#France #BILDERBERG «L’Opinion» Nicolas Beytout, le journal des Actionnaires milliardaires comme Bernard Arnault, Bettencourt Meyers, Claude Perdriel, Rupert Murdoch, Philippe Louis-Dreyfus,Bruno Bich, Kenneth Fisher, familles Houzé et Moulin Bey Medias

«L’Opinion», le journal des milliardaires

 PAR 

Fondé par Nicolas Beytout, le journal L’Opinion a discrètement lancé une augmentation de capital de 10 millions d’euros. Mediapart a identifié les milliardaires, ainsi qu’un richissime financier américain, qui apportent constamment de nouveaux subsides à un journal qui, sans cela, risquerait la faillite.

Ancien directeur des Échos puis du Figaro, Nicolas Beytout a réussi un tour de force en fondant L’Opinion. Il est parvenu en quelques années à en faire un journal qui est le symbole de ce qu’est devenue une partie de la presse quotidienne française : une presse qui vit, trop souvent, en consanguinité avec les milieux financiers, qui entretient avec eux des relations cachées impactant jusqu’aux contenus éditoriaux, et qui, sans eux, serait depuis longtemps en faillite.

Il suffit pour le vérifier de prendre connaissance des discrètes décisions prises par une assemblée générale extraordinaire des actionnaires de la société Bey Medias, qui s’est tenue le 23 novembre 2018, société holding qui possède le journal L’Opinion.

Nicolas Beytout en 2013. © ReutersNicolas Beytout en 2013. © Reuters

Au cours de cette assemblée générale extraordinaire, plusieurs résolutions ont été adoptées. L’une d’elles est spectaculaire : les actionnaires ont décidé de procéder à une augmentation de capital pouvant aller jusqu’à près de 10 millions d’euros – de 9 999 150 euros pour être précis. Une première tranche de l’augmentation de capital est intervenue peu de temps après, le 7 décembre, pour un montant de 2 600 100 euros.L’énormité de cette somme retient l’attention. Car si Bey Medias ne publie pas ses comptes, il ne fait guère de doute que L’Opinion engrange, année après année, de lourds déficits et ne survit que parce que ses actionnaires le renflouent constamment. Quand on est riche à milliards, que représentent 10 millions d’euros ? De l’argent de poche pour le week-end ! C’est donc ce système d’aumône très particulier qui fait survivre ce journal.

Et qui sont ces milliardaires qui acceptent avec tant de générosité de cracher au bassinet ? Des milliardaires qui apparaissent tous, chaque année, dans le classement de Challenges des plus grandes fortunes françaises – des milliardaires qui, pour certains d’entre eux, se sont expatriés tantôt en Belgique, tantôt en Floride…

Dans la liste des actionnaires de Bey Medias, que Nicolas Beytout s’est toujours refusé à rendre publique, on trouve ainsi – sans que l’on puisse savoir précisément les parts du capital que détient chacun – des milliardaires dont on savait déjà, par des indiscrétions passées, qu’ils étaient de l’aventure.

Au tour de table figure ainsi une société dénommée Ufinvest. Cette structure est domiciliée à la même adresse qu’une société dénommée Ufipar, par laquelle le milliardaire du luxe Bernard Arnault contrôle le journal Les Échos. Preuve donc que le richissime propriétaire de LVMH et première fortune française figure bel et bien parmi les actionnaires du journal. Dans un article mis en ligne en 2013, où nous l’avions révélé (il est ici), nous apportions ces précisions : pour le lancement de L’Opinion, Bernard Arnault aurait apporté environ 6 millions d’euros.

On trouve également parmi les actionnaires de Bey Medias une structure dénommée Téthys. Il s’agit de la holding de tête qui gère l’immense fortune de la famille Bettencourt, holding dont la présidente est Françoise Bettencourt Meyers (la fille de Liliane) et dont le directeur exécutif est son époux, Jean-Pierre Meyers.Quand, dans le même article de 2013, nous avions révélé la présence des Bettencourt au capital, nous avions apporté ces autres précisions. Dans les comptes de 2012, déposés par Téthys au greffe du tribunal de commerce de Paris, on pouvait y découvrir le détail des participations qu’elle détient. Sans grande surprise, la société abrite sa participation dans L’Oréal, qui avoisine 18 % du capital (la participation totale de la famille Bettencourt dans L’Oréal atteignant 30,5 % du capital), ainsi que de grosses participations immobilières et des participations d’importance moindre. Dans ce dernier registre, on découvre qu’en 2012, Téthys a pris une participation de 13,40 % dans la SAS Bey Medias, qui est précisément la société créée par Nicolas Beytout pour lancer L’Opinion.

Dans les comptes de Téthys, cette indication n’est pas complétée par le montant exact investi par les Bettencourt. Mais par recoupements, il est facile de le deviner, car, plus loin dans les comptes, il est indiqué, à la ligne « autres participations », que l’année 2012 a vu deux nouveaux investissements de Téthys pour un total de 6 210 809 millions d’euros, dont un à hauteur de 3 millions d’euros dans une entreprise de « biotech » dénommé Theravectys. Par déduction, on peut connaître combien les Bettencourt ont déboursé pour contrôler 13,40 % de la société Bey Medias, éditrice de L’Opinion : ils ont fait un chèque d’un peu plus de 3,2 millions d’euros.

Ce chiffre peut paraître étonnant, car il valorisait du même coup la société Bey Medias, lors de sa création, à plus de 23 millions d’euros, alors que Nicolas Beytout avait lui-même admis que, pour le lancement, il avait réuni une somme sensiblement inférieure, comprise seulement entre 12 et 15 millions d’euros. Cela suggère donc que Nicolas Beytout s’était octroyé une formidable prime d’émission au début du projet, en valorisant ses parts dans le capital de la société à un niveau beaucoup plus élevé que celles offertes aux autres investisseurs.

Dans le lot des actionnaires que nous avions révélés, il y avait aussi Claude Perdriel, via sa société SFA qui fabrique des sanibroyeurs. Nous avions à l’époque précisé que l’intéressé n’avait sans doute investi que quelques centaines de milliers d’euros. Mais le fait mérite d’être relevé, même s’il a, depuis, été faire la manche auprès de Carlos Ghosn pour que Renault renfloue Challenges, dont il est le propriétaire.

Quelque temps après notre article de 2013, une information complémentaire avait été divulguée : on avait appris, en 2015, que le milliardaire Rupert Murdoch, dont la holding de tête est News Corp et qui est propriétaire du Wall Street Journal, avait apporté 2 millions d’euros de plus à L’Opinion, et pris le contrôle d’un peu moins de 10 % du capital, via l’agence Dow Jones, qu’il contrôle également.

La dernière assemblée générale extraordinaire de Bey Medias permet de compléter cet intéressant portrait de groupe, composé de milliardaires soutenant un journal qui défend leurs idées. Parmi les actionnaires, on trouve ainsi une société dénommée Uplic. Sous cette appellation mystérieuse se cachent les actionnaires richissimes du groupe Galeries Lafayette, c’est-à-dire les familles Houzé et Moulin qui, avec un patrimoine de 3,9 milliards d’euros apparaissent en 25e position dans le classement de Challenges des grandes fortunes françaises.

Il y a aussi, parmi les actionnaires, la société Drop Quinze, qui est la propriété de Philippe Louis-Dreyfus, l’une des branches de la famille éponyme, celle qui contrôle le groupe Louis-Dreyfus Armateurs. Avec un patrimoine évalué à 850 millions d’euros, cette famille apparaît en 109e position dans le même hit-parade des ultra riches.

Il y a encore une société dénommée EPI. Une rapide enquête permet de découvrir que cette structure est la holding de tête de Christopher Descours, le petit-fils de Jean-Louis Descours. Dans EPI, on trouve une cascade d’actifs, dont les champagnes Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck, les chaussures de luxe Weston ou encore de très nombreuses possessions immobilières. Christopher aurait ainsi récemment vendu un immeuble près de Champs-Élysées pour près de 600 millions d’euros. Avec un patrimoine de 1,2 milliard d’euros, il figure à la 77e place du classement.

Autre richissime actionnaire, Jean-Philippe Thierry, qui a arpenté les arcanes du capitalisme parisien en tous sens, un jour à la tête d’Allianz France, le lendemain senior advisor de la banque Rothschild. Lequel Jean-Philippe Thierry s’est domicilié à Bruxelles, pour des raisons que connaissent sans doute bien les grandes fortunes.

Dans la liste, il y a encore Oberthur Developpement, le groupe des héritiers d’une richissime famille d’imprimeurs, avec pour figure connue François-Charles Oberthur ou Jean-Pierre Savare, lequel dispose d’un patrimoine de 1,6 milliard d’euros, ce qui le place en 55e position dans le classement.

On relève aussi le groupe SD2P, propriété du groupe contrôlé par Marie-Laure et Pierre Esnée, à la tête d’une centaine d’hôtels en Europe. Leur patrimoine est évalué à 550 millions d’euros, ce qui les place au 169e rang du classement.

Enfin, parmi les actionnaires de L’Opinion, il y a Bruno Bich, le richissime héritier de l’empire industriel fondé par Marcel Bich qui dispose d’un patrimoine évalué à 1,7 milliard d’euros, ce qui le place au 54e rang du classement. L’intéressé réside en Floride.

Récapitulons : au lancement de L’Opinion, Nicolas Beytout a levé une somme comprise entre 12 et 15 millions ; puis il a obtenu 2 millions de plus grâce à Murdoch ; et maintenant une augmentation de capital pouvant aller jusqu’à 10 millions d’euros est engagée. En clair, en cinq années, Nicolas Beytout aura mobilisé une somme comprise entre 24 et 27 millions d’euros. De quoi donner le vertige quand on voit les bien piètres résultats économiques et éditoriaux du journal.

Cette assemblée générale a pris d’autres décisions qui sont tout aussi intéressantes. D’abord une résolution y a été votée supprimant le droit préférentiel de souscription détenu par certains des actionnaires, au profit de News Corp, et d’un Américain dénommé Kenneth Fisher – Ken pour les intimes. Dans le cas de News Corp, holding du groupe Murdoch, on en devine les raisons : l’agence Dow Jones pourrait sans doute monter encore au capital.

Ken Fisher © L'OpinionKen Fisher © L’Opinion

Mais qui est donc ce Ken Fisher qui fait son apparition dans le capital de L’Opinion, et qui a raflé la quasi-intégralité de la première tranche de l’augmentation de capital, pour un montant de 2 500 590 euros, le solde, soit 99 510 euros, étant souscrits par EPI, la holding de Christopher Descours ? En fait, il s’agit d’un milliardaire américain, à la tête d’une fortune évaluée à pas loin de 3 milliards de dollars, selon le magazine Forbes. À la tête d’une société de gestions d’actifs et d’investissements fondée aux États-Unis, Fisher Investments, il a progressivement tissé sa toile tout autour de la planète, créant une structure européenne, Fisher Investments Europe, puis une structure française, Fisher Investments France.

C’est donc ce Ken Fisher qui a discrètement souscrit pour 2 500 590 euros à l’augmentation de capital de Bey Medias en décembre dernier. L’homme a même des relations encore plus poussées avec le journal puisqu’il y… écrit ! Sans doute L’Opinionest-il le quotidien qui entretient la consanguinité la plus parfaite avec les milieux d’argent, puisque l’on ne connaît pas d’autres cas où un actionnaire milliardaire tient aussi la plume dans son propre journal. Serge Dassault se livrait à l’exercice dans Le Figaro, mais c’était exceptionnel : juste pour souhaiter la bonne année aux lecteurs.

Ken Fisher, lui, a visiblement son rond de serviette au sein même du journal, puisqu’il semble devoir y tenir une chronique régulière… de conseils en investissement ! C’est en quelque sorte, une autopublicité d’un genre singulier. Mais une autopublicité déguisée, parce qu’il n’est pas fait mention que l’auteur de la chronique est par ailleurs actionnaire du journal. On peut par exemple le constater dans cette chronique du 2 janvier dernier, qui est ponctuée par cette présentation de l’auteur :

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Sur son site internet, Ken Fisher explique ce que fait sa société de gestion : elle « propose à ses clients particuliers fortunés des services de gestion de portefeuille personnalisés ». En quelque sorte, sa chronique dans L’Opinion va lui permettre de draguer la clientèle huppée de journal.

Mais cette consanguinité entre le journal et les milliardaires va naturellement bien au-delà. Elle transpire de nombreux articles. Douterait-on par exemple de la position du journal sur l’impôt sur la fortune et son éventuel rétablissement, souhaité par beaucoup, elle est rappelée par d’innombrables points de vue extérieurs ou articles de la rédaction, toujours sur le même registre. « Retour potentiel de l’ISF : la grossière erreur du gouvernement », titre ainsi un article du mois de décembre, assorti de ce sous-titre : « “Le gouvernement ferait une grossière erreur car c’est bien en menaçant de rétablir l’ISF qu’il braquera les investisseurs potentiels”, estime notre journaliste Raphaël Legendre. »De L’Opinion, que faut-il donc penser ? Sur son site Internet, le journal affiche fièrement ses valeurs : « libérale, pro-business, européenne ». Européen ? On veut bien le croire. Pro-business ? Il serait plus honnête de dire:  pro-milliardaire. Mais libéral ? Cela fait naturellement sourire, car si dans le cas présent, selon la célèbre formule du pape du libéralisme Adam Smith, on avait laissé jouer la main invisible du marché, L’Opinion aurait sans doute été depuis belle lurette rayé de la carte…

C’est le paradoxe de l’Opinion : il se présente comme un journal libéral. Mais en réalité, il incarne des valeurs strictement opposées. Les valeurs du capitalisme de connivence…

 

« Rien qui dépasse. La mèche proprement plaquée, une cravate sur une chemise bien mise, à fines rayures, ça va de soi, des chaussures bien cirées. Nicolas Beytout, 47 ans, directeur de la rédaction des Échos depuis 1996, a la tenue de l’emploi. Le bureau qui sied à son titre, sobre comme un livre de comptes. La maison est sérieuse, et Nicolas Beytout aussi, qui la tient bien. Bien droite », « Nicolas Beytout, le manitou », Libération, 15/09/2003

GROUPE DE BILDERBERG, LE SIÈCLE, MEDEF, COMMISSION TRILATÉRALE, AMI INTIME DE NICOLAS SARKOZY, PETIT-FILS DE L’ANCIENNE PROPRIÉTAIRE DES ÉCHOS, NICOLAS BEYTOUT EST LE PORTE-VOIX DE LA PENSÉE UNIQUE MONDIALISTE DANS LES MÉDIAS. IL EST NÉ EN JUIN 1956 À NEUILLY-SUR-SEINE (HAUTS-DE-SEINE) ET PÈRE DE 4 ENFANTS, DONT PHILIPPINE, AVOCAT PÉNALISTE.

Petit fils (par alliance, mais sans lien direct de parenté, étant en fait le petit-fils de Pierre Beytout) de Jacqueline Beytout (née Egger en février 1918 à Marseille), qui avait racheté à la famille de Servan-Schreiber Les Échos de l’exportation en 1963. Elle épouse en secondes noces un riche marchand d’arachide danois à Dakar, Vigggo Qvisigaard Petersen, dont elle hérita, à 46 ans, lorsqu’il mourut. Elle devait se remarier en troisièmes noces, en 1957, avec Pierre Beytout, alors patron des laboratoires Roussel. Directrice de la publication de 1966 à 1989, elle fait du journal le plus important quotidien économique français, finissant par vendre ses parts pour 885 millions de francs au groupe de presse anglais Pearson en 1988 (s’attirant alors les foudres d’Édouard Balladur, ministre de l’Économie et des finances). Pearson détient notamment le Financial Times et possède 50 % de The Economist, contrôle les éditions Penguin, est le premier groupe mondial dans l’éducation, à une participation importante dans RTL Group, produit des émissions ou séries comme Alerte à MalibuLa roue de la Fortune ou Le Juste prix.

FORMATION

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et titulaire d’une maîtrise de droit.

PARCOURS PROFESSIONNEL

Nicolas Beytout

Journaliste à L’Économie (1978–1980) et à la Correspondance économique (groupe Bérard-Quélin, fondateur du club très fermé Le Siècle), Nicolas Beytout a été journaliste puis rédacteur en chef de la Lettre des Échos (1981–1983).

Par la suite, il a gravi tous les échelons dans le premier groupe de presse économique français (qui contrôle ou a édité CityLe Panorama du médecinEnjeuxLes Dynasteurs, La Revue du praticien, L’Exportation, etc.), étant notamment chef du service économique, rédacteur en chef (nommé par sa grand-mère Jacqueline Beytout), puis directeur de la rédaction des Échos à partir de 1997. Président du comité éditorial du groupe les Échos à partir de 2000, il a également été secrétaire général (1987–1989) puis vice-président (1989–1993) de l’Association des journalistes économiques.

En 2004, il rejoint Le Figaro comme directeur de la rédaction, mais suite à des tensions, il entre au groupe LVMH comme directeur du pôle médias et reprend la direction des Échos que Bernard Arnault vient de racheter.

Chroniqueur à RTL (1999–2002), il a collaboré à Europe 1TF1 (avec « Les Rendez-vous de l’entreprise »), LCI (avec « l’Invité de l’Economie ») et I-Télé (« Les points sur les i », « 17 heures politique »). Il intervient désormais sur France Inter.

Depuis l’été 2012, Nicolas Beytout travaille à lancer un site Internet payant couplé à un quotidien papier généraliste qui s’appellera L’Opinion, « un journal qui fera de l’information et de l’analyse » et dont la ligne éditoriale sera « libérale, probusiness et proeuropéenne ». Une quinzaine d’investisseurs soutiennent le projet, dont Nicolas Beytout lui-même qui en sera le premier, majoritaire selon les statuts sur les questions éditoriales. Le numéro un de L’Opinion paraît le 15 mai 2013.

Quelques mois après son lancement, le premier nouveau quotidien papier depuis InfoMatin (1994–1996), ne se vend qu’à 3.000 exemplaires par jour, tout en revendiquant un nombre d’abonnés estimé à 13.500.

En novembre 2018 il atteint 1,5 millions de visites uniques pour le site, mais la diffusion papier n’est pas certifiée par l’OJD et les comptes ne sont pas déposés au greffe – sauf en 2015.

Par ailleurs le journal, bien que libéral, se plaint de ne recevoir que 198.586 € d’aides publiques en 2014 alors qu’il aurait droit à 1,5 millions d’euros – il ne reçoit pas en effet l’aide aux journaux à faibles ressources publicitaires, car il recourt de façon importante à la vente aux tiers (hôtels, compagnies aériennes, clubs sportifs…) et l’aide au portage à domicile, réservée aux journaux qui ont plus de trois ans.

Fin août 2014, Médiapart révèle que le quotidien est financé aux deux tiers pour un quart par Bernard Arnault (à la tête du groupe LVMH), qui a 22,8% du capital, la Dow Jones & Cie maison mère du Wall Street Journal (7,6%) propriété de Rupert Murdoch – qui y a investi 2 millions d’euros en 2015, et la dynastie Bettencourt (17%), qui a investi pour bénéficier d’une réduction d’impôts – finalement accordée en 2017. La famille Bettencourt aurait investi 4,5 millions d’euros au capital et prêté 3 autres millions. Par ailleurs une Société des amis de l’Opinion créée en 2015 a levé 1,6 millions d’euros.

PARCOURS MILITANT

Pour L’Obs (02/10/2012), il est un journaliste de droite : « Une petite suggestion pour commencer : et si on organisait un duel quotidien d’éditorialistes sur France Info, vers 8h50 ? Un de droite, un de gauche, et que le moins bien-pensant gagne. Imaginons un peu le casting : Sylvie Pierre-Brossolette du Point contre le social-démocrate Laurent Joffrin, Jean-Sébastien Ferjou d’Atlantico contre son homologue gauchiste Pierre Haski… Et pendant ce temps-là, France Inter offrirait aussi une chronique dans sa tranche matinale à Nicolas Beytout ».

CE QU’IL GAGNE

Selon Libération, Nicolas Beytout aurait gagné 1 million d’euros minimum par an en tant que PDG du quotidien Les Échos.

PUBLICATIONS

Non renseigné

COLLABORATIONS

Juin 2011 : Animateur des débats lors de la journée organisée par l’Association française des entreprises privées (président Maurice Levy) sur le thème « La compétitivité des entreprises en France ».

Mars 2010 : Participant au « Dîner Moët Hennessy — les Échos en l’honneur des Young Leaders » organisé par la French-American Foundation (rapport annuel 2011 de la French-American Foundation).

Mars 2009 : Conférencier lors des « Rencontres de Rennes » ayant pour thème « Sortir de la crise ».

Novembre 2007 : Anime le débat « La libération de la croissance : le rôle de la concurrence » lors de la conférence « La France et l’Union Européenne face à la politique de concurrence », organisée par le Mouvement Européen-France, Sciences Po et le CERI.

Mars 2007 : Contributeur à l’ouvrage « Combattre l’obscurantisme ; avec Robert Redeker ». Ce livre, dirigé par Patrick Gaubert (président de la LICRA), « revient sur la genèse et la signification de cette affaire, notamment au travers d’un entretien exclusif avec Robert Redeker, et livre de nombreux témoignages de soutien apportés par des intellectuels, des politiques, des journalistes au professeur de philosophie ».

2003 : Participant au colloque franco-allemand d’Evian réunissant 30 patrons de chaque côté du Rhin.

Mars 2002 : Animateur de débats lors des « 16èmes Assises internationales du mécénat d’entreprise »

1996 : Nommé au Comité national de l’euro, présidé par Jean Arthuis, il « mènera des réflexions et conduira la concertation et la coordination des initiatives relatives à la préparation de tous les acteurs concernés pour le passage à la monnaie unique ».

Invité du Centre du luxe et de la création.

IL L’A DIT

« Ce n’est pas parce que l’on pense que l’entreprise privée a souvent plus d’efficacité que l’entreprise publique que l’on doit systématiquement battre en brèche le service public. » « Nicolas Beytout, le manitou », Libération, 15/09/2003.

« L’indépendance éditoriale, ce n’est pas l’autonomie absolue par rapport à un propriétaire. Si vous voulez, moi, je pense que les journalistes français font parfois un contresens à imaginer que l’indépendance, c’est l’autonomie absolue. Pendant très longtemps, on a vécu en France avec l’idée qu’un journal avait une mission, ce qu’il a probablement, mais… avait une mission, qu’il n’avait pas besoin de gagner de l’argent et que, au fond, son propriétaire n’avait qu’une chose à faire (…) se taire et payer », France Culture, 06/10/2007, cité par Acrimed.

« Si j’étais de gauche, j’adorerais l’ouverture. Je me réjouirais de ces manœuvres qui éloignent les éléphants, fragilisent les gazelles et laissent une chance aux perdreaux de l’année », Libération, 20/07/2007.

« Je sais. On le dit. Je suis froid. Mais je ne fais pas exprès », Ibid.

« En quelques années seulement, les États-Unis ont spectaculairement réduit leur dépendance en matière d’énergie. Même chose pour l’économie : environ 600 000 emplois ont été créés dans ce pays et on va rapidement atteindre le million. Les prix de cette énergie se sont effondrés, les factures des industriels et des particuliers avec. Le gaz coûte désormais 5 fois moins cher là-bas, alors qu’en France, GDF Suez et le gouvernement jouent au ping-pong sur les hausses de tarifs. (…) Tous les économistes s’accordent à dire que le grand bond en avant dans cette technologie a boosté la croissance américaine, une perspective que la France, évidemment, ne devrait pas négliger », « L’édito de Nicolas Beytout », France Inter, 17/09/2012.

« C’est vrai : le problème est connu, et les solutions aussi. Mais ce qui est nouveau, c’est que ce handicap récurrent de l’économie française a été aggravé par les deux vagues de hausses des impôts et des taxes décidées par le gouvernement Ayrault. Au lieu de réduire le coût du travail, on a alourdi le poids des prélèvements qui pèsent sur les entreprises jusqu’à faire reculer leurs marges à un niveau que l’Insee juge historiquement faible », « L’édito de Nicolas Beytout », France Inter, 05/11/2012.

« Car c’est bien la personnalité de Mario Monti et le train de réformes structurelles profondes qu’il avait engagé qui ont contribué à éloigner la crise financière et les attaques contre l’Euro. (…)Il faut dire qu’il est très impopulaire en Italie. Et pour cause : hausse des impôts, suppression de plusieurs dizaines de départements et de régions, réduction de la dépense publique, ouverture à la concurrence de certaines professions protégées, il a lancé de véritables réformes de structure », « L’édito de Nicolas Beytout », France Inter, 10/12/2012.

A propos du documentaire-fiction « 2017, chronique d’une faillite annoncée » : « Je me suis dit que ce serait bien d’essayer de refaire ce type de programme pour faire prendre conscience aux Français du poids de la dette et du risque qu’il y a à pousser, en permanence et devant nous, cette énorme boule de neige », france5.fr

« Cent fois j’ai ouvert cette bible [Propriétés de France Le Figaro]. Cent fois je l’ai feuilletée, commençant parfois par le Sud-Ouest (mon pays), parfois par l’Ile-de-France (ma région). Cent fois j’ai rêvé, et pesté de ne pas en apercevoir plus sur toutes ces merveilles qui s’étalaient là, sur papier glacé. Cent fois admiré la France des propriétés, si belle dans sa diversité. Chaque région sa couleur de pierres, les jaunes si chaudes, blanches si nettes, les rouges si fortes. À chaque endroit sa forme de toit, ses matériaux nobles ou rustiques, ses ouvertures arrondies ou d’équerre. Une si grande variété est une vraie richesse. » proprietesdefrance.com

« Alors, voter pour quoi ? Pour que la France cesse de craindre la mondialisation. Pour qu’elle aborde avec un regard neuf la modernisation et la réforme. Pour qu’elle admette l’innovation, l’adaptation aux règles quasi universelles et aux exigences nouvelles. Pour qu’elle comprenne qu’il est temps d’affronter les réalités et d’abandonner quelques-unes de nos exclusivités — nos chimères — sans que cela signifie pour autant abdiquer tout particularisme », « Une nouvelle page » Le Figaro

« Rien ne nous a été épargné. L’attitude qu’ont adoptée les pouvoirs publics depuis notre naissance [n’est pas] naturelle. Harcèlement fiscal, acharnement procédurier, si l’on doit juger l’existence d’un titre au niveau de tracasseries et de coups bas dont il est victime, alors, oui: L’Opinion existe! Cette duplicité des pouvoirs publics à notre égard est à peine croyable. Elle culmine dans l’obstination avec laquelle le gouvernement nous tient à l’écart des aides à la presse, seul quotidien national à en être /systématiquement et artificiellement exclu », BFM Business, 10/07/2017.

« Le gouvernement parlera d’imposer aux candidats à l’entrée en fac des « prérequis ». Ainsi pourra-t-on orienter les impétrants, filtrer les inscriptions, exiger des qualifications, déterminer des profils, limiter le nomadisme universitaire. En un mot comme en cent, faire sans l’avouer de la sélection à l’entrée en faculté […] déjà les syndicats étudiants se dressent et menacent : ils ne représentent qu’une toute petite minorité de jeunes mais peuvent mettre du monde dans les cortèges, y compris ceux qui rêvent de diplômes qu’ils n’auront pas, de trajectoires universitaires qu’ils ne feront qu’effleurer. Ils défendent la liberté de s’inscrire dans la filière de leur choix. Ils veulent un droit à l’échec, ils ont un droit au gâchis », L’Opinion , 17/07/2017.

« Chaque fois qu’on ne pourra pas vérifier quelque chose pour le rendre vraisemblable, ce sera supposé d’abord être une FakeNews […] Il faudra que l’information soit vraisemblable pour que ce ne soit pas une Fake News. Pardon, mais c’est une définition que je trouve absolument incroyable », LCI, 30/05/2018.

« Mes grands-parents étaient propriétaires du journal Les Échos, et il m’a toujours paru naturel de penser à cette profession. Après mon bac scientifique, j’ai fait du droit public, avec l’idée de garder ouverte la gamme de choix la plus large possible : carrière dans le journalisme ou dans la fonction publique. Finalement, je suis resté sur mon idée première, et j’ai intégré Sciences Po dans le but précis de me former au métier de journaliste », Emile, by Sciences Po Alumni, 04/10/2018.

« En tant que journaliste qui aime profondément son métier, j’avais forcément envie qu’un de mes enfants le fasse sien, mais en tant que père, je me disais que ce n’était pas l’option la plus facile. D’autant que le journalisme est un domaine – ce n’est pas le seul – où le nom est une partie du capital professionnel », ibid.

« Les liens entre le journalisme et la justice ont très profondément évolué depuis une quinzaine d’années. Cela fait partie du grand mouvement de moralisation de la vie publique, qui n’a pas touché que la France […] le principe de la présomption d’innocence n’existe plus ou quasiment plus. Cela n’est pas dû simplement aux magistrats, mais aussi aux réseaux sociaux et à ce que sont devenus les médias », ibid.

« L’élection de François Fillon étant quasiment acquise quelques semaines plus tôt, le retournement incroyable qui s’est produit a donné une valeur dramatique à la situation, et a créé tout ce qu’il fallait pour que ça devienne tout à la fois une vraie affaire journalistique, politique et judiciaire. Mais ce qui est certain, c’est que des affaires comme celles de François Fillon se déclenchent parce que certains, magistrats ou autres, le veulent ou y ont intérêt. […] Personne ne peut donc dire aujourd’hui que c’est arrivé par hasard », au sujet de l’affaire Fillon, ibid.

« Je trouve frappant de voir à quel point les hommes politiques, aujourd’hui, n’ont plus le droit au respect. Dans la rue, ils sont interpellés de façon plus sèche et plus brutale que n’importe qui d’autre », ibid.

« Sur l’affaire Cahuzac, j’ai écrit deux éditos, l’un au moment de sa condamnation en première instance, l’autre pour sa condamnation en appel. À chaque fois, j’ai souligné le fait qu’il fallait précisément ne pas punir plus gravement cet homme au nom d’une exemplarité illusoire, et uniquement parce que tout le monde pensait qu’il était un horrible personnage », ibid.

« Je me suis servi du papier pour installer le titre. Ma conviction est qu’Internet, c’est l’audience, tandis que le papier, c’est l’influence. Quand on a lancé le quotidien, cela a permis à L’Opinion d’apparaître rapidement dans les revues de presse, de voir la marque relayée par les grands médias, ce qui nous a placés assez vite au-dessus de notre condition. Cela nous a servi d’accélérateur de notoriété, et c’est encore le cas », ibid.

« Je voyais la presse décliner, et je me disais que si je faisais comme les autres, j’allais décliner aussi […]. J’ai […] construit un journal qui était fondé sur la création de valeur ajoutée. Pour ajouter de la valeur, et prétendre la vendre, il faut proposer aux lecteurs un contenu qu’ils ne peuvent pas trouver ailleurs, ce qui nécessite d’avoir des journalistes très expérimentés. Sur les 30 journalistes recrutés à L’Opinion, seulement trois sortaient tout juste de l’école – Sciences Po en l’occurrence », ibid.

« Aujourd’hui, ceux qui débutent doivent avoir conscience que le métier a totalement changé, qu’il aura peut-être même disparu sous sa forme actuelle dans quelques dizaines d’années », ibid.

« Les Gilets jaunes sont définitivement incapables de s’organiser. La moindre initiative des uns est sabotée par les autres […] La seule stratégie possible pour le gouvernement est donc claire : discuter au plus près des territoires avec la myriade de porteurs de colères et de revendications ; c’est l’objet du « débat national ». Et réprimer plus sévèrement ceux qui ont fait le choix de la violence », L’Opinion, 06/01/2019.

« Plus la violence est là, plus la légitimité du mouvement recule. Aux quelques centaines de jusqu’au-boutistes occupants des ronds-points, leurs camarades devraient faire entendre raison : leur obstination se retourne déjà contre la cause même qu’ils défendaient. Les dégâts infligés à l’économie par ces nombreux week-ends à l’arrêt sont immenses, le chômage partiel est devenu une réalité et, déjà fragilisée, la croissance peut lourdement trébucher. […] Il reste à tous les sympathisants des Gilets jaunes quelques jours pour prendre conscience des risques que les plus durs font courir à l’ensemble du pays. Quelques jours seulement pour espérer démarrer 2019 sur une note différente de ce qu’aura été l’année finissante […] ça suffit », L’Opinion, 25/12/2018.

« Si les Gilets jaunes n’ont pas obtenu tout ce qu’ils réclamaient – mais comment était-il possible de satisfaire des revendications aussi hétéroclites—, ils doivent reconnaître que le président de la République leur a concédé beaucoup. Et que leur lutte, provoquée à l’origine par la hausse de la taxe carburants, a débouché sur un changement d’une ampleur inédite. Ayant obtenu beaucoup, les Gilets jaunes doivent maintenant comprendre qu’ils ne gagneront rien de plus à maintenir les blocages. Au contraire : ils risquent de tout perdre. Car la France a déjà énormément souffert de ce mouvement, en particulier samedi après samedi », L’Opinion, 11/12/2018.

SA NÉBULEUSE

Le Siècle : membre de ce club fondé en 1944, réunissant, depuis plus de 60 ans, la quasi-totalité du pouvoir politique, économique, financier ou médiatique français. Soit environ 600 personnes qui concentrent entre leurs mains l’essentiel du pouvoir. Tout gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, a du tiers à la moitié de ses membres qui y appartient. (Emmanuel Ratier, Au cœur du pouvoir). D’autres journalistes participent à ces dîners mensuels comme Laurent Joffrin, David Pujadas, Michel FieldPatrick de CarolisArlette Chabot, Alain-Gérard Slama, Claude Imbert, Franz-Olivier Giesbert, Pierre Assouline ou Emmanuel Chain.

Groupe de Bilderberg : Invité trois fois par ce club mondialiste. « J’ai fait trois Bilderberg. Mais on ne demande pas à participer : on est invité par le comité de direction. Nous sommes installés par ordre alphabétique, il n’y a absolument aucun protocole ni décorum. Des sessions thématiques sont annoncées à l’avance avec deux ou trois orateurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. La confidentialité est un gage très grand de sincérité qui permet aux participants de dire vraiment ce qu’ils pensent (investigation.blog.lemonde.fr)». Le Groupe de Bilderberg a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller. Le Groupe de Bilderberg est sans doute l’un des plus puissants réseaux d’influence mondiale. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires.

Commission Trilatérale : Membre de cette organisation privée fondée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bilderberg et du Council on Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski. Regroupant 300 à 400 personnalités parmi les plus influentes – hommes d’affaires, hommes politiques, décideurs, « intellectuels » – de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Asie Pacifique (États dont la plupart sont également membres de l’OCDE), son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre ces trois zones clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique (source : Wikipédia).

MEDEF : Membre du comité Éthique du MEDEF. Nicolas Beytout a été l’animateur de plusieurs réunions : « Quand les médias plombent, quand les médias permettent », « La solidarité ou mourir : vers l’âge adulte du capitalisme », « Le capitalisme à but non lucratif : du capitalisme créatif de Bill Gates au nouveau capitalisme de Mohamed Yunus ».

Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale (SPQN) : Membre de ce conseil représentant les éditeurs de la presse quotidienne nationale: Le Monde, Le Figaro, Libération, Les Échos, La Tribune, L’Humanité, La Croix, Aujourd’hui en France, France Soir, L’Equipe, Le Journal du Dimanche, L’International Herald Tribune, Paris Turf.

Nicolas Sarkozy : Il fait partie des invités au Fouquet’s le 6 mai 2007 au soir, pour fêter la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle. En 2011, la Société des journalistes s’est opposée à ce qu’il devienne éditorialiste des Échos, estimant que cette décision «viole les deux textes fondateurs qui protègent l’indépendance des rédactions du groupe». Selon elle, «il n’est pas possible que Nicolas Beytout, dont l’engagement au côté de Nicolas Sarkozy est public, porte, dans et hors des publications, l’image des Échos».

Fondation de France : membre du Conseil d’Administration. La Fondation de France « offre à toute personne physique ou morale la possibilité d’agir en faveur d’une cause qui lui tient à cœur, en créant sa propre fondation. La Fondation de France respecte le désir du fondateur, que celui-ci souhaite aider les personnes les plus vulnérables, soutenir la recherche, ou encore protéger l’environnement».

ILS ONT DIT

« À un deuxième niveau, Nicolas Sarkozy soigne les “seigneurs” des médias, rédacteurs en chef et éditorialistes : tel Jean-Pierre Elkabbach, qui l’a consulté avant de recruter le journaliste chargé de le suivre, et qui l’a laissé parler vingt minutes de plus en 2005, lors d’une interview, ce qui a provoqué une protestation de Chirac. Ou encore Jean-Marie Colombani, auteur d’éditoriaux flatteurs à son égard. Mais aussi Franz-Olivier Giesbert (Le Point), Karl Zéro (ex-Canal Plus), Christophe Barbier (L’Express), Jérôme Bellay (Europe1), Nicolas Beytout (Le Figaro) », « Philippe Cohen : “Si Sarkozy n’existait pas, les médias l’auraient inventé” », La Revue-médias, n°11.

« Les Échos est un quotidien plus élitiste que les autres et pour lequel je prévois un grand avenir. C’est vraiment un quotidien d’élite dirigeante. Maintenant, je pense que Nicolas Beytout saura faire du Figaro le quotidien que la bourgeoisie française n’a pas. Le Figaro de Robert Hersant était davantage le quotidien des notables que celui de la classe dirigeante de ce pays », « Entretien avec Luciano Boso : Conquérir les élites de demain » La Revue-médias, n°5.

« Comment faire campagne pour le oui à la Constitution européenne sans s’engager ouvertement dans les colonnes de son journal ? La direction du Figaro a trouvé une solution pour le moins surprenante, présentée la semaine dernière en comité de prévision du mardi par le directeur de la rédaction, Nicolas Beytout. L’idée donc : rédiger une pétition en faveur du oui et inviter la rédaction à recueillir des signatures de personnalités, puis publier ladite pétition avec la liste de ses signataires si possible nombreux dans le quotidien, la semaine prochaine. (…) De son côté, Nicolas Beytout affirmait hier que “jamais il n’a été question (…) que les journalistes signent eux-mêmes”, ni “de rabattre des signatures” » « Embrouille sur l’Europe au “Figaro” », Libération, 04/05/2005.

« Mes relations avec Nicolas Beytout sont parfaitement exécrables. J’ai découvert la face cachée de Nicolas Beytout : perversité, arrogance, mépris, mauvaise foi », Erik Izraelewicz, ancien directeur de la rédaction des Échos, Rue89.com, 12 février 2008.

« La nouvelle fait grincer des dents aux Échos : le patron de DI Group (filiale médias du groupe de luxe LVMH, propriétaire du quotidien les Échos) va animer une émission hebdomadaire sur i-Télé à partir du 13 septembre. “Mélange des genres”, dénonce le SNJ, qui se montrera particulièrement vigilant “à tout dérapage qui pourrait porter atteinte à l’image et à l’indépendance des rédactions du groupe” », « Nicolas Beytout sur i-Télé : il y a comme un hic », Libération, 12/09/2008.

« Le quotidien économique Les Échos, racheté fin 2007 par le groupe de luxe LVMH, a adopté une longue charte éthique destinée à garantir l’indépendance de la rédaction, notamment vis-à-vis des actionnaires. (…) La charte rappelle que le président du groupe Les Échos, Nicolas Beytout, “ne fait pas partie des rédactions” et qu’il a le droit de s’exprimer dans les médias “en tant que PDG” ou “simplement sous son nom” », « Le journal “Les Échos” adopte une charte éthique, Libération, 21/06/2010.

« Mais les journalistes ne veulent pas voir leur rédaction associée aux idées, légèrement orientées à droite, de Beytout. D’où leur colère, hier, à le voir intronisé éditorialiste pour les différents titres du groupe (outre le quotidien, on compte Investir, Enjeux ou encore Radio Classique). “C’est aberrant, tempête un journaliste, ça veut dire que pendant la campagne, Nicolas Beytout sera le porte-parole des Échos sans être rattaché à la direction.” D’autres voient même celui qui faisait partie des invités VIP du Fouquet’s comme “le porte-parole de Sarkozy”» « Nicolas Beytout, faux départ des “Échos” », Libération, 30/09/2011.

« Nicolas Beytout propose une analyse de l’actualité, ses prises de positions ne sont pas idéologiques », Philippe Val dans « Radios garanties avec conservateurs », Libération, 07/10/2012.

« L’Opinion revendique une diffusion de 35.000 exemplaires par jour, y compris les exemplaires distribués gratuitement via des partenariats. « Nous nous donnons deux ans pour atteindre l’objectif de rentabilité “, ajoute Nicolas Beytout. L’équilibre pourrait se situer autour de 30.000 exemplaires payants, mais le titre n’exclut pas d’augmenter son prix et d’explorer également d’autres sources de revenus. Dans l’immédiat, l’apport de 2 millions d’euros devrait permettre de nouveaux développements et peut-être de nouvelles embauches alors que certains, en interne, émettent des doutes sur la capacité de l’équipe (une quarantaine de salariés au total dont environ 25 journalistes) à absorber de nouvelles charges de travail », Les Échos, 25/08/2014.

TOUS LES COMMENTAIRES

  • NOUVEAU
  • 21/01/2019 12:52
  • PAR 

C’est plus facile de trouver de l’argent chez les riches que chez des ex trotkars, mais ces riches ils font ce qu’ils veulent de leur pognon, rien d’extraordinaire Laurent!!

Ce sont de mauvais investisseurs qui tentent de remplir un puits sans fond avec l’argent économisé sur l’ISF.

ah pour le coup ça ruisselle …

Rien d’extraordinaire, certes, juste des attitudes qui provoquent des raisonnements à courte vue.

Ce serait intéressant de faire le lien avec le millier de généreux donateurs de la campagne de Macron. Impossible évidemment puisque ces dons sont anonymes et que la loi de « moralisation de la vie publique » (ou prétendue telle) n’a surtout pas touché à cet anonymat.

Dans l’article de Laurent Mauduit https://www.mediapart.fr/journal/economie/130218/les-milliardaires-de-la-presse-gaves-d-aides-publiques-et-privees

il est intéressant de constater que L’Opinion (rang 41) a reçu en 2016 des aides publiques à la presse en aides directes pour 268 120 euros et 70 200 euros d’aides à la distribution, soit un total de 338 320 euros d’argent public qui n’est pas leur « pognon, rien d’extraordinaire non plus !? » pour une diffusion annuelle non connue…

Ce journal devrait s’appeller « L’Enflure  » puisqu’il est fait pour ces gens là …..

Disons que son existence fausse le jeu, la présence de ce journal dans les autres médias est bien supérieure à son rayonnement et son intérêt. D’autres personnes auraient pondu une lettre confidentielle pour abriter leurs conseils.

Peut-être cela vous a-t-il échappé, mais de très nombreux abonné.e.s de Mediapart (notamment vous ou moi) observent, non sans raison, dans leurs commentaires que les idées véhiculées par L’Opinion sont massivement reprises par l’écrasante majorité des éditorialistes.

Alors certes les idées mises en avant par L’Opinion nous (c’est-à-dire vous et moi, et beaucoup d’autres) paraissent nocives, mais le pouvoir de nuisance de ce journal est incomparablement moindre que celui de BFM, pour ne rien dire de celui de TF1.

Et puis, quand bien même ? Que nous (c’est-à-dire vous et moi) tenions ces opinions pour nocives doit-il conduire à interdire de les promouvoir ?

 

Vous écrivez : « et n’a pas d’influence au-delà », si réellement le cas, alors pourquoi injecter de l’argent à fonds perdus dans ce journal ?

Il doit bien justement en avoir une au-delà de son cercle des convaincus pour s’y résoudre, non ?

Par ailleurs, si le premier actionnaire, ou le plus important ou encore l’initiateur de ce quotidien, le propriétaire de LVMH, éprouve le besoin de le lancer, alors qu’il est déjà propriétaire des Échos, est-ce parce que ce dernier n’est pas totalement satisfaisant quant à sa ligne éditoriale, ou est-ce pour offrir un débouché professionnel à son ancien directeur de la rédaction ; Le journal L’Opinion, comme jouet de fin de carrière ou de remerciement pour services rendus ?

Je crois que la dernière question est la bonne réponse. Ce monsieur Beytout se voit partout comme le dit Jean Amy, à C dans l’air ou 28 mn notamment ; ce qu’il dit en prenant tout son temps sans se faire jamais couper la parole, est tout à fait sans intérêt, c’est la répétition des mêmes propos partout, mais voilà ça compte comme « diversité » d’opinion : Le Figaro, Valeurs inactuelles, Challenges, JDD, Atlantico etc. On n’invite JAMAIS un journaliste de l’Huma, de la Croix, de Fakir ou de Bastamag, sauf à lui couper la parole toutes les 30 s, comme à un vulgaire syndicaliste : « Quand est-ce que vous renoncez à la violence ? » Voir certains articles d’acrimed.

Une espèce de Pénélope, mais qui écrit réellement, très certainement, non ?

Il faut cependant reconnaître une vertu à ce torche-cul : il est super pour allumer la cheminée (quand on sait le pognon qu’il y a derrière, c’en est presque jouissif) … .

Comme ça sera bien le jour où il ne restera plus que Mediapart

Il est vrai que ce Beytout est omniprésent sur quasiment toutes les chaines dites d’information, ardent défenseur de la finance et grand pourfendeur des services publics.

Lorsque l’on donne l’opinion de « l’opinion », cela a clairement pour objectif de faire croire, de façon subliminale mais avec l’efficacité de la répétition en boucle à l’infini, que l’on donne l’opinion de l’opinion… publique, de même que « The Economist » donne l’impression d’énoncer les positions des économistes, etc…

C’est gentil de nous prévenir, Laurent. Il est vrai qu’il y en a encore qui écoutent radio-courtoisie en croyant écouter france-culture…

  • NOUVEAU
  • 21/01/2019 13:56
  • PAR 

Peut-être Laurent estime qu’il ne doit y rester que Mediapart pour nous donner les nouvelles… hein ?

Si des milliardaires veulent mettre leur fric dans l’Opinion libre a eux.

ils n’aimaient pas les riches, il ne reste plus que des pauvres

Ou peut etre qu’il faut s’inquiéter d’un journal qui perd énormément d’argent car alors ses intérêts sont ailleurs…

Il est difficile de juger une source sans connaître ses intérêts et je doute qu’ils soient journalistiques.

« l’on ne connaît pas d’autres cas où un actionnaire milliardaire tient aussi la plume dans son propre journal. Serge Dassault se livrait à l’exercice dans Le Figaro, mais c’était exceptionnel : juste pour souhaiter la bonne année aux lecteurs. »

Vous oubliez son père (Tonton Marcel) qui écrivait régulièrement de longs papiers dans Le Figaro qui faisaient la joie des militants de gauche tant elles sentaient leur XIXème siècle.

La conclusion sur le caractère de connivence ou pas de cet actionnariat est un peu injuste.

L’Opinion défend des opinions libérales et c’est légitime au regard de son directeur et de son actionnariat.  Pourtant ce qui frappe ce n’est pas une logique libérale qui prévaut mais celle de préserver les lois sur l’héritage et les droits de succession.

Personnellement je ne pense pas que l’ISF soit nécessairement une bonne idée, de plus si l’outil de travail est exonéré comme dans la version précédente … mais il faudrait aller au bout du raisonnement et taxer lourdement l’héritage ce qui n’est pas fait non plus ! Les entreprises d’aujourd’hui n’ont nullement besoin d’avoir à leur tête les rejetons, cela serait d’ailleurs de la saine gestion …

 

  • NOUVEAU
  • 21/01/2019 14:56
  • PAR 

amusant, un papier sur atlantico serait aussi rigolo

  • NOUVEAU
  • 21/01/2019 15:01
  • PAR 

Mieux que la consanguinité avec les milieux financiers, on avait déjà vu la consanguinité avec les milieux financiers ET la justice.

A retrouver dans cet article….

  • « La liberté d’expression était à vendre… » « Réputé dans les deux hémisphères pour son sérieux et son indépendance, ça faisait un moment qu’on le trouvait de plus en plus complaisant, désespérément bien élevé. Le mouvement de fond amorcé en son sein depuis quelques années est à présent entériné : Le Monde vient de changer de mains. Cartographie. »
  • https://www.voltairenet.org/article6756.html

…. la liste des actionnaires du Monde (« Le Monde a été vendu par ses rédacteurs à un club de grands financiers « ) et la liste des membres du conseil de surveillance parmi lesquels un juge d’instruction capable de protéger le rapprochement de ce journal avec un autre journal en produisant  un non-lieu d’anthologie de 3 erreurs grossières en 8 lignes (d’ailleurs où en est cette affaire ? on sent bien, vu l’âge du principal intéressé, que la biologie va l’emporter sur la justice  – belle expression de je ne sais qui ? )

 

 

  • NOUVEAU
  • 21/01/2019 15:36
  • PAR 

Le cas Perdriel, milliardaire de la merde

« Dans le lot des actionnaires que nous avions révélés, il y avait aussi Claude Perdriel,via sa société SFA qui fabrique des sanibroyeurs. Nous avions à l’époque précisé que l’intéressé n’avait sans doute investi que quelques centaines de milliers d’euros. Mais le fait mérite d’être relevé, même s’il a, depuis, été faire la manche auprès de Carlos Ghosn pour que Renault renfloue Challenges, dont il est le propriétaire. »

Il est possible que M. Mauduit ait déjà traité le cas Perdriel, je ne sais pas (belgicisme) dire.

Si pas (autre belgicisme), dommage ! En effet, M. Mauduit a omis de rappeler au passage que le sieur Perdriel avait été propriétaire du Nouvel Observateur, qui a achevé sa descente aux enfers journalistiques sous le regard distant quoiqu’intéressé de ce milliardaire de la merde.

Merde, littéralement : les sanibroyeurs SFA, chiottes pour avions. Le sieur Perdriel, d’ailleurs X kekchose, semble en avoir nourri une certaine forme de complexe qui l’aurait poussé, toute sa vie apparemment à se refaire une virginité (cf. le personnage central de Dickens, Our Mutuel Friend, ex-pauvre, devenu millionnaire avec la merde de Londre). D’où les relations quasi amoureuses qu’il entretenait avec le gratin de la pseudo intelligentsia réfugiée à l’Obs, sous la férule un peu bouffonne du grandiloquent grand ami français du « petit trou du cul », j’ai nommé le roi du Maroc.

Le Nouvel Observateur, puis (à moins que ce soit dans l’ordre inverse !?) Challenge, créé par un journaliste puis racheté à celui-ci (lequel a donc été lui-même acheté, ce qui n’avait pas échappé aux rédactions de l’Obs et de Challenge, regroupées dans les mêmes locaux) et maintenu sous perfusion année après année, à coups de millions.

Rédaction de l’Obs, vendue donc à Perdriel clés en mains – y compris les salaires aférents, mirobolants étant donné la paresse proverbiale de rigueur dans ce « magazine » (sic) ; puis cornaquée, avec intermittences, par l’inénarrable chien de garde de la presse française « de la gauche de droite » chic, spécialisé dans les aller-retour lucratifs entre Libération et l’Obs.

Bref.

Microscosme sans aucune importance, certes. À ceci près que le Nouvel Observateurétait nonobstant l’héritier lointain de l’Observateur de Claude Bourdet, résistant et homme de gauche (de gauche !)

On mesure le chemin parcouru… à reculons.

Par ailleurs, concernant Ghosn, Perdriel n’est pas le seul à tendre la sébille. Il y a eu aussi un journaliste, Riès, Philippe, autoproclamé « journaliste économique » (sic),gentleman journaliste à ses heures, chantre énamouré de l’ultralibéralisme etdéfenseur de l’environnement (cherchez l’erreur !), par ailleurs co-fondateur de Médiapart.

Mais Qui Se Souvient De Riès à MDP ?

Qu’en dites-vous, MM. Mauduit et Plenel ? (Pas de réponse, normalement : chez ces gens-là, Monsieur, on ne répond pas à la plèbe des lecteurs ; on les laisse s’amuser entre eux dans la cour des petits…)

ghosn-ries

 

 

Merci pour ce dégagement de fiel, cela doit faire du bien après.

 

Erreur, Philippe Ries se réclame de la pensée libérale, plus précisément celle du cercle de Vienne, si j’ai bien lu ses très bon articles sur ce site.

Bref, toujours faire la différence entre ultra ou néolibéralisme et libéralisme…

Mais, je vous l’accorde, si les reproches qui lui sont fait ont une source tangible, Philippe Ries a manqué de réflexe journalistique en prenant comme co-auteur Carlos Ghosn.

L’ironie à son comble, le citoyen du monde Carlos Ghosn se retrouve emprisonné au Japon pour fraude fiscale et abus de bien sociaux. C’est peut être le retour de baton, un citoyen est un justiciable comme tous.

ces journaux sont un élément de la stratégie de leurs propriétaires, de leur influence politique, voyez Tapie.

  • NOUVEAU
  • 21/01/2019 17:16
  • PAR 

Je constate qu’un tas d’idiots ne voient pas où est le mal si un journal n’existe que par des injections massives de pognon . Savent-ils que le pognon est le nerf de la guerre et que, de facto , ce pognon ne peut qu’aider cette presse à développer son ultralibéralisme .

C’est la France du « si j’avais du fric j’en ferais autant » , sauf que cette France là n’a pas ce fric mais qu’elle prend fait et cause pour un camp qui n’est pas le sien , illuminée qu’elle est de croire qu’elle fait partie de ce camp là. Affligeant !

  • NOUVEAU
  • 21/01/2019 18:01
  • PAR 

Je ne savais même pas que ce journal existait…

Le journal de l’entre soi finalement qui n’a pas besoin d’élargir son lectoratwink

  • NOUVEAU
  • 21/01/2019 19:17
  • PAR 

Quelle médisance: sans doute encore des jaloux qui ne supportent pas que des gens crèvent de faim pendant que d’autres parasites passent leur temps à faire de l’information pour bien faire comprendre à ces pauvres (sans éducation de surcroit) que leur richesse provient de leur quotient intellectuel incomparable pour ces idiots qui trainent dans les rues sans domicile fixe. Un peu de raison quand même!

Mais qui lit l’Opinion … ?

Ses actionnaires : 1O ou 12 personnes

ça s’appelle un … journal lycéen … un fanzine ?

Voilà, c’est un fanzine libéral, comme il y en a de rock …

Sauf que des journalistes de l’ Opinion sont toujours sur des emission tv ( c’est en l’ air par exemple ) : bien joué de la part du journal

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2 réflexions sur “#France #BILDERBERG «L’Opinion» Nicolas Beytout, le journal des Actionnaires milliardaires comme Bernard Arnault, Bettencourt Meyers, Claude Perdriel, Rupert Murdoch, Philippe Louis-Dreyfus,Bruno Bich, Kenneth Fisher, familles Houzé et Moulin Bey Medias

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