Rambaud habille Macron pour l’hiver ! Patrick Rambaud Emmanuel Le Magnifique. Chronique d’un règne Éditions Grasset 198 p., 18 €

Rambaud habille Macron pour l’hiver

 PAR 

Patrick Rambaud, après avoir étrillé Nicolas Sarkozy puis rapetissé encore davantage François Hollande, se mesure au président Macron dans Emmanuel Le Magnifique (Grasset). L’écrivain brandit son flambeau face au foudre de Jupiter.

À Mediapart, nous suivîmes non sans entrain la chronique du « règne » de Nicolas Sarkozy, mitonnée avec un style grand genre et une écriture grand siècle par le facétieux Patrick Rambaud. L’écrivain s’était pris au jeu de ressusciter « La Cour », cette rubrique du Canard enchaîné que tint, de 1960 à 1969 (cela devint « La Régence » sous Pompidou), Roger Fressoz alias André Ribaud. Saint-Simon et le cardinal de Retz servaient de modèle à une plume trempée dans le curare. Exemple entre mille, cette description politico-métaphysique du premier ministre Michel Debré, en 1961 : « Il n’était au vrai qu’un cheval d’aucune race, prompt à tous les attelages, à être bâté de toute charge, à hâler n’importe quoi jusqu’à bout d’échine pourvu que le Roi, mais le Roi seul, lui fît sentir rudement le bridon et le fouet. M. le Prince était né sujet. »

Comme en écho, voici, campé en 2010 par Patrick Rambaud dans sa Troisième Chronique du règne de Nicolas Ier, Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et ami de l’auteur dans l’autre siècle : « Le comte d’Orsay fit de l’indignation son panache. Il y avait du Cyrano en lui, avant qu’à la Cour il se changeât en Scapin. Le comte avait toujours mené grand train et fait bonne figure dans les salons, tout en dentelles moussantes, et il ne refusait jamais de s’aider lui-même comme il aidait autrui. »

Notre plaisir de lire chaque janvier les annales pimentées de l’année scolaire précédente s’estompa, dès qu’une certaine idée de la normalité bonhomme se mit à camper à l’Élysée avec François le Petit : le modèle ne valait plus le détour parodique. À quoi bon affûter ses flèches pour atteindre une bonne grosse cible pareille ? Patrick Rambaud sembla s’en lasser aussi vite que ses lecteurs.

Or voici que renaît l’intérêt, à cause de – ou grâce à, c’est selon – Emmanuel Macron. Romain Gary, à propos des dirigeants soviétiques, avait élaboré le principe suivant : toujours un chevelu succédait à un chauve (cf. Lénine-Staline-Khroutchev-Brejnev). Sous notre Ve République à bout de souffle, un exalté s’impose après un engourdi (Chirac produit Sarkozy, Hollande engendre Macron). Et l’agité du bocal élyséen, le fieffé fiévreux, le houspilleur compulsif inspire la satire ; là où le roi fainéant assommait son monde avec sa gestion des affaires courantes.

emmanuel-le-magnifique

Patrick Rambaud remonte donc en selle, ce qui donne un galopant Emmanuel Le Magnifique : « Sa Majesté Intempestive voulait trancher avec les années agitées et les années assoupies de ses deux prédécesseurs. » Après une description de la photographie officielle de M. Macron en majesté nous toisant sur fond de bureau encombré d’un bric-à-brac hyper symbolique (« On allait mourir, naître, se marier et divorcer sous le regard bienfaisant mais autoritaire du Prince »), l’auteur relève avec une ironie millimétrée la prétendue pénétration présidentielle : « Il avait confié cette image à son ordinaire photographe, une jeunette qui le suivait depuis ses débuts de campagne et en qui il avait entière confiance, parce qu’il se défiait des gazetiers qui colportaient leurs approximations et leurs interprétations, médiocres limiers qui maquillaient en enquêtes leur goût du sensationnel. »Macron se voudrait à la fois réfléchi et glamour ; dans les nuées, mais sur papier glacé au beau milieu des salles d’attente de nos dentistes. Patrick Rambaud appuie sur cette dualité intérieure aux accents de chanterelle. « Le Prince vivait dans une réalité différente. Il avait tout appris dès son âge le plus tendre auprès de Manette, sa grand-mère et sa complice qui lui récitait les fables de La Fontaine et le gavait des nocturnes de Chopin. » Ou encore : « Déjà, le Prince ne se reconnaissait pas dans la gauche débraillée ni dans la droite amidonnée. Les autres l’avaient surnommé le philosophe parce qu’il avait sans cesse un livre de M. Ricœur sous le bras. »

Or ce garçon si prometteur et un rien anticonformiste se voit propulsé à l’Élysée : « Notre nouveau monarque avait bénéficié d’une chance insolente car, venant de nulle part, il put s’asseoir par surprise au sommet, où les coussins étaient moelleux. » Cependant, pour se cramponner sur place et donc se faire accepter du bon peuple – méprisé pour ne savoir que se vautrer dans le panem et circenses –, l’élu suprême concocte une stratégie apte à en mettre plein la vue aux basses castes, qui ne demandent que cela : « Il recourut aux services experts de mademoiselle Mimi, la patronne d’une agence qui gardait sous ses ordres une meute de paparazzis qu’elle avait disciplinés et qui lui obéissaient ; elle devait produire, contrôler et diffuser les images intimes de notre couple princier pour que chacun les comprît mieux. »

Ô dualisme virant à la duplicité, ô cynisme imparable d’Emmanuel Macron, persuadé d’être le seul patricien capable de dompter la plèbe ! Un tel état d’esprit, carnassier (on frôle l’anthropophagie symbolique) sous couvert d’amabilités distribuées à tout-va, s’illustre dans le rapport qu’a toujours entretenu l’actuel président de la République avec les vieillards, considérés comme des prises – un terme d’escalade congruent puisque l’ambitieux banquier puis ministre n’a d’yeux que pour le sommet, nonobstant les regards dégoulinants de compassion jetés autour de lui : « Il continuait de sacrifier au culte des ancêtres, pourvu que ceux-ci fussent vivants. Alors il les séduisait avec ses manières de faux dilettante ; il s’appuyait sur eux pour avancer. »

Le roué Patrick Rambaud persifle de plus belle : « Le Prince trouvait chez les vieux cette plaisante absence de rivalité. Il les enrobait de politesse sentie et d’égards. Il reprenait leurs expériences à son compte, accumulait des savoirs à leur insu et profitait de leur influence. » Tant et si bien que « le duc de Lyon » (Gérard Collomb, futur doyen du gouvernement), aux prémices d’une campagne présidentielle qui ne disait pas son nom – Emmanuel Macron en était encore à rassurer François Hollande et ce président niaiseux en était encore à croire son jeune ministre des finances aussi sournois que décidé –, tant et si bien, donc, que le duc de Lyon « s’approcha et lui dit enfin :
– Seigneur, nous ne pouvons demeurer dans l’incertain. Tu ne peux rester ministre et nous montrer la voie ! La troupe de tes marcheurs constitue déjà une multitude, sur les écrans et sur les routes, où ils recueillent les doléances du peuple, les désirs de chacun qui vont nous orienter… ».

À la gérontophilie galopante se superpose, sous la plume de Patrick Rambaud, le culte insidieux qu’entend établir à son sujet – et à ses sujets – ce huitième président de la VeRépublique. Emmanuel Le Magnifique a le mérite de tirer un fil essentiel de la pelote Macron : une formation, des réflexes et une stratégie hérités des hommes noirs de la compagnie de Jésus : « Les jésuites étaient en même temps autoritaires et bienveillants, familiers et distants, humbles et supérieurs, ni pour ni contre, mais les deux à la fois. »

« Le Prince Véloce groupa autour de lui ses premiers disciples à la façon de Loyola au Quartier Latin », consigne l’auteur, qui suit la piste congréganiste jusqu’à décrypter l’influence du pape François sur « Notre Savoureux Monarque ». Celui-ci se veut à la fois marcheur universel et manipulateur précis des ficelles du système. Au point d’attirer l’attention de son fondé de pouvoir, M. Philippe, sur un passage d’un livre du souverain pontife consacré à un proche de Loyola, Pierre Favre, évangélisateur ainsi dépeint par l’actuel Saint-Père : « Il préconisait le dialogue avec tous, même avec les plus lointains et les adversaires, la piété simple, une certaine ingénuité peut-être, la disponibilité immédiate, son discernement intérieur attentif, le fait d’être un homme de grandes et fortes décisions, capable en même temps d’être si doux… »

Incapable de s’en tenir à ce programme pourtant déjà foutrement tortueux, Emmanuel Macron a voulu y ajouter sa touche de modernité managériale, au risque de surcharger, d’empiler, de contraster à outrance : voilà comment nous avons hérité d’un président rococo ! La rocaille de trop fut donc cette volonté d’additionner au jésuitisme le management (le ménage ment ?) : « Les méthodes de l’entreprise semblaient s’imposer. Ils devaient tous jouer ensemble, s’assouplir dans des séminaires, se réunir en ateliers pour apprendre l’art du vote à main levée et la façon de répondre la mieux médiatique », raille Patrick Rambaud.L’auteur s’en donne à cœur joie en montrant comment la langue française se révèle contaminée par des mots imbéciles, flous et prétentieux (peu de journalistes y échappent à leur tour !), tels ces verbes qui poussent comme du chiendent : acterimpacter… Fort de son maniement de l’idiome global, le basic English« Notre Coruscante Majesté » partit à la conquête de Buffalo Trump, ce qui nous vaut des paragraphes poilants.

Emmanuel Le Magnifique comporte moult morceaux de bravoure : « L’Homme est nuisible par nature. Depuis qu’il a jailli de la mer et que ses nageoires sont devenues des pattes, il s’est cru supérieur aux autres vivants. » En arrive une description du mâle préhistorique massacrant l’aurochs, puis tirant sa femme par les cheveux pour la poster devant le feu qu’elle avait la charge d’entretenir. Avant que n’apparaisse, naturellement, un symbole contemporain relié à tant d’archaïsme : « M. Harvey Weinstein descendait en ligne directe de l’Homme des cavernes dont il avait retenu un goût immodéré du pouvoir et un aspect physique massif et brutal qu’il partageait au reste avec nombre de ses congénères que l’idée de civilisation laissait de glace. »

Il est bien sûr loisible d’incidenter en relevant, par exemple (p. 120), un horrible attentat à la grammaire française : « Quoiqu’il convenait » – la conjonction de subordination quoique, à l’instar de bien que, gouverne le subjonctif ; M. Rambaud eût donc dû écrire « quoiqu’il convînt ». Mais ne cherchons point d’autres poux dans la crinière d’un lion « de l’académie Goncourt » – même si « nouvelles technologies » gagnerait à être remplacé par « techniques avancées », plus désuet, relevé, donc assorti à un tel ouvrage…

Jupiter au foudre : musée Saint-Raymond, Toulouse.Jupiter au foudre : musée Saint-Raymond, Toulouse.

Goûtons plutôt le sens politique de l’auteur, aigu, aiguisé, aiguillant à bon escient : « Vantée à l’origine de l’aventure, la démocratie participative s’évanouit avec la victoire. Il n’y eut bientôt plus rien d’horizontal dans l’univers des marcheurs. Notre Très Piaffant Souverain avait une conception verticale de son pouvoir. » Ce premier volume, rédigé avant l’irruption des gilets jaunes, ne cesse de pressentir le malaise gros de révoltes logiques. Ainsi, à propos de la cohorte de députés macronistes envoyés à l’Assemblée : « Une ouvrière de Drancy leur avait expliqué son vote : “J’ai pas voté pour un programme mais pour faire le grand ménage. J’ai terminé aux législatives pour tourner la page.” » Et Patrick Rambaud de constater : « Des jeunes notables remplaçaient les vieux notables. »Le lecteur trouvera aussi ces deux phrases fatales, qu’éprouvent sous nos yeux les possédants et leurs estafiers, saisis de panique depuis la razzia des gilets jaunes qui les laisse sans protection suffisante : « Le Prince était seul. Comme pendant son enfance, il n’avait pas d’amis, seulement une poignée de fidèles, un troupeau de courtisans et une armée qu’il épuisait. »

Le prochain volume de cette Chronique d’un règne, en janvier 2020, s’intitulera Le Temps des orages. D’ici là, nous verrons jusqu’à quel point Jupiter, pour renverser Chronos, aura joué de son emblème : le foudre – doté, selon la mythologie, de trois éclairs : primo avertir, deuxio punir, tertio fin des temps.

***

Patrick Rambaud
Emmanuel Le Magnifique. Chronique d’un règne
Éditions Grasset
198 p., 18 €

3 COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS PAR MEDIAPART

TOUS LES COMMENTAIRES

JOUJOU © xJOUJOU © x

 

Le livre est excellent,

Si vous le dites  … en toute liberté de jugement

Mais ouvrira-t-il les yeux de celles et ceux qui se réjouissent de la soi-disante remontée du pourcentage  de popularité du squatteur de l’Elysée basée sur le sondage de seulement quelques habitants de la France et pas de tous les Français.

Oui, certainement à savourer rapidement pour rire et oublier un peu les mauvais temps que nous traversons.
Merci Monsieur Rambaud.

JP N

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 09:16
  • PAR 

Concoctés pardon

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 09:28
  • PAR 

Je viens de le finir, aussi drôle et incisif que ceux consacrés à Sarko . J’attends les autres avec impatience…

Le modèle me semble plutôt ressembler au « prince » que décrivait Machiavel D’ailleurs le « prince/président » se réfère souvent au philosophe du pouvoir dont il a fait son mémoire (en DEA de philosophie) et ce rapport étroit, cette référence intellectuelle est assez régulièrement rappelée, à charge ou a décharge.

Or cette « figure idéale » que prend Nicolas Machiavel dans « le prince »  ressemble comme deux gouttes d’eaux à César Borgia, avec lequel Machiavel a eu des rapports étroits (Machiavel étant alors diplomate de Florence menacée par le « gonfalonier des armées du pape ») .

Mais notre président devrait se souvenir que si César Borgia s’est fait connaitre par la vigueur et la promptitude avec lequel il a conquis une bonne partie de l’Italie, la rapidité tout aussi étourdissante avec lequel il a tout perdu est tout autant remarquable ! .

On peut relire la mise en garde que faisait Patrick Boucheron à notre président (à une époque ou l’historien soutenait encore le président) On verra que « le prince » n’est pas  l’abris de cruels déboires :

https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20170712.OBS2012/ce-que-macron-doit-a-machiavel-par-patrick-boucheron.html

macron-meprisant-de-la-republique

Très juste, oui. Excellentes pages de Boucheron , son livre « Un été avec Machiavel », lu et relu, d’après ses émissions sur F Culture!…

…….. cool   ..pas Méprisant ……cool

cool   ..FORMATE  …  pour la grande Mission !!cool

A suivre  !

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 09:47
  • PAR 

Ayant lu les précédents, si l’on compare, celui-ci est beaucoup moins réussi. On croit ressentir une certaine gêne de l’auteur qui semble y retenir sa plume. Il y a beaucoup d’à côtés également, comme pour ajouter à une matière un peu légère. Livre sorti trop tôt et auteur (encore) un peu séduit par celui qu’il croque peut-être ? Croquis gentillet du coup et livre décevant.

Merci pour ce point de vue contradictoire

L’habit n’est pourtant pas  de facture chinoise

Je viens de terminer la lecture de ce livre , j ai lu  tous les autres et moi aussi je n y retrouve pas la même impertinence .Je suis déçue car on ressent trop de retenue  .

Mr rambaud a lui aussi été gourouisé par le magnifique .C est moins savoureux

Excellent !!

« « Des jeunes notables remplaçaient les vieux notables. »

Oui, le changement souhaité par les électeurs n’a été qu’un changement de génération. Les jeunes GODILLOTS ont perdu en expérience et en diplomatie, ce qui ne leur permettra pas de tenir des années comme leurs prédécesseurs. Ils ont bruller leurs vaisseaux aussi vite que l’a fait leur Jupiter, en deux ans les Français leur crient à tous « DÉGAGE ».

Pour les dégager on ne peut pas attendre les prochaines élections (présidentielles et législatives). Il nous faut trouver un nouveau mode d’action, qui prenne en compte leur BLITZKRIEG de casses sociales et démocratiques et leur répression. Donc il ne nous reste que le rapport de force économique de la GRÈVE DE LA TVA pour stopper notre descente aux enfers ultralibéraux.

Tous en grève de la TVA et signons son préavis pour en aviser MONARC et ses SPONSORS.

Texte de la PÉTITION-PRÉAVIS de GRÈVE DE LA TVA sur Change.org

Et pourquoi pas la grève du téléphone mobile ?

Et d’internet !

mais on ne le fera que lorsqu’A Perraud nous aura promis l’envoi par la poste de ses piquantes critiques St Simoniennes

Du modèle de l’oeuvre de Vélasquez qui a été détournée pour illustrer la couverture de ce livre, la notice wikipédia mentionne : D’un point de vue historique, Balthazar-Charles n’a joué aucun rôle majeur.

Autre faute aussi, très répandue, la confusion entre « quoique » et « quoi que ». Ne serait-ce pas la deuxième possibilité ?

Mouais. Cela a l’air bien gentil. Le Canard Enchaîné et un modeste écrivain ne constitueront jamais une force d’opposition, un contre-pouvoir voire un mode d’empêchement d’un dictateur à la sauce démocrate. Je me demande même si ce genre de « littérature » ne sert pas sa cible… Voire la flatte. Cela permet ne pas l’acheter sur un malentendu. Merci, donc. Tom Pouce.

vous avez, peut être, tort, de Gaulle n’a reculé et fut vaincu politiquement qu’une fois avant 68, du fait d’un très « modeste » (il laissa sa place  pour le  Nobel de la paix à M L King) militant anarcho-syndicaliste  pacifiste: Louis LECOIN.  Ce sacré bonhomme à  74 ans entama une grève de la faim et fut hospitalisé 15j plus tard. Le Canard avec lui entraîna un vaste mouvement qui obligea le gouvernement à accorder le statut d’objecteur de conscience. Pourquoi diable Ken Loach n’a pas encore fait un film sur ce personnage hors du commun?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Lecoin

Et Attali – dont il faut particulièrement se méfier, mais ….  – prétend déjà connaitre le nom de la femme qui lui succédera.

Il pense à Lagarde ?

lagarde

seigneur!

je regrette de n’être pas croyante, j’irai mettre un cierge à Lourdes pour éviter ça

Si c’est Goulard, Attali pourra être qualifié de grand maître du complotisme.

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 10:59
  • PAR 

 »« Quoiqu’il convenait » – la conjonction de subordination quoique, à l’instar de bien que, gouverne le subjonctif ; M. Rambaud eût donc dû écrire « quoiqu’il convînt ». »

N’ayant pas acheté le livre, ne puis me reporter à la page cent vingt pour lire l’entièreté de la phrase et acquiescer à  l’ affirmation d’ Antoine Perraud…..

Hors cela, article bien torché !!!

« Article bien torché »… L’auriez vous lu, comme Henri Jeanson, « d’un derrière distrait?

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 11:23
  • PAR 

 Rambaud, le retour… Sans hésiter, on se plongera, et ici grâce à vous, cher Monsieur Perraud, dans ce nouvel opus de l’excellent romancier-chroniqueur-pasticheur de la geste présidentielle. On avait suivi déjà une première salve aux couleurs consulaires-napoléoniennes, intéressante mais un peu trop brève sinon hâtive, dévolue à J.D. Merchet (son « Macron-Bonaparte »), mais il est certain que la verve ‘rambaldienne » trouvera bien plus de matière dans cette incursion en Macronie. Dommage, oui, sans doute, qu’il faille encore attendre un peu pour ce temps des orages sous jaunes couleurs et turpitudes du sieurAlexandre Bienhorslaloi, séide quelque peu perdu entre Rochefort dumasien, Savary napoléonien ou Persigny des conquêtes de Badinguet.

Intéressant, pour une composition en majesté et dans les illusions de la geste glorieuse, le Velasquez  joliment détourné en couverture: cet infant Baltasar-Carlos qui en fait jamais ne régna (mort trop tôt)… Même pas le temps de devenir comme son père Philippe IV, le « Roi Planète » du Siècle d’Or. Bâton de commandement en épée de Dark Vador, oui, pourquoi pas? (« ‘que la force « en marche » soit avec Toi! » lancent les gazettes BFM du Royaume )… Le petit et fringuant prince héritier des chimères est juché sur un gigantesque cheval se cabrant majestueusement, dont on devine le ventre énorme tout en puissance nourri des ors des amériques et des impôts prélevés sur les bons peuples par tous les don Saluste. Procédé pictural de mise en valeur cher au Peintre des Peintres par ailleurs chambellan de sa Majesté, qui permettait de mettre en perspective en une belle illusion de  l’image: l’auguste portrait du pouvoir en devenir devait être toujours en haut, placé au-dessus des portes, pour être vu par ceux d’en bas… Ah, le bon peuple, en ses jaunes contrées…

Même gaussé, le roitelet et son cui-cui ne vaut pas la dépense.

laughing

quand pernaud rencontre rambaud on assiste à un grand crû EBLOUISSANT

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 12:46
  • PAR 

Selon Tom Pouce :

«  » » Cela a l’air bien gentil. Le Canard Enchaîné et un modeste écrivain ne constitueront jamais une force d’opposition (à) un dictateur à la sauce démocrate. (Est-ce que) ce genre de « littérature » ne sert pas sa cible ?  «  » »

Exact … Cela satisfait notre rancœur profonde …  C’est peut-être une raison pour ne pas s’en priver : un article ou un pamphlet peuvent  parfois  être mortels …  Ils participent  de la « lutte idéologique« .

Mais ici :  et après ?

mon commentaire: pour ne pas oublier !!!!!!!!!!

Les leçons de l’affaire Christine Lagarde

21 DÉCEMBRE 2016 PAR MICHEL DELÉAN

Le curieux jugement de culpabilité prononcé contre l’ex-ministre de l’économie dans l’affaire Tapie prouve une fois de plus la dangereuse ineptie de la CJR. Dispensée de peine, Christine Lagarde assure désormais ne pas avoir été condamnée !

Nul n’a compris le jugement rendu lundi 19 décembre par la Cour de justice de la République (CJR), qui a reconnu Christine Lagarde coupable d’une négligence à 403 millions d’euros tout en la dispensant de peine. Alors qu’une pétition pour la tenue d’un vrai procès de l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a déjà réuni plus de 100 000 signatures (ce 21 décembre au matin), décortiquons les raisons de ce nouveau fiasco démocratique.

  • Le cynisme de Christine Lagarde

C’est « une décision curieuse. Je suis accusée de négligence, mais pas condamnée ». Voici ce que déclare Christine Lagarde dans une allocution vidéo diffusée sur le site du Fonds monétaire international (FMI), en français et en anglais, juste après avoir été reconnue coupable de « détournement de fonds publics commis par un tiers et résultant de la négligence » d’une personne dépositaire de l’autorité publique (article 432-16 du code pénal) par la Cour de justice de la République, en relation avec l’arbitrage Tapie (lire le jugement ici). « Ce n’est pas la décision que j’aurais préférée », ose encore la directrice générale du FMI, alors qu’elle a bénéficié d’une dispense de peine, un privilège rare, et qu’elle n’a pas même daigné assister au prononcé du jugement.

Avocate de formation, plusieurs fois ministre, la patronne du FMI et son staff ont forcément dû peser chaque terme de cette déclaration. Il ne s’agit ni d’un lapsus, ni de confusion mentale. Christine Lagarde joue sur les mots, en omettant de dire qu’elle a été reconnue coupable d’un délit, et qu’elle a simplement bénéficié d’une dispense de peine

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 13:41
  • PAR 

Etudes chez les Jésuites tout est dit

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 13:51
  • PAR 

Je ne savais pas que Rambo écrivait aussi des livres.

 

Il écrit à la sulfateuse…et il vise juste. Macron est un bon client pour ce genre de récit, une sorte de Sarkozy embourgeoisé, un homme « speed » qui veut se donner des manières mais se fait rattraper par son naturel dédaigneux. Continuons donc à lui casser les anneaux et l’inéluctable étiolement de sa personne constituera un « must see » de cette future ex-5ème République.

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 14:25
  • PAR 

« Cette volonté d’additionner au jésuitisme le management (le ménage ment ?) » : 

Bien qu’elle soit largement diffusée dans des manuels de gestion et de management, cette étymologie où la maison (le ménage) tiendrait lieu de référence au management est en réalité inexacte. Ce terme de management vient de l’italien maneggiare qui signifie manier, conduire, et dont l’origine latine est manus, la main. (Cf : L’humain, plus qu’une Ressource au cœur de la gestion, à paraître au PUL 2019).

  • NOUVEAU
  • 24/01/2019 16:07
  • PAR 

J’ESPERE QUE TU AIMES

C’EST ASSEZ BEAU, NON ?

C’EST LE REQUIEM

POUR UN « CRON ».

amen, la messe est dite;

Amène bon dieu,

ça r’froidit vite !

Quoique est régulièrement suivi de l’indicatif en français classique et le terme de technologie, appliqué à la gestion des forêts, fait également son apparition à cette époque. J’ignore si leur usage est maîtrisé par l’auteur, mais il n’en demeure pas moins légitime. Merci pour ce compte-rendu truculent!

Taraudante question : Peut on rire de tout ?…

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