Gilets jaunes: à Commercy, «l’AG des AG» remporte un succès d’affluence

Gilets jaunes: à Commercy, «l’AG des AG» remporte un succès d’affluence

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Dans la commune de la Meuse, 75 délégations de gilets jaunes se sont retrouvées ce week-end pour débattre des suites à donner au mouvement. Au menu, échanges d’expérience et débats animés sur une possible structuration du mouvement.

« Commercy, capitale des gilets jaunes ! » La formule, lancée par un participant dans la liesse qui caractérise depuis le début de la journée les quelque 300 représentants qui ont répondu à l’appel de cette petite ville de la Meuse, enthousiasme un moment. Venues de toute la France, près de 75 délégations ont envoyé à Commercy des représentants pour participer à l’assemblée générale des assemblées générales des gilets jaunes, créées un peu partout sur le territoire ces dernières semaines (lire notre reportage sur l’expérience menée à Commercy depuis le début du mouvement).

« On est dans une volonté de mise en commun des idées », précise Steven, un représentant du groupe de Commercy, avant de s’exclamer : « C’est extraordinaire ce qui se passe ici ! » Le succès dépasse manifestement les organisateurs : « On ne s’attendait pas du tout à ça, on est ravis », assure Claude, qui a largement contribué à l’organisation de ce week-end, mais qui tient d’emblée à préciser que l’AG de Commercy « ne va pas prétendre représenter tous les gilets jaunes de France. On va être humbles. Il s’agit de s’engager dans un processus démocratique par le bas ».

La question, lancinante, de la légitimité de cette assemblée, de ceux qui s’expriment, traversera d’ailleurs tous les débats de ce mouvement si attaché à son horizontalité.

Assemblée générale de Commercy. © LDAssemblée générale de Commercy. © LD

À partir de neuf heures du matin, commencent à se rassembler dans la salle des fêtes de petits groupes venus de tout l’Hexagone et parfois même d’un peu plus loin. Un journaliste grec, qui échange avec un couple de Suisses, a fait le déplacement parce que « le monde entier regarde ce mouvement ».

Rico et Chantal arrivent de l’Ariège, du Mas-d’Azil. Ils ont été mandatés par leur AG pour venir les représenter à Commercy. « On a été tirés au sort », précise Chantal, sémillante septuagénaire, qui depuis des semaines multiplie les actions dans son coin de l’Ariège certes reculé, mais « où existe un tissu associatif très vivant »« Faut la voir bloquer des camions à quatre heures du matin ! », affirme Rico, la quarantaine, admiratif.

« Macron peut lâcher sur les 80 km, on n’en a rien à faire. Son grand débat, c’est de l’enfumage ! Ce qu’on veut, c’est la justice sociale. On en a marre de bosser comme des cons pour rien avoir à la fin », résume Chantal, au diapason d’une assemblée remontée à bloc et persuadée que le mouvement des gilets jaunes, loin de s’essouffler, ne fait que commencer.

La plupart des participants disent être venus à Commercy pour échanger leurs expériences, prendre des contacts, mais aussi se redonner de la force. « C’est important de discuter, de créer des liens. Et puis il faut qu’on s’organise face à la répression », estime Stéphane, qui vit à Saillans dans la Drôme. « Moi je viens prendre un max de contacts pour échanger, parce qu’avec une grosse manif par semaine on a un peu la tête dans le guidon et on a du mal à prendre du recul », affirme Christophe, qui arrive de Montpellier.

Une participante à l’assemblée de Commercy. © LDUne participante à l’assemblée de Commercy. © LD

Adel, qui vient lui de Rungis, attend de voir « quelles suites va prendre le mouvement ». « En Île-de-France, on est un peu en retard, mais par contre ça continue à grandir », assure-t-il.

La nécessité de mieux se coordonner, de mieux s’organiser est largement partagée. Tout comme l’inquiétude liée à la structuration d’un mouvement spontané et initié par la base. Dans la salle, si chacun met de côté son parcours politique, le refus de toute organisation bureaucratique du mouvement fait l’unanimité.

Dans cette assemblée nettement marquée à gauche, et bien que chacun tienne à mettre de côté son éventuel parcours militant, on sent les militants échaudés par leurs expériences d’organisation pyramidale.

Pour Younès, qui a été mandaté par son AG de Grenoble, c’est la grande force des gilets jaunes, qui rassemblent « des gens sans arrière-pensée politique, qui essaient de s’organiser en sachant que le pouvoir ne doit pas être accaparé par quelques-uns. Ils sont très vigilants sur cette question, ils ne veulent surtout pas d’un leader qui a la science infuse ».

Ici, la question d’une liste gilets jaunes aux européennes ne fait même pas débat. « On dénonce un système politique, c’est pas pour rentrer dedans ! », résume Anne, qui arrive de Nancy et pense comme la majorité des participants interrogés que cette initiative ne vise qu’à affaiblir le mouvement, autant que le « grand débat » organisé par Macron, unanimement rejeté.

Vers 13 heures, la longue présentation des différentes délégations débute avec cette consigne, rappelée par Claude : « Ne pas être trop long, ne pas jouer les grandes gueules. »

De Dijon à Poitiers en passant par Lorient ou Nice, avec une forte présence de groupes franciliens, les différents représentants détaillent la situation de leur côté. Et témoignent de la grande diversité du mouvement. Un représentant de l’AG de Saint-Nazaire raconte que les gilets jaunes occupent là-bas un bâtiment vide, rebaptisé « maison du peuple ». « On fait une assemblée générale par jour », explique-t-il, précisant que les gilets jaunes sont aussi très mobilisés « sur le ralentissement de l’activité portuaire » (lire notre reportage sur place, et le blog de ce groupe, hébergé sur Mediapart).

Venu du Vigan, petit village du Gard, Kevin affirme que le mouvement y reste fort : « Pour un village de 3 000 habitants, on a entre 60 et 80 personnes à chaque assemblée. »Des « commissions thématiques » y ont été mises en place « sur la question de l’autonomie alimentaire de la vallée, par exemple », précise-t-il.

« Le problème, c’est la coordination de toutes les actions »

Patrick, de Paris, rappelle que la question qui revient le plus dans les allées du marché de la place de La Réunion, dans le XXe, est celle du logement, des loyers trop chers, quand Louise explique qu’elle s’exprime ici au nom du groupe des femmes gilets jaunes en Île-de-France, un groupe créé « pour porter les revendications spécifiques des femmes isolées dans les gilets jaunes. Parce que plus prolo que le prolo, il y a la femme du prolo », lance-t-elle.

À Horbourg-Wihr, petite commune d’Alsace, le mandaté décrit, de son côté, la présence bienvenue des motards dans le mouvement : « Je peux vous dire que lorsqu’ils sont là, c’est assez impressionnant », se réjouit-il.

Un représentant de Dijon explique, lui, que si dans sa ville la mobilisation reste importante, « le problème, c’est la coordination de toutes les actions. Il y a beaucoup de groupes qui agissent chacun de leur côté », déplore-t-il. « J’ai vu qu’il y avait par exemple beaucoup de gens qui faisaient des tracts super. Ce serait bien si on pouvait les partager pour ne pas réinventer l’eau chaude chacun de notre côté », lance un représentant de Besançon.

Panneau affiché à l'AG de Commercy. © LDPanneau affiché à l’AG de Commercy. © LD

Beaucoup disent ce jour-là leur préoccupation d’élargir le mouvement, notamment en s’arrimant aux combats des salariés dans les entreprises. « Au départ, on s’est retrouvés par l’association des VTC, raconte Adel, mandaté par l’AG de Rungis. Une petite famille s’est créée. Aujourd’hui, on soutient les salariés de Geodis et on soutient naturellement tous les salariés en lutte. »

Faut-il appeler à la grève générale le 5 février, comme y appellent notamment la CGT et La France insoumise ? La question est âprement débattue, tout comme celle de la place à donner aux syndicats dans le mouvement. Certains refusent, par principe, de s’associer à un mot d’ordre syndical alors que les syndicats sont restés largement en dehors du mouvement.

Quelles revendications mettre en avant ? Le débat s’anime entre ceux qui estiment qu’il est trop tôt pour arrêter un socle détaillé et ceux qui jugent important d’acter les grandes tendances autour de la justice fiscale et sociale ou les exigences démocratiques.

« Il faut mettre en avant des revendications unificatrices », avance un participant, quand un autre propose de « se mettre d’accord sur les grands points pour nous permettre de massifier le mouvement ». « Ou alors on se met d’accord sur ce qu’on ne veut plus, parce qu’être trop précis dans les revendications, cela peut diviser », suggère un autre.

La discussion, alors que la soirée avance et que la nuit est tombée depuis longtemps, finit par patiner un peu. « J’ai l’impression qu’on est à Nuit debout, là », s’agace à nos côtés un jeune homme barbu.

Quelqu’un s’inquiète : « On ne va pas ressortir de ce week-end sans un écrit, quand même ! » « Les gens ne sont pas venus ici pour du beurre, nous confie Patrick, de Paris. En tout cas, cela présage un débat extrêmement compliqué sur la structuration du mouvement ! », pronostique-t-il.

L’idée de rédiger un texte commun le lendemain matin est finalement actée.

(voir ci-dessous l’appel de l’assemblée des assemblées transmis dimanche soir)

En fin de soirée, sur la position à tenir face à l’extrême droite, la discussion s’affole et la sérénité joyeuse qui a marqué l’essentiel de la journée disparaît quelques minutes. Alors qu’au cours de la journée, de nombreux participants ont demandé qu’une position claire soit prise contre toute forme de xénophobie, sexisme ou homophobie, les avis divergent sur la manière de se démarquer de l’extrême droite.

« On nous a assez traités de fachos. Il faut dire que ces gens-là n’ont rien à voir avec nous », estime une participante, qui propose que l’AG condamne explicitement les violences commises le jour même par des groupuscules d’extrême droite.

« On est censés être apartisans », souligne un jeune homme, qui se dit gêné par l’idée de cibler, plus ou moins explicitement, le Rassemblement national. « C’est pas un parti politique, l’extrême droite ! », lui rétorque celle qui a fait la proposition. « Ben si ! », se voit-elle répondre.

Alors que la fatigue se fait sentir, Claude qui joue ce soir-là les monsieur Loyal reprend le micro pour aborder le dernier point à l’ordre du jour : « Comment on s’organise pour rester le plus démocratique possible ? »Faut-il demander que tous les mandats des représentants soient impératifs ? Sans pouvoir décisionnel ? Plusieurs interventions défendent l’idée de ne surtout pas imposer un carcan national aux assemblées locales. « Les assemblées locales doivent être souveraines », juge une participante.

Une chose est sûre : « La démocratie, c’est super difficile, on le constate encore aujourd’hui », conclut Claude du haut de sa longue expérience militante.

1 COMMENTAIRE SÉLECTIONNÉ PAR MEDIAPART

TOUS LES COMMENTAIRES

« Je connais bien le syndicalisme et je n’ai pas été captée par un sommet indéboulonnable. »

Alors expliquez moi pourquoi les Martinez et Cie sont toujours là ?

Défait à travers le loi travail I et II ! Défait lors du mouvement cheminots !

S’ils avaient un minimum d’éthique les directions CGT FO FSU SUD auraient depuis longtemps démissionné.

Je suis moi même syndicaliste CGT depuis 1978.

Je n’ai jamais connue un congrès démocratique à la CGT.

Toujours une direction bureaucratique qui fait monter au congrès des responsables de l’appareil , des responsables cooptés, et loin , très loin de vouloir chercher des noises à ceux qui les ont fait rois !

Que toute cette pourriture à la tête de nos organisations de classe dégage !

L’assemblée des Assemblées de Commercy s’est faite sans eux.

C’est un triste constat pour elle ! C’est un désaveu.

Ces gens roulent pour Macron ! Honte à eux !

J’ai participé à la construction de SUD en 1988 dont  vous proposez la démission parmi tous les autres.

Vous ne pouvez pas porter un jugement aussi sévère quand dans les entreprises les luttes sont super difficiles.

Le patronat a fait éclater les concentrations de travailleurs en petites unités ce qui a des conséquences sur la mobilisation.

Des militants de SUD ou d’autres syndicats font le maximum pour mobiliser mais il y a des obstacles,sans doute le sectarisme des uns et des autres, les intérêts quelquefois divergents y compris dans le camp des salariés.

Il n’y a pas que les méchants bureaucrates, il y a des salariés qui ont connu des échecs et qui ont perdu confiance. La grève SNCF a été un de ces échecs dur pour le mouvement ouvrier .

L’assemblée de Commercy a été un moment très positif, des militants de Montreuil y étaient certains sans doute syndiquées. C’est un peu compliqué, avec certains GJ si on dit qu’on est syndiqué, on se fait « traiter », alors on s’habitue à ne pas le dire.

« …J’ai participé à la construction de SUD en 1988 dont  vous proposez la démission parmi tous les autres (…) Vous ne pouvez pas porter un jugement aussi sévère (…) Il n’y a pas que les méchants bureaucrates, il y a des salariés qui ont connu des échecs et qui ont perdu confiance. La grève SNCF a été un de ces échecs dur pour le mouvement ouvrier …. »

La défaite cheminots n’incombe en rien aux cheminots. C’est l’intersyndicale des syndicats cheminots, sud rail inclus, qui porte l’entière responsabilité de la défaite.

Au moment où je vous écris , la direction sud rail, avec les autres traîtres, participent à la mise en place de la réforme ferroviaire à la sncf. La direction sud rail négocie aussi avec le patronat une soit disant convention collective de haut niveau.

Ils sont investit jusqu’au coup dans le syndicalisme de collaboration de classe.

C’est hallucinant de ne pas voir comme syndicaliste ouvrier à la base à quel point nos directions syndicales se jouent de nous !

C’est insupportable de voir ces bureaucraties syndicales jamais élues, regarder de haut et faire la fine bouche , quant à ces gilets jaunes de Commercy, seuls et sans aucune aide, tenter de faire vivre la démocratie ouvrière.

La direction de Solidaires demande-t-elle de foutre dehors Macron ?

Non !

Alors elle soutient Macron.

Je voudrais vous demander quelque chose: vous êtes syndicaliste, donc pas seulement syndiqué mais avec une responsabilité à votre échelle dans votre syndicat. Qu’avez-vous tenté depuis 1978 pour corriger ce que vous dénoncez si vigoureusement? Comment êtes-vous resté si longtemps syndicaliste si vous méprisez autant votre syndicat? Vraiment, je suis perplexe et je ne vous pose pas la question dans l’idée de vous piéger ou quoi que ce soit, simplement je ne comprends pas une telle contradiction.

La direction de Solidaires ne demande pas la démission de Macron A la SNCF si j’ai bien compris,  ça n’a pas été facile de réaliser l’unité pourtant indispensable. Je sais c’est un grave échec.

Ce que vous appelez les bureaucraties syndicales sont en général élues et elles ne regardent pas de haut, par contre je crois que l’un des problèmes est que les délégués détachés ne sont plus en contact avec leurs collègues salariés et donc qu’à certains moments ils sont à côté de leurs pompes.

Comme vous, je trouve l’initiative de Commercy remarquable, des militants de Montreuil y ont participé.

Il y a longtemps qu’il n’y a pas eu de lutte et les syndicats ont été un peu débordés.

Le fait que les Gilets jaunes n’aient pas fait la grève dans leur boîte dénote  la peur de subir la répression c’est donc que dans les entreprises c’est un peu dur, entre la répression et la division entretenue ce n’est pas de la tarte de faire du syndicalisme dans ces conditions.

J’avais proposé quelque chose qui ménageait à la fois cette souveraineté et les contraintes d’une discussion « de haut niveau » (ie. gouvernemental) ; bien sûr, la mascarade du « GDN » n’aide pas à cette union de la carpe et du lapin mais il faut bien essayer quelque chose !

https://blogs.mediapart.fr/paquet-donde/blog/230119/gilets-jaunes-qui-pour-parler-avec-le-gouvernement

 

il serait temps de réfléchir sur le néo-libéralisme , ses actions délétères auprès du peuple, dans l’intérêt d’une petite mafia.

Non au NEO-LIBERALISME.

Encore des « représentants auto-proclamés… Dans mon bled les deux qui y sont allées n’ont consulté personne…

Je ne suis pas surpris que Médiapart, comme toujours, se positionne du côté le plus réac! Et qu’il place avec aucun commentaire, ce texte en tête de gondole! C’est ça la « liberté » de la presse?

 

« Je crois que les camarades là bas vous en remercieront et vous loueront comme un grand démocrates. »

 

Les camarades  trouveront bien un bout de corde …

Ça n’est pas pertinent de penser et d’écrire « LES gilets jaunes » parce qu’ils  sont très divers.

Disons plus pertinemment qu’ils sont classables en divers ensembles qui parfois se chevauchent évidemment. (Cette formulation rappellera à  certains des souvenirs de leur école primaire ) 

« Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire. » (A.E)  

« La démocratie, c’est le nom volé d’une idée violée . » (J-P.M).

« Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont forcément raison. » (M.C)

«  Ceux qui regardent le vote universel comme une garantie de la bonté des choix se font une illusion complète. » (A.T)

J’avais proposé quelque chose qui prévenait ce jeu bien connu des influences individuelles au détriment des aspirations collectives non formulées : les petites luttes d’égo sont inévitables mais il faut pourtant essayer quelque chose !

https://blogs.mediapart.fr/paquet-donde/blog/230119/gilets-jaunes-qui-pour-parler-avec-le-gouvernement

 

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Je ne crois pas que l’initiative prise à Commercy vienne du mouvement « France Insoumise ». Sinon Mélenchon, invité sur FR3 ce dimanche midi en aurait à minima parlé.

Hélas, comme l’ensemble des médias, comme l’ensemble des directions ouvrières, c’est silence radio sur Commercy.

Un signe qui ne trompe pas !

Les laudateurs de la V République bonapartiste n’aime pas la démocratie !

« Oui la démocratie c’est difficile »

Formellement ce n’est pas si difficile, il suffit de voter pour un objectif et des moyens pour y arriver entres autres des délégués mandatés et que l’ensemble des votants respectent le vote. C’est ce qu’on appelle le centralisme démocratique sensé unir le mouvement.

En ce qui concerne les Gj ils n’ont jamais voté pour un objectif, défini un programme. Seul quelques « leaders » mandatés à coup de clics font les « actes ». Certes il y a bien des assemblées qui décident démocratiquement des actions à mener mais il y a autant d’actions que d’assemblées et les actions sont parfois contradictoires. Même localement il y a plusieurs « écoles » quand ce n’est pas des clans qui se foutent sur la gueule. ( cela existe).

JLM a défini pour la FI la seule méthode qui convient pour une élection à la présidence de la Ve bonapartiste et capitaliste : le coup d’Etat permanent comme disait l’autre. C’est aussi le mode de fonctionnement le plus souvent des GJ.

Les GJ sont l’exemple même d’un mouvement petit bourgeois : brouillon, indécis, vantard, violent, désordonné, mélant des intérêts contradictoires, apolitique pour cacher justement des buts politiques inavouables : la destruction de la Sécu et de la fonction publique quand elle n’est pas régalienne.

Bien sur ce n’est pas la volonté de la très grande majorité des Gj mais les soldats d’une armée connaissent ils toujours les buts de la guerre ? Ceux de Commercy pas plus.

Désolé de tuer l’ambiance….et de modérer ton optimisme JP.

Vu de Belgique:

Je vous rejoins, ce qui se passe est formidable. De la Belgique je suis tout ce qui se passe et voici ma vision de la chose:

1/ la grande diversité des GJ, des lieux d’actions, des lieux de décision est en fait une force incroyable qui ne permet pas à  Nunez et Castaner de contrôler la tête du mouvement, il y a trop de têtes, trop de lieux d’actions et de décisions

2/ Si un parti où plusieurs se créent avec des particularités, cela va permettre à plus de gens de voter suivant ces particularités et affaiblir les autres partis traditionnels. Les différents partis GJ pourront se rassembler pour former in fine une majorité face à LREM

3/ les gilets jaunes, qu’il soient liées ou pas à un parti, doivent continuer la pression dans la rue en acceptant qu’un ou des partis se créent et politisent les revendications

En résumé , ce qui pourrait paraître être des points faibles doivent être transmutés en points forts et permettra de rassembler in fine pour harmoniser les différentes tendances dans les actions. La « désorganisation » des manifestations permet l’imprédictibilté et l’organisation de listes politiques permet de garder les soutiens dans leurs diversités et ouvrent les adhésions !!!!!!!!!!!!!!

Être imprédictible est une force, être multiples dans la forme et le fond ouvre les possibilités de séduire, il faut que les GJ acceptent leur multiplicité d’actions et de formes pour se réunir au bon moment. Macron ne sait pas agir sur plusieurs fronts.

Courage et confiance

Très bien !

Pour autant, le pouvoir gouvernemental est très bien organisé dans sa riposte et il détient plusieurs leviers et marges de manœuvre qui font la différence (cf. sondages, etc) : j’avais donc proposé quelque chose qui allait dans le sens d’une nécessaire organisation (tant il est vrai qu’une perduration de la situation présente ne peut déboucher que sur l’essouflement / pourrissement ou sur la violence étatique) : encore faut-il le savoir (donc je le répète)… et s’en saisir. Une prochaine fois peut-être ? Il est vrai qu’on a le temps (ironie)…

https://blogs.mediapart.fr/paquet-donde/blog/230119/gilets-jaunes-qui-pour-parler-avec-le-gouvernement

 

« En ce qui concerne les Gj ils n’ont jamais voté pour un objectif, défini un programme. Seul quelques « leaders » mandatés à coup de clics font les « actes ». Certes il y a bien des assemblées qui décident démocratiquement des actions à mener mais il y a autant d’actions que d’assemblées et les actions sont parfois contradictoires. Même localement il y a plusieurs « écoles » quand ce n’est pas des clans qui se foutent sur la gueule. ( cela existe). »

J’avais proposé quelque chose (une « méthode ») qui… …

https://blogs.mediapart.fr/paquet-donde/blog/230119/gilets-jaunes-qui-pour-parler-avec-le-gouvernement

Comme vous êtes fatiguant avec votre autopromo !!!! Stop svp
Comme vous êtes fatiguant avec votre autopromo !!!! Stop svp

C’est du Robespierre ça, qui traitait les sans-culottes de réactionnaires et vendus à l’étranger parcequ’ils étaient plus révolutionnaires que lui.

D’accord avec votre analyse ,ce qui semble diviser les GJ aujourd’hui peut être une grande force demain s’il se réunissent au bon moment…..

 

Au niveau triple 0 pointé de la politique… tout le monde descend…

Avec la FI il était permis de penser qu’on avait touché le fond de la simplétude de « gauche », que la conosphère de la gogoche à son pépère tournait en rond à défaut de tourner rond…

Avec le RN il était permis de penser qu’on avait touché le fond de la beaufitude de droite, que la fachosphère entrait dans sa plénitude dédiabolisée… à la feinte innocuité…

Avec les deux mariés on sait que gilets jaunes et jaunes gilets c’est du pur Marinenchon… que le « Ressemblement National » ne rassemble rien de plus que la faillite idéologique de « gauche » et celle de « droite » un peu comme LREM… dans « la France d’en haut »…

Donner à croire que le poujadisme populiste syncrétique a un avenir est probablement l’erreur médiatique la plus navrante d’une successions d’erreurs navrantes…

L’irresponsabilité journalistique n’entrera pas pour peu dans la catastrophe démocratique et républicaine annoncée et… survendue, de ça, il faudra bien se souvenir… bientôt…

Cela restait admissible venant de la part de médias lessiviers… mais l’entrée en scène de médias plus crédibles démontre essentiellement que l’irresponsabilité journalistique est la chose au monde la mieux partagée… Moutonnement quand tu nous tiens !…

Décidément, en France, nous sommes bien dans la presse Panurge…

 

« …Décidément, en France, nous sommes bien dans la presse Panurge… »

Montrez nous une presse autre que française, preuve à l’appui, qui ne soit pas une presse Panurge !

Bah il faut de tout pour faire un monde, et les trolls c’est rigolo aussi.

Quelle bouillie !

Vous cherchez à déprimer au maximum, si tout est nul à quoi bon en parler ?

Quoi que seront les fruits de ce(s) grand(s) débat(s) sous la coupe macronienne ou non, il faut être conscient de ceci :

1/ La majorité des débatteurs et autres gilets jaunes ont une culture minimale insuffisante – et le dire ce n’est pas du mépris – pour ce qui est des tireurs de ficelles de la planète, de la politique française,  de la réelle situation économique  planétaire et française en particulier, de la/leur réalité bancaire*

2/ La majorité des débatteurs et/ou « débatteurs » et autres gilets jaunes ignore que toute concrétisation d’un projet retenu sera financée par de la fausse monnaie légale inventée, sans contre partie « sonnante et trébuchante » (type or, argent métal, maison, terre, etc?), sur un clavier d’ordinateur de Bercy.

3/La majorité des débatteurs  et non débatteurs et autres ignore qu’une bonne partie de la fortune des 20 milliardaires détenant la moitié de la « richesse » planétaire est de type actions en bourse et/ou en entreprises, donc pas non plus de type « sonnant et trébuchant » .

* Combien savent qu’il y a une grande différence entre avoir 10 billets de 50 euros dans sa main et le chiffre 500 (même pas euros en fait) qui s’affichera sur leur relevé bancaire s’ils courent le risque croissant de confier/prêter (en fait !) ces même billets à leur charmante conseillère en banque  ?

Quidam, reste dans les plans sur la comète géopolitiques, c’est là que tu es à ton meilleur. Tu connais l’économie politique, parle-nous en : tes convictions personnelles sont moins convaincantes.

« Une chose est sûre : « La démocratie, c’est super difficile, on le constate encore aujourd’hui », conclut Claude du haut de sa longue expérience militante. »

 

Mais c’est plus joli que la peinture à l’eau…

Vous avez raison et vous voyez le positif de toutes ces tentatives. les échanges qui ont lieu avec les Gilets jaunes sont positif pour toutes et tous, aujourd’hui dans les lieux de travail, les gens sont isolés , ils ont peu d’initiatives personnelles et bien sûr ils sont mal payés.

Malgré ma fatigue, j’essaie de suivre!

**** merci Annie

il y a des trucs à piocher dans cet  un article complet publié dans  Médiacités pour identifier les difficultés , les écueils, les pièges et les contourner par de la technique ou de la méthode : le contexte est différent mais les difficultés se répètent partout  Démocratie ou « médiocratie » participative ?

 

 

 

Comment faites-vous pour ne jamais douter ? Que proposez vous ? Je comprends les critiques de la financiarisation de l’économie mais je ne veux pas que mon pays se retrouve comme l’Union soviétique en 1991 avec une économie exsangue.

+++

Bravo pour votre cri du coeur si authentique. Ne désespérez pas, ce mouvement disparate mais puissant (la plupart des revendications sont légitimes… et en vérité « de gauche » !!) peut s’organiser et il sera aidé pour le faire… ce qui nécessite quand même que certains de ses membres s’en chargent : ainsi, j’avais proposé une petite méthode, parlez-en autour de vous et améliorez-la !

https://blogs.mediapart.fr/paquet-donde/blog/230119/gilets-jaunes-qui-pour-parler-avec-le-gouvernement

 

Oui aux échanges d’expérience, à la mutualisation des outils que chaque groupe a inventés, oui aux liaisons transversales.

L’essentiel est de développer l’initiative. Initiative collective et individuelle,

unis sur le développement du mouvement, et pour son autonomie vis à vis des marchés. Et c’est beaucoup de travail.

Tout est à réinventer. Comprendre la nature, inventer un habitat, apprendre les plantes et apprendre à se soigner. Prendre le temps de penser ce que l’on fait.

Ancrer le mouvement dans les territoires, sans craindre de faire avec les copains de l’autre côté de la frontière.

C’est le plus important, devant le risque de se prendre au jeu de la gueguerre avec les flics.

« L’essentiel est de développer l’initiative. Initiative collective et individuelle,unis sur le développement du mouvement, et pour son autonomie vis à vis des marchés.Et c’est beaucoup de travail.Tous est à réinventer. Comprendre la nature, inventer un habitat,(…) »

Oui, c’est beaucoup, et ici un peu trop (poétique ?) peut-être : pour ma part j’avais proposé… blablabla…

Mais vous avez raison bien sûr : à changement d’époque changement de regards…
ET CE N’EST PAS FINI !!!!!

 « C’est le plus important, devant le risque de se prendre au jeu de la gueguerre avec les flics. »

C’est pourtant cette  guéguèrre qui vous permets d’en parler et de faire des Z’assemblées blé! blé!  en fait cette guéguèrre c’est une simple défense du bon vieux droit de manifester remis en question par macron – certains ne s’en sont même pas aperçu..

Parler de  guéguerre au jour ou un gilet jaune s’est pris une balle de flash balle c’est manifester un goût douteux..

S’affirmer dans larue,c’est juste.

La gueguerre apparaît lorsque le défi avec la police l’emporte sur les objectifs du mouvement.

Je ne sais pas si on y est déjà.

Le mouvement NDDL a dure plus de 40 ans ! Il avait ses formes de lutte specifiques, et organisait de puissantes manifestations à certains moments seulement.

Qu’il y ait ou non des affrontements est à l’initiative de la police, comme l’escalade de la violence.

Voyez les effusions de Macron avec le dictateur égyptien Sissi. L’un et l’autre sont prêts à aller toujours plus loin.

 

Oui mais il faut organiser cela face aux institutions sinon ces assemblées seront dissoutes dans la stratégie gouvernementale au long cours, la communication gouvernementale au jour le jour, la TV et les sondages.

Ainsi, nous nous proposons de nous organiser : pour la prochaine fois, peut-être ?

https://blogs.mediapart.fr/paquet-donde/blog/230119/gilets-jaunes-qui-pour-parler-avec-le-gouvernement

 

…se prendre au jeu de la gueguerre avec les flics.

Drôle de vision !

Ce n’est pas en apprenant les plantes et apprenant à se soigner qu’on ira bien loin.

Évidemment, c’est plus tranquille que de s’opposer au pouvoir brutal de l’oligarchie.

Je croyais que les babas cool, c’était fini. Apparemment, certains survivent encore.

 

 

« 70 délégations du pays tout entier cherchant ensemble des débouchés concrets de ce mouvement.  »

 

Ont ils trouvé quelque chose?

Il y avait un événement et une péripétie.

Arrêtons l’hypocrisie.

Voilà des francs tireurs, des petits groupes anarchistes de gilets jaunes, allant pour des guerres d’escarmouches, faire des incursions dans les lignes ennemis.

Certains se font choper, d’autres blesser. C’est dans la nature des choses.

Je ne remets en rien le mérite de leur courage, mais pouvons nous leur pardonner leur manque de conscience politique, à ne pas tenter d’aider à mettre en place une coordination nationale à la tête des gilets jaunes ?

Pouvons-nous espérer vaincre Macron, à poursuivre samedi après samedi la division et l’amateurisme, le désordre pour le désordre ?

La blessure de ce Rodrigues est malheureuse, pas plus et pas moins que celles de tous les autres gilets jaunes depuis deux mois.

Mais qui est responsable du prix à payer dans ces guerres d’escarmouches ? Qui a éviter hier soir un massacre de gilets jaunes, si le mot ordre de « jaune nocturne » avait été massivement suivi ?

Les Eric Drouet et Cie font n’importe quoi, disent n’importe quoi.

70 délégations du pays tout entier cherchant ensemble des débouchés concrets de ce mouvement.

Il n’y a pas photo !

Pfff comme vous assénez vos vérités sans le moindre doute, quitte à tordre complètement les faits pour les faire entrer dans le cadre qui vous convient (en gros si le gars s’est fait tirer dessus, c’est qu’il l’a bien cherché, pour vous « c’est la nature des choses » de se faire tirer dans les yeux, faut oser…). Non, la grande majorité des blessés graves ne sont pas des casseurs anarchistes qui sont allés chercher la bagarre, allez donc voir quelques témoignages. Sans doute parce que les black blocs ou les casseurs sont bien plus expérimentés, mobiles et organisés et savent s’éclipser rapidement quand ça commence à chauffer (sans parler des provocateurs de la police évidemment). Si vous aviez pris la peine de visionner les 11 minutes de vidéo, vous sauriez comment ce gars se comportait, expliquant la situation aux autres Gilets Jaunes remontés après la police, calmant les gens, leur disant de partir vers République où le prochain rassemblement était prévu. Vous auriez vu qu’on ne peut pas trouver la moindre justification au tir qui lui a été envoyé délibérément en pleine poire alors que les gens autour marchent calmement et s’éloignent. Si vous tendez l’oreille, vous l’entendrez peut-être dire au flic qui va lui tirer dessus de « baisser son truc » et de ne pas tirer à la tête. Bref, renseignez-vous avant d’asséner vos jugements à l’emporte-pièce!

La vidéo ayant été apparemment censurée sur youtube et facebook, vous pouvez encore la trouver sur Sputnik (horreur! la propagande de Poutine!). Elle se trouve à la fin de l’article. Visionnez-la et après vous pourrez nous en parler.

J’ajouterai que je trouve étrange, monsieur le syndicaliste qui crachez sur tous les syndicats avec autant d’énergie, que vous méprisiez tout autant l’action de Drouet et des autres. C’est pourtant cette action qui a fait que le mouvement a pris une telle ampleur, qu’il n’est pas tombé dans les pièges des médias ni de la récupération politique (et pourtant Dieu sait qu’ils essaient par tous les moyens!). Pour vous, il aurait fallu se réunir et discuter au lieu de manifester? Je ne comprend vraiment rien à votre position, je n’y vois que beaucoup d’amertume, de négativité et d’envie de dénigrer.

« J’ajouterai que je trouve étrange, monsieur le syndicaliste qui crache sur tous les syndicats »

Monsieur, apprenez à lire. Je ne crache sur aucun syndicat ouvrier, mais sur des directions qui ne font rien, pour vous faciliter la vie, à vous , à Jérôme et à Eric Drouet.

Je n’ai de plus jamais écris que « …la grande majorité des blessés graves ( étaient ) des casseurs anarchistes qui sont allés chercher la bagarre.

En la circonstance, j’ai vu la vidéo, et le militant anarchiste Jérôme à Bastille était tout à fait pacifique sur le coup. Il a été victime d’une balle perdu, ou ciblé, je n’en sais rien.

Avec ses amis il appelait à une « nuit jaune » à République. Cela vous ne pouvez le contester, la vidéo le prouve.

Je considère cette initiative inutile, et si elle avait été suivie par des milliers de jeunes ouvriers, extrêmement dangereux pour eux.

Les flics n’auraient pas fait de quartier.

Mais je ne vous défends pas d’être anarchiste et à faire l’apologiste de Makhno. C’est votre droit. Je souligne simplement que vous seriez plus constructif, si vous acceptiez le principe d’une coordination nationale unique et démocratique, que vous vous battiez pour elle, qu’en son sein avec Eric Drouet, vous ne faisiez profiter de votre grand savoir insurrectionnel.

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=32675

A chacun ses références. Personnellement j’ai proche de moi, un militant qui lui aussi à l’occasion , aimait jouer des nuits jaunes, pour lui à la différence de vous, des nuits jaunes victorieuses.

« …Non moins erronée est votre appréciation de Makhno [3]. En lui-même, c’était un mélange de fanatique et d’aventurier. Mais il devint le centre des tendances qui provoquèrent l’insurrection de Cronstadt. La cavalerie est, de façon générale, la partie la plus réactionnaire de l’armée. Le cavalier méprise le piéton. Makhno a créé une cavalerie avec des paysans qui fournissaient leurs propres chevaux. Ce n’étaient pas les paysans pauvres écrasés que la révolution d’Octobre éveilla pour la première fois, mais les paysans aisés et repus qui avaient peur de perdre ce qu’ils avaient. Les idées anarchistes de Makhno (négation de l’État, mépris du pouvoir central) correspondaient on ne peut mieux à l’esprit de cette cavalerie koulak. J’ajoute que la haine pour l’ouvrier de la ville était complétée chez Makhno par un antisémitisme militant. Tandis que nous soutenions contre Denikine et Wrangel [4] une lutte à mort, les makhnovistes, confondant les deux camps, essayaient d’avoir une politique indépendante.. Le petit-bourgeois (koulak), qui avait pris le mors aux dents, pensait qu’il pouvait dicter ses conceptions contradictoires d’une part aux capitalistes et de l’autre aux ouvriers. Ce koulak était armé. Il fallait le désarmer. C’est précisément ce que nous avons fait. ( Trotsky ) … »

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1937/07/lt19370706.htm

En conclusion Monsieur, si il y a des intervenants ici qui tordent complètement les faits pour les faire entrer dans le cadre qui leur convient, ce n’est pas moi mais vous. Pfff

Vous faites du vent.

Vous jouez au tiercé ?

La concurrence ne régit pas tout.

La solidarité fonctionne.

Votre hiérarchie n’a pas lieu d’être,

d’office !

Cool : j’espère que quelqu’un a pris le micro pour présenter un montage possible, librement accessible et répondant à plusieurs gros problèmes à la fois :

https://blogs.mediapart.fr/paquet-donde/blog/230119/gilets-jaunes-qui-pour-parler-avec-le-gouvernement

Sinon, ben… Une prochaine fois, peut-être ?

 

Bon allez j’arrête 🙂
Cette fois elle sera lue, l' »idée géniale » (merci Eric, merci Roca).

Evitez les « apprenez à lire »… surtout quand on lit votre commentaire avec un participe en « er »… quant à votre verbiage, il est simplement provocateur et du reste depuis deux mois, on en a subi de bien plus subtiles de provocations.

Et enfin, vous parlez de torsion de faits… C’est vous qui les tordez… et en clair vous mentez.

Bon d’abord, une mini-péripétie, c’est Madame. Je crois savoir lire, je vous renvoie aux premières lignes de votre commentaire:

Il y avait un événement et une péripétie (=la blessure de Rodrigues ou je suis idiote?).

Arrêtons l’hypocrisie. Soit.

Voilà des francs tireurs, des petits groupes anarchistes de gilets jaunes, allant pour des guerres d’escarmouches, faire des incursions dans les lignes ennemis.

Certains se font choper, d’autres blesser. C’est dans la nature des choses. C’est l’événement, là, ou la péripétie? Si c’est toujours la péripétie, on parle donc bien de la blessure de Rodrigues? Qui est un anar, qui est allé chercher l’escarmouche, qui a bien cherché sa blessure, et qui n’a pas de raison de s’en plaindre? Ou bien qu’est-ce que vous voulez dire avec cette phrase, s’il vous plait?

Pour ce qui est de votre anti-syndicalisme, je vous ai posé la question plus haut, après vos diatribes bien violentes, mais vous n’y avez pas répondu. Je m’étonne qu’un syndicaliste en poste depuis 1978, si j’ai bien compris, soit resté aussi longtemps rouage d’un syndicat qu’il juge aussi sévèrement, et je me demande ce que vous avez bien pu tenter de faire pendant ces dizaines d’années pour améliorer les choses. Et si vous avez essayé sans succès, pourquoi vous êtes tout de même resté si longtemps. Je le demande sincèrement, sans vous en faire un reproche, mais tel quel c’est assez incompréhensible pour moi.

La nuit jaune était apparemment autorisée de 19h à 22h, mais la police a barré l’accès dès le départ. Je vous renvoie au reportage du Média là-dessus (à partir de 3’10). Donc ne reprochez pas à Rodrigues d’appeler les GJ à y aller, ne rejetez pas la faute sur eux si ça s’est si mal passé. Comme d’habitude, il y a eu entrave à la liberté de manifester.

Mais je ne vous défends pas d’être anarchiste et à faire l’apologiste de Makhno. Euh? D’où tirez-vous que je suis anarchiste? Je sais même pas qui est Makhno! Je suis dans la FI depuis le départ, si vous voulez le savoir. Je suis le mouvement GJ de loin par force (j’habite à l’étranger) et je suis impressionnée par plusieurs choses dans ce mouvement: la capacité qu’ils ont d’éviter les pièges médiatiques et politiques évidents (brillante sortie de la case « extrême-droite » où on les a d’abord confinés, rejet à 95-98% de la « liste GJ » aux européennes,…), leur avancée si rapide sur leurs revendications, la maturité qu’ont acquise certains de leurs « leaders » un peu tout fous au départ, leur obstination à refuser toute délégation et à garder jalousement un fonctionnement horizontal, inclusif et démocratique. Et la qualité en général de leurs porte-paroles.

Au fait, petite note, pour moi, la démocratie ne peut se réduire à l’élection de délégués ou représentants. Bien au contraire, je considère pour l’instant que ce système, sans autres mesures pour l’équilibrer, tue la démocratie. Il n’y a qu’à voir l’inadéquation entre nos représentants et la Nation, ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les GJ crient « Macron, démission! » tout le temps. La difficulté de Commercy est justement là, or j’ai bien peur que vous ne limitiez votre conception de la démocratie au vote et que ce soit la raison qui vous fait admirer dans cette rencontre le principe d’une coordination nationale unique et démocratique. On verra comment les GJ vont résoudre cette difficulté.

Sinon, je crois que vous vous mettez complètement le doigt dans l’œil si vous vous imaginez que ce mouvement aurait pu s’économiser tous les « actes » et commencer direct par Commercy. Il ne peut pas arrêter les actes sans mourir immédiatement. Commercy n’est rien sans les actes, sans les rond-points avec leurs rencontres, leurs discussions, la solidarité qu’on y trouve, sans les actions de blocage, sans les manifs devant les lieux de pouvoir. Mais Commercy, et la mise en place du site du vrai débat, et l’appel à la grève générale, toutes ses actions font avancer le mouvement et déjouent les manœuvres du gouvernement. Je ne pense pas que tout marchera, mais j’ai confiance maintenant qu’ils arriveront à trouver le mode d’action et de concrétisation qui leur convient.

Évidemment, en tant qu’Insoumise, je me dis que L’Avenir en Commun est déjà à peu près le résultat de leur « vrai débat » et qu’ils gagneraient du temps à l’adopter d’emblée, mais en fait je comprends leur rejet de toute solution toute faite, leur méfiance vis-à-vis de tous les politiques et leur besoin de passer par toutes les étapes du processus de discussion et d’élaboration d’un programme. Je ne pense pas que ce soit du temps perdu au bout du compte.

Trotsky avait son propre train; si c’est pas réac-grand-bourgeois ça…

Je ne suis pas sur les ronds points, mais j’affiche mon soutien aux GJ de la façon la plus visible. Ce mouvement nus concerne tous et je suis assez d’accord avec ceux qui disent que le mouvement aurait tout à gagner à se concentrer sur quelques priorités sur lesquelles tout le monde se retrouve (la justice sociale, les questions écologiques, le choix d’un fonctionnement démocratique). Je crois qu’il n’y a aucun intérêt à sortir chacun son drapeau, le racisme de base, nous en sommes tous un peu porteur, mais ce sont bien les informations fournies par les médias de grande diffusion qui forgent un grand nombre de convictions. Ce qui est inacceptable, c’est que ce fond de racisme soit utilisé par des personnalités et des mouvements politiques au risque, pour les communautés concernées, de subir ostracisme ou lynchage.

Autant il ne faut faire aucune concession à cette instrumentalisation du racisme, autant le racisme de base peut être abordé avec des arguments plutôt qu’avec des excommunications.

« le racisme de base, nous en sommes tous un peu porteur »

« Autant il ne faut faire aucune concession à cette instrumentalisation du racisme, autant le racisme de base peut être abordé avec des arguments plutôt qu’avec des excommunications. »

Tout à fait d’accord !

« Ce qui est inacceptable, c’est que ce fond de racisme soit utilisé par des personnalités et des mouvements politiques au risque, pour les communautés concernées, de subir ostracisme ou lynchage. »

Oui ! Et je dirais même plus : utilisé par l’Etat ! C’est cela, le racisme d’Etat, que l’AG des AG de GJ doit avoir le courage de condamner. Ce serait une immense avancée démocratique, promettant tous les possibles.

Donc si j’ai bien compris on s’est réuni. On a discuté. On s’est séparé. Il n’y aucun représentants ( mais ceux qui se sont réunis sont il des représentants des assemblées locales ?) on ne se présente pas aux élections. Je suppose que de nouvelles réunions seront organisées et ainsi de suite! Pour quel résultat ? Mais peut être toute idée de résultat doit-elle être absolument exclue. La nuit jaune est en marche ……..

La nuit jaune est la marche vers le néant.

Tout simplement parce que les travailleurs se lèvent tôt !

« on ne se présente pas aux élections. »

surtout pas …

l’objectif est d’obtenir des résultats au delà des divisions de partis

Le « Jaunisme » les soviets plus les réseaux sociaux.

 

« Mais peut être toute idée de résultat doit-elle être absolument exclue. »

Aïe, ça ce serait très décevant pour le coup… Mais qui sait ? Un vieux prof disait lors de la campagne de S.Royal en 2007 « Les gens ne veulent pas de démocratie participative car ils ne veulent pas prendre la charge des décisions et préfèrent que des experts décident pour eux », il avait peut-être raison au fond ? Pourtant, décider pour soi et ses enfants entre la liberté (et ses douleurs) et le servage néolibéral garanti (une déchéante indignité), ça me semble si évident…

Allez, salut à tous et bon courage, chacun là où il/elle est !

 

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Ouverture de la consultation LE VRAI DÉBAT lundi 28/01/2019

« En écho à la lettre ouverte que nous avons cosignée avec un certain nombre d’acteurs œuvrant en faveur de l’innovation démocratique, d’acteurs de la société civile et de citoyens. Nous Gilets Jaunes, Citoyens, libres de prendre toute initiative, décidons de nous positionner en dehors du Grand Débat National. Nous le considérons comme verrouillé et ne garantissant pas la participation de tous d’une façon égalitaire. »

Les Gilets Jaunes s’organisent donc du mieux qu’ils peuvent et ont bien compris qu’ils ne peuvent que perdre à participer au « grand blabla ». Les catégories proposées sont encore en cours de finalisation. Encore quelques semaines et ils nous auront réécrit L’Avenir en Communwink

Chiffons jaunes contre torchons rouges

Pour la production d’armes rien ne bouge

Des petits pains à gagner, des joujoux

Criez criez moutons au méchant loup

Bergers corrompus buvez champagne

Banquiers et généraux font campagne

  • NOUVEAU
  • 27/01/2019 22:51
  • PAR 

Merci pour ce début de reportage mais on reste un peu sur sa faim. Que s’est-il passé le lendemain?

Recommandé 🙂

Les « gaulois réfractaires » devraient tenir tenir leur assemblée dans la forêt des Carnutes.

Bibliographie :

Éléments de banalyse, préface de Pierre Bazantay et Yves Hélias, éditions Le Jeu de la règle

Légifrance : l’œuvre de Guy Debord, l’un des penseurs contemporains les plus importants, et capital dans l’histoire des idées de la seconde moitié du xxe siècle ;

Chers amis,

Après avoir constaté la bien faible réaction à ma proposition (très exactement DEUX réactions de soutien si je ne me trompe pas !), je vois ici que soit elle était restée ignorée (vous ne m’aurez pas lu ici , , encore ici ou bien ), soit elle a été quasiment boycottée.

J’en serais un peu peiné mais surtout très surpris : ici comme ailleurs donc, on préfèrerait faire assaut de culture, de grandes phrases et de longs développements -plus ou moins- savants plutôt que de chercher à bâtir un truc qui marche ? Bof, si c’est le cas je ne sais plus quoi penser…

Quoi qu’il en soit, je vous le confirme (pour la prochaine « Assemblée des Assemblées », peut-être ?) : servez-vous (en) !! Je ne serais pas étonné de la voir ressurgir dans les jours ou semaines à venir.

Elle est faite pour.

 

 

https://blogs.mediapart.fr/maison-du-peuple-de-saint-nazaire/blog/220119/la-maison-du-peuple-de-saint-nazaire-repond-lappel-de-commercy/commentaires#comment-9254041

https://blogs.mediapart.fr/nicolas-romeas/blog/210119/gilets-jaunes-et-noirs-de-watts-debord-et-nous-0/commentaires#comment-9254045

https://blogs.mediapart.fr/jean-louis-legalery/blog/220119/la-grande-mascarade/commentaires#comment-9254046

https://www.mediapart.fr/journal/france/230119/dans-le-var-les-gilets-jaunes-veulent-s-installer-dans-le-decor/commentaires#comment-9254118

 

  • NOUVEAU
  • 28/01/2019 00:06
  • PAR 

 

Mise en regard de ce tronçon de phrase prélevé dans l’article :

« Patrick, de Paris, rappelle que la question qui revient le plus dans les allées du marché de la place de La Réunion, dans le XXe, est celle du logement, des loyers trop chers »

Avec ceci relevé dans un article du JDD de ce matin, consacré au résultat de la campagne de LRM auprès des parisiens à l’automne pour connaître ce qu’ils voudraient pour la ville dans la perspective des prochaines municipales :

« Autre étonnement, le coût du logement n’apparaît pas comme un enjeu parmi les plus de 7 200 questionnaires et 14 000 enregistrements audio. « Je crois que les Parisiens ont finalement intégré et accepté cette idée », tente Pacôme Rupin. »

étonnant, non ?

 

Une dernière réaction à l’article, bien sûr : « Dans la salle, si chacun met de côté son parcours politique, le refus de toute organisation bureaucratique du mouvement fait l’unanimité. »

Il ne faut pas se tromper : soit le « fait accompli populaire » fera plier un gouvernement de loups prêts à aller jusqu’au bout de ses moyens et prérogatives (qui sont grands, donc prêt à « toutes les extrémités »), soit il faudra(it) adopter un peu de son langage pour le forcer à entendre des voix légitimes s’exprimant par des voies légitimes : c’est en anticipant cela (depuis des semaines, mea culpa si j’ai mal fait de tarder) que j’ai fait ma proposition.

J’espère qu’elle sera finalement entendue. Sinon, « A Dieu vat »… et sous peu Castaner fera tirer à balles réelles ainsi que Ferry et consorts le suggèrent :-/

Salut.

 

 

ENINEL

Effectivement ,structurer un mouvement surgit ex-nihilo pour en faire une force homogène pérenne efficace de contre pouvoir ne peut se faire que si des assemblées comme celles de Commercy  ont lieu .  Assemblées oû seront  définis les revendications  et  choisis des  délégués . L’étape suivante est une assemblée des délégués .

Et après ?

Création d’un nouveau parti politique de gauche ? Un parti contestataire dont l’appel à la grève générale sera l’arme ?

  • NOUVEAU
  • 28/01/2019 05:51
  • PAR 

AG de Commercy, LE sujet non relayé sur la boîte à inepties qui nous sert de TV ! Merci, donc, à Lucie Delaporte.

[…]Certains refusent, par principe, de s’associer à un mot d’ordre syndical[…] Avec un peu moins de « pudeur » des Gilets Jaunes & un peu plus d' »audace » (pour demeurer courtois) des dirigeants syndicalistes – car c’est bien d’eux dont il s’agit, quand, à plusieurs reprises leurs « bases » ont rejoint le mouvement en régions, l' »affaire » eut été « pliée » en quelques semaines.

Tous ces atermoiements des participants évoqués par ce billet attestent de la « pureté » de leur élan, là où, prenant conscience de son charisme – et de sa possible exploitation – une Ingrid Machinchose s’évertue, à grand renfort de « langue de bois », de faire oublier ses soutiens et la sape macroniste des futurs enjeux européens.

Conjuguer « horizontalité » et efficacité, pluralisme et unité, foisonnement des propositions et lisibilité, la tâche paraît immense… et digne.

APPEL DES GILETS JAUNES DE COMMERCY À DES ASSEMBLÉES POPULAIRES PARTOUT

REFUSONS LA RÉCUPÉRATION ! VIVE LA DÉMOCRATIE DIRECTE ! PAS BESOIN DE « REPRÉSENTANTS » RÉGIONAUX !

Depuis près de deux semaines le mouvement des gilets jaunes a mis des centaines de milliers de personnes dans les rues partout en France, souvent pour la première fois. Le prix du carburant a été la goutte de gasoil qui a mis le feu à la plaine. La souffrance, le ras-le-bol, et l’injustice n’ont jamais été aussi répandus. Maintenant, partout dans le pays, des centaines de groupes locaux s’organisent entre eux, avec des manières de faire différentes à chaque fois.

Ici à Commercy, en Meuse, nous fonctionnons depuis le début avec des assemblées populaires quotidiennes, où chaque personne participe à égalité. Nous avons organisé des blocages de la ville, des stations services, et des barrages filtrants. Dans la foulée nous avons construit une cabane sur la place centrale. Nous nous y retrouvons tous les jours pour nous organiser, décider des prochaines actions, dialoguer avec les gens, et accueillir celles et ceux qui rejoignent le mouvement. Nous organisons aussi des « soupes solidaires » pour vivre des beaux moments ensemble et apprendre à nous connaître. En toute égalité.

Mais voilà que le gouvernement, et certaines franges du mouvement, nous proposent de nommer des représentants par région ! C’est à dire quelques personnes qui deviendraient les seuls « interlocuteurs » des pouvoirs publics et résumeraient notre diversité.

Mais nous ne voulons pas de « représentants » qui finiraient forcément par parler à notre place !

À quoi bon ? À Commercy une délégation ponctuelle a rencontré le sous-préfet, dans les grandes villes d’autres ont rencontré directement le Préfet : ceux ci-font DÉJÀ remonter notre colère et nos revendications. Ils savent DÉJÀ qu’on est déterminés à en finir avec ce président haï, ce gouvernement détestable, et le système pourri qu’ils incarnent !

Et c’est bien ça qui fait peur au gouvernement ! Car il sait que si il commence à céder sur les taxes et sur les carburants, il devra aussi reculer sur les retraites, les chômeurs, le statut des fonctionnaires, et tout le reste ! Il sait aussi TRÈS BIEN qu’il risque d’intensifier UN MOUVEMENT GÉNÉRALISÉ CONTRE LE SYSTÈME !

Ce n’est pas pour mieux comprendre notre colère et nos revendications que le gouvernement veut des « représentants » : c’est pour nous encadrer et nous enterrer ! Comme avec les directions syndicales, il cherche des intermédiaires, des gens avec qui il pourrait négocier. Sur qui il pourra mettre la pression pour apaiser l’éruption. Des gens qu’il pourra ensuite récupérer et pousser à diviser le mouvement pour l’enterrer.

Mais c’est sans compter sur la force et l’intelligence de notre mouvement. C’est sans compter qu’on est bien en train de réfléchir, de s’organiser, de faire évoluer nos actions qui leur foutent tellement la trouille et d’amplifier le mouvement !

Et puis surtout, c’est sans compter qu’il y a une chose très importante, que partout le mouvement des gilets jaunes réclame sous diverses formes, bien au-delà du pouvoir d’achat ! Cette chose, c’est le pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple. C’est un système nouveau où « ceux qui ne sont rien » comme ils disent avec mépris, reprennent le pouvoir sur tous ceux qui se gavent, sur les dirigeants et sur les puissances de l’argent. C’est l’égalité. C’est la justice. C’est la liberté. Voilà ce que nous voulons ! Et ça part de la base !

Si on nomme des « représentants » et des « porte-paroles », ça finira par nous rendre passifs. Pire : on aura vite fait de reproduire le système et fonctionner de haut en bas comme les crapules qui nous dirigent. Ces soi-disant « représentants du peuple » qui s’en mettent plein des poches, qui font des lois qui nous pourrissent la vie et qui servent les intérêts des ultra-riches !

Ne mettons pas le doigt dans l’engrenage de la représentation et de la récupération. Ce n’est pas le moment de confier notre parole à une petite poignée, même s’ils semblent honnêtes. Qu’ils nous écoutent tous ou qu’ils n’écoutent personne !

Depuis Commercy, nous appelons donc à créer partout en France des comités populaires, qui fonctionnent en assemblées générales régulières. Des endroits où la parole se libère, où on ose s’exprimer, s’entraîner, s’entraider. Si délégués il doit y avoir, c’est au niveau de chaque comité populaire local de gilets jaunes, au plus près de la parole du peuple. Avec des mandats impératifs, révocables, et tournants. Avec de la transparence. Avec de la confiance.

Nous appelons aussi à ce que les centaines de groupes de gilets jaunes se dotent d’une cabane comme à Commercy, ou d’une « maison du peuple » comme à Saint-Nazaire, bref, d’un lieu de ralliement et d’organisation ! Et qu’ils se coordonnent entre eux, au niveau local et départemental, en toute égalité !

C’est comme ça qu’on va gagner, parce que ça, là haut, ils n’ont pas l’habitude de le gérer ! Et ça leur fait très peur.

Nous ne nous laisserons pas diriger. Nous ne nous laisserons pas diviser et récupérer.

Non aux représentants et aux porte-paroles autoproclamés ! Reprenons le pouvoir sur nos vies ! Vive les gilets jaunes dans leur diversité !

VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, POUR LE PEUPLE !

Si vous vous retrouvez dans les bases de cet appel chez vous, dans votre groupe local de gilets jaunes, ou autre, contactez-nous sur giletsjaunescommercy@gmail.com et coordonnons-nous sur la base d’assemblées populaires et égalitaires !

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Une réflexion sur “Gilets jaunes: à Commercy, «l’AG des AG» remporte un succès d’affluence

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