#France #Lyon Encore un huissier lyonnais dans le viseur de la justice

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Et un de plus !

La série noire continue chez les huissiers lyonnais en délicatesse avec la justice. Après Bernard Marche voici une vingtaine d’années, après Caroline Occhipinti, après Gilbert Bénichou, après Jacques Molho et quelques autres, c’est au tour de Fabrice Delevay d’être très prochainement convoqué devant le tribunal correctionnel de Lyon.

 

À l’approche de son procès, l’homme aurait probablement gagné à faire profil bas en jouant la discrétion. Visiblement, la prudence n’est pas son fort. À quelques jours de son procès prévu pour vendredi, il vient de donner une interview au magazine Mag2Lyon, histoire de faire la pub de sa nouvelle société Gcollect, une plateforme basée à Paris et spécialisée dans le recouvrement de créances.

 

Avec une modestie qui mérite un coup de chapeau, Fabrice Delevay explique avoir voulu créer un produit qui n’existe pas : « J’ai eu l’idée de Gcollect, une plateforme qui facilite le recouvrement amiable de dettes pour les artisans, les commerçants, les TPE, les professions libérales. Je me suis mis à la place de ces « oubliés du recouvrement qui ne savent pas toujours à qui s’adresser, ni comment faire ».

Et d’expliquer que « Gcollect n’est pas une société de recouvrement. C’est une place de marché qui met en relation des clients avec ces prestataires en recouvrement. Le client dépose sa facture impayée sur le site. Et un algorithme très complexe, mis au point par une société stéphanoise, livre un « honoraire préconisé », taux que les sociétés ou les huissiers vont choisir d’appliquer. On épargne donc au client de mettre en concurrence des prestataires pour trouver le meilleur devis ».

 

Il y a un sujet qui retient nettement plus notre attention. Ce sont ses déclarations sur les raisons qui l’ont amené à abandonner son ancien métier d’huissier et à vendre son étude lyonnaise en 2014. Fabrice Delevay explique sans rire : « Il y a eu le rapport Attali et les pré-lois Macron, qui préfiguraient la fin du monopole des huissiers. Ce métier allait changer. Ce qui a été le cas : la compétence n’est pluscelle de l’arrondissement judiciaire mais régionale voire nationale pour les constats ».

 

A-t-il eu peur que le métier d’huissier rapporte moins d’argent ? Sur ce point, sa réponse est nette : « Ce n’était pas un problème d’argent. Ce métier ne m’intéressait plus. En vérité, j’ai toujours eu du mal à me conformer à des règles très strictes. Je souhaitais créer et innover, sans trop me préoccuper de ce que pensaient l’Ordre ou mes confrères. Ce qui ne m’a pas valu que des amis dans le microcosme des huissiers lyonnais ! J’étais même un peu en marge. Et puis, je ne m’éclatais plus, je ne prenais plus de plaisir à faire ce métier ».

Nul doute que cette déclaration ne va pas manquer de faire sourire ses confrères et de faire rire jaune du côté de l’ordre des huissiers. Fabrice Delevay a beau jurer la main sur le portefeuille qu’il ne s’agissait pas « d’un problème d’argent », il va devoir trouver des arguments pour convaincre. En effet, les fameuses « règles très strictes » qu’il évoque avec une discrétion qui mérite d’être saluée concernent justement les tarifs pratiqués par les huissiers.

À l’époque où il exerçait son métier d’huissier, ces tarifs étaient réglementés et s’imposaient à tout le monde …sauf visiblement à lui-même. Et c’est bien parce qu’il s’était affranchi de cette règle légale sans rien demander à personne que notre homme se retrouve aujourd’hui devoir rendre des comptes à la justice.

Tout comme c’est bel et bien cette affaire de gros sous qui l’avait conduit à préférer vendre son étude voici quatre ans.

 

On précisera toutefois que l’affaire Delevay n’a rien à voir avec les turpitudes dont se sont rendus coupables plusieurs de ses confrères.

Lui n’a jamais détourné des sommes qui ne lui appartenaient pas. Il s’est contenté d’avoir la main un peu trop lourde en ce qui concernait ses honoraires. Une pratique qui, selon son conseil, est aujourd’hui tout à fait légale. Reste qu’un huissier sait mieux que personne combien il est indispensable de respecter scrupuleusement la loi. Et c’est bien cet « oubli » malencontreux qui l’amène cette semaine devant le Tribunal correctionnel de Lyon.

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