#Corde #Mafia Jacques Santoni le tétraplégique, Patrick Giovannoni le repenti et l’improbable procès des assassins présumés de l’avocat corse Antoine Sollacaro devrait bientôt voir s’affronter le chef du clan mafieux du Petit Bar

Le tétraplégique, le repenti et l’improbable procès

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Le procès des assassins présumés de l’avocat corse Antoine Sollacaro devrait bientôt voir s’affronter un tétraplégique, présenté comme le chef du clan mafieux du Petit Bar, et le premier repenti de l’histoire judiciaire française. À moins que la cour d’appel ne décide de retarder l’échéance.

La confrontation publique entre le premier repenti de l’histoire judiciaire française et l’homme présenté comme le parrain du clan corse du Petit Bar aura-t-elle lieu un jour ? Patrick Giovannoni et Jacques Santoni devaient être renvoyés prochainement, aux côtés de trois autres personnes, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, pour l’assassinat du bâtonnier Antoine Sollacaro, à Ajaccio, le 16 octobre 2012 et la tentative d’assassinat de son ami Charles Cervoni, un mois et demi plus tôt.

C’est en tout cas ce qu’avait demandé le juge d’instruction Christophe Petiteau, de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, dans son ordonnance de mise en accusation (OMA), datée du 31 août 2018, que Mediapart a pu consulter.

Mais la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence pourrait en décider autrement, lundi 21 janvier. Saisie d’un double recours du parquet de Marseille et des avocats du principal accusé, elle peut choisir, soit d’ordonner la tenue du procès en l’état, soit de donner un délai supplémentaire pour poursuivre l’instruction de cette affaire hors norme.

On se souvient de l’émoi national suscité par l’exécution, en plein jour, d’Antoine Sollacaro, ténor du barreau ajaccien, criblé de balles au volant de sa Porsche par le passager d’une puissante moto BMW 1200, alors qu’il s’était arrêté, comme chaque matin, dans une station-service de la route des Sanguinaires pour y acheter son journal.

Ce crime avait immédiatement été interprété par la police judiciaire, chargée de l’enquête, comme un épisode de la guerre des clans qui sévissait alors à Ajaccio entre le clan du Petit Bar, du nom de l’établissement du Cours Napoléon dans lequel ses membres avaient l’habitude de se retrouver, et le groupe des amis d’Alain Orsoni, un ancien dirigeant du FLNC reconverti dans les affaires, revenu en Corse après un exil de plusieurs années en Amérique du Sud pour prendre la présidence du club de football ajaccien ACA.

Antoine Sollacaro était en effet membre du premier cercle d’Alain Orsoni, dont il était l’avocat. Les policiers faisaient immédiatement le rapprochement avec la tentative d’homicide dont avait été victime, un mois et demi plus tôt, Charles Cervoni, un autre ami d’Orsoni, ancien nationaliste lui aussi, chargé de l’exploitation des buvettes du stade de l’ACA.

Le 1er septembre au soir, alors qu’il circulait en ville au volant de son 4X4 BMW X5, Charles Cervoni avait été grièvement blessé par une décharge de fusil d’assaut, tirée par le passager d’une moto identique à celle utilisée par les tueurs d’Antoine Sollacaro.

Le même type de moto BMW 1200 était à nouveau utilisé, le 14 novembre 2012, pour exécuter Jacques Nacer, l’ancien président de la chambre de commerce et d’industrie de Corse-du-Sud, également un proche d’Alain Orsoni.

C’est au lendemain de ce troisième crime que Manuel Valls, ministre de l’intérieur et Jean-Marc Ayrault, premier ministre, ont prononcé pour la première fois le mot « mafia » pour décrire la situation en Corse, qui subissait alors trente-cinq assassinats et tentatives par an. « La mafia est à l’œuvre en Corse. L’argent s’est emparé de tout, avec la violence », déclarait le premier ministre, tandis que le ministre de l’intérieur, en visite à Ajaccio, assénait en écho : « Il ne faut plus laisser passer ça. Trop d’assassinats, trop de gens qui ne parlent pas, trop d’intérêts, trop de mafia. »

Malgré les moyens déployés par la police, l’enquête va piétiner pendant trois ans. Les tueurs professionnels n’ont laissé aucune trace et pas un seul témoin n’a permis de les identifier. Des investigations très poussées ont cependant été menées sur le seul élément tangible : la moto BMW 1200, retrouvée par le plus grand des hasards par des gendarmes dans le maquis d’un ravin, en contrebas d’une route escarpée de montagne.

En suivant la piste de cette moto, trafiquée et maquillée à partir d’un véhicule volé à un touriste hongrois en 2007, les policiers ont pu remonter jusqu’à deux membres du Petit Bar : Mickaël Ettori et André Bacchiolelli. Alors qu’ils viennent de sortir de prison, en juillet 2012, le premier aurait déposé la moto dans un garage, en vue d’effectuer des réparations, et le second serait venu la récupérer.

Les deux hommes sont arrêtés et mis en examen en mars 2013. Leur chef présumé, Jacques Santoni, aujourd’hui âgé de 40 ans, est mis en examen à son tour pour association de malfaiteurs en décembre 2013. « S’il conteste formellement être le chef d’une quelconque organisation criminelle, de nombreuses procédures judiciaires, pour certaines sanctionnées par des condamnations définitives, établissent des liens anciens et durables entre les personnes visées dans le cadre d’activités illicites », écrit le juge Petiteau dans son OMA.

Racket, trafic de drogue, assassinat… La liste est longue. Plusieurs membres du « Petit Bar » ont été condamnés pour avoir tenté d’exécuter Alain Orsoni en 2008 et d’autres l’ont été pour avoir tué Antoine Nivaggioni, un intime d’Orsoni, en 2010.

La scène de crime, après l’assassinat d’Antoine Nivaggioni. © DRLa scène de crime, après l’assassinat d’Antoine Nivaggioni. © DR

En outre, les surveillances réalisées dans le cadre d’une autre instruction judiciaire, portant sur des extorsions de fonds, ont permis d’observer plusieurs rencontres, entre juin et septembre 2012, entre Jacques Santoni et des membres de la bande. Malgré les précautions prises, des interceptions de communications téléphoniques permettent aux policiers de constater l’ascendant exercé sur eux par Jacques Santoni.

Un ascendant d’autant plus étonnant que Jacques Santoni est très lourdement handicapé. Victime d’un grave accident de moto le soir de Noël, en 2003, à l’âge de 25 ans, il est devenu tétraplégique. Ses seuls revenus officiels sont ceux de sa pension d’invalidité de 2 000 euros mensuels versée par la Sécurité sociale. Il est père de deux jeunes jumeaux. Le juge observe « le contraste entre la très grande vivacité d’esprit dont il fait preuve et la situation de handicap physique lourd dans lequel il vit ».

Le juge Christophe Perruaux reçoit un courrier qui restera gravé à jamais dans sa mémoire

Mais le juge sait qu’il ne va pas pouvoir les garder longtemps en prison s’il ne parvient pas à prouver leur participation à l’assassinat d’Antoine Sollacaro et à la tentative sur Charles Cervoni. En effet, lors des confrontations, les garagistes, terrorisés, ne reconnaissent plus personne. C’est le cas, notamment, du mécanicien qui avait formellement reconnu André Bacchiolelli, disant : « Il a une tête tellement particulière que l’on s’en souvient. C’est bien cet homme qui s’est présenté à la concession. Il a une tête tordue, peu commune. » Lors de la confrontation dans le bureau du juge, il revient sur ses déclarations.

L'avocat Antoine Sollacaro, en 2011 © ReutersL’avocat Antoine Sollacaro, en 2011 © Reuters

Le 2 juillet 2014, la chambre de l’instruction prononce donc la nullité des mises en examen de Bacchiolelli et Ettori pour assassinat en bande organisée, « faute d’indices précis et concordants » et ne retient contre eux que le chef d’association de malfaiteurs. Un camouflet pour la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS). La perspective d’un procès aux assises s’éloigne… Il va sans doute falloir se contenter, comme c’est souvent le cas dans les affaires de grand banditisme corse, de les traduire devant un simple tribunal correctionnel.

C’est alors qu’intervient le coup de théâtre. Le 9 janvier 2015, le juge Christophe Perruaux, en charge de l’instruction sur l’assassinat d’Antoine Nivaggioni, reçoit un courrier qui restera gravé à jamais dans sa mémoire. Patrick Giovannoni, l’un des Ajacciens mis en examen pour ce crime, aujourd’hui âgé de 48 ans et décrit par la justice comme un « membre actif mais de second plan de l’équipe du Petit Bar », a décidé de se mettre à table. À une condition : comme il craint pour sa vie, il veut pouvoir bénéficier du statut de repenti, prévu par la loi Perben II du 19 mars 2004.

En échange, il promet des révélations sur le fonctionnement interne du clan, dont il fait partie depuis longtemps et au sein duquel il est en charge du stockage des armes. Ses déclarations sont jugées suffisamment sérieuses et étayées pour qu’il soit le tout premier admis dans ce programme de protection et de réinsertion, ce qui lui vaut le nom de code de « primo ».

Son audition dans le bureau du juge Perruaux, le 9 mars 2015, va donner un coup d’accélérateur à plusieurs enquêtes. Celle sur l’assassinat d’Antoine Nivaggioni, bien sûr, qui a abouti à de très lourdes condamnations le 3 mars 2018 (30 ans de prison pour le tireur et entre 4 et 20 ans pour les complices)… Mais aussi celles sur Sollacaro et Cervoni.

Voici ce que déclare Patrick Giovannoni : « Après le meurtre d’Antoine Nivaggioni, Jacques Santoni m’avait dit qu’il voulait taper quatre fois. Il m’en a parlé plusieurs fois, cela a mis du temps à se faire. » Le repenti commence par expliquer les circonstances du premier crime : une attaque à la bombe ratée qui a coûté la vie, par erreur, à un restaurateur ajaccien.

Puis il raconte la tentative d’homicide de Charles Cervoni. « J’ai appris par les journaux qu’il y avait une tentative contre Charles Cervoni. J’ai entendu dire que c’était le Petit Bar. Je suis allé voir Jacques Santoni quatre, cinq jours après. Et il m’a dit qu’ils l’ont loupé. Il ne savait pas s’il était blessé, s’il allait s’en sortir, s’il était paralysé. Après il y a eu un repas chez André Bacchiolelli (…) Je suis sorti fumer une cigarette sur la terrasse. J’ai discuté avec André Bacchiolelli. Je lui ai parlé de ce qui était arrivé à Charles Cervoni. Il m’a dit qu’il l’avait raté. Il m’a dit que c’était lui qui avait tiré. Je lui ai demandé pourquoi il l’avait raté. Il m’a dit qu’ils sont arrivés en moto, et que le conducteur s’est approché trop près et qu’il n’a pas pu vider le chargeur. Il m’a dit qu’ensuite il a jeté [l’arme] qu’il avait utilisée dans un véhicule qu’il avait brûlé. Il m’a dit que c’est eux qui ont mis le feu après avoir cassé la vitre et jeté l’arme dans la voiture. »

Son témoignage sur l’assassinat d’Antoine Sollacaro est tout aussi accablant. « Je suis descendu quinze jours avant le meurtre chez Jacques pour boire un coup. Et là il m’a dit: “On va taper.” Il ne m’a pas dit qui était la cible. La semaine d’après je suis redescendu, il ne s’était encore rien passé. Il m’a dit qu’on ne fait rien, car la personne n’est pas là. »

En effet, cela correspond à l’emploi du temps de Maître Sollacaro, qui avait passé la semaine aux assises à Bastia. Le repenti poursuit : « J’ai appris en début de semaine d’après, le meurtre d’Antoine Sollacaro. Je suis descendu voir Jacques. Je lui demande si c’est eux. Il me répond oui. Je lui ai dit qu’ils allaient trop loin, que c’était un avocat, qu’ils allaient avoir toute la police à dos. Il m’a dit qu’il savait les risques qu’il prenait. »

Ses déclarations confirment également le fait que la moto BMW 1200 retrouvée dans le ravin, un élément central de l’accusation, est bien celle utilisée pour le crime. Patrick Giovannoni raconte être retourné voir Jacques Santoni après avoir appris la découverte de la moto en lisant Corse Matin« Je suis allé le voir car j’étais inquiet, car en 2009 j’avais changé une batterie sur une moto du même genre, une BMW. Je lui ai dit que je ne voulais pas qu’on retrouve mon ADN dessus, car je ne voulais pas être impliqué dans l’affaire de Me Sollacaro. Jacques Santoni m’a dit de ne pas m’inquiéter en souriant. Il m’a dit qu’il voulait la faire disparaître au fond d’un ravin mais qu’elle n’était pas tombée comme il l’aurait voulu (…) Je lui ai demandé pourquoi il n’avait pas mis le feu à la moto. Il m’a dit que c’était pour ne pas attirer l’attention. »

Le chef présumé du « Petit Bar » continue de nier farouchement toute implication

Lors de son interrogatoire de première comparution devant le juge Petiteau, le 30 septembre 2015, le repenti justifie les confidences qui lui ont été faites par son rôle de gardien des armes. Il avoue avoir fourni le fusil d’assaut à Jacques Santoni pour l’opération visant Charles Cervoni : « Les choses se passaient comme ça. Jacques avait une feuille sur laquelle étaient notées toutes les armes et munitions qui m’étaient confiées. Pour Charles Cervoni, j’ai remis un mois avant un chargeur, une kalach et trente munitions. J’utilisais des gants à chaque fois. Je demandais à Jacques de les nettoyer pour pas qu’on retrouve mes empreintes. »

Le rôle actif que Patrick Giovannoni reconnaît avoir joué lui vaut d’être renvoyé pour association de malfaiteurs en vue d’assassiner Charles Cervoni. Pour la JIRS, ces révélations inespérées changent complètement la donne. Il est désormais possible de viser les assises pour les deux crimes.

Le 9 juin 2015, Jacques Santoni est mis en examen pour tentative de meurtre en bande organisée au préjudice de Charles Cervoni et pour meurtre en bande organisée au préjudice d’Antoine Sollacaro. Mais devant le juge, qui lui lit les déclarations du repenti, le chef présumé du Petit Bar continue de nier farouchement toute implication, dans la tradition du grand banditisme corse : « Je ne vous donnerai aucune explication. Vous avez essayé de me faire assassiner en me faisant porter le chapeau dans des tas de dossiers, en manipulant un malheureux pour fabriquer un repenti, ancien pompiste reconverti en curé, auprès duquel je me serais confessé, chose qui est totalement fausse (…) Je n’ai rien à voir dans tout ce que vous me reprochez ni de près ni de loin. »

Lors d’un dernier interrogatoire, le 19 novembre 2015, il qualifie le repenti de « Don Camillo », dont le rôle était de « colmater le dossier, car au départ c’était du fantasme et ensuite on va fabriquer ce prêtre pour que cela tienne devant vous ».

André Bacchiolelli, mis en examen pour les deux crimes, le 13 mars 2015, nie lui aussi toute participation. Il ne comprend pas que l’on puisse accorder le moindre crédit aux déclarations de Patrick Giovannoni, « qui portait les bouteilles d’eau pour Jacques Santoni ».

Le 31 août 2018, avant de quitter Marseille pour prendre son nouveau poste de conseiller à la cour d’appel de Paris, le juge Christophe Petiteau a donc estimé avoir terminé son travail et signé son OMA. Jacques Santoni est renvoyé pour complicité de tentative d’homicide en bande organisée et association de malfaiteurs (Cervoni) et complicité d’homicide en bande organisée et association de malfaiteurs (Sollacaro) ; André Bacchiolelli pour tentative d’homicide en bande organisée (Cervoni) et association de malfaiteurs, recel et détention d’arme (Sollacaro) ; Mickaël Ettori pour association de malfaiteurs et recel (Sollacaro) ; et Patrick Giovannoni pour association de malfaiteurs (Cervoni).

Mais il est bien seul à estimer que l’affaire est mûre pour être jugée. Le parquet de Marseille, qui n’a pas rendu son réquisitoire, n’est pas d’accord. Les avocats de la défense non plus.

Lundi 21 janvier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence devra donc arbitrer : faut-il programmer ce procès en l’état ou réaliser, au préalable, une confrontation dans le bureau d’un nouveau juge ? Quelle que soit sa décision, le procès à venir s’annonce extrêmement délicat pour deux raisons.

La première tient au statut de repenti de Patrick Giovannoni, qui a refait sa vie sous une nouvelle identité, dans un lieu tenu secret et sous la protection du service interministériel d’assistance technique (SIAT). Comment assurer sa sécurité lors du procès, auquel il est obligé d’être présent physiquement, aux côtés d’anciens camarades ? Lors du procès de l’assassinat d’Antoine Nivaggioni, en février 2018, dans lequel ses dépositions ont pesé très lourd, la solution choisie par le tribunal a été de décréter le huis clos : ni public ni journalistes dans la salle.

L’autre difficulté majeure tient à l’état de santé du principal accusé, Jacques Santoni, détaillé avec de nombreuses précisions dans l’OMA. Tétraplégique depuis son accident de moto en 2003, il ne vit que grâce à un réseau de plusieurs personnes qui l’aident dans les moindres gestes du quotidien. Le matin, deux personnes doivent l’aider à se lever et à s’installer dans un fauteuil équipé d’un appuie-tête et d’une coque moulée, dans lequel son corps doit être maintenu par une sangle.

Une infirmière vient six fois par jour lui poser une sonde urinaire. Il a besoin d’assistance pour s’habiller et se nourrir. Bref, comme le souligne le médecin expert qui l’a examiné, « sa dépendance est totale ». C’est ce qui explique pourquoi, après deux mois de détention préventive, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire dès le 4 août 2015. Cet état de santé a également été mis en avant par ses avocats, pour lui éviter de comparaître, en même temps que ses co-accusés, au procès d’Antoine Nivaggioni, début 2018. Ses défenseurs ont obtenu que son cas soit disjoint. Il n’a toujours pas été jugé.

TOUS LES COMMENTAIRES

Que ce tétraplégique prenne perpétuité, ce n’est pas un problème. Après tout il a bien fait tuer un homme. Ce n’est pas parce que c’est un handicapé que c’est un saint.

PS: dommage que la peine de mort n’existe plus en France, elle serait la peine toute trouvée!

Oeil pour oeil, dent pour dent, donc?

Chère Hélène,

Arrêtez, comme 90% des journalistes, de mettre « réaliser » à toutes les sauces.

« … ou réaliser, au préalable, une confrontation dans le bureau d’un nouveau juge … »

On ne réalise pas une confrontation; on l’organise, on la prévoit, on la mène … et vous en trouverez d’autres …

et c est signé  par l amoureux de la langue française  :  John Flyfucker (Jean le Bricoleur de Mouches)

Excellent

  • NOUVEAU
  • 20/01/2019 00:53
  • PAR 
Un ami de mon fils touché par un tir de flash-ball derrière la tête à Toulouse . Pacifiste cependant . On va où la ? Je ne comprends plus rien . Les forces de l’ordre sont censées protéger la population , pas tirer dans le dos n’est ce pas ?

C’est clair c’est quoi ce titre ?!

Vous ne voyez pas le clin d’oeil ? Dommage.

Le Bon, la Brute et le Truand, Sergio Leone, 1966.

On peut voir ou l’autrice voulait en venir avec ce titre et trouver quand même la « blague » insultante…

Que vous vous en fichiez, comme la plupart, c’est votre droit. Vous pouvez simplement vous demandez ce qu’en pensent les personnes tétraplégiques. Ce n’est pas une obligation…

Sinon, non, le parler politiquement correct n’est pas une novlangue, contrairement à l’écriture prétendument inclusive qui est elle une novécriture. Même pas une novlangue puisqu’on ne peut pas la parler. C’est une bouillie politiquement correcte.

Je doute fort que tel était son intention : le titre du film de Léone désignait trois personnes. Ce n’est pas le cas ici.

On peut voir ou l’autrice voulait en venir avec ce titre et ..

Les journalistes choisissent rarement le titre de leurs articles. C’est le métier des « titreurs » dont le rôle est de faire de « l’accroche » pour faire vendre (lire des articles à des gens qui sans cela ne le feraient pas). Comme cela a déja été exposé par Mediapart.

Ca fonctionne en général assez bien… Même si la discussion qui s’en suit n’a rien à voir avec le contenu.

Vous savez, entre para et tétra, il y a une différence, mais de degré (un sacré putain de degré, je reconnais), pas de nature. Mediapart aurait titré « Le paraplégique… », j’aurais sans doute tiqué, comme je l’ai fait pour « le tétra… », mais je ne crois pas que j’en aurais fait un fromage.

Sinon, le parler politiquement correct est bien une novlangue au strict sens orwellien du terme. Elle fait prendre les choses pour d’autres. Un aveugle n’y voit pas plus clair si on l’appelle un non-voyant, et un con n’est pas mieux loti si on l’appelle malcomprenant…

En dehors de ces questions très secondaires, le seul commentaire vraiment pertinent de ce fil est celui de Lotharius ci-dessous.

Pourtant ici, c’est ce qui se fait tous les jours.. le Macroniste, le Mélanchosiste, l’islamo-gauchiste, le sioniste, le naif, le riche, l’intello le débile etc…

Vous citez sans arrêt la marque et parfois le modèle des véhicules terrestres impliqués, passionnant, le modèle de Porsche ?

P.S : humour.

Cela donne à l’article une tonalité typiquement corse smile

Je note tout de même que nous n’avons pas la marque du fauteuil de « le tétraplégique »..
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Bien belle histoire corse, mais il serait bien plus intéressant de savoir pourquoi ce magistrat et son ami ont été assassinés, non ?

Pourquoi ces personnes ont été assassinées? Par qui ces meurtres ont été commandités ? Quels intérêts ont été dissimulés et que cache toute cette affaire ? Comment un « petit gang » est passé longtemps « inaperçu » des services de police pourtant si zélés dans tant d’autres affaires bien loin des actions crapuleuses succinctement décrites ?

Il y aurait eu avantage dans l’exercice de son honorable métier que l’auteure de ce billet ne se contente pas de nous rapporter en 3 pages un « fait divers » de la mafia corse. Il serait décevant que médiapart se livre à du remplissage de colonnes de rubrique faits divers judiciaires quand tant d’autres sujets mériteraient de véritables investigations journalistiques approfondies qui font l’apanage de ce média d’information de qualité et qui donnent l’occasion à ses journalistes de mériter ce titre quand tant d’autres le dépravent.

Tout simplement parce que nous sommes en CORSE au Pays de la MAFIA. Pas de procès en CORSE. C’est ma méthode expéditive qui compte. En CORSE, ils tuent les gens comme des sangliers et gare à vous si vous parlez. L’OMERTA est la règle. Si vous enfreignez cette règle, vous ne parlerez plus, car vous serez mort. A tous les niveaux de la Société c’est la mafia. Avez-vous lu le livre du Préfet CORSE  » Préfet en CORSE » qui a remplacé le Préfet Erignac et qui a été lâché par le Gouvernement français et condamné à la prison, pour calmer la mafia. La justice CORSE est grangrainée par la  MAFIA.

« En CORSE, ils tuent les gens comme des sangliers. »

Voilà qui est très exagéré. En Corse, comme dans les autres départements de la métropole, la chasse au sanglier est très réglementée, qu’il s’agisse de personnes privées ou de battues administratives.

Si l’on parvenait à traquer et neutraliser les voyous comme on le fait des sangliers (sauf que les voyous il vaudrait mieux les faire cuisiner par des policiers spécialisés que par des restaurateurs locaux), cela signifierait une chose : l’État assume enfin ses responsabilités en Corse.

L’État et les grouillots des partis qui sont sensés le représenter préfèrent les arrangements fructueux…. (cf les Pasqua et ses successeurs)

Que connaissez-vous vraiment de la CORSE pour affirmer que « L’Etat assume enfin ses responsabilités » ?

Quand aux sangliers en liberté, vous les croisez dès que vous commencer à accéder aux versants montagneux.

Savez-vous que la MAFIA CORSE est présente partout ……! Lisez le livre du Préfet BONNET qui a remplacé le Préfet ERIGNAC assassiné en 1998 …!!!!!

Ce que vous dites est juste mais le style de l’article nuit. Le ton est déplaisant, il cherche à fabriquer du suspense haletant. Personnellement, j’aurais largement préféré une véritable analyse.

« Merci Madame Constanty et merci Médiapart, car ces informations et ces analyses, on ne les trouvera pas dans Corse Matin (qui prend bien soin de ne pas se mettre à dos le gang du Petit Bar) ni dans la grande presse quotidienne nationale, pour laquelle ce n’est pas encore assez sensationnel. »

Ce n’est pas tout à fait exact ; à part les morceaux de l’ordonnance de mise en accusation, OMA à laquelle H Constanty a eu accès, l’ensemble des informations contenues dans cet article (excellente synthèse – seul oubli : le fantôme de Jean-Do Cortopossi-) ont été publiées dans la presse nationale (le monde, obs, parisien libéré,..) et même dans Corse-Matin (par exemple là)

Seule petite remarque en Italie le phénomène « pentito  » n’a pas fait que des heureux voir l’actualité récente « brésil – italie », et pour la « criminalité » politique et aussi pour la Mafia

( certains mafieux ont réglés leurs comptes en dénonçant des concurrents juste pour assurer leurs propres affaires ) d’où sauf erreur de ma part l’obligation désormais dans ce pays de l’accord de 3 parquets différents pour accepter le témoignage d’un « repenti » et surtout des preuves solides !

Ce qui laisse rêveur(ses)  certain(e)s militantes condamné(e)s sur un seul témoignage « flou » comme Césare !

En effet. Dont acte, concernant Corse Matin.

Bravo Hélène pour votre article, il a le mérite de résumer en peu de lignes les activités inquiétantes de la Main Noire corsofolklorique, hélas! Laissez les aigris chanter pouilles; certains ne peuvent s’en empêcher.

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2 réflexions sur “#Corde #Mafia Jacques Santoni le tétraplégique, Patrick Giovannoni le repenti et l’improbable procès des assassins présumés de l’avocat corse Antoine Sollacaro devrait bientôt voir s’affronter le chef du clan mafieux du Petit Bar

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