«Les gilets jaunes sont à la mesure de l’écroulement de la politique» #AshRévolution

 

«Les gilets jaunes sont à la mesure de l’écroulement de la politique»

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Pour le philosophe italien Antonio Negri, les gilets jaunes s’inscrivent dans une mouvance que l’on observe, en Europe et dans le monde, depuis 2011, d’Occupy Wall Street à la révolution tunisienne. « On est au bord d’une transformation mondiale », explique le théoricien de la « multitude ».

Les gilets jaunes doivent rester un contre-pouvoir et ne surtout pas se transformer en parti politique, estime Antonio Negri. Le philosophe italien, qui vit à Paris depuis 1983, observe depuis longtemps les mouvements sociaux de par le monde. Dans Assembly, son dernier ouvrage coécrit en 2018 avec Michael Hardt (non traduit en français), il donnait un cadre philosophique aux occupations de places publiques qui ont vu le jour ces dix dernières années. Dans Empire, publié avec le même auteur en 2000, il inventait le concept de « multitude », qui prend aujourd’hui une acuité particulière avec l’actualité des gilets jaunes. Le mouvement qui a démarré en France en novembre révèle, d’après lui, une nouvelle forme de lutte qui s’appuie sur la fraternité. Entretien.

Mediapart : Depuis une dizaine d’années, de nombreux mouvements de protestation ont émergé, en Europe et dans le monde, en dehors de tout parti ou organisation syndicale. Qu’est-ce que les gilets jaunes apportent de fondamentalement nouveau par rapport à cela ?

Antonio Negri : Les gilets jaunes s’inscrivent dans cette mouvance que l’on observe depuis 2011 : des mouvements qui sortent des catégories droite/gauche comme Occupy Wall Street, les Indignés, ou encore le soulèvement tunisien.

assembly

En Italie aussi les gens se sont mobilisés, tout d’abord dans les universités avec le mouvement Onda [La Vague – ndlr], puis autour des communs avec l’opposition au TAV [la ligne ferroviaire Lyon-Turin – ndlr] ou la gestion des déchets à Naples. À chaque fois, il s’agit de luttes importantes qui ne se positionnent ni à droite ni à gauche, mais qui reposent sur une communauté locale.C’est quelque chose que l’on retrouve chez les gilets jaunes : il y a dans ce mouvement un sens de la communauté, la volonté de défendre ce qu’on est. Cela me fait penser à l’« économie morale de la foule » que l’historien britannique Edward Thompson avait théorisée sur la période précédant la révolution industrielle.

Ce qu’il y a de nouveau, toutefois, avec les gilets jaunes, c’est une certaine ouverture au concept du bonheur : on est heureux d’être ensemble, on n’a pas peur parce qu’on est en germe d’une fraternité et d’une majorité.

L’autre point important, me semble-t-il, c’est le dépassement du niveau syndical de la lutte. Le problème du coût de la vie reste central, mais le point de vue catégoriel est dépassé. Les gilets jaunes sont en recherche d’égalité autour du coût de la vie et du mode de vie. Ils ont fait émerger un discours sur la distribution de ce profit social que constituent les impôts à partir d’une revendication de départ qui était à la fois très concrète et très générale : la baisse de la taxe sur le carburant.

S’il y avait une gauche véritable en France, elle se serait jetée sur les gilets jaunes et aurait constitué un élément insurrectionnel. Mais le passage de ce type de lutte à la transformation de la société est un processus terriblement long et parfois cruel.

Comment interpréter la violence observée à l’occasion des manifestations parisiennes ? Est-elle devenue pour certains l’unique recours pour se faire entendre ?

Les gilets jaunes sont un mouvement profondément pacifique. Ils ne considèrent pas la violence comme un moyen. J’ai bien connu les mouvements sociaux en Italie dans les années 1970. À l’époque, la violence ouvrière ciblait la police, et à chaque face-à-face, entre 100 et 200 cocktails Molotov visaient les forces de l’ordre. Ce n’est pas le cas ici.

Les manifestants ne jettent pas des cocktails Molotov sur la police. Lorsque le cortège, qui se dirige des Champs-Élysées à la place de la Concorde, est bloqué par un cordon policier, c’est violent parce qu’il est empêché d’arriver devant le Palais alors que c’est parfaitement légal. C’est dans l’affrontement que naît la violence ; elle n’est pas théorisée en tant que telle comme moyen d’action.

empire

Pour moi, il y a une différence énorme entre la culpabilité et la responsabilité. Les gens qui sont venus manifester à Paris ne sont pas venus pour taper et faire des dégâts. Ils ne sont pas responsables de cette situation.En observant les gilets jaunes, j’ai plutôt été frappé par la fraternité de ce mouvement. Cela va au-delà de la solidarité. Ce sont des gens qui se construisent comme des frères et sœurs. Comme dans une famille, ils essaient de régler les litiges par la discussion : c’est cela, le référendum d’initiative citoyenne. Ils sont dans l’amour, dans un régime de passion. C’est un phénomène totalement nouveau, à la mesure de l’écroulement de la politique.

Est-on en train d’assister à l’émergence d’un nouveau corpus, alors que depuis l’écroulement du bloc communiste, les idées peinent à s’imposer pour faire face au rouleau compresseur du libéralisme ?

De mon côté, cela fait vingt ans que je parle de « multitude » précisément pour analyser la dissolution des anciennes classes sociales. La classe ouvrière était une classe productive, liée à une temporalité et une localisation : on travaillait à l’usine et la ville marchait au rythme de l’usine. À Turin par exemple, les tramways étaient réglés sur les horaires de la journée de travail.

Tout cela est terminé. Je ne suis pas nostalgique de cette époque, car l’usine tuait les gens. Certes, on a perdu le lien de la production, le lien de la journée de travail, le collectif. Mais aujourd’hui, on a de la coopération ; cela va plus loin que le collectif.

La multitude, ce n’est pas une foule d’individus isolés, renfermés sur eux-mêmes et égoïstes. C’est un ensemble de singularités qui travaillent, qui peuvent être précaires, chômeurs ou retraités, mais qui sont dans la coopération.

Il y a une dimension spatiale dans cette multitude : ce sont des singularités qui, pour exister, demandent à être en contact les unes avec les autres. Il ne s’agit pas seulement de quantité. C’est aussi la qualité des relations qui est en jeu.

Les syndicats sont-ils passés complètement à côté du mouvement ?

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a lui-même déclaré que le syndicalisme était mortel. Les syndicats sont devenus des organes d’État pour gérer les salaires et les prestations sociales. Ils n’ont aucune place au sein des gilets jaunes, sauf s’ils se mettaient à se souvenir de ce qui s’est passé il y a un siècle… Ils sont bloqués sur les catégories et la professionnalisation.

Comment comprendre la réponse de l’État et la répression policière qui a frappé les manifestants – et dont Mediapart s’est fait l’écho à travers plusieurs témoignages de victimes et à travers le travail de David Dufresne ?

Les autorités sont à la fois dans l’incompréhension totale du mouvement et dans une réaction de peur. Emmanuel Macron sait parfaitement que son pouvoir est extrêmement fragile. Le contraste est saisissant entre le vide de ses discours et la gravité de sa gestion gouvernementale. C’est un produit de la démocratie française qui est dépourvu de tout sens de la réalité.

Au fond, Macron est dans la lignée de tous les gouvernements néolibéraux en crise : ils tendent vers le fascisme. En France, les institutions sont encore suffisamment fortes pour empêcher cela, mais les méthodes et les armes de la police française sont inquiétantes. À la différence des forces de l’ordre allemandes, qui sont davantage dans la dissuasion, les policiers français sont encore sur le terrain de l’affrontement. Je l’interprète comme un élément de cette fragilisation du pouvoir.

Début de l'assemblée générale, mercredi 9 janvier, à Commercy. © FB. MediapartDébut de l’assemblée générale, mercredi 9 janvier, à Commercy. © FB. Mediapart

N’y a-t-il pas là une distorsion entre, d’une part, l’aspect avant-gardiste et fondamentalement nouveau du mouvement des gilets jaunes et, d’autre part, l’aspect rétrograde de la réponse policière, qui fait penser aux méthodes des années 1960-1970 dans plusieurs pays européens ?

Tout à fait. Mais l’on ne peut pas savoir comment le mouvement des gilets jaunes va évoluer. J’observe ce qu’il se passe à Commercy : c’est très intéressant d’assister à la transformation du rond-point en groupes de travail. La mutation du mouvement ne viendra pas de l’extérieur, elle viendra des acteurs eux-mêmes. Quant à savoir s’il débouchera sur un parti politique… De mon point de vue, ce serait une erreur, même si cette voie recueillait l’assentiment de la majorité.

Espérez-vous, avec les gilets jaunes, des changements importants dans nos institutions ?

Ce mouvement me remplit d’espoir, car il met en place une forme de démocratie directe. Je suis convaincu depuis cinquante ans que la démocratie parlementaire est vouée à l’échec. J’écrivais déjà en 1963 un article où je critiquais l’état des partis politiques. Cela n’a fait que s’aggraver… Et cela se retrouve aujourd’hui à tous les niveaux : mairies, régions, États. Et bien sûr, Europe. L’Union européenne est devenue une caricature de l’administration démocratique.

Les gilets jaunes ont fait apparaître une demande réelle de participation des individus. Or, avec les moyens techniques dont nous disposons aujourd’hui, nous pouvons mettre en place une démocratie radicalement différente. Pensons aux philosophes des Lumières… Ce n’était pas des fous. Les gens qui ont inventé la démocratie étaient des gens normaux. Il faut oser penser, comme disait Kant.

On est au bord d’une transformation mondiale. Arrêtons de croire que c’est le règne de Trump et de Bolsonaro. Avec Internet et les réseaux sociaux, nous sommes entrés dans un nouveau rapport entre technologie et transformation de l’humain. Je n’ai jamais pensé que le capitalisme était uniquement une catastrophe, un monde de marchandises et d’aliénation. Le capitalisme est un univers de luttes dans lequel les gens essayent de s’approprier le produit de l’humain exploité par les patrons.

Les gilets jaunes doivent rester sur ce terrain de la lutte, plutôt que devenir un parti politique, être engloutis par le système, et se retrouver en incapacité d’agir dans cette digestion que le pouvoir ferait d’eux. J’espère qu’ils vont rester un contre-pouvoir.Les gilets jaunes ne veulent pas de leader. Si le système parlementaire est en crise, la traversée de cette crise se fera avec de nouvelles formes d’organisation. Nous n’avons pas besoin d’un Cohn-Bendit. L’idéal serait d’arriver à une démocratie directe dans laquelle il n’y aurait pas d’intermédiaire. Les intermédiaires empêchent la transparence.

Il faut revoir nos schémas de pensée et inventer en somme…

Oui, mais dans les gilets jaunes, la pratique arrive avant la pensée. Pour comprendre ce mouvement, il faut se mettre dans une position d’humilité devant ce qui est en train de se passer. On ne pourra pas construire une formation politique comme Podemos. Ce dernier s’est d’ailleurs trouvé incapable de récupérer d’un point de vue théorique ce que les Espagnols mobilisés faisaient d’un point de vue pratique.

La création du parti se solde aujourd’hui par un échec : les principales personnalités de Podemos se plantent des couteaux dans le dos et sont en train de s’entretuer sur les noms des candidats pour les prochaines élections [le 17 janvier, l’un des fondateurs de Podemos, Iñigo Errejón, a annoncé son intention de se présenter indépendamment du parti aux régionales. Il sera candidat sur la plateforme de la maire de la capitale, Más Madrid – ndlr]. Former un parti politique, c’est la fin d’un mouvement social.

Est-ce un constat que vous faites également à propos du Mouvement Cinq Étoiles, né il y a une dizaine d’années en Italie et aujourd’hui membre du gouvernementaux côtés de la Ligue, parti d’extrême droite ?

En effet, à l’origine des Cinq Étoiles se trouvaient des gens issus des mouvements autonomes, des luttes pour les communs, mais aussi, plus tard, de la critique des réformes constitutionnelles voulues par Matteo Renzi. C’était marqué à gauche. À la différence de la France où cela a explosé d’un coup, en Italie, tout cela s’est étalé dans le temps, les gens se sont formés petit à petit.

Puis, avec leur habileté, le comique Beppe Grillo et Gianroberto Casaleggio [mort en 2016 – ndlr] ont commencé à faire un travail électoral sur ces mobilisations. Le pouvoir est progressivement passé du côté de ceux qui maîtrisaient les techniques politiques.

À partir du moment où il a cherché à gouverner, sous la direction de Luigi Di Maio, le M5S s’est complètement fourvoyé. Prendre le pouvoir n’est pas révolutionnaire. Ce qui est révolutionnaire, c’est d’être en capacité de détruire le pouvoir ou, à la limite, de le réformer.

Depuis, ce que fait le M5S au gouvernement est révoltant. Le revenu de citoyenneté universel qu’il avait promis l’an dernier pendant la campagne électorale est devenu une loi de pauvreté : le revenu n’est distribué qu’à une partie des chômeurs et il est assorti d’obligations disciplinaires. Ainsi, à la troisième offre d’emploi, le bénéficiaire est obligé de l’accepter, quelle que soit la distance à laquelle elle se trouve de son domicile.

Les Cinq Étoiles ont été rattrapés par l’avidité, la gourmandise du pouvoir. Ils ont fait alliance avec des fascistes bien réels qui sont en même temps de profonds néolibéraux. Le fascisme est le visage politique du néolibéralisme en crise. Mais il y a une justice électorale : le M5S va perdre de nombreuses voix aux élections européennes de mai prochain.

TOUS LES COMMENTAIRES

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

lequel?

Ça n’est pas pertinent de penser et d’écrire « LES gilets jaunes » parce qu’ils  sont très divers.

Disons plus pertinemment qu’ils sont classables en divers ensembles qui parfois se chevauchent évidemment. (Cette formulation rappellera à  certains des souvenirs de leur école primaire ) 

Il est généralement préférable d’être très avare en « LES » et mêmes de nuancer ses « DES ».

Car lorsqu’une une phrase a pour sujet Les Français, les Arabes, Les Chinois, etc. il y a de fortes chances que ce qui suivra sera inexact et trop globalisant pour produire ou améliorer une conceptualisation pertinente .  

Quoi qu’il en soit quoi que seront les fruits de ce(s) grand(s) débat(s), sous la coupe macronienne ou non, il faut être conscient de ceci :

1/ La majorité des débatteurs et autres gilets jaunes ont une culture minimale insuffisante – et le dire ce n’est pas du mépris – pour ce qui est des tireurs de ficelles de la planète, de la politique française,  de la réelle situation économique  planétaire et française en particulier, de la/leur réalité bancaire*

2/  La majorité des débatteurs et/ou « débatteurs » et autres gilets jaunes ignore que toute concrétisation d’un projet retenu sera financée par de la fausse monnaie légale inventée, sans contre partie « sonnante et trébuchante » (type or, argent métal, maison, terre, etc?), sur un clavier d’ordinateur de Bercy.

3/ La majorité des débatteurs  et non débatteurs et autres ignore qu’une bonne partie de la fortune des 20 milliardaires détenant la moitié de la « richesse » planétaire est de type actions en bourse et/ou en entreprises, donc pas non plus de type « sonnant et trébuchant » .

* Combien savent, par exemple, qu’il y a une grande différence entre avoir 10 billets de 50 euros dans sa main et le chiffre 500 (même pas euros en fait) qui s’affichera sur leur relevé bancaire s’ils courent le risque croissant de confier/prêter (en fait !) ces même billets à leur charmante conseillère en banque  ?

Voir aussi l’analyse détaillée des origines, trajectoires et perspectives du mouvement des Gilets, par l’animateur de Luttes Invisibles, Jacques Chastaing: D’où vient et où va le mouvement des Gilets Jaunes, par Jacques Chastaing

 

 

Excellente analyse qui montre la complexité du mouvement

Les circulaires se contestent en justice. Ce travail ne serait visiblement pas fait, pourtant ce serait bien utile. Chacun suivant sa disponibilité est ses compétences peut mener des combats utile à la transformation évoquer dans l’article.

 

 

Mais sur le fond … constructivement ?

Ni Bourdieu, ni BHL, un minimum de modestes réflexions d’un peut-être intellectuel  mais de vol très moyen

 

La recherche de légitimité, complaisante, à tout crin et sans vergogne… je pensais naïvement que c’était un exercice réservé à Coucou 1er, alias le capitaine ad hoc, alias « La république, c’est moi ! » et à son troupeau de simplets… collabos.

Ben non… j’avais tort… au niveau triple 0 pointé de la politique… de la droite à la « gauche »… tout le monde descend…

Avec la FI il était permis de penser qu’on avait touché le fond de la simplétude de « gauche », que la conosphère de la gogoche à son pépère tournait en rond à défaut de tourner rond…

Avec le RN il était permis de penser qu’on avait touché le fond de la beaufitude de droite, que la fachosphère entrait dans sa plénitude dédiabolisée… à la feinte innocuité…

Avec les deux mariés dans la populistosphère, on sait que gilets jaunes et jaunes gilets c’est du pur Marinenchon… que le « Ressemblement National » ne rassemble rien de plus que la faillite idéologique de « gauche » et celle de « droite ».

A l’instar de LREM… dans « la France d’en haut »… qui rassemble la droite de la « gauche » et la droite… de la droite… tous les laquais véritables du Medef et de l’ENA… fusionnés… les ventres mous sans conviction ni honneur… les collabos du syncrétisme libéral… Pragmatisme pétainiste quand tu nous tiens !… Ça déteint…

Donner à croire que le poujadisme populiste syncrétique a un avenir ou une réalité significative est probablement l’erreur médiatique la plus navrante d’une succession d’erreurs navrantes…

L’irresponsabilité journalistique n’entrera pas pour peu dans la catastrophe démocratique et républicaine annoncée et… survendue, de ça, il faudra bien se souvenir… bientôt…

Cela restait admissible venant de la part de médias lessiviers… mais l’entrée en scène de médias plus crédibles démontre essentiellement que l’irresponsabilité journalistique est la chose au monde la mieux partagée… Moutonnement quand tu nous tiens !…

Décidément, de haut en bas, en France, nous sommes bien dans la presse Panurge… Le Pen : Vous ne l’aurez pas volée !…

 

 

                                            Gilets Jaunes =

Justice fiscale, 

Justice sociale,

Remettre la citoyenneté au milieu du prédateur gouvernemental

Le principe du néo-libéralisme est de tuer l’idéologie politique, le débat ! Il est par essence a-démocratique ! C’est le fameux TINA du tout économique, de la privatisation! L’Etat, réduit à une région provinciale,  ne doit rester que le garant de la sécurité des biens et du respect des lois.

Le néolib’ est responsable de l’écroulement de la politique puisque tout le monde pense la même chose et que le peuple est réduit à être un consommateur béat et addictif. Le « en même temps » de Macron en est une caricature !

Ce « soft power » à la Orwell se transforme aisément en hard power en cas de résistance, il suffit de décrédibiliser les rebelles !

Merci pour cette référence. Décapant

 

Mettez-vous deux minutes dans la Vie de la quasi totalité des Gilets jaunes et vous comprendrez l’entretien de Toni Negri. Sur le mot « culture », je ressens, comme petit-fils de paysans bretons maîtrisant mal le français, votre remarque comme insultante: vous confondez, c’est très grave, « culture » et Intelligence. Vous continuez à « penser » les Gilets jaunes comme si rien ne devait, ni allait, changer.

 

Mettez-vous deux minutes dans la Vie d’un Être Humain Gilet jaune et vous comprendrez, peut-être, l’entretien de Toni Negri. Votre remarque sur leur manque de « culture » est une insulte à mes grands-parents paysans bretons maîtrisant mal le français: vous confondez Intelligence, Humanité, avec « culture« , c’est très grave. Enfin vous raisonnez comme si rien ne devait, ni pouvait, changer et restez dans la « norme » du régime actuel.

Or le changement est une loi générale du temps et du mouvement: la question est qui en est le maître. Macron, dans une « révolution » dont tout Citoyen connaît les buts et les formes, ou la multitude, comme le dit Toni Negri. Dans le cas de macron cela se finira dans les massacres, les camps de concentration pour la foule des « riens » (1). Dans le cas de la multitude, c’est la confiance en elle qui doit jouer: nous ne savons pas ce qui sera décidé, mais, par le seul fait que l’Intelligence et l’Humanité seront aux « commandes » « invisibles« , cela ne peut être que Intelligent et Humain.

C’est maintenant qu’il faut choisir.

(1) quelques milliers de voyous ont suffit pour exécuter la Shoah. Un pays tout entier peut être « tenu », s’il n’y a pas de Résistance, par une poignée de lepen-scastaners-macrons et une poignée de miliciens neo-nazis en uniforme de la « police« .

je trouve cet article bien peu fouillé intellectuellement. parler de gauche veritable n a pas de sens… traiter le gouvernement Macron de fasciste… sont des expressions de café du commerce mais peu dignes de quelqu’un qui se pretend philosophe.

Hey Toni, fait quand même gaffe à tes articulations …..

(corto)

 

Dans philosophie… il y a sophia et sophisme…

Il faut une sacrée dose d’aveuglement pour voir dans les gilets jaunes et les jaunes gilets autre chose qu’une mise en commun d’un syncrétisme simplet de deux hyènes populistes à la manœuvre également assoiffées de pouvoir.

Confondre à ce point populaire et populisme… c’est croire possible l’autonomie d’un « peuple souverain » affranchi des contingences… donc au Père Noël et aux vertus des tartes à la crème.

Relire Marx et tenter de le comprendre, surtout… semble une priorité réellement philosophique plus que nécessaire… déterminante, en ces temps d’intox simplette et néanmoins… surmédiatisée.

 

Votre virtuosité à dépasser à chaque post la vitesse du ç… que vous aviez atteinte lors du post précédent est tout à fait impressionnante.
Quelle chance nous avons de compter un esprit aussi supérieurement brillant parmi nous, nous qui ne sommes que d’humbles tacherons de la réflexion!!
Ne changez rien surtout…

Cordialement

Oui, la vertu de la tarte à la crème : vous méritez d’être entarté !

Le concept et les mots existent déjà : le « libéralisme autoritaire ». Grégoire Chamayou. Exemple : le Chili de Pinochet.

Le National Libéralisme est l’aboutissement logique du Libéralisme.

Friedman, Thatcher, Macron…il serait peut être plus simple pour vous de nous dire qui ne l’est pas…fasciste.

On en vient à se demander à la lecture de certains commentaires si ce journal n’est pas un défouloir dans les asiles de fous.

Les européennes, une sanction pour les 5 étoiles, donc les partis politiques ont du sens .. Contradictoire …

Et bien ce qui est intéressant dans la période présente c’est de voir comment les différents pays qui n’en peuvent plus de subir le régime de l’UE se mobilisent pour résister. Et qu’ils le font selon leurs traditions nationales. Il n’y a pas réellement de modèle et de comparaison possible entre M5S, l’UPR, les Gilets Jaunes, l’UKIP,… Par contre, quand la France se met réellement en marche, avec les GJ, on observe qu’elle conserve à tort ou à raison son prestige révolutionnaire – et les GJ sont devenus un phénomène international.

Le piège de Glucksmann, pourquoi ça ? Il me semble plutôt progressiste et pas au sens néolibéral ? Y a t’il réellement un moyen de se sortir de ce cauchemar autre que part une méthode électorale classique?

«Mélenchon, dans son aveuglement, et sans doute un orgueil démesuré, n’a pas compris qu’il a loupé une belle fenêtre d’opportunité»

Pas seulement son orgueil démesuré.

Il est vite retombé dans sa logique politicardo-partidaire (s’il y avait renoncé un moment, ce qu’on ne saura jamais), avec un contrôle direct et sans partage d’une misérable coterie de dirigeants autoproclamés sur un mouvement qui voulait, lui, contrôler les dirigeants.

C’était tout le sens du projet de VIe République que Mélenchon avait promise. Il est incapable de se tenir à cette promesse au sein même de la FI. C’est une des raisons pour lesquelles tant de monde en est parti.

Il est d’ailleurs curieux que Negri, qui traite de Podemos et des 5 Etoiles, n’évoque même pas la FI dans l’interview.

Très bon analyse ont est pas habitué sur mediapart.

Oui la tentation fasciste nous y sommes, avec un peux de chance les Gilat jaunes font un parti fasciste y enlèvent des suffrages à Marine soit ils votent pour et arrivent au pouvoir, le reste se son de rêves.

Oui la tentation fasciste nous y sommes, avec un peux de chance les Gilat jaunes font un parti fasciste y enlèvent des suffrages à Marine soit ils votent pour et arrivent au pouvoir, le reste se son de rêves.

L’écroulement intellectuel de Negri, quant à lui, ne date pas des gilets jaunes, et il est sans doute irréversible.

L’idiot utile de l’extrême gauche européenne depuis 50 ans a rendu son oracle pro-gilets jaunes. Amen.

On peut quand même leur souhaiter un meilleur sort que de finir, selon les souhaits de notre spinoziste d’opérette, parmi la vaseuse « multitude »qui se partage les « communs » évanescents d’internet.

(Quant au monde tristement réel du Capital, dont Negri nous dit ne pas penser tant de mal que cela, ne parlons pas de ce dont on ne peut rien dire…), .

En matière de récupération, voici un maître !

oui, c’est ça, « fixer un cadre philosophique au mouvement des gilets jaunes »…

toni, depuis cinq décennies, il « capitalise sur l’expérience » des mouvements en tout genre qui arrivent toujours avant lui en les enfermant dans des théories fumeuses et simplistes lovées dans un langage sophistiqué : les ouvriers italiens, les luttes autonomes des femmes et des pédé.e.s, l’altermondialisme, les communs, les occupations de places… c’est jamais très compliqué d’arriver après, parfois de pas assumer le bordel qu’on y fout, et de laquer le tout un semblant de vernis philosophique en confisquant la parole et les actes des autres dans des concepts, de la violence symbolique, toni, comme des gros coups de mandales dans la gueule, ça traverse tout le champ intellectuel sans frontière politique, parce que ça relève de l’ethos de classe, un glaviot pour la dignité des perdants, une confiscation… il est temps d’aller baiser tes morts, toni… l’histoire de toni, c’est celle d’un communiste capitaliste, d’une oxymore candide qui pue l’enflure, du mec qui arrive juste après, mais au bon moment pour rafler la mise symbolique et le petit pécule qui va avec en laissant les autres sur le carreau, et la mauvaise nouvelle pour nous, c’est que lorsque toni arrive dans l’histoire, avec son histoire, ça commence à renifler le sapin sévère,

bam! toni

et puis cet entretien, il sent le « fait par mail » (et si ce n’est pas le cas, c’est bien grave), les réponses sont faciles, creuses, inconsistantes, on demanderait à un algorithme de pondre une interview de toni, il n’en ferait moins, certainement plus, d’ailleurs

 

Tiens tiens.. est ce une théorie si « fumeuse » que ce  « Ils ont fait émerger un discours sur la distribution de ce profit social que constituent les impôts ? « 

« c’est jamais très compliqué d’arriver après »…

En fait c’est toujours la situation de la philosophie d’arriver après… Vous avez le droit d’aimer la pseudo réflexion actuelle en acte, ça s’appelle le journalisme et Praud ou d’autres vous satisferont amplement.
« la chouette de minerve ne prend son envol qu’au crépuscule ». Hegel. Principes de la philosophie du droit. Préface.
je vous laisse méditer si vous le souhaitez cette proposition hégélienne qui répond à votre souci…
Ce qui sent le sapin c’est surtout l’arrogance bêbête de l’ignorance qui parle sans rien comprendre. Un peu à l’image de votre post

Cordialement.

y avait besoin de toni pour dire ça? hein? ça a plus de valeur quand c’est lui, le philosophe, qui le dit? pour moi, c’est un problème d’avoir besoin de figure-fétiche pour appuyer ce que tout le monde mobilisé dit… c’est donc bien la capture dont je parle… mais toni comme d’autres…

On peut voir la chose autrement : toute la nuit, le regard de la chouette a percé l’obscurité des choses ; ce n’est que dans cet intervalle qu’elle agit sur le monde, entre les jours.

 

On peut aussi y voire l’apparition dans le monde réel de la pensée internet : Je ne cause qu’avec ceux qui sont d’accord avec moi, tous les autres sont nuls, méchants et malhonnêtes. Il doit y avoir des solutions simplissimes aux problèmes d’aujourd’hui : Les juifs tiennent tous les pouvoirs, les immigrés prennent tous les postes et nos impôts ne servent qu’à goinfrer les politiques tous pourris ainsi que les premiers cités. Ya ka prendre l’argents aux autres (les salauds sartriens) et le donner à moi et mes amis. Étonnamment, les GJs ne semblent intéressés ni par le chômage, ni par l’amélioration du sort des banlieues (sauf technique karcher), ni par les problèmes internationaux (résumés par chacun chez soi et immigration 0). Dans le réel comme sur le virtuel, je crains fort qu’ils ne servent que de folowers à des requins bien plus dangereux qu’eux.

Visiblement, la « pensée internet » n’a pas fait de ravages que chez vos voisins de palier…

Merci de confirmer ainsi mes dires…sauf à argumenter…Peut être ?

Vous confondez argumentation et affirmations péremptoires de ces théoriciens qui évitent de confronter leurs théories fumeuses à la réalité du terrain.

Richard Feynman – La clé de la science

Quant à vos messages subliminaux sur le prétendu racisme des Gilets jaunes, elles ne font que révéler celui qui est en vous, à l’insu de votre plein gré, espérons-le.

Mais vous voudriez que les réac aient des préoccupations autre que les siennes.

Pas de temps pour argumenter sur un pareil ramassis de sottises.

Il ne s’arrange pas avec l’âge, Negri.

Effectivement, il n’y a nul besoin d’un Cohn-Bendit, mais il n’y a nul besoin d’un Negri non plus. Il a appelé à voter OUI en 2005 sur le projet de constitution de l’UE, le pauvre…

Depuis il continue à parler à tort et à travers, essayant de donner un contenu pseudo théorique à ce qu’il voit à la TV. Il voit le « fascisme » partout. Cela doit signifier qu’il voit encore quelque chose…Enfin, pas grand chose : il n’a rien vu venir de 5* et n’y comprend toujours rien alors qu’ils ont fait 25% des voix il y a déjà 6 ans et 33% l’année dernière. Ce doit être l’exil…

J’ose: quand on ne voit pas, c’est qu’on y est…

Extrait  wiki : « Dans le courant altermondialiste, Toni Negri fait partie de la tendance qui a appuyé le « oui » au projet de traité constitutionnel européen, susceptible à ses yeux de « faire disparaître cette merde d’État-nation »7. »

Vous ne réfuterez pas Negri avec un choix de vote. je vous invite vivement à lire Empire et ensuite parler théorie… Vous me faites penser à Onfray qui nous fait une heure sur Heidegger sur France culture et durant 55mn parvient à ne jamais parler de sa philosophie mais juste de son engagement erratique nazi. C’est vrai qu’il faut faire un peu de philo pour comprendre (un peu) un philosophe comme Heidegger, condition dont Onfray avait visiblement fait l’économie.
Vous c’est pareil.

Cordialement.

Dimision laughing

  • NOUVEAU
  • 29/01/2019 21:09
  • PAR 

Si « des » gilets jaunes créent une liste où ils promettent de décider par RIC de toutes leurs positions de vote au Parlement européen (ce qui est leur projet), je trouve ça intéressant et  porteur d’éventuelles réformes intéressantes des pratiques.

La liste d’Ingrid Levavasseur n’a aucune vision de l’UE (elle le dit elle-même). Le fait de porter au débat public chaque sujet, si la méthode est réussie, peut contribuer nettement à faire rentrer le débat européen en France, ce qui sera de salut public. Ca amènera par exemple et par ricochet les autres partis à clarifier leurs positions et leurs alliances. Avec, peut-être la fin de l’imposture, entre les positions affichées en France et les positions inverses pratiquées à Strasbourg et Bruxelles.

Toutefois, c’est sûr que c’est énormément de travail, pour mettre en place une plate-forme de vote, s’approprier les enjeux et les présenter de la façon la plus objective possible au public.

Probable aussi, qu’à la fin de la mandature, ils se seront fait une opinion politique et choisiront  de la défendre directement plutôt que de rester sur une seule uniquement participative (sauf si l’appât de la place toute prête est supérieure).

Ma foi, pour suivre votre pensée, il me semble que le « salut » ne viendra pas de quelques postes de députés européens mais effectivement de l’invention (et de l’organisation) à échelle locale de nouvelles formes de prises de décision d’une part, et d’autre part de l’organisation d’une vie quotidienne qui puisse s’adapter à ce qui nous arrive dessus à grande vitesse.

Il serait peut-être bon d’étudier d’un peu plus près la sociocratie, qui est un processus de prise de décision visant à répondre et à résoudre toutes les objections, jusqu’à ce que le projet soit accepté par tous.

Et on pourrait aussi mettre en débat le « vote de valeur »:  http://www.votedevaleur.org/co/votedevaleur.html)

  • NOUVEAU
  • 29/01/2019 21:34
  • PAR 

 

Bonjour;

la rédaction de Médiapart est-elle en capacité de nous dire quel pourcentage de ses abonnés est « Gilet Jaune »?

A priori je pense que le pourcentage est faible, et dans ce cas, pourquoi? Mais je peux me tromper!

Avant la dernière guerre également nombreux étaient ceux qui regardaient défiler les chemises brunes le lundi, les drapeaux rouges le mardi, puis les regardaient se battre le mercredi. Les honnêtes gens ne sortaient pas trop de peur d’un mauvais coup, mais il n’y avait rien à craindre, car Hindenburg était un vieux sage, et tous ces excités finiraient bien par rentrer chez eux. Avec un peu de chance, les bruns les délivreraient du péril rouge….Aujourd’hui d’aucun espère que les jaunes nous débarrasseront de Macron avant les cinq ans légaux, parce que c’est long cinq ans…A titre d’info, les bruns sont resté douze ans, et cela à paru vachement long….

 

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Merci, Amélie pour cet entretien avec Toni Negri.

Un simple RAPPEL concernant l’AVENIR ou FUTUR (Et non pas du tout une nouveauté … Ce ne sont que des remarques déjà notées dans mes billets …) !

 

A) Depuis 2005, ne sait-on pas que ledit homme créé à l’image de Dieu n’est qu’un homo sapiens, c. à d. une sorte de chimpanzé boosté dont le génome se différencie d’environ 1 ou 2 % (Selon les sources : V. Internet) ? !

Sa capacité mentale n’est-elle pas très limitée ? !

Son néocortex n’est-il pas souvent réquisitionné par son réseau émotionnel, voire par le composant primitif dit reptilien (Instinct de survie, sexe ou reproduction) ? !

Ne raisonne-t-il pas en dimension 3, voire (Sans rien maîtriser) en dimension 4 (Le temps) ? !

D’où des tas de projets, de constructions ne s’effondrent-ils pas au bout de x années ! (V. le pont de Gênes, Fukushima, Tchernobyl, Challenge en 1986, les barrages, les routes actuellement en France, etc.) ? !

Et avec le réchauffement, des tas de constructions ne se lézarderont-elles pas, ne seront-t-elles pas victimes des variations du sous-sol ? !

Sa logique n’est-elle pas souvent binaire ou cartésienne ? ! Donc ne gérant pas le Monde de l’infiniment petit, le Monde vivant ? !

*** La logique quantique (Non maîtrisée), la logique biologique et d’autres (De dimension supérieure) n’animent-elles pas l’Univers ? !

La conclusion n’est-elle pas sans appel ? !

Les homo sapiens,

-qui vivent dorénavant sous l’addiction « Toujours plus »,

-qui jouent t. p. aux adulescents « apprentis sorciers »,

-qui dégradent t. p. l’environnement,

-qui vivent t. p. à crédit et dans une dette générale,

ne doivent-ils pas céder la place à d’autres Moutures plus intelligentes vivant en dimension 5 ? !

(V. Darwin ! Si les dinosaures n’étaient pas disparus, serins-nous là ? !)

La fin d’ère ne se produira-t-elle pas dans les prochaines décennies ? !

(Ce qui évitera que, trop polluée, la Terre devienne prématurément une MARS 2)

 

B) LE FAIT DIVERS DU MOMENT !

Notre ANTIQUE JUPITER 2, qui n’est pas du tout QUANTIQUE, n’agit-il pas comme un dominant se basant sur les rapports des forces ? ! Comme dans les siècles et millénaires précédents ? !

En plus, ne manie-t-il pas sans fin l’arrogance ? !

Voir : Ce sont les cyniques, fainéants, illettrés, les RIENS avec qui on ne peut rien faire !

Sauf qu’il vient de se payer des GILETS JAUNES !

Et qu’il n’a pas la trempe d’un de Gaulle !

Un hélicoptère n’attendait-il pas le 1er samedi au cas où … ? !

Et le couple n’a-t-il pas choisi le meilleur moment pour visiter le bunker antiatomique ? !

(Comme si, par associations d’idées, ils ne sentaient pas une odeur de roussi ?)

*** Brigitte : « Ce n’est pas lui » ! ! !     https://www.planet.fr/      28/01/19

« La plus bouleversée, c’est Brigitte Macron. Elle ne comprend pas que l’image de son mari soit à ce point dégradée sur les ronds-points occupés, sur les banderoles, dans les slogans. Aux critiques haineuses portées contre lui, elle répond : « Ce n’est pas lui ! » », peut-on lire notamment.

Tous les deux ne sont-ils pas déconnectés, hors-sol ? !

Amen

Bonne fin d’ère

Payen Pierre (Dunkerque)

N. B.  Pour les chrétien(ne)s !

La Bible ne dit pas le contraire !

Ne déconsidérons pas les croyant(e)s chrétien(ne)s en un Dieu : des paraboles circonscrivent le cycle terrestre actuel.

Ancien Testament. Genèse. … . Ch. 9.6 L’homme a été créé à l’image de Dieu

St-Matt Ch. 13.13 : C’est pour cela que je leur parle en paraboles : parce qu’ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.

Chap. 5.3 du Sermon de la montagne : « Bienheureux les pauvres d’esprit, parce que le royaume des cieux est à eux »

Luc ch. 23.34 Et Jésus disait : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font »

Nouveau Testament Évangile selon Saint-Matthieu.  (LA FIN … L’apocalypse)

Chapitre 24

  1. Car on verra se soulever peuple contre peuple et royaume contre royaume ; il y aura des pestes, des famines et des tremblements de terre en divers lieux.
  2. Et toutes ces choses ne seront que le commencement des douleurs.

…   ….

Apocalypse Jour dernier apocalypse

La Bible nous dit en effet que loin de subir sans raison une catastrophe (ou à cause de la fin du soleil), ladite humanité provoquera elle-même sa disparition.

Dieu nous avertit que le mal augmentera dans nos sociétés, à un point tel qu’il sera obligé d’y mettre un terme.

Gangrenés par la corruption, les crimes et l’immoralité sous toutes ses formes, les peuples subiront le châtiment de Dieu pour ne pas avoir cherché le respect, l’honnêteté, la justice et l’amour.

La Bible nous prévient que le mal sur Terre est comme la moisissure dans un cageot de fruit ; il finira par contaminer toute la planète, au point que rares seront les personnes faisant le bien : « Le mal se répandra à tel point que l’amour d’un grand nombre de personnes se refroidira » (Evangile de Matthieu ch.24 v.12)

L’espèce des homo sapiens, qui n’a pas compris le sens des dates 2000, 2005, 2007, 2011-12, est fractale, caduque !

2000 « Les arbres de l’évolution », « L’hypothèse 2080 » Laurent Nottale, Chaline, Grou

2005 Le Bilan concernant notre génome est enterré.

2007 Le candidat Sarkozy est élu alors qu’ayant proclamé devant M. Onfray : « Je n’ai jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate : Connais-toi toi-même » (V. sur Internet  Michel Onfray : Dans la peau de Nicolas Sarkozy )

2011-12 La mise en évidence du bon fonctionnement du néocortex dans la « redondance » n’a pas conduit à réfléchir sur celui de notre Société vivant sous l’addiction « Toujours plus » et à flux t. p. tendu au milieu de t. p. de déficits et dettes !

 

 

 

 

M5S rassemble aujourd’hui la gauche, même si cette référence n’a aujourd’hui plus réellement se sens en régime européen. Je ne sais pas où vous êtes allé chercher des liens avec Casapound. Personnellement je connais des liens entre Casapound et le PD et j’en ai été plus affligé que satisfait de voir confirmer ce que je pressentais sur la fascisation des partis pro-européens (sans parler des alliances entre le PD et la Ligue contre M5S lors des Présidentielles).

 

Un second article… rigolo… moi qui déplore l’absence d’humour et l’absence de dessins de presse de la très intégriste et janséniste « nouvelle rédaction »… je suis comblé… pour une fois qu’on se marre !…

singe-rieur-gj

«Les gilets jaunes sont à la mesure de l’écroulement de la politique»……..

« Libéral », car l’accumulation capitaliste mondial comme seule réalité possible, un jour fini par être insupportable.

Ceci malgré touts les efforts pour pérenniser l’hégémonie de cette tyrannie financière.

La contestation du modèle, n’est que le sens de l’histoire.

Je ne suis pas certain que J Branco ait toujours raison, mais oui ce serait bien que Médiapart l’invite. Il a déjà dit des choses intéressantes et singulières sur thinkerview il y a plusieurs mois. Comme Cespedes, il a une réflexion sur l’utilisation de la violence qui dépasse la seule question de savoir si on est pour ou si on est contre…

 

********

Branco veut « caillasser » ( certes symboliquement )  la CGT qui n’appelle pas à la grève générale pour soutenir le mouvement poujadiste jaune.

Branco a été conseiller de Fabius. Ceci explique sans doute cela….Il est quoi sinon maintenant Branco ? Anarcho-poujadiste ? Finira comme Cohn-Bendit…

Sur cette extrait de J. Branco, je suis très étonné par ses allusions au Comité Invisible. Le Comité Invisible n’existe pas. Alliot Marie l’a cherché en vain et s’est ridiculisée. Ce sont juste des idées et une manière de les exprimer. Il est très peu envisageable que le dit Comité ait en quoique ce soit inspiré les Gilets Jaunes.

Que ces idées aient pu influer et amener des gens sur « Cortège de tête » et autres formations « Zadistes » est probable. Mais pour ce que j’ai pu constater sur les ronds points que j’ai fréquenté, rien ne pouvait laisser à penser que ces gens adoptent aussi spontanément des pratiques « zadistes », ils n’en ont pas (ici) le profil ni l’idéologie. Effectivement l’insurrection est venue, adopte des formes et des pratiques similaires mais non issues de la radicalité type « Comité Invisible ». Je pense qu’il s’agit là d’une convergence adaptative, comme on peut en observer dans la nature (ex. classique : la taupe et la courtilière). Remarquable.

On peut aussi comparer les occupations de ronds points aux piquets de grève et en un sens la France est en grève « générale » (partielle et par procuration) depuis deux mois sans que cela ait été dit ni réellement perçu.

 

 

« Branco a été conseiller de Fabius. »

Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis… peut-être auriez-dû vous faire vôtre cette maxime.

*****

La  saine colère  de Juan est compréhensible … une  partie  de  l’explication :  Lutte de classes en France Le  Monde  Diplomatique Février 2019 …  Serge Halimi &Pierre Rimbert

 

Ne pas oublier que sans le plan Marshall, la « construction » européenne et l’OMC, rien de ce qui nous opprime en ce moment n’existerait. C’est tout cela qu’il faut remettre en question. La réflexion philosophique est utile et bienvenue mais la coordination internationale de tous ces mouvements en jaune doit absolument aboutir à la disparition de l’OMC et sa conséquence : la guerre de tous contre tous. J’ai plus de 70 ans et, jamais, je n’aurais pensé être amené à crier un jour : vive les douaniers ! Pourvu que tout ceci aboutisse à une nouvelle internationale ; il y en a déjà eu quatre, pourquoi pas une cinquième ?

L’internationale des douaniers ! Ah oui bravo ! Le jaune vous inspire. Allez y avec modération quand même….

J’approche des 70 ans wink et si comme habitant proche de nos frontières, donc les passants souvent je n’ai jamais crié « vive les douaniers », je sais en tant qu’ancien professionnel des transports, ce que nous avons perdu dans tous les domaines englobant notre souveraineté nationale, avec la suppression des frontières dans l’UE en 1993, en matière de contrôle administratif notamment du fait de la disparition des douanes quasi complète.

Les gens ne mesurent pas les conséquences sur leur vie que cela a entrainé en mal.

Dans ce sens, je crie également « vive les douaniers » et le retour des frontières, la fin du libre-échange incontrôlé, la fin impérative de la circulation des capitaux et le retour à une monnaie nationale, impliquant un contrôle des changes strict.

Peut-être est-il encore temps pour que l’humain retrouve sa véritable place, loin de la folie de l’avidité qui mène ce monde à sa ruine.

 

  • NOUVEAU
  • 29/01/2019 22:55
  • PAR 

 

Je suis très déçu que Mediapart ose publier une « interview » aussi creuse et inutile du « philosophe » Toni Negri. Son passé n’est pas très brillant et sa pensée a dû cesser de fonctionner depuis quelques décennies. Laissons-le à ses rêves de révolutionnaire contrarié et à ses analyses ( ?) complètement à côté de la plaque !

Mais..quel « coup de force institutionnel » tenterait Macron ? Il a déjà la Constitution de la Ve qui est comme l’a dit Tonton dans un moment de lucidité « un coup d’Etat permanent » il a aussi l’Etat d’urgence dans la loi « ordinaire ». Quand aux phalanges de foulards rouges vous voulez rire, moi je n’ai vu que des vieilles peaux qui prenaient l’air sur le boulevard pour s’encanailler un peu et sortir quelques obscénités à la télé. Et encore une fois vous confondez bonapartisme et fascisme.

Le fascisme c’est ce que pourrait préparer les jaunes.

Ce n’est peut-être pas un « coup de force », mais une lente dérive, oui. Elle est loin d’être parfaite la Ve république (je suis pour en changer) mais elle a bon dos ! Rien n’oblige un président et son gouvernement à réprimer de la sorte les manifestants, à les placer en garde à vue sans motif, à les éborgner, les énucléer… et demain peut-être pire encore. Le fascisme, il est clairement du côté du pouvoir et de sa policemilice, pas du côté des gilets jaunes.

« Il vaut mieux avoir le passé de Toni Negri que le présent de Castaner, Macron et Griveaux »

ça c’est sûr !  Merci !

  • NOUVEAU
  • 29/01/2019 22:57
  • PAR 

Le thème du capitalisme, ainsi que la lutte de classe, furent régulièrement évoqués au fil des discussions..

De nombreuses actions sont menées, en plus des occupations de ronds points, et des manifestations des samedis; parmi elles, on aura retenu celle des Gilets jaunes de Noisy Le Sec, qui ont fait pression sur le Conseil Municipal pour obtenir une salle.

VOILA CE QU’IL FAUT FAIRE : SE RÉAPPROPRIER NOS MAIRIES ET FONDER DES COMMUNES INSURRECTIONNELLES DES GILETS JAUNES !

« Nous ne sommes pas représentatifs de qui que ce soit, et nous allons faire preuve d’humilité en permettant simplement une coordination nationale de naître. »

A Nantes, un travail important de convergence avec les syndicats pour aboutir à un appel a manifester et surtout à la grève générale du 5 février 2019.

Il y a quelque chose de révolutionnaire dans l’air.

AUX DIRECTIONS OUVRIÈRES D’EN SAISIR LE PARFUM !

 

https://www.lautrequotidien.fr/articles/2019/1/28/tx9cpcn84umbv26fjo1c08ju4fqdp9?fbclid=IwAR0v9iR6arZGn4nNc4RwCh09DmqS2Rw9HwC5n-FVESHaxv9F3c6JoAgjXnY

  • NOUVEAU
  • 29/01/2019 23:05
  • PAR 

Bonne approche des GJ de Monsieur Toni Negri.

Sa peur de la dissolution des GJ dans un ou des partis doit être relativisée.

La différence avec les soixante-huitards qui ont disparu corps mais  en gardant les biens est que les GJ ne disparaîtront pas pour la bonne et simple raison est que leur socle culturel  n’est pas le même.

Les soixante-huitards, ont élevé leurs enfants dans la mollesse et la rhétorique ce qui à donné presque 50 ans de paix aux riches de plus en plus riches.

Les GJ ne disparaîtront jamais parce que la relève à travers leurs enfants qui seront élevés dans la résistance aux injustices,empoisonneront la vie des  politiques et la finance…

La réflexion de Toni Negri doit être rapprochée de celle de Juan Branco et on doit se demander si une évolution « années de plombs » deux points zéro n’est pas en cours. Deux points zéro car probablement aussi évolution d’un activisme « hackers » sur le web, dans la lignée d’un « wikileaks » offensif contre la caste au pouvoir.

  • NOUVEAU
  • 29/01/2019 23:37
  • PAR 

Grand débat. Ça y est, les révélations de Mediapart commencent à être reprises:

Chantal Jouanno: « Opération de communication ».

  • NOUVEAU
  • 29/01/2019 23:44
  • PAR 
On ne trouve pas, dans les réflexions de Toni Negri ds cet entretien, de substance qui pourrait former une perspective politique, offrir au mouvement GJ des débouchés politiques possibles. Quelles perspectives concrètes et transformatrices peut-il formuler, dont les mouvements comme celui des GJ pourraient se nourrir et s’emparer pour aller de l’avant. Interpreter le monde, avec ou sans concepts friables (multitude, fin historique de la forme parti révolutionnaire) est une chose. Le transformer, c’en est une autre. C’est à cela que le mouvement GJ est exposé. Toni Negri n’a pas de réponse.
  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 00:01
  • PAR 

Si vous voulez finir dans une impasse suivez l’anticommuniste Toni Negri.

Depuis 20 ans au moins il nous ressert les mêmes fadaises.

Article mouvementiste, sans aucun intérêt.

Candides, passez votre chemin, Negri serait le pire poison pour les GJ.

embarassed

Ce Toni Negri n’est pas sans évoquer Lasch ou Michéa sur l’éthicité du prolétariat non réductible à l’économique. En effet l’aspect moral est très présent chez les gilets jaunes comme on peut le ressentir en écoutant leur volonté de mourir s’il le fallait ou de ne pas se démoraliser  sous le prétexte d’un œil crevé..

Ce qui est en jeu dans le mouvement des gilets jaunes  n’est pas réductible aux gens précaires mais à l’ensemble de la classe moyenne. Catégories de cette classe majoritaire que l’on avait auparavant saucissonnés…Avec les gilets jaunes l’ouvrier jadis contre contre  l’employé  ou contre le paysan et  petit entrepreneur se reconnait comme faisant parti du le peuple et non plus sa direction . La droite redevient solidaire de la gauche contre la phynance.  C’est peut être la fin d’un affrontement centenaire dont a profité le pouvoir entre des couches progressistes et celles qui ne l’étaient pas.En détruisant la classe ouvrière le libéralisme a détruit son plus fidèle soutien qui est dorénavant revenu de ses illusions et se découvre solidaire des autres parties du peuple. La classe ouvrière dessaoule en se découvrant mortelle.

 

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 00:38
  • PAR 

Les gilets jaunes doivent rester un contre-pouvoir et ne surtout pas se transformer en parti politique ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++laughing

Si les Gilets Jaunes s’avisaient de se transformer en parti politique, ils se diviseraient naturellement et disparaitraient. C’est dans sa transversalité que ce mouvement puise toute sa force. Dans sa transversalité et dans sa mobilisation permanente.

« Dans sa transversalité et dans sa mobilisation permanente »

En effet il y a quelque chose de la danse des canards ou plutôt des canetons chez les jaunes. 🙂

Sauf qu’ils font pas coin coin mais marine marine…

Vous vous inquiétez de la présence plus ou moins importante de l’extrême-droite au sein des Gilets Jaunes ? Vous avez raison ! Vous voulez abandonner à l’extrême droite le seul mouvement social qui ait réussi à faire reculer le pouvoir depuis l’écotaxe ? Alors c’est vous qui faites Marine Marine… il faut savoir prendre le peuple comme il est, et non comme nous voudrions qu’il soit

Je ne « m’inquiètes pas de la présence plus ou moins importante de l’extrême droite au sein des G.j » Le mouvement des Gj est poujadiste donc d’extrême-droite. Macron s’est servi des Gj pour porter un nouveau coup à la Sécu en exonérant un peu plus les patrons des cotisations sociales en plus d’autres cadeaux sur leurs taxes. Plutôt qu’une reculade c’est pour lui une avancée, une opportunité. Certes il a « arrangé » un peu les intérêts des retraités pas bien pauvres, son électorat, avec la CSG.

Bon sinon « le peuple » moi je sais pas ce que c’est…Laissons ça aux populistes. Je ne connais que des classes sociales. Dont une la petite bourgeoisie qui désespérée par les trahisons et renoncements de la gauche au pouvoir et des bureaucraties syndicales file vers l’extrême droite comme toujours dans ces cas là. Et l’extrême droite lui a donné rendez vous sur les ronds points, ce qui est assez subtil reconnaissons le…Se battre sur le terrain de l’ennemi l’est moins.

Il faudra autre chose que des ronds-points, des « actes » sur les champs, des soit disant grèves générales et des parlotes de même que nos petits bras pour arrêter ça. Et je crois que ça commence par rétablir autant que faire se peut la démocratie ouvrière. Imposer l’unité aux appareils qui confondent négociations et collaboration. Pour enfin stopper Macron et le Médef.

« Imposer l’unité aux appareils »

Mais les appareils seront unis jusqu’au bout… dans la défense de Macron et des intérêts capitalistes !! La grève générale suppose, comme en 1936 ou 1968, le débordement de ces appareils.

Ah l aigreur  ! Vous semblez paralysé par une situation qui vous échappe et que vous connaissez mal. Vous cracher pour échapper à votre sidération. Tentez la réflexion, l approche concrète, cela vous aidera à  évoluer dans votre perception du mouvement en cours.

Le mouvement des Gj est poujadiste donc d’extrême-droite.

Toujours la même caricature IMBÉCILE du type qui prétend tout connaître et qui a tout faux.

Le mouvement des Gj est poujadiste donc d’extrême-droite

« le peuple » moi je sais pas ce que c’est…Laissons ça aux populistes

la petite bourgeoisie qui […] file vers l’extrême droite […] Et l’extrême droite lui a donné rendez vous sur les ronds points

Je ne connais que des classes sociales et la classe ouvrière qui a majoritairement voté Le Pen au premier comme au second tour de la Présidentielle 20171 est donc aussi d’extrême droite (avec des organisations de gôôche bourrées d’énergumènes de votre calibre – dogmatiques et sectaires – on comprend mieux pourquoi).

Donc, rentrez chez vous tout le monde ! laissons à la seule extrême-droite le champs des revendications sociales. Laissons Macron continuer tranquillement son œuvre de spoliation et de destruction sans rien faire… yell

Ah non ! c’est vrai que vous avez une stratégie à proposer pour enfin stopper Macron et le Medef :  Imposer l’unité aux appareils.

Ah bah que voilà un programme novateur et porteur d’espérance. Avec des objectifs clairs et atteignables. Depuis la scission de la SFIO au congrès de Tours dedécembre 1920, cela ne fait que 98 ans que la gauche rêve d’imposer l’unité aux appareils tout en s’émiettant chaque année d’avantage (tiens pas plus tard qu’hier encore un nouveau parti de-droite-de-gauche). Voilà bien le projet qui va faire trembler le Medef et Macron et les empêcher de dormir tranquille sur leurs deux oreilles. Et puis vous m’avez l’air d’un rassembleur vous ! Tout votre discours ne vise qu’à repousser (vers l’extrême droite) et diviser, certainement pas à unir ou coaliser.

Donc indexer sur l’inflation les pensions des retraités (pas bien pauvres dites-vous ? parlez pour vous !), empêcher la destruction de ce qui reste de services publics, lutter contre l’évasion fiscale, rendre les autoroutes aux citoyens, faire sauter le verrou de Bercy, ajouter une ou plusieurs tranches à l’impôt sur le revenu, rétablir l’ISF, redonner la voix au peuple (on sait ! vous ne savez ce que c’est et ça se voit), tout ce dont les cahiers de doléance sont remplis, on cesse de se mobiliser pour l’obtenir et on abandonne à la seule extrême-droite le soin de porter ces revendications sociales dont on sait bien par ailleurs qu’elles sont très éloignées de ses réelles intentions et ne lui servent qu’à racoler ?

Merci JEAN-NÖ, au moins voit-on clairement pour qui vous roulez. Et pour vous qui comme tant d’autres ici avez la passion des étiquettes infamantes, j’en ai exhumé une qui était très prisée à une époque et qui vous va à ravir :  » social traitre !  »

Non mais quel mépris vous éructez !

Allez-y, on vous regarde et on vous suit ! En avant ! cool

Oui mais « les appareils » sont traversés aussi par la lutte des classes….


© gunter.mayer.775823

No comment

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 01:23
  • PAR 

Encore un philosophe qui (en)fume de la bonne…C’est tout juste s’il ne compare pas les jaunes avec les premiers chrétiens. Alléluia ! Eurêka ! Et basta !!!

Toni Negri: «Les gilets jaunes sont à la mesure de l’écroulement de la politique»

Monsieur Négri a sans doute raison mais avec une grève générale et illimitée pour soutenir les gilets jaunes, leur mouvement serait plus efficace.

D’un coté il y a les droites bien au chaud qui n’ont aucune raison de céder quoique ce soit aux travailleurs-travailleuses , de l’autre les gilets jaunes dans le froid et qui ne lâcheront rien, car ils n’ont plus rien à perdre.

Avec Macron nos lendemains seront toujours pire que la veille  pour les populations laborieuses.

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Je préfère l’analyse de Mocky à partir de 15 mn:

https://www.franceinter.fr/emissions/on-aura-tout-vu/on-aura-tout-vu-22-decembre-2018

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 08:13
  • PAR 

« S’il y avait une gauche véritable en France, elle se serait jetée sur les gilets jaunes et aurait constitué un élément insurrectionnel. »

Se jeter sur les gilets jaunes, mais n’est-ce pas très exactement ce qu’à fait Jean-Luc Mélenchon et, cela, plus que n’importe qui d’autre?

Qu’en dites-vous Amélie Poinssot?

 

Bien venue cette vision limpide  de Toni Negri sur le mouvements des Gilets Jaunes, il faut relire  » Empire » en avance de 20 ans.

S’il est une voix connaissante  des mouvements sociaux, celle de ce théoricien-savant en est une..

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 09:01
  • PAR 

Pourquoi pas élaborer un tribunal populaire qui détricoterait à fond et dénoncerait méthodiquement les malfaçons et alliances (bien anciennes) et tordues de la politique et des finances, des lobbystes, des réformes en cours……

Et….avec des comités constitués de citoyens et de professionnels choisis, par secteur une réflexion qui aboutissent et font débouler des axes nouveaux, impensées, pour une remise en place de programme en équilibre pour les finances publiques (santé, éducation, justice, travail …)

Et aussi une coordination avec des pays européens qui ont des luttes similaires….qui inventent des communes en fusion pour redéfinir de nouveaux droits/et des socles de la pensée humaine basés sur le partage, le bien commun, l’écologie.

Cela implique la création d’un atelier linguistique, parce que trop de mots, en politique sont des mots-pièges, et sont devenus « skyzoïde », ex : la sécurité, liberté, débat, démocratie participative, vivre-ensemble……….

 

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 09:04
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« Pour comprendre ce mouvement, il faut se mettre dans une position d’humilitédevant ce qui est en train de se passer. »

Il y a eu, il y aura des ratés, des erreurs, des méprises… mais il se passe quelque chose (depuis des années en Europe) dont personne ne peut dire ce que ca donnera. La révolution française n’a réellement abouti qu’en 1945 avec l’état social (CNR). Puis de nouveau une contre révolution depuis 30 ans conduit à de nouvelles révoltes.

Plus globalement la justice sociale est une condition de la résolution de la crise environnementale qui nous tombe dessus. Sinon…

L’Histoire à la louche…

« La révolution française n’a réellement abouti qu’en 1945 avec l’état social (CNR).  »

 

Il restait juste quelques menus détails à régler la décolonisation, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie…

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  • 30/01/2019 09:19
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 © un Gj bédéphile© un Gj bédéphile

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  • 30/01/2019 09:28
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Toni Negri (encore que des khomri )

Très curieux de voir les propos généreux de Toni Negri se terminer sur un éloge de la «justice électorale», en contradiction avec tout ce qui précède !

Non pas un éloge de la « justice électorale », mais l’invocation « d’une justice électorale ». De même qu’on entend parfois « s’il y a une justice … », il existerait dans le déroulement des choses une justice immanente, auxquels veulent croire même les plus désespérés de justice humaine (amusant exemple, F. Hollande en 2012 : « Il y a une justice : quand on a été le Président de l’échec, on ne peut pas être le candidat de l’espoir ! »)

J’ai hésité sur les mots et finalement choisi volontairement «éloge», car il n’y a aucun «si» dans sa formulation, contrairement à celle à laquelle tu la compares.
Au contraire, Negri affirme que cette «justice électorale» existe, et annonce qu’elle va sanctionner les erreurs, «avidité, gourmandise du pouvoir», des Cinq Étoiles. C’est donc bien en cette justice que repose l’espoir final de Negri dans ce cas précis, alors qu’il prône par ailleurs une «démocratie différente», fraternelle et directe. C’est la contradiction que je soulignais. Parce que je ne crois plus aux contes de fées.

Je suis d’accord que c’est ambigu. Ce que j’entends dans sa phrase, compte tenu de ses remarques précédentes, c’est : « il y a une justice dans l’injustice électorale ». Moi non plus je ne crois pas aux contes de fées. Et si je listais une fois pour toutes ce en quoi je crois, ce serait un bon compte de fait.

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  • 30/01/2019 09:46
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En Mai 1968, ce sont les universitaires qui ont dit leur « ras-le-bol ». Ala différence de ce qui se passe aujourd’hui, des ententes se sont passées entre eux et des « organisations » ,syndicales, puis politiques.

D’où la puissance du mouvement., …qui a plus tard été dispersé, « récupéré », dévié, réprimé. Un moment, , ils avaient réussi à identifier des sources communes à leurs mécontentements divers

Des phénomènes du même genre se sont produits ici et là dans le monde, moderne depuis un siècle. Tous ont connu la même fin, broyés par le système néo-libéral. On « satisfait les uns, en paroles ou en leur accordant un petit quelque chose; on réprime les autres; d’autres encore, on les « sermonne »…

<jamais encore on n’a vu, dans un pays,  durer une complémentarité d’activités citoyennes diverses par leurs formes, les buts que chacune poursuit, les moyens employés, et conscientes de ce que c’est, justement, leur diversité qui fait leur force.

 

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 09:54
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C’est un peu facile de la part de quelqu’un qui se dit philosophe d’accuser les politiques.

L’échec des politiques n’est que la résultante du vide idéologique de notre début de siècle. Ce vide est bien créé par ces dits philosophes d’une part et d’autre part par la découverte et la non maitrise de la complexité de la vie. Plus personne n’a une vision globale de la réalité (mot impossible à définir).
La chute du communisme a donné des ailes aux arrivistes de tout poil et l’archaïsme religieux n’est plus une réponse.

Le constat de l’échec du libéralisme avec les injustices qu’il crée et les menaces écologiques qu’il refuse d’assumer ne suffit pas pour définir une politique européenne.

Maintenant les philosophes devraient devenir un peu plus humbles. Les références à Diderot Voltaire et Rousseau étaient de mise dans les concours administratifs dans les années 70 que les philosophes s’en contentent est quand même un peu court.

C’est trop facile de faire porter les responsabilités des incohérences humaines à ceux qui font partie d’un autre groupe social.

Le XXI siècle arrivera-t-il à proposer une nouvelle utopie? Le culte de l’anarchie est mon mythe d’enfant mais certainement pas une conviction digne d’un adulte qui a conscience des contradictions que nous devons bien accepter puisqu’elles nous appartiennent: elles nous constituent et vivre en société est bien accepter sa liberté tant qu’elle ne met pas en cause celle d’autrui; Ce constat relativise toute visée anarchique et fonde toute constitution en tant qu’équilibre entre des libertés contradictoires.

Le XXI siècle arrivera-t-il à proposer une nouvelle utopie? Le culte de l’anarchie est mon mythe d’enfant mais certainement pas une conviction digne d’un adulte qui a conscience des contradictions que nous devons bien accepter puisqu’elles nous appartiennent: elles nous constituent et vivre en société est bien accepter sa liberté tant qu’elle ne met pas en cause celle d’autrui; Ce constat relativise toute visée anarchique et fonde toute constitution en tant qu’équilibre entre des libertés contradictoires.

L’anarchisme, que vous jugez enfantin, ne nie pas les contradictions, il affirme qu’on doit vivre avec, en les neutralisant autant que possible, par la raison, sans qu’elle ne disparaissent jamais.
Votre dénonciation implicite, de la dialectique proudhonienne des contradictions, n’est basée sur rien d’autre, que sur votre volonté de soumission à un ordre qui aurait le bon gout d’être immanent, ou au pire transcendant.
Faut vous y faire, les parlements sont aussi vides que les cieux, il va falloir vous y coller vous même.
Assumez.

La finalisation du projet libéral de privatisation des états a eu pour conséquence directe, la fusion d’intérêts entre les bureaucraties politiques et des bureaucraties économiques.
Cette consanguinité, était depuis Proudhon, à la base de la critique anarchiste (« Le Parlement est le Conseil d’Administration de l’Industrie »), mais été progressivement effacée par la vision du monde bureaucratique marxiste et/ou libérale, qui voit dans l’état, et plus largement « l’Organisation », un simple instrument neutre.
Cette vision était obsolète dès avant sa formulation (la dénonciation de Proudhon date de 1848), mais elle a façonné un siècle de comportements « de gauche ».
Cette visibilité nouvelle, de la fusion des appareils de contrôle bureaucratique, a fait imploser les anciennes formes d’organisation de la passivité du plus grand nombre, de droite comme de gauche, et tout particulièrement l’escroquerie parlementariste.
L’autre conséquence étant, que la gauche devenait incapable de revenir sur le terrain de la lutte économique, sans nuire à ses propres intérêts de classe bureaucratique.
C’est tout le schéma centenaire de l’organisation de la passivité qui s’est effondré.
Les vieux chevaux de retour comme Negri, ne peuvent interpréter la révolte anti-bureaucratique que comme une réaction née d’un manque temporaire d’évolution des formes de conditionnement.
Mais c’est une erreur, la classe bureaucratique hybride, née de la fusion des deux bureaucraties finalement complémentaires, politiques et économiques, a vocation à devenir hégémonique, aucun retour en arrière ne lui est possible.
Et à nous non plus d’ailleurs.
Les GJ ne sont qu’un début.

Heureusement que la philosophie des cafés du commerce se portent bien comme nouvel opium du peuple! Non les gilets jaunes ne sont qu’un cri de désespoir et non une perspective. Oui vous prouvez que les philosophes sont bien fatigués.

Vous ne devez pas vraiment fréquenter les cafés, fussent-il « du commerce ».

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 10:20
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              Scoop : à voir absolument

LES FOULARDS ROUGES : LA VRAIE FOULE HAINEUSE

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              51 545   vues  à  ce jour ( cliquez sur le nombre ci-contre pour visionner le défilé )

Le Média

le 29 janv. 2019

 

Reportage en immersion au milieu des foulards rouges dimanche 27 janvier pour leur marche  » contre les violences  » et  » pour la République « .

Nous avons été un peu surpris.

Un reportage de Lucas Gautheron et Mathias Enthoven.

Un seul mot, très vulgaire: oh putain ! Excellents, les « foulards rouges ». On voit où est l’Intelligence: ce n’est pas du côté « foulards rouges ».

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 10:47
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« La politique »… Vème « république » : comment ça marche

Hollande, Macron, les oligarques et les médias… Une interview de Juan Branco, avocat, universitaire, militant politique et journaliste franco-espagnol, collaborateur régulier du Monde Diplomatique, conseiller juridique de WikiLeaks et de Julian Assange.

Quand « la gouvernance » d’un pays se réduit à des magouilles de copains-coquins, passe-moi le sel, je t’envoie le beurre, ce n’est plus de la politique, c’est du gangstérisme.

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 11:35
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Très pertinent article de Toni Negri (merci Amélie Poinssot)…

Sur un point soulevé, je retiens : « J’espère qu’ils resteront un contre-pouvoir … (…)  Former un parti politique c’est la fin d’un mouvement social ».

Assiste t-on au niveau de la société, à ce qui fut le tout début du syndicalisme dans la mine, ou l’usine… ONE BIG UNION

Bel article ! Merci Toni Negri et Amélie Poinssot.

« S’il y avait une gauche véritable en France, elle se serait jetée sur les gilets jaunes et aurait constitué un élément insurrectionnel. »

« Au fond, Macron est dans la lignée de tous les gouvernements néolibéraux en crise : ils tendent vers le fascisme. »

Je rejoins ses propos.

Merci Mediapart pour la découverte

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 13:26
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Ils sont dans l’amour, dans un régime de passion.

En effet, la haine passionnelle et irrationnelle des discours portés par les Jg à l’endroit de Macron ressemble à de l’amour inversé. Comme s’il était personnellement, lui et lui seul, le coupable de tous les maux. Le MEDEF, les grandes multinationales, les banquiers sont peu conspués, si ce n’est pour dire que Macron, encore lui, les représenterait.
Finalement, recevoir toute cette haine doit le conforter dans cette idée délirante qu’il serait le tout puissant, le Jupiter seul apte à savoir ce qu’il faudrait faire pour tout arranger. On retrouve cela dans ses prétendus « débats » où on n’entend que sa parole. En réalité, si on enlevait Macron de l’équation (par exemple s’il démissionnait), le problème resterait entier. Vers qui se tournerait alors la vindicte populaire? Qui serait élu à sa place par les électeurs? La société changerait-elle de ce fait? C’est ce que nous allons savoir, bientôt, au plus tard aux prochaines présidentielles, quand nous aurons élu un nouveau « papa » à haïr.

Ceci me gêne beaucoup:

« L’idéal serait d’arriver à une démocratie directe dans laquelle il n’y aurait pas d’intermédiaire. Les intermédiaires empêchent la transparence. »

Vous préférez l’opacité ? laughing

  • NOUVEAU
  • 30/01/2019 14:42
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Éric Drouet va porter plainte contre Christophe Castaner pour « dénonciation calomnieuse »… A l’évidence, les propos immondes de Castaner constituent une dénonciation calomnieuse (article 226-10 du Code pénal, 5 ans de prison et 45000 euros d’amende), et le devenir de cette plainte est un nouveau test pour la justice : est-elle indépendante ou inféodée à la police ?

Je ne crois pas que l’on puisse dire que Negri soit l' »inventeur » du concept de multitude. Certes le dictionnaire philosophie de André Lalande (1926), l’ignorait, mais après une longue éclipse, Negri l’empruntait en fait à Spinoza, qui lui-même réutilisait un vieux concept de la scholastique et de la théologie politique médiévale. D’une notion hautement dépréciative dans son entendement originel – la plus basse des valeurs dans la hiérarchie ontologique -, l’oeuvre de Negri, radicalisant en cela Spinoza, est d’opérer son renversement axiologique, en véritable « fin de l’homme » (la reconnaissance universelle et réciproque de la singularité comme multitude lambda). Sorte d’horizon de theodicée et de parousie d’égalité absolue entre tous les humains que porte le post-chrétien, mais pour autant chrétien (hérétique), Toni Negri: le communisme en son sens le plus radical, le plus hyperbolique. Il est évident que l’anti-élitisme des « gilets jaunes », leur anarchisme égalitariste, ne font que conforter, actualiser, sa vision prophétique-eschatologique, qu’il poursuit, et dans la théorie, et dans la pratique, depuis toujours. Si les Gilets Jaunes n’existaient pas, Toni les aurait Inventé !

Fraternité avec le camarade Toni Negri.

 

Prise de notes sur cet article, d’une grande richesse.

GJ, Heureux d’être ensemble. Echec à l’individualisme dans lequel le néolibéralisme nous enferme.

Quel usage de l’impôt est fait, et quel usage en voulons-nous?

Mouvement fondamentalement pacifique mais qui peut devenir violent lorsque la police vient à l’affrontement.

La police est conçue et armée pour l’affrontement. Aveu de la fragilité du pouvoir.

la fraternité de ce mouvement. Cela va au-delà de la solidarité. Ce sont des gens qui se construisent comme des frères et sœurs. Comme dans une famille, ils essaient de régler les litiges par la discussion : c’est cela, le référendum d’initiative citoyenne. Ils sont dans l’amour, dans un régime de passion. C’est un phénomène totalement nouveau, à la mesure de l’écroulement de la politique.

L’humain est naturellement créatif. La concurrence détruit l’humain. En gagnant sur les autres, on les détruit et on perd son âme.

L’usine créait le collectif. C’est fini.

Mais à la place, on a la coopération : la qualité des relations entre singularités.

Et demande réelle de participation des individus.

Oser penser.

Lutter pour le produit de nos activités et empêcher que le capitalisme se l’approprie.

Contre-pouvoir et non pas parti politique que sera digéré par le système : par tous moyens les pouvoirs les poussent à avoir des leaders.

Les formes d’organisation sont à inventer.

Podemos s’est d’ailleurs trouvé incapable de récupérer d’un point de vue théorique ce que les Espagnols mobilisés faisaient d’un point de vue pratique.    

Former un parti politique, c’est la fin d’un mouvement social.

M5S …, Puis, avec leur habileté, le comique Beppe Grillo et Gianroberto Casaleggio [mort en 2016 – ndlr] ont commencé à faire un travail électoral sur ces mobilisations. Le pouvoir est progressivement passé du côté de ceux qui maîtrisaient les techniques politiques.

À partir du moment où il a cherché à gouverner, sous la direction de Luigi Di Maio, le M5S s’est complètement fourvoyé. Prendre le pouvoir n’est pas révolutionnaire. Ce qui est révolutionnaire, c’est d’être en capacité de détruire le pouvoir ou, à la limite, de le réformer.

Depuis, ce que fait le M5S au gouvernement est révoltant.

Les Cinq Étoiles ont été rattrapés par l’avidité, la gourmandise du pouvoir. Ils ont fait alliance avec des fascistes bien réels qui sont en même temps de profonds néolibéraux.

Le fascisme est le visage politique du néolibéralisme en crise.