Chacun de ces trois hommes mettrait ainsi au jour des rapports renouvelés entre guerre et politique : « Clausewitz continue dans l’espace de la nation, Mao dialectise dans celui de la révolution, Schmitt identifie l’un à l’autre dans l’espace de la communauté. »À partir de cette plongée dans les théories forgées « en situation » par ces trois hommes, la chercheuse juge possible de ressaisir l’évolution essentielle, sur la façon de penser la guerre mais aussi de la faire, mise en œuvre par l’administration Bush après le 11 septembre 2001. Elle souligne notamment les transformations profondes entre la guerre menée par Bush père dans le Golfe en 1991, où le président américain, récemment décédé, insistait sur le fait qu’il s’agissait d’une guerre conduite par 28 nations, et celle menée par son fils en 2003, pendant laquelle George W. Bush s’était félicité d’intervenir sans mandat de l’ONU.

Pour Catherine Hass, la « guerre contre le terrorisme » décrétée par Bush fils constitue une guerre « sans ennemi, mais pas sans valeurs », ce qui en modifie le sens et la pratique. « Les États-Unis, sans ennemi ni antagonisme effectifs, en produisirent un, essentiellement constitué autour d’une opposition de valeurs, d’idées, entre la liberté et le terrorisme, Bush insistant sur le fait que ce n’était pas tant les États-Unis qui furent attaqués mais l’idée même de liberté. » Pour le président américain, les « attentats ont prioritairement visé les États-Unis en tant que puissance subjective et non pas en tant qu’État souverain ».

Or, juge la chercheuse, « la particularité de cet antagonisme, parce que subjectiviste, est que sa cessation ne repose que sur leur décision [celle des États-Unis – ndlr] ». Une telle conception de la guerre annule de facto « les catégories de paix et de victoire puisque seules des valeurs sont en guerre, et non des entités adverses : sans ennemi tangible à combattre, sans but politique ou militaire à atteindre, la guerre devient sans fin ».

George W. Bush en 2003.George W. Bush en 2003.

La guerre contre le terrorisme, dans sa mise en œuvre, se présente ainsi « comme un spectre de guerres inédit qui, dans une même doctrine, articule politique intérieure et extérieure, le juridique, le policier et le militaire ». Tandis qu’en 1991, le « hiatus entre le mot guerre et ce qu’il désigne n’est pas encore constitué. À partir de 2001, les États-Unis plongent le mot dans une obscurité complète : le terme de conflit se substitue à celui de guerre, celui de guerre contre le terrorisme n’identifie pas la guerre en tant que telle, tandis que celui de guerre n’identifie plus le champ militaire ».La « pensée » de l’administration Bush est constituée par le refus de considérer qu’elle mène une guerre contre l’Irak ou l’Afghanistan. Cela lui permet d’affirmer que ces pays, comme territoires politiques, ne sont pas attaqués, pas davantage que leurs populations. « Si la cible est le régime, son traitement relève de la seule technicité institutionnelle et gouvernementale – la mise en œuvre d’une politique de State Building en vue de le convertir en État de droit – et non de la guerre », écrit la chercheuse.

« Si les États-Unis ne reconnaissent pas l’Irak comme État, s’ils se considèrent aux côtés du peuple et contre ses dirigeants, alors ils jugent ne pas porter atteinte à sa souveraineté ; la guerre devient une affaire de politique intérieure. » Et les États-Unis peuvent alors estimer ne « pas être une puissance occupante mais une médiation entre le peuple et l’État à venir ».

À ces éléments de la « Global War on Terror », déjà identifiés par certains, Catherine Hass ajoute une hypothèse, discutable mais forte. Pour elle, en effet, « l’un des enjeux de la doctrine américaine de guerre est la fin de l’ordre étatique mondial antérieur ». Ainsi, dans les derniers documents internes du département de la défense étatsunien, l’État disparaît presque entièrement, sauf sous forme de Failed States ou Rogue States, c’est-à-dire d’États qui n’en sont plus, ou qui sont criminalisés.

On passerait ainsi, à travers la nouvelle doctrine de la guerre de l’administration Bush, à une conception « post-étatique du monde » et de la défense du « monde libre » à celle de « l’individu libre ». Ce qui implique une modification de ce qui a longtemps été la mesure de l’unité du monde, à savoir l’État-nation, au profit d’une relation directe entre les individus et les « grandes puissances », dont les États-Unis sont l’incarnation.

Faire l’hypothèse que « les guerres américaines des années 2000 visaient également une re-conformation de la figure de l’État » possède une autre conséquence décisive qui est qu’un monde sans État devient un monde en guerre permanente.

Si les « théâtres de guerre ne sont plus reconnus comme des entités politiques et [si] les agresser militairement ne signifie plus les agresser politiquement », on aboutit à un monde où les termes de « terroriste », de « tyran » ou de « voyou » remplacent ceux d’adversaires ou d’ennemis, dans une configuration où, juge la chercheuse, les « guerres sans politiques » sont « préférables aux luttes idéologiques ».

À l’aune d’une démarche ambitieuse, la conclusion de l’ouvrage est décevante, notamment parce qu’elle évite de s’affronter à certaines configurations géopolitiques cadrant moins bien avec la thèse avancée, par exemple la perspective d’un affrontement armé Russie/États-Unis par Ukraine interposée, qui ressemblerait davantage à une guerre traditionnelle.

Néanmoins, la manière dont Hass démontre, à la fois anthropologiquement et philosophiquement, que le paradigme de la guerre ne se scinde plus entre politique intérieure et extérieure, mais opère une indistinction croissante entre les frontières de la politique et le temps de la paix et de la guerre, demeure vertigineuse.

TOUS LES COMMENTAIRES

  • NOUVEAU
  • 04/03/2019 20:12
  • PAR 

C’est pourtant simple:

…et voilà qu’on récupère une astrologue sur mdp !

décidément , tt est bon pr faire du chiffre !

ah ! j’me trompe ! c’est encore une profonde étude de la caroline-de-haas , et j’n’ai pas l’droit de me moquer ss peine de procès en sexisme , soutenu par la schiappa de mes de (..-haas!).

non, ms .. qui peut se laisser prendre …? de clausewitz , oui, … ms à … »bush » ?

il est fou le roi du livre d’ici!

Quand on veut écrire sur la guerre, à fortiori lorsque l’on reprend le titre de l’ouvrage d’Aron sur Clausewitz, c’est utile d’avoir quelques connaissances en matière de relations internationales…

Visiblement ce n’est pas le cas. Ni de près, ni de loin…Ce livre n’est que la version publiée d’une thèse de doctorat de Paris 8. Ce serait bien que Mediapart arrête de confondre les vessies et les lanternes..

A supposer que Mediapart arrive à faire la distinction bien entendu. Pas évident au vu du nombre d’articles ou d’interviews de maîtres de conférences ou de profs de Paris 8 qui est l’une des universités françaises dont le niveau est le plus bas. En revanche, elle est pile poil dans la ligne rédactionnelle…

C’est quoi votre critère pour juger de la qualité d’une université ? Le pitoyable classement de Shangaï ? Et à supposer qu’il soit fiable, juger la pensée de quelqu’un sur son appartenance  à une institution,  c’est d’un niveau plus bas que celui dénoncé.

Merci de nous montrer à quoi ressemble un-jugement-qui-ne-prend pas-la-peine-de-rentrer-dans-le-détail-d’une-seule-affirmation-d’un-travail-de-pensée-de-plusieurs-années-reconnu-par-des-pairs. Vous irez loin.

Demandez à Le Drian il va tout vous expliquer

Quoi qu’il en soit, l’hypothèse finale d’un horizon où l’individu se retrouverait partout seul face aux « grandes puissances » (entendons « les USA ») semble plutôt intéressante, et bien faite pour accentuer le règne actuel du droit du plus fort, également porté par les mêmes États-Unis en matière économique.

Appelons régression de la vie internationale une telle promesse d’instabilité généralisée qui fait penser à l’hyper-guerre d’Attali à laquelle il oppose une « hyper-démocratie » (internationalisée) fortement discutable dans ses contours technocratiques. C’était plus explicite lorsque l’on parlait de Socialisme ou barbarie. Pour l’heure, c’est bien vers la barbarie que nous allons, à tombeau ouvert : ces faucons fauteurs de guerre sont les barbares modernes.

  • NOUVEAU
  • 04/03/2019 22:41
  • PAR 

Cet ouvrage semble ne pas prendre en compte le fait que les conflits de ces 15 dernières années s’inscrivent tous dans une confrontation obsessionnelle avec  le monde « arabo-musulman ». Derrière ces conflits de « valeurs » se retrouvent des enjeux politiques tout à fait classiques de compétition de pouvoir, de territoires, de contrôle des ressources et  de réseaux d’alliances. Ce qui rend pertinente la comparaison avec les théoriciens classiques.

une confrontation obsessionnelle avec le monde « arabo-musulman

Admettons, mais je pense plutôt que la véritable valeur  de Washington ,principale cause des mutiples guerres qu’ils lancent est tres terre à terre:je veux dire ce mot de 3 lettres : OIL

Je ne vois pas comment on peut tenter de comparer le passé et le présent.
La guerre comme moyen de pression des  états, avec la guerre comme impératif économique.
Les états d’aujourd’hui sont très largement privatisés, et la guerre est la justification obligatoire de la captation, par l’industrie et la finance,  de la totalité et plus, de la manne fiscale.
Les travaux inutiles, les subventions, la formation  et le financement de l’Oligarchie d’Imbéciles, sont indispensables au Libéralisme d’Etat, mais ne sont que du saupoudrage, et  ne sont pas adaptés à l’injection massive de Capitaux dans l’industrie.
Seule la guerre peut être utilisée pour ça.
Après, les justificatifs restent à trouver, mais la grande armée des médias, officiels et Ubérisés, y pourvoient facilement.

  • NOUVEAU
  • 05/03/2019 05:26
  • PAR 

Le projet militaire des États-Unis pour le monde par Thierry Meyssan

https://www.voltairenet.org/article197539.html

Passionnant. Le monde post-étatique, objectif du néo-libéralisme, appliqué à la guerre et amené par la guerre.

La guerre ne fait que suivre l’évolution de la marchandise, qui maintenant voyage constamment à travers le monde. Donc la guerre est maintenant en effet sans fin.
La république est un système de légalisation de la mafia, qui n’obéit qu’à l’offre et la demande.
La CIA est une de ces mafia, elle est même extra-légale, elle est l’arme de l’économie, les grosses entreprises américaines, en vue de ‘libérer’ les marchés extérieurs. La CIA est censée n’obéir qu’au président des US, mais en fait le président est sa marionnette (que peut-il tout seul avec ses petits bras?). Quand le président veut prendre des décisions contraires à la CIA, il est menacé (comme Obama et Trump, fou s’introduisant armé dans le parc de la Maison Blanche) ou tué (Kennedy). Le complexe militaro-industriel est le cancer indispensable du pays pour appliquer les décisions de la mafia.
La république est le système d’acceptation de cette mafia bourgeoise par la population.

Les bolcheviques avaient copié le système républicain, et la Tcheka était devenu le vrai pouvoir, la mafia rouge, dont avait peur le Parti. Et voilà Poutine, issu de cette mafia…

Chez nous c’est pareil, mais nous sommes en plein dedans, il vaut mieux un œil extérieur (ou qui va à l’extérieur) pour bien se rendre compte. Nos médias nous cachent la réalité. Sans média indépendant (mais il nous en reste un peu), il faut la propagande extérieure (comme la russe) pour avoir un aperçu (biaisé). Le président fait la guerre tout seul, ou plutôt les entreprises, grands patrons, le dirigent.

  • NOUVEAU
  • 05/03/2019 18:17
  • PAR 

« La victoire comme finalité de toute guerre », c’est un peu vide de sens :c’est quoi, « la » victoire?

Des gains variés, pas la victoire, serait plus juste.

Triomphe d’une économie sur une autre, ouverture et croissance de marchés, destruction de moyens de production concurrents,gains territoriaux, prédominance  ou indépendance politique, colonialisation, ouverture de nouveaux marché , etc…sont des « victoires « très différentes.

Faire appel à des auteurs du passé pour décrire aujourd’hui : un péché très répandu chez des universitaires…

Les « Etats-nations » plus ou moins historiques, plus ou moins « fabriqués depuis peu », sont l’étiquette politique du monde entier maintenant…Mais des guerres qui n’opposent pas des Etats ne sont pas rares aujourd’hui…

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