Les juges reconstituent le puzzle des financements libyens de Sarkozy !

Les juges reconstituent le puzzle des financements libyens de Sarkozy

 PAR  ET 

Les juges chargés de l’affaire libyenne se sont rendus pour la première fois à Tripoli du 4 au 6 février derniers. Selon un procès-verbal consulté par Mediapart, l’ancien chef des services secrets militaires Abdallah Senoussi a confirmé un apport de 7 millions d’euros à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et l’intervention en sa faveur de Me Thierry Herzog, l’avocat et ami personnel de l’ancien président, dans le dossier de l’attentat du DC-10 d’UTA.

Pour la première fois, des juges français ont eux-mêmes interrogé certains acteurs libyens de l’affaire des financements octroyés par le régime de Mouammar Kadhafi à la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Escortés par des hommes du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), les juges Serge Tournaire et Aude Buresi, accompagnés d’un commandant de police de l’Office anticorruption (OCLCIFF), ont passé trois jours à Tripoli, du 4 au 6 février.

Abdallah Senoussi (à gauche), le 14 avril 2014, lors de son procès à Tripoli, en Libye. © ReutersAbdallah Senoussi (à gauche), le 14 avril 2014, lors de son procès à Tripoli, en Libye. © Reuters

Portant la combinaison bleue des prisonniers sur laquelle ils avaient enfilé pull et manteau, Abdallah Senoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi, et l’ancien premier ministre Baghdadi al-Mahmoudi ont été présentés aux magistrats français, accompagnés par une avocate libyenne, et devant un substitut du procureur général libyen.« Nicolas Sarkozy était plus un chef de gang qu’un chef d’État », a lâché l’ancien chef des services secrets militaires libyens, Abdallah Senoussi, lors de son audition, le 5 février. L’homme est souvent présenté comme l’un des principaux dépositaires des secrets de l’ancienne dictature. Une source haut placée dans le renseignement arabe le présentait même en 2012 à l’agence Reuters comme « le principal témoin de la corruption financière et des accords qui ont impliqué de nombreux dirigeants et pays, dont la France ».

« Nicolas Sarkozy a essayé de me faire tuer plusieurs fois en faisant des bombardements sur mes bureaux, chez moi, sur mes maisons dans le Sud. Les 12 maisons ont été démolies en l’espace d’une minute et demie. J’ai vu un avion sans pilote tomber près de moi », a assuré Senoussi devant les enquêteurs français.

L’Agence France-Presse (AFP) avait rapporté, le 19 août 2011, que les forces de l’OTAN, emmenées notamment par la France, avaient bombardé le jour même à 5 heures du matin la maison de Senoussi située dans le quartier résidentiel de Gharghour, à Tripoli. Un cuisinier indien avait trouvé la mort dans le raid et une école avait été détruite. « C’est un quartier résidentiel. Pourquoi l’OTAN bombarde-t-il ce site ? Il n’y a pas de militaires ici », avait alors dénoncé un voisin, Faouzia Ali, cité par l’AFP.

Abdallah Senoussi avait évoqué, dès septembre 2012, des versements en faveur de Nicolas Sarkozy devant un juge de la Cour pénale internationale (CPI), avant de les détailler, en janvier 2017, lors d’une audition par des juges libyens. « Vous avez mes premières déclarations, qui sont très claires, je les maintiens », a déclaré Abdallah Senoussi, le 5 février, dans un procès-verbal dont Mediapart a pu prendre connaissance.

Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi avec leurs interprètes. À l'arrière de Kadhafi, Moftah Missouri. © DRNicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi avec leurs interprètes. À l’arrière de Kadhafi, Moftah Missouri. © DR

Face aux juges français, l’ancien dignitaire a rappelé les différentes étapes des pourparlers visant à soutenir la campagne du futur président français, jusqu’aux paiements qu’il dit avoir supervisés, à hauteur de 7 millions d’euros.

L’ancien président Nicolas Sarkozy est mis en examen dans ce dossier, depuis mars 2018, pour corruption, recel de détournement de fonds publics et financement illicite de campagne électorale.

L’ancien ministre de l’intérieur Claude Guéant et le trésorier de la campagne de 2007 Éric Woerth, actuel président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, sont également mis en examen dans cette affaire, avec en plus, pour Claude Guéant, des accusations d’enrichissement personnel. Tous démentent catégoriquement l’existence de financements libyens.

Pour la justice française, Abdallah Senoussi n’est pas n’importe qui. Il fut condamné à perpétuité en 1999 dans l’affaire de l’attentat contre l’avion de ligne DC-10 d’UTA. Or, les juges chargés de l’affaire des financements libyens estiment aujourd’hui que des promesses de révision de sa situation pénale ont pu faire partie du marché conclu avec l’équipe de Nicolas Sarkozy, comme l’une des contreparties potentielles à la corruption (lire ici). Le sujet est d’ailleurs évoqué dès les premières rencontres par l’intermédiaire Ziad Takieddine avec Claude Guéant, futur directeur de campagne, ainsi que les deux hommes l’ont admis en procédure.

Face aux juges, Abdallah Senoussi se déclare « gêné » par le sujet, qui fait apparaître son intérêt personnel dans l’affaire, mais il confirme : « Claude Guéant est venu me voir à Syrte, il m’a présenté un papier. […] Il m’a dit que ma situation en France serait réglée dans les six mois. J’ai pris le papier, mais je ne l’ai pas signé. »

« La deuxième chose importante, c’est que Nicolas Sarkozy a envoyé son avocat personnel, Thierry Herzog, poursuit l’ancien dignitaire. Thierry Herzog est arrivé dans un avion privé avec une délégation. Il a été reçu par le président de la Cour suprême, Azza Maghur [son avocate – ndlr] et un certain nombre de juges. Ils ont discuté de ma situation et se sont mis d’accord sur un programme. »

Comme Mediapart l’a déjà raconté, Me Thierry Herzog s’est effectivement rendu à Tripoli, le 26 novembre 2005, deux mois après la première visite officielle de Nicolas Sarkozy en Libye, pour y faire miroiter « l’annulation » pure et simple de la procédure visant Senoussi. Selon quatre comptes-rendus de la visite établis par les juristes libyens (trois en langue arabe et un en anglais), Me Herzog a été accompagné à Tripoli par MeFrancis Szpiner, l’un des avocats de l’UMP, mais aussi – et surtout – de l’association SOS Attentats et des familles des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA.

Lors de sa mise en examen dans l’affaire, en mars 2018, Nicolas Sarkozy avait qualifié ses accusateurs « d’association de voyous et de malfaiteurs », et avait nié l’intervention de Thierry Herzog : « Ce monsieur Senoussi a essayé par tous les moyens de bénéficier des compétences de Thierry Herzog qui, indépendamment de ses compétences très grandes, a une proximité avec moi, allant jusqu’à lui envoyer un pouvoir de représentation en 2008 [en réalité 2006 – ndlr], s’est justifié l’ancien président en mars 2018. Ce pouvoir a été mis à la corbeille à papier par Me Herzog, qui a refusé de faire la moindre démarche ou consultation en sa faveur. »

Les silences gênés de Me Thierry Herzog

Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy. © ReutersMe Thierry Herzog, l’avocat de Nicolas Sarkozy. © Reuters

Après la mise au jour des compte-rendus de la visite de Me Herzog à Tripoli – documents remis à la justice par Mediapart sur réquisition des juges –, MeAzza Maghur a confirmé aux enquêteurs la teneur de sa rencontre avec Mes Herzog et Szpiner. Interrogé le 12 décembre dernier, l’avocat de Nicolas Sarkozy s’est retranché derrière le secret professionnel et a refusé de répondre aux questions des enquêteurs « afin de ne pas entraver les droits de la défense de M. Nicolas Sarkozy », a-t-il fait savoir.En octobre, Me Szpiner avait refusé dans un premier temps de déférer à la convocation des juges, se contentant d’envoyer une lettre dans laquelle il démentait s’être rendu ou s’être trouvé en Libye en 2005. Finalement entendu, le 22 octobre, sur insistance des magistrats, Me Szpiner a démenti fermement toute diligence effectuée de sa part en faveur d’Abdallah Senoussi, en dépit des documents et témoignages concordants réunis par les enquêteurs.

Pour Abdallah Senoussi, l’intervention de Thierry Herzog est « une preuve » de l’affaire du financement. « S’ils m’ont envoyé leur avocat, ce n’est pas pour mes beaux yeux, déclare-t-il. J’ai pris Me Herzog comme avocat à la demande de Nicolas Sarkozy car il avait confiance en lui. »

Face aux juges venus le voir à Tripoli, Abdallah Senoussi a repris la chronologie des événements. Il s’est souvenu avoir évoqué la question du financement de la campagne de Sarkozy avec Claude Guéant dès la venue de ce dernier à Tripoli, en septembre 2005.

« On a dîné ensemble dans un restaurant à Gargarech, on a discuté sur le fait que l’on était prêts à supporter [comprendre “soutenir” – ndlr] M. Nicolas Sarkozy pour qu’il puisse accéder à la présidence de la République, relate-t-il. Pendant cet entretien, on s’est mis d’accord pour que la France fournisse à la Libye, via une entreprise spécialisée dans la sécurité, des appareils pour écouter et surveiller le trafic internet et toutes les communications. Ces instruments existent encore car la sécurité les utilise actuellement. » Abdallah Senoussi fait ici référence au marché conclu avec la société française Amesys, dont il a eu en effet la charge côté libyen, et pour lequel l’intermédiaire Ziad Takieddine a touché des commissions de plus de 4 millions d’euros.

La visite de Sarkozy à Tripoli en 2005 avait suivi de peu celle de son directeur de cabinet : « Il a été accueilli comme un chef d’État », se souvient Senoussi. Le beau-frère de Kadhafi répète avoir eu un contact téléphonique avec le dirigeant français lors de cette visite. « Il m’a contacté par l’intermédiaire de Ziad Takieddine depuis l’hôtel Corinthia pour me dire qu’il m’attendait au 15e étage dans sa suite », explique-t-il. Mais il l’avertit qu’une « rencontre directe » pourrait avoir « un mauvais impact », car il était « suspect en France » [en référence à l’affaire du DC-10 – ndlr].

Senoussi rappelle que la « demande » transmise par Ziad Takieddine à la suite de la visite de Nicolas Sarkozy s’élevait à 20 millions d’euros, le montant de la contribution dont il s’est lui-même chargé étant de 7 millions d’euros. « Cette somme a effectivement été virée en plusieurs fois par la Libyan Foreign Bank sur instruction de la Banque centrale de Libye et à la demande de la direction du renseignement, avait-il détaillé dans sa précédente déclaration, en 2017. Les fonds provenaient des comptes de la direction du renseignement ouverts à la Banque centrale de Libye, sur instruction de M. Ahmed Ramdane, secrétaire de la présidence […], pour le paiement de la somme de 7 millions d’euros sur le compte de la direction du renseignement militaire et ce, au titre du financement du soutien à la campagne de Sarkozy, tout cela sur ordre de Mouammar Kadhafi. »

MM. Hortefeux et Takieddine, en 2005. © drMM. Hortefeux et Takieddine, en 2005. © dr

Selon son récit, c’est Brice Hortefeux, lors d’une visite à Tripoli, qui lui aurait remis « une feuille sur laquelle étaient saisis un nom de banque et un numéro de compte », lui « indiquant que c’était le compte sur lequel devr[aient] être virées les sommes d’argent versées par [la Libye] en soutien à la campagne électorale de Sarkozy »« J’avais gardé une photo de ce relevé, une copie chez moi, mais les bombardements qui ont détruit ma maison ont tout démoli », a déclaré Senoussi, le 5 février.

Abdallah Senoussi avait précisé, en 2017, qu’une fois les sommes reçues, Ziad Takieddine l’avait informé qu’il avait « procédé personnellement à la remise de l’argent en espèces à Nicolas Sarkozy, dans son bureau, en plusieurs fois ». L’intermédiaire a déclaré avoir transporté en cash et remis personnellement 5 millions d’euros à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, fin 2006 et début 2007. Et les enquêteurs ont retrouvé la trace d’un virement bancaire libyen de 2 millions d’euros – en date du 20 novembre 2006 – sur un compte géré par Takieddine, qui, ajouté aux 5 millions évoqués par l’intermédiaire porte bien à 7 millions d’euros le financement octroyé par le canal Senoussi.

Deux points devront néanmoins être éclaircis par l’enquête. En premier lieu, Senoussi situe sa rencontre avec Brice Hortefeux en novembre 2006, alors que l’ancien ministre français reconnaît l’avoir vu en décembre 2005 à l’occasion d’une rencontre secrète qui intrigue beaucoup les enquêteurs : ce tête-à-tête avec Senoussi a eu lieu à la faveur d’un déplacement à Tripoli de Brice Hortefeux, sans réelle justification et, surtout, en présence de Ziad Takieddine, mais sans le moindre officiel français (diplomate, ambassadeur, traducteur, garde du corps, etc.).

Deuxièmement, Ziad Takieddine dit avoir emporté les espèces à remettre à Nicolas Sarkozy depuis la Libye, et non depuis le guichet d’un compte étranger vers lequel les fonds auraient été envoyés. Abdallah Senoussi reconnaît toutefois ne pas tout savoir des « détails techniques » de l’opération.

En France, plusieurs éléments ont corroboré les soupçons de financement occulte :

 Directeur de campagne, Claude Guéant a secrètement ouvert en 2007 une immense chambre forte dans une agence de la BNP à Paris, juste le temps de l’élection présidentielle ; il a assuré sans ciller devant les policiers que c’était pour y entreposer des discours de Nicolas Sarkozy.

 D’importantes sommes en espèces ont abondé la campagne, sans que le trésorier de l’époque, Éric Woerth, ait pu en expliquer l’origine de manière convaincante, d’après les enquêteurs.

D’autres responsables libyens, notamment l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, Bachir Saleh, ont également alimenté parallèlement le clan Sarkozy, selon les déclarations de Senoussi. « Je sais que Bachir Saleh a donné 8 millions d’euros à Claude Guéant pour financer la campagne, a-t-il précisé aux juges. Je l’ai entendu de Bachir Saleh directement. » L’intéressé avait lui-même fini par reconnaître, devant les caméras de « Cash Investigation » (France 2), l’existence d’une corruption franco-libyenne lors de l’élection de 2007, sans donner de montants précis.

Son ancien collègue, Abdallah Senoussi, a pour sa part précisé que le montant dont Saleh aurait eu la charge avait été transmis par l’intermédiaire d’« amis communs algériens »« relations de Bachir Saleh et de Saïf al-Islam Kadhafi ». Il désigne ainsi pour la deuxième fois l’intermédiaire franco-algérien Alexandre Djouhri, actuellement sous contrôle judiciaire à Londres. Bachir Saleh « entretenait des relations étroites avec un groupe de contacts, parmi lesquels une personne de nationalité algérienne liée à Chirac et à ses conseillers », avait-il déjà indiqué en 2017.

Cette « personne », Alexandre Djouhri, est visée depuis juin 2017 par un mandat d’arrêt émis à son encontre par les juges français au titre de plusieurs délits qu’ils soupçonnent : corruption active, recel de détournement de fonds publics, blanchiment de corruption, blanchiment de fraude fiscale, etc.

TOUS LES COMMENTAIRES

Oui on peut demander « Qu’est-ce d’autre ? » . Même si on modère, on va dire que c’est de la « moyenne  trahison » de gens moralement très bas. Ca suffirait déjà à les condamner devant une justice digne de ce nom.

Je ne vois rien de nouveau dans cet article.

Ce qui est nouveau est le fait que les juges se soient transportés en Libye.

Pour le reste, ils semblent donner le sentiment d’avancer à pas de tortue… Il y a peu d’éléments matériels, surtout des accusations de divers personnages libyens ainsi que de Tiakiéddine, autrement dit des déclarations de gens qui ne sont pas des enfants de cœur et qui ont de bonnes raisons d’en vouloir à Sarkozy. Je finis pas me demander si cette enquête finira par aboutir quelque chose de consistant allant au delà d’une seule condamnation de Guéant….

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Si ce n’est que SENOUSSI le dit pour la première fois à une autorité judiciaire française.

Ceci dit, le système de défense de SARKO repose sur la mise en cause de la parole de ces témoins qui sont, il faut le reconnaitre, des gens fort peu recommandables.

Que vaut la parole d’un type qui commandite un attentat ?

Pour autant, le faisceau d’indices est plus que troublant.

Cela pourrait suffire à faire condamner le premier venu.

Mais ces gens ne sont pas les premiers venus : ils bénéficient de réseaux très puissants dans la police, la presse, la magistrature…(et oui, je suis un peu complotiste, c’est ainsi que l’on qualifie aujourd’hui les gens un peu lucides)

Souvenez-vous de WOERTH dans l’affaire BETTENCOUR : qui pouvait croire qu’il avait eu le rendez-vous avec le gérant de fortune de la milliardaire, qui venait de retirer une grosse somme en liquide, dans un troquet pour évoquer la carrière de son épouse ? Des juges !

Si n’importe qui, dans une situation semblable, avait tenu une version aussi rocambolesque, il aurait été condamné avec en prime le sarcasme et l’ironie des juges.

Il est clair que SARKO et sa clique se sont vendus à un État terroriste pour accéder au pouvoir.

Mais la presse, le Président de la République qui lui confie des missions officielles, respectent à son égard la présomption d’innocence comme ils ne la respectent pas pour n’importe qui d’autre.

Ce type devrait être banni de tout éclairage médiatique, de la vie publique…

Mouais, c’est aussi mon sentiment. Aucune preuve matérielle, des allégations émises par des individus dont la probité peut être facilement mise à mal, du gâteau pour la défense de Sarkozy. Le document que Médiapart a longtemps exhibé à charge de preuve, la fameuse lettre au liseret vert, porte sur un montant de 50 millions, rien à voir avec les 7 millions évoqués dans cet article.

  • NOUVEAU
  • 16/02/2019 12:23
  • PAR 

Sarkozy, Macron, tous les 2 élus au suffrage universel !! En gros, la majorité des électeurs ont largement voté contre leurs intérêts.

Ça veut bien dire que ces élections n’ont aucun sens et qu’il est temps d’en changer les règles. Le mouvement des GJ devrait déboucher sur ce changement. C’est pour cela qu’il faut le soutenir !

Voter pour un escroc choisi par ses pairs escrocs, voilà à quoi ressemble l’election de « notre » président désormais. Il faut établir une constituante, passer à la 6e république et évacuer du paysage tous ces salopards et leurs courtisans.

ces témoignages devant deux  magistrats  vont  accélerer  la procédure  devant le tribunal dont  la sentence  conduira  au plus grand scandale  politique  que  la France ait  connu

 

merci  à  Mediapart  qui devrait  ajouter  en enseigne  la devise de JJ Rousseau   » Vitam impendere vero  »

 

  • NOUVEAU
  • 16/02/2019 12:44
  • PAR 

La 5 ème République & ses présidents corrompus

De Gaulle & ses premiers ministres  recevaient les chefs d’état africains qui en venant chercher de l’aide apportaient dans leurs valises leurs oboles pour le parti MRP gaulliste de l’époque. Mais le grand chef ne voulait pas le savoir.

Chirac et Juppé ont été condamnés pour prises illégales d’intérêt

Sarkozy le sera également,Guéant l’est déjà !

Macron a quelques affaires pendantes en instance..

A ce jour F. Hollande est le seul qui ne se soit pas enrichi.

et les citoyens doivent consentit à  cette grande institution de 58

Voilà l’homme que choisit Macron pour le représenter ( et par conséquent nous représenter) en Géorgie. Il nous font tous deux beaucoup d’honneur.

Merci à Médiapart de maintenir la lumière sur cette affaire sarkozienne … qui est une affaire d’état!

Ce sont ces corruptions étatiques successives qui nous mènent au désastre nationale Et pourquoi nous en sommes là aujourd’hui en France …

« La corruption est la perversion ou le détournement d’un processus ou d’une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d’obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d’obtenir une rétribution en échange de sa complaisance. … l’enrichissement personnel du corrompu ou à l’enrichissement de l’organisation corruptrice (groupe mafieux, entreprise, club …). Il s’agit d’une pratique qui peut être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique…) mais dont le propre est justement d’agir de manière à la rendre impossible à déceler ou à dénoncer. »

 

 

Pendant ce temps le magnifique juge Tournaire, apres avoir mis en examen (illegalement) Mohamed Kadamy refugié politique en France, tout cela en repondant à la demande de la dictature djiboutienne, comme part hasard se rend dimanche à Djibouti pour y entendre Wahib Nacer. Supposé (sans preuve) être acteur ou témoinn des activités financiéres prêtées à Djouhri…

C est tellement énorme, ce troc judiciaire abec un militant anti dictature, que la Ligue des droits decllbhomme est mobilise. C est drôle que Mediapart n en parle pas..

 

Va t on supporter autant d’escrocs en France,une justice qui ne fait pas honnêtement son travail ,qui laissé traîner des affaires pendant des années alors que toutes les preuves sont sous leurs nez.Mais qui protège ces personnes malfaisantes est pillé notre pays , les Sarkozy frères Balkany Bolloré vin y Macron qui privatise vend Alstom Combien de temps faudra t il pour juger ces personnes malhonnêtes et font du mal à notre France.

La question la plus importante à mon sens: « comment se fait-il que le pognon a une si grande influence sur le vote des gens? » . Point de succès si la campagne n’est pas complétée par des grand-messes où le show-biz transporte l’électeur dans le paradis des élites où le candidat devient son dieu. Comme dans « l’étrange lucarne » décrite par le Canard à un époque, les scènes de liesse ont une action soporifique sur l’électeur dont le sens critique est neutralisé… pour un temps. Quand il se réveille, c’est trop tard, le résultat est tombé!

 

Ce que vous dites les uns et les autres, me fait penser que la situation de la France en ce moment,viens de loin ? Et comme vous le dites aussi, si Mr Macron et au pouvoir, ce serait pas anodin et plutôt dans les tuyaux depuis le refus des Français de la constitution de l’Europe de 2005, que Mr Sarkozy a refusé aux Français, et encore des questions de pognon à la clé ? je crois que les enquêteurs si un jour ils trouvent les preuves c’est qu’ils ont de la chance ? Mais c’est quand même inquiétant,car il me semble que Mr Sarkozy et conseils de Mr Macron, et je comprends pourquoi La France et dans l’état actuel, et que le Chaos pointe son nez,car les bénéficiaires de tout ça, sont encore en service, donc corruption à tous les étages !

Aucune preuve matérielle convaincante dans ce dossier n’apparait.

Les témoignages des libyens ne sont d’aucun intérêts.

Aune trace des comptes bancaires et de l’argent!

Ce que reproche les français de droite à Sarko, ce ne sont pas ses magouilles électorales sur le financement de sa campagne, on s’en fout, ce qu’on lui reproche c’est de ne pas avoir appliqué son programme électoral de 2007, et de ne pas avoir passé le Karcher comme promis, bref d’avoir fait une politique de gauche,  pro immigrationniste, ce qui lui coutera sa réélection en 2012 et en 2017!

Et ce reproche perdure!,  car on est pas sur que Wauquiez ne suive pas le même chemin, donc Sarko a fracturé la droite ce qui devrait ravir les gauchistes du sîte.

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