#France #Macrongate HAUTE TRAHISON Le parquet de Paris est saisi de l’affaire Alstom ! General Electric SIEMENS François Hollande Patrick Kron Frédéric Pierucci Pacte de Corruption Turbine Arabelle équipe toutes les centrales nucléaires et sous-marins français.

Le parquet de Paris est saisi de l’affaire Alstom

 PAR 

Olivier Marleix, ancien président de la commission parlementaire sur les décisions de l’État en matière de politique industrielle, a saisi le parquet de Paris sur l’affaire Alstom. Le député LR s’interroge sur les conditions de vente qui ont abouti au démantèlement du groupe industriel. Emmanuel Macron, ministre de l’économie à l’époque, est clairement visé.

L’ancien président de la commission parlementaire sur « les décisions de l’État en matière de politique industrielle », Olivier Marleix, a saisi le parquet de Paris, le 17 janvier, au titre de la procédure de l’article 40 du code de procédure pénale, sur l’affaire Alstom. Dans une lettre, révélée par Le Monde, le député LR, qui s’était beaucoup interrogé dans le cadre de la commission d’enquête sur les conditions de vente d’Alstom à GE en 2014, a décidé de signaler au parquet certains faits au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Cet article oblige toute autorité ou tout fonctionnaire à informer la justice de tout fait qui pourrait s’apparenter à un crime ou un délit.

Olivier Marleix s’interroge d’abord sur l’étonnante impunité judiciaire dont a bénéficié le groupe en France, alors qu’Alstom avait reconnu des faits de corruption dans plusieurs pays entre 2000 et 2011. En l’absence de poursuites pénales en France, le département américain de justice (DoJ) s’était emparé du dossier. Cette action judiciaire avait servi de levier pour permettre à son concurrent américain GE de s’emparer de la branche énergie d’Alstom, comme nous l’avions raconté à l’époque.

Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, et Patrick Kron, alors pdg d'Alstom en 2015Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, et Patrick Kron, alors pdg d’Alstom en 2015

Un ancien cadre d’Alstom, Frédéric Pierucci, emprisonné pendant plus de 3 ans aux États-Unis, revient dans un livre, Le Piège américain, sorti cette semaine, sur les circonstances de cette vente et sur la façon dont la justice américaine a été utilisée comme outil pour démanteler le groupe français.Dans sa lettre au parquet, Olivier Marleix s’interroge aussi sur l’existence d’un possible « pacte de corruption » au bénéfice du ministre de l’économie de l’époque, Emmanuel Macron, qui a signé l’autorisation de rachat de la branche énergie Alstom par GE.

Lors d’une première commission parlementaire en 2015 sur les conditions de vente d’Alstom, Emmanuel Macron avait alors déclaré que « le gouvernement avait été mis devant le fait accompli » et « s’était trouvé face à un projet totalement ficelé ». En bref, le gouvernement n’avait rien pu faire pour arrêter le projet de démantèlement d’Alstom conçu entre les dirigeants des deux groupes.

Dans les faits, la commission d’enquête parlementaire de 2018 a mis en lumière, à la suite de l’audition de David Azéma, alors responsable de l’Agence des participations de l’État (APE), qu’un projet de démantèlement avait bien été étudié directement par AT Kearney dès décembre 2012.

Celui-ci prévoyait notamment la vente de la branche énergie à GE et la création d’« un Airbus du rail » avec Siemens. Ce projet avait été remis à Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Élysée, mais avait été gardé secret, comme notre enquête l’a démontré. Aucune alerte n’avait été donnée ni aux ministres ni à l’administration sur les risques de démantèlement encourus par Alstom.

« Le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées [Alstom, Technip, Alcatel…] ne peut qu’interroger, souligne le député dans son courrier.S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption. »

Au moment où l’affaire Alstom rebondit, ce qu’il reste des activités industrielles d’Alstom en France est clairement menacé. Bien que GE n’ait tenu aucun des engagements contractés auprès du gouvernement français au moment du rachat, notamment en termes de création d’emplois, le gouvernement et Alstom ont abandonné au groupe américain le contrôle complet des co-entreprises qui avaient été constituées en 2015, et particulièrement celui sur les brevets industriels liés à la turbine Arabelle qui équipe toutes les centrales nucléaires et les sous-marins français.

La nouvelle direction de GE, qui considère désormais qu’elle a fait une mauvaise affaire en reprenant les activités énergie d’Alstom, a déprécié de 23 milliards de dollars la valeur de ce rachat qui ne lui en avait coûté que 10 milliards. Une opération comptable lourde de conséquences pour la branche énergie d’Alstom : aux yeux de GE, celle-ci ne vaut plus rien.

Quant à l’Airbus du rail, il semble être sur le point de dérailler. De nombreuses autorités de la concurrence, notamment britannique et allemande, ont fait savoir que le rapprochement entre Siemens et Alstom leur paraît nuire à la concurrence du ferroviaire en Europe. La direction de la concurrence de la Commission européenne a déjà fait savoir combien elle n’était pas convaincue par l’argument de la concurrence chinoise avancé pour justifier ce mariage entre les deux groupes.

Elle estime en outre que les « remèdes »  – en d’autres termes les cessions ou abandons d’activités – proposés par les deux groupes ne lui paraissaient pas suffisants pour supprimer les situations de monopole dans lesquelles pourrait se retrouver le nouvel ensemble.

Très inquiète, l’intersyndicale d’Alstom redoute que le projet n’aboutisse à un démantèlement complet des activités ferroviaires d’Alstom, puisque c’est Siemens qui a clairement la main sur le projet de fusion. L’ensemble des syndicats du groupe demande donc l’abandon total d’un projet qui à leurs yeux n’a qu’un seul motif : verser 1,8 milliard de dividende exceptionnel aux actionnaires, dont Bouygues.

Pour l’instant, le gouvernement se tait, le dossier devenant de plus en plus encombrant .

 

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Retrouver nos principaux articles sur Alstom

 

Les non-dits d’Emmanuel Macron dans l’affaire Alstom

Vente d’Alstom : l’enjeu caché de la corruption 

Macron rattrapé par son bilan à BercyAlstom ou l’histoire d’une faillite industrielle à la française

Alstom Siemens : un projet de fusion qui prend des airs de liquidation.

TOUS LES COMMENTAIRES

Comme dit régulièrement Edwy Plenel « follow the money » 😉 Donc, je pense que Mediapart est sur le coup… ou alors faudrait missionner Denis Robert…mais là, il semble pris par La Grande Evasion (fiscale), son prochain film.

Faudrait aussi que la Revue Dessinée s’y colle pour nous faire de jolies cases emmenées et synthétiques pour qu’on s’y retrouve… moi, je suis un peu perdue…

 

Cela n’arrête pas. Collusion complexe entre hauts fonctionnaires (Macron en l’occurence) et milliardaires, et braderie du savoir faire et des finances de notre pays. Combien d’aides de l’état ont elles été données à Alstom pour développer les turbines, le TGV, combien d’emplois perdus, de villes et régions sinistrées?

Il faut vraiment virer tous ces mafieux. Merci aux journalistes de Mediapart pour leurs enquêtes fouillées, sans concession.

et aussi : Industrie. Alstom, victime de la guerre commerciale ? – Jeudi, 17 Janvier, 2019

Donald Trump n’a rien inventé en matière de guerre commerciale des États-Unis contre le reste du monde. Un nouveau témoignage sur le contexte de la vente de la branche énergie d’Alstom au géant nord-américain General Electric (GE) montre que celle-ci faisait rage dès 2013, bien avant son élection.

Nous avons un besoin impérial de faire le point sur l’affaire Alstom. V.Pécresse.

C’est pas plutôt de Ségolène, une phrase pareille ? De Royale à impériale, il y a peu !

Moi, je parlerais de besoin impérieux…

laughing

On est dans la mafia de haute voltige,  pour services rendus, je doute que seules quelques donations officielles aient suffi,  faudrait chercher ailleurs quelques millions

Le terme « saisi » n’est pas très heureux. Il serait plus juste de dire qu’un député de l’opposition a dénoncé au parquet de Paris des faits qu’il estime constitutifs d’un délit…

Sur le fond, ça paraît assez léger :

– l’absence de poursuites en France n’est pas absurde si les mêmes faits ont déjà été jugés à l’étranger (aucune association de lutte anti-corruption n’a d’ailleurs jugé utile de déposer plainte devant les juridictions française pour ces faits);

– considérer qu’il y a eu un pacte de corruption en 2014 entre Macron et les personnes intéressées par la vente d’Alstom dont la contrepartie serait des dons pour une hypothétique campagne présidentielle en 2017 ça paraît franchement tiré par les cheveux.

La réalité c’est que n’importe quel décideur économique avait tout intérêt à financer la campagne de Macron tout comme celle de Fillon…

On pourrait également se pencher sur la fusion Technip / FMC dans lquelle Manu a beaucoup mouillé sa chemise…

Ce type là est nuisible à l’Industrie française et aux employés en général ! Tout ce qui pourra l’empêcher de dépecer en rond est bienvenu.

Peut-être mais de là à ce que cela relève du pénal il y a un monde…

 

L’excellente Dominique Manotti a publié l’année dernière un très bon roman noir, apparemment très bien informé, précisément sur ce sujet : Racket, aux éditions Les Arènes.

D’une lecture facile et très plaisante, il permet à celles et ceux qui ne sont pas forcément familier.e.s des arcanes du meccano industriel et financier de démêler un peu ce sac de nœuds.

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  • 17/01/2019 15:01
  • PAR 

Remerciements à M. Orange pour sa persévérance à traquer la trahison antifrançaise et antidémocratique des « élites » (auroproclamées, sans preuves) incestueuses au pouvoir, côté public et côté privé, conformément au modèle de colloboration avec l’ennemi (1940-1944).

Alcatel ? La trahison est ancienne :

• sauf erreur de ma part, le groupe s’était il y a déjà longtemps réfugié aux Pays-Bas (Alcatel NV), sans qu’on discerne clairement la logique industrielle de cette évasion.

• Alcatel s’est goinfré avec l’argent des contribuables français : sous-traitant des terminaux Minitel, gouffre ruineux pour l’Etat français, dont l’échec était prévisible, prévu et avéré, finalement.

Etc.

la trahison des elites est permanente. Il suffit de se referer au livre d’annie Lacroix Riz qui porte ce titre

« Ce projet avait été remis à Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Élysée, mais avait été gardé secret,« 

« signé en avril 2015 par Emmanuel Macron, Ségolène Royal, Pierre Coppey, président des concessions autoroutières détenues par Vinci, Philippe Nourry, directeur général représentant les sociétés détenues par Eiffage, Lluis Deulofeu, représentant du groupe espagnol Abertis, et Alain Minc, PDG de la Sanef. Cet accord est jusqu’alors resté secret. »

  • « Est protégée au titre du secret des affaires toute information présentant l’ensemble des caractéristiques suivantes : 1° Elle n’est pas, en elle-même ou dans la configuration et l’assemblage exacts de ses éléments, généralement connue ou aisément accessible à une personne agissant dans un secteur ou un domaine d’activité s’occupant habituellement de cette catégorie d’informations ; 2° Elle revêt une valeur commerciale, effective ou potentielle, parce qu’elle est secrète ; 3° Elle fait l’objet de la part de son détenteur légitime de mesures de protection raisonnables, compte tenu des circonstances, pour en conserver le secret, notamment en mentionnant explicitement que l’information est confidentielle. »

Finalement , Mac Ronds a utilisé outils constitutionnels, institutions, veulerie et opportunisme de ses obligé.e. s pour mettre à l’abri des regards  des petites affaires très personnelles.

La question de Juan Branco, de mémoire, est donc très pertinente:  » dans tout ce que fait Macron, citez une seule chose que Macron est faite pour autre chose que se servir lui-même? …rien »  vidéo ici

 

Cela commence à faire beaucoup !

Si j’ai bien compris, le président de notre république peut être accusé de trahison. Etant donné que les guerres sont devenues aujourd’hui des guerres économiques, principalement en occident, c’est bien dans ces situations là que la trahison peut être invoquée. Après l’article sur les autoroutes et leur privatisation, il y a de quoi faire quelques bonnes investigations, et donc destitution ?! Même si tout cela s’est passé avant l’élection.

Oui, aujourd’hui, tout se passe un peu comme si nos élites attendaient que Médiapart sorte une enquête pour s’exprimer !

En l’occurrence, il semble que les élites aient attendu que Frédéric Pierucci sorte un livre.

 

Excellent article. Il est temps que ces dossiers ressortent à la lumière.

A l’époque on a voulu nous faire croire que GE et Alstom avaient pu monter tout le dossier en deux mois!! 2 mois!

Rien que les audits nécessaires pour faire ce deal auraient nécessité 3 à 6 mois! Les négos en amont 3-6 mois de plus, les contacts avec les différents acquéreurs potentiels (comme dans tout deal « normal ») 1-2 mois, et la préparation de l’OP 3-6 mois pour un deal de cette envergure.

Bref, entre 9 (déjà pas crédible) et 20 mois (beaucoup plus crédible) minimum pour un tel rapprochement fait dans des « conditions de marché ». Et cela me fait mal au sein de parler de « marché » pour une activité si stratégique pour le France (Energie, Marine Nationale…).

On se f..t de nous!

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