Kering: les paiements au Panama et les mensonges au Sénat. Le géant français du luxe, Kering, détenu par la famille Pinault, a économisé 39 millions d’euros d’impôts en payant au Panama l’ancien patron de sa filiale Gucci.

Kering: les paiements au Panama et les mensonges au Sénat

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Le géant français du luxe, Kering, détenu par la famille Pinault, a économisé 39 millions d’euros d’impôts en payant au Panama l’ancien patron de sa filiale Gucci. Le groupe a menti à deux commissions d’enquête du Sénat sur ses pratiques d’évasion fiscale.

Dans la conduite de ses affaires, le milliardaire François-Henri Pinault, PDG du géant français du luxe Kering, pratique l’évasion fiscale à tous les étages. Mediapart a révélé l’an dernier comment le groupe, propriétaire de Gucci, Yves Saint Laurent ou Balenciaga, a évadé 2,5 milliards d’euros d’impôts via la Suisse. Kering a aussi évadé 50 millions d’euros de taxes en Italie sur le salaire de l’actuel patron de Gucci, Marco Bizzarri, en le payant via une société au Luxembourg et une fausse résidence fiscale en Suisse.

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De nouveaux documents confidentiels obtenus par Mediapart, et partagés avec ses partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC), montrent que Kering a effectué un montage fiscal pire encore pour rémunérer le prédécesseur de Bizzarri, Patrizio Di Marco, PDG de Gucci jusqu’en 2014. Le grand patron du groupe, François-Henri Pinault, en était personnellement informé.En plus de son contrat de travail italien, Patrizio Di Marco a bénéficié, à partir de 2011, d’une rémunération secrète en tant que « consultant » d’une société-écran de Kering au Luxembourg, qui lui a versé 24 millions d’euros en cinq ans sur le compte, à Singapour, d’une société offshore au Panama. Le tout quasiment net d’impôts, grâce à une résidence fiscale suisse à la réalité très discutable.

François-Henri Pinault, PDG de Kering. © ReutersFrançois-Henri Pinault, PDG de Kering. © Reuters

Mais le plus grand gagnant était Kering. Si le groupe avait versé la même rémunération ultra net en Italie, cela aurait coûté 63 millions d’euros. Soit une économie d’impôts et de cotisations sociales de 39 millions d’euros.

Interrogé en 2012 et 2013 par deux commissions d’enquête sénatoriales, Kering a répondu, la main sur le cœur, qu’il « ne [réglait] pas des rémunérations à ses employés dans des pays où ceux-ci n’exercent pas leur activité principale ». Le groupe contrôlé par la famille Pinault a donc menti au Sénat. Mais probablement sans conséquence possible, car le délit de parjure devant les parlementaires ne semble pas concerner les témoignages écrits.

Ces montages offshore ont valu à Kering et Patrizio Di Marco d’être poursuivis au pénal pour fraude fiscale par des procureurs de Milan. Ils ont bouclé en novembre dernier leur enquête sur les pratiques de Gucci, accusé d’avoir évadé 1 milliard d’euros d’impôts.

Interrogé par Mediapart, Kering a refusé de commenter ce montage car il « concerne une situation individuelle et est en lien avec une procédure judiciaire en cours » (lire l’intégralité de la réponse dans l’onglet Prolonger). Idem pour Patrizio Di Marco, au motif qu’« une enquête pénale est en cours »« M. Di Marco a confiance dans le fait que sa conduite a été appropriée et le démontrera aux autorités compétentes », indiquent ses avocats.

L'ancien PDG de Gucci Patrizio Di Marco avec son épouse, Frida Giannini. © ReutersL’ancien PDG de Gucci Patrizio Di Marco avec son épouse, Frida Giannini. © Reuters

Patrizio Di Marco est une star du monde de la mode. Ce personnage flamboyant préside aujourd’hui la marque de luxe italienne Golden Goose et siège aux conseils d’administration de Dolce & Gabbana et du groupe français Sandro, Maje et Claudie Pierlot (SMCP). Entre 2008 et 2014, il a été le grand patron de Gucci, première maison italienne de luxe et plus grosse filiale de Kering. Un ancien collègue le décrit comme charismatique et accessible, ce qui est « rare chez les gens de calibre ».

Patrizio Di Marco est aussi très gourmand. Son contrat de travail italien avec Gucci lui rapportait 1 million brut par an, auquel s’ajoutaient jusqu’à 1,7 million de bonus, une indemnité de logement, 50 000 euros par an pour se vêtir, une voiture avec chauffeur et le droit de voyager dans le jet privé du groupe.

Le contrat de consultant de Patrizio Di Marco avec Castera au Luxembourg. © EICLe contrat de consultant de Patrizio Di Marco avec Castera au Luxembourg. © EIC

Mais ce n’était pas tout. À la fin 2010, le patron de Gucci est devenu le « consultant »d’une société boîte aux lettres luxembourgeoise nommée Castera (notre document ci-dessus), détenue à 100 % par Kering. Patrizio Di Marco a facturé 10,7 millions d’honoraires pour ses précieux conseils entre 2010 et 2014, versés à sa société au Panama, Vandy International, détenue à travers des prête-noms.

Lorsqu’il a été viré de Gucci en 2014 par François-Henri Pinault, Di Marco a négocié une indemnité de départ colossale : 1 million d’euros d’actions Kering gratuites, plus un versement de 11,2 millions d’euros. Là encore, l’argent a été payé à sa société au Panama, sur un compte à la LGT Bank à Singapour. Le document (ci-dessous) a été signé par la DRH de Kering à l’époque, Belén Essioux-Trujillo.

L'accord de fin de contrat entre Patrizio Di Marco et Castera. © EICL’accord de fin de contrat entre Patrizio Di Marco et Castera. © EIC

Di Marco a donc touché, grâce à ce montage, 24 millions d’euros, sur lesquels il n’a pas payé le moindre euro d’impôt en Italie. Sa société n’était pas imposée au Panama. Et il bénéficiait d’une résidence fiscale suisse au « forfait », un régime fiscal très généreux accordé à seulement 5 300 privilégiés étrangers. Ces ultrariches sont imposés sur la base d’un « forfait » censé refléter le montant de leurs dépenses (400 000 francs suisses par an pour Di Marco).

Résultat : le patron de Gucci a payé, selon nos documents, environ 100 000 euros d’impôt sur le revenu par an en Suisse. Un taux d’imposition de 2 %, vingt fois moins qu’en Italie.

C’est le paradis. Officiellement, Patrizio Di Marco vivait d’ailleurs à Paradiso, dans la proche banlieue de Lugano. Kering lui louait un petit appartement, dans un grand immeuble mal entretenu, dont le standing semble difficilement compatible avec celui du patron de Gucci.

Le Gucci Hub, inauguré en 2016 dans une ancienne usine reconvertie, abrite le siège de la marque à Milan. © D.R.Le Gucci Hub, inauguré en 2016 dans une ancienne usine reconvertie, abrite le siège de la marque à Milan. © D.R.

Il n’y mettait que rarement les pieds. Comme la presse l’a déjà rapporté, Patrizio Di Marco, dont le poste était basé au siège milanais de Gucci, vivait en réalité en Italie. Selon nos informations, il détient en effet un appartement de 100 m2 à Milan. Il possède aussi, avec sa femme, une immense maison de 44 pièces à Rome. Sa résidence suisse était-elle fictive ? Il a refusé de nous répondre.Le montage a été supervisé par Kering. Le groupe a aidé Patrizio Di Marco à obtenir le « forfait » suisse. L’opération a été gérée par un fiscaliste et fiduciaire de Lugano, Adelio Lardi. Il avait déjà créé la structure suisse LGI, qui opère le montage d’évasion fiscale du groupe.

Pour bénéficier du « forfait », il est interdit d’être payé par une entreprise suisse. C’est pour cette raison que Kering a créé au Luxembourg la société Castera, qui a embauché comme consultant Patrizio Di Marco, puis son successeur, Marco Bizzarri. Le Grand-Duché a été choisi car les cotisations sociales y sont presque nulles et qu’il n’y a aucun prélèvement à la source pour les individus résidant en dehors du pays.

François-Henri Pinault était personnellement informé. Chaque année, le grand patron de Kering écrivait personnellement deux courriers estampillés « confidentiel » à Patrizio Di Marco pour lui annoncer le montant de ses bonus : une pour son bonus de salarié en Italie, l’autre pour celui de consultant au Luxembourg.

Dans son courrier du 26 mars 2013 (ci-dessous), François-Henri Pinault indique à Di Marco qu’il pourra « facturer » des « honoraires » de 1,1 million d’euros et qu’il aura droit à un second bonus calculé sur les résultats du groupe à long terme, dont le montant a été fixé « sur les conseils du comité des rémunérations » du conseil d’administration de Kering.

 © EIC© EIC

Ce courrier est embarrassant pour les personnalités qui siégeaient à l’époque dans ce comité. On y trouvait Philippe Lagayette, qui était jusqu’à hier président de Renault par intérim à la suite de l’arrestation de Carlos Ghosn ; Laurence Boone, ex-conseillère élyséenne du président François Hollande, aujourd’hui chef économiste de l’OCDE ; Jean-Pierre Denis, patron du Crédit mutuel Arkéa, ou Yseulys Costes, PDG de l’entreprise de marketing digital 1000mercis.

Ces administrateurs savaient-ils que le patron de Gucci était rémunéré comme consultant, ainsi que le suggère le courrier de François-Henri Pinault ? Ont-ils été informés que Kering lui payait ses bonus au Panama ? Aucun d’entre eux ne nous a répondu.

« Méfiance ! », le Sénat enquête

Tout se passait donc au mieux pour Kering et Di Marco dans la douceur des paradis fiscaux. Mais en 2012, c’est l’alerte. Le Sénat a lancé une commission d’enquête parlementaire sur « l’évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales » (lire le rapport ici). Le 29 mai, le sénateur PCF Éric Bocquet, rapporteur de la commission, envoie 23 questions aux sociétés du CAC 40.

Chez Kering, le questionnaire est adressé à Jean-François Palus, directeur général délégué et bras droit de François-Henri Pinault. La question numéro 2 est particulièrement embarrassante : « Le groupe règle-t-il des rémunérations (de toutes natures) à certains de ses employés dans des pays où ceux-ci n’exercent pas leur activité principale ? »

Le questionnaire suscite des sueurs froides au siège parisien de Kering. « Méfiance ! », réagit le 4 juin par courriel le directeur financier du groupe, Jean-Marc Duplaix, qui précise qu’il faut « en parler dès que possible ». Une première réponse est rédigée le 11 juin 2012, mais elle ne convient pas au numéro 2 du groupe, Jean-François Palus. « Jean-François […] souhaite qu’on le raccourcisse significativement et qu’on apporte moins de détails », écrit Duplaix.

François-Henri Pinault, PDG de Kering, et son bras droit, Jean-François Palus (à gauche), numéro 2 du groupe. © ReutersFrançois-Henri Pinault, PDG de Kering, et son bras droit, Jean-François Palus (à gauche), numéro 2 du groupe. © Reuters

Le 12 juin, Duplaix envoie à plusieurs dirigeants, dont Jean-François Palus, la « version expurgée que je vous demande de regarder avec la plus grande attention pour vous assurer que le niveau de réponse est au moins minimal ». Restent tout de même quelques « points en suspens », dont la question sur les dirigeants payés à l’étranger. « Jean-François, je pense qu’on est bien dans l’esprit de ce que tu souhaitais. Merci de checker [vérifier] la partie sur la rémunération des salariés », lui écrit le directeur financier.

Le 15 juin, Kering répond au Sénat, la main sur le cœur, qu’il « ne règle pas des rémunérations à ses employés dans des pays où ceux-ci n’exercent pas leur activité principale ».

C’est un mensonge. Deux hauts dirigeants étaient rémunérés par Castera au Luxembourg et avaient une résidence suisse douteuse : Patrizio Di Marco et l’actuel patron de Gucci, Marco Bizzarri, à l’époque patron du maroquinier Bottega Veneta. Sans oublier la vingtaine de cadres de Gucci que Kering avait fictivement transférés dans la région de Lugano pour tenter de donner de la substance à LGI, la société suisse qui opère le montage d’évasion fiscale du groupe (lire notre enquête ici).

Le Sénat insiste. Un an plus tard, une seconde commission d’enquête se penche sur « le rôle des banques et acteurs financiers » dans l’évasion fiscale (lire ici). Un second questionnaire est à nouveau adressé le 29 juillet 2013 par Éric Bocquet aux sociétés du CAC 40. On y retrouve la question sur les dirigeants rémunérés hors du pays où ils travaillent. Là encore, Kering répond qu’il « s’attache à ne jamais rémunérer ses employés dans un pays autre que leurs lieux d’activité principale ».

Ce n’est pas le seul mensonge de Kering aux sénateurs. Interrogé sur ses pratiques d’optimisation, le groupe de la famille Pinault répond, en 2012 comme en 2013, qu’il « ne retient pas la politique fiscale comme un élément essentiel de sa stratégie » et que « les préoccupations fiscales ne constituent pas le facteur premier du choix de la structure juridique » de ses activités à l’étranger.

Kering a pourtant mis en place le plus gros montage d’évasion fiscale d’une entreprise française. Le groupe a sciemment choisi de localiser 70 % de ses profits dans sa filiale suisse de logistique LGI, basée près de Lugano, où le groupe a négocié un accord fiscal qui lui permet de payer seulement 8 % d’impôt sur les sociétés. C’est ainsi que Kering a pu évader 2,5 milliards d’euros d’impôts (lire notre enquête ici).

Contacté par Mediapart, Kering n’a pas souhaité s’expliquer : « Le groupe n’a rien à ajouter à ses réponses faites en 2012 et en 2013 aux commissions d’enquête sénatoriales, au regard de la situation du groupe à cette époque. »

Le sénateur communiste Éric Bocquet est très engagé dans la lutte contre l'évasion fiscale. © D.R.Le sénateur communiste Éric Bocquet est très engagé dans la lutte contre l’évasion fiscale. © D.R.

Nous avons soumis nos documents au sénateur communiste Éric Bocquet, rapporteur des deux commissions d’enquête et spécialiste de l’évasion fiscale. « Il est intolérable qu’un grand groupe mente ainsi à la République, réagit-il. Ce ne sont pas les grandes entreprises qui font la loi, et la loi fiscale doit s’appliquer à tout le monde, sinon le consentement à l’impôt s’écroule. C’est d’autant plus important que le mouvement des “gilets jaunes” a encore montré la très forte demande de justice fiscale de nos concitoyens. »Mentir aux commissions d’enquête parlementaires peut coûter cher : jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende, sur le fondement de l’article 434-13 du code pénal. Le pneumologue Michel Aubier a ainsi été condamné à six mois de prison avec sursis en 2017, pour avoir menti sur ses liens avec Total devant une commission d’enquête du Sénat.

Mais les sénateurs qui le souhaiteraient risquent d’avoir du mal à poursuivre Kering. Le mensonge du groupe en 2013 n’est pas prescrit. Mais l’article du code pénal semble punir uniquement les faux témoignages oraux effectués sous serment. Interrogé par Mediapart, le service juridique du Sénat n’a toutefois pas souhaiter se prononcer sur ce point, car « à notre connaissance », cette situation « ne s’est pas encore présentée ».

Le sénateur Les Républicains François Pillet. © D.R.Le sénateur Les Républicains François Pillet. © D.R.

« Votre enquête pose la question d’un renforcement de l’arsenal juridique et pénal pour renforcer la lutte contre les mensonges aux commissions d’enquête parlementaires, réagit le sénateur Les Républicains François Pillet, qui présidait la commission d’enquête de 2013. Si vos documents sont confirmés, c’est assez insupportable qu’on puisse ainsi mentir à la représentation nationale. »Le sénateur Éric Bocquet ne compte pas en rester là : « Si nous sommes probablement face à une impasse juridique, politiquement, c’est autre chose. Si on tolère que de hauts dirigeants d’un grand groupe français mentent au Parlement, c’est la fin des commissions d’enquête. Il serait intolérable que notre institution se laisse bafouer ainsi sans réagir. »

Notre enquête pose enfin la question de la volonté des autorités françaises de combattre l’évasion fiscale d’un groupe aussi emblématique que Kering, fleuron du luxe à la française et détenu par la famille Pinault, sixième fortune de France avec un patrimoine de 30 milliards d’euros.

En Italie, l’enquête sur Gucci, accusée d’avoir évadé 1 milliard d’euros, a été bouclée en novembre dernier par le parquet de Milan. Selon l’agence Reuters, Gucci risque d’être renvoyé devant un tribunal, à moins de conclure une transaction pénale.

En France, où la filiale de Kering Yves Saint Laurent a éludé 180 millions d’euros grâce au même système, il n’y a pas d’avancée visible depuis nos révélations de mars 2018. Interrogé un mois plus tard à la télévision par le directeur de Mediapart Edwy Plenel, Emmanuel Macron s’était dit persuadé que « l’administration fiscale, quand elle voit un article de presse comme celui que Mediapart a révélé, elle lance immédiatement un contrôle fiscal. […] Donc, il est évident que l’affaire dont vous parlez […] est en ce moment l’objet d’un contrôle fiscal ».

Ce contrôle a-t-il vraiment été lancé ? Bercy se refuse à tout commentaire, invoquant le « secret fiscal ». Kering nous a répondu que « la quasi-totalité des entités françaises du groupe font ou ont fait l’objet d’un contrôle fiscal, comme c’est régulièrement le cas, ce qui n’est pas anormal pour un groupe de la taille de Kering ».

À cause du fameux « verrou de Bercy », seul le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, est habilité à saisir la justice, si jamais l’affaire est jugée suffisamment grave par le fisc. Selon nos informations, aucune enquête judiciaire n’avait été ouverte à l’automne dernier. Qu’en est-il aujourd’hui ? Contacté par Mediapart, le Parquet national financier (PNF) s’est refusé à tout commentaire.

TOUS LES COMMENTAIRES

devait être invité au Château par le Monarc?

Ce midi sur France inter, alain Minc nous vantait les mérites du sieur Pinault, self-made man et bénéficiaire de l’ascenseur social !!! Avec très peu de réactions des « journalistes » d’Inter …

Quand on connait l’histoire de ce grand français, premier de cordée dans toute sa splendeur, et les origines de sa fortune, c’est à vomir. Mais qu’attendre d’autre d’Alain Minc …

Je ne voudrais pas apparaître comme un analyste en graphologie, mais remarquez, Pinault signe comme Trump; comme les gens qui veulent cacher leurs mensonges dans les méandres de leur stylo! Etonnant non?

  • NOUVEAU
  • 25/01/2019 19:18
  • PAR 

La ruse de ouf, mentir par écrit ! Mais pourquoi Benalla n’a-t-il pas invoqué une extinction de voix ?

Sénateurs ridicules et entreprises tricheuses, m’est avis que les adjectifs sont redondants.

  • NOUVEAU
  • 25/01/2019 19:31
  • PAR 

Un détail n’est pas expliqué: pourquoi verser le montant sur un compte à Singapour ?

Et alors ??? La suite ????

….. et bien figurez vous que  Kering-Pinault a été condamné  à reverser 39 millions d’euros + plusieurs dizaines de milliers d’euros pour fraude au fisc italien !!!!!!!!

NOOOOON……… j’rigolais !!!!  cool laughing

« Gilets jaunes ne lâchons pas le RIC »

Pour stopper ces évasions fiscales que notre MONARC ne saurait voir, il faut plus que des Gilets Jaunes et beaucoup plus qu’un GRAND BLABLA, il nous faut tous devenir des RÉSITANTS DE L’ÉCONOMIE.

Devenons tous GRÈVISTES DE LA TVA pour sortir par le RIC RÉVOCATOIRE  le PRÉSIDENT POUR LES OLIGARQUES et stopper ses « réformes » de régression, sociale, démocratique, environnementale…

Texte de la PÉTITION-PRÉAVIS de GRÈVE DE LA TVA sur Change.org

Que peuvent ils bien faire pour justifier de telles rémunérations ?

On trouve que du beau monde, et étonnement ils ne répondent jamais, bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre! MDP journal naïf, comme c’est bizarre!

Un bon article de « Le Vent Se Lève » :

https://lvsl.fr/la-democratie-confisquee

******* que oui  !

  • NOUVEAU
  • 26/01/2019 01:22
  • PAR 

Most uncaring!

Dégage le souverainiste chouardiesque.

Tu mélange le fermier au gitan. Tu verras. Sale natio.

Des premiers de cordée menteurs ? Je ne peux y croire ! Je suis effondré.

Est ce qu’un article comme celui ci serait sorti il y a 5 ans ? Journalistes de Médiapart, est ce que ce type d’enquête augmente et devient plus facile à réaliser ou est ce l’inverse ?

Je pense au Consortium Européens ? Mais est ce que la « transparence » de Bercy et ou de l’Europe vous permet elle de lever plus de lièvres ?

Sinon, plutôt que s’acharner à vouloir couper la tête des rois, il existe un moyen bien plus simple et nettement plus puissant d’exprimer son mécontentement : C’est de boycotter PPR par exemple. On ne s’imagine pas la force que l’on a si l’on se met à boycotter tous les produits d’un groupe. Mais cela à deux inconvénients :

Toujours être sur ses gardes de ce que l’on achète. Les groupe se cachent derrière chaque marques, chaque enseigne.

Peut être payer plus cher un produit « éthique fiscalement » qu’un produit PPR.  Un moment on veut tout moins cher, la même marque que dans la pub. On se rue sur un produit Gucci parce que c’est classe ! Ben derrière, Gucci se gave à vendre avec des marges à 200 ou 300%. Les dindons ce sont les acheteurs !! Et sur toute la ligne !! Par exemple, Gucci vend des lunettes et dans la foulée nous sommes en train de perdre un excellent savoir faire lunetier dans le jura. A prix égal, on ira vers la marque Italienne…

S’habiller, c’est voter. Manger, c’est voter, Rouler, c’est voter. Ne l’oublions jamais, ils ne font que suivre nos comportements !

Bonne idée ! j’arrête d’acheter du PPR ! D’accord je n’en ai pas les moyens, mais ça fait du bien de le dire.

Probable qu’en 5 ans de plus en plus de milliardaires optimisent légalement et que donc de plus en plus de leurs employés sont au courant et que de plus en plus de fuites sont potentiellement possibles. La question n’est pas de savoir si le remplacement de nos élus a changé quelque chose dans les fuites (je ne crois pas) mais plutôt de savoir quand ils vont se rendre compte qu’ils nous ont pondu des lois scélérates et quand ils vont monter au créneau pour changer tout ça. Si le mouvement des GJ perd de son intensité en se divisant (ce qui ne manquera pas d’arriver si ce qu’on entend se confirme) on n’est pas près de voir Macron jouer Robin des bois.

Il ne faut pas décourager les premiers de cordée, voyons ! C’est lamentable, mais pourquoi se gêneraient-ils, l’impunité leur est carrément assurée ; le verrou de Bercy les protège.

Pan un bon coup de flasball dans les ressources de l Etat …un vrai profiteur antipatriotique aurait dit Marine… oui sauf que marine marchande . .. aussi
  • NOUVEAU
  • 26/01/2019 13:18
  • PAR 

Bennalla ment au sénat,  les conseillers  présidentiels mentent au sénat, la police omet de dire des éléments   et enfin  cette société KERING  ment au sénat.

C’est quoi le sénat au juste,  une  pantomine , une  parodie de démocratie,  quel pouvoir de se faire  respecter  ??  Bon  on  y es bien  rénuméré  c’est  vrai!!!!

Je pense que les 2 sénateurs Bocquet surtout, hyper tenace-coriace,  et Pillet,  ulcéré par les mensonges à répétition d’une pluralité de personnes – y compris morales- devant la représentation nationale,  ne vont pas lâcher l’affaire !

Ne  surtout pas compter sur les élucubrations verbales du prsdt  menteur-imposteur Macron qui protège  systématiquement tous les gros (Aéroport de Toulouse, de Paris : lire la chronique de Paul Cassia, d’Alsthom : lire les articles de Mdpart etc….) CONTRE les petits.

Espérons que ces 2 sénateurs vont être offensifs d’offensifs.

On va leur réserver une cellule au Japon avec Carlos c’est le nouvel eldorado des tricheurs

Cet article ne serait il pas fake ?

« Les paradis fiscaux, c’est fini » (2010 – Paul Bismuth)

https://m.youtube.com/watch?v=Uzk8UD_b99M

 

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Il faut se résigner , les grandes fortunes : un joli tas de fumiers très utiles en politique , tenus par les couilles ils finissent par pisser quelques devises qui font croire que Bercy a gagné un pactole . Le Maire se fout de nous : 2,5 milliards toujours chouravés par la Société Générale , il veut nous faire croire qu’il est féroce en taxant les GAFA d’ un « énorme » 3% , ç’est de moins en moins drôle .

innocentet qu’en pense  CARLOS  GOSHN  du fond de sa geôle japanese ? ? ? ?sealed

 

  • NOUVEAU
  • 26/01/2019 19:15
  • PAR 

SI le PDG était honnête il n’aurait pas pu accumuler sa fortune en milliards d’euros !

 

Encore des voyouseries à l’origine des déficit publics français, italien, parmi beaucoup d’autres.

Lire en bas de la page 1 de l’article, un fragment des réseaux qui structurent le pouvoir néolibéral supranational qui vampirise les pays.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’on ait droit à un nouveaux scandale financier, c’est devenu coutumier.

Mais ces gens là dinent à nos frais à la table du président, promettant des emplois et une economie forte pour la France.

Ils n’iront jamais en prison pour leur méfaits, ni ne rembourseront jamais le quart de ce qu’il ont volé au reste du monde, même après décision de justice.

Ils gagnent plus d’argent en étant virés qu’en étant employés.

On est juste censés, cons que nous sommes, faire confiance à ces grands hommes pour nous guider sur la voie d’une société idéale.

Des parasites, c’est tout ce qu’ils sont à mes yeux.

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Une réflexion sur “Kering: les paiements au Panama et les mensonges au Sénat. Le géant français du luxe, Kering, détenu par la famille Pinault, a économisé 39 millions d’euros d’impôts en payant au Panama l’ancien patron de sa filiale Gucci.

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