#France Autoroutes: les dessous des relations entre l’Etat et les concessionnaires ! Bombe nouvelles hausses tarifs #autoroutes au 1er février. Mediapart révèle l’intégralité de l’accord de 2015 signé par Emmanuel Macron, alors à Bercy, et Ségolène Royal, ministre de l’écologie, capitulation volontaire de l’État, abandonnant tout intérêt public.

Autoroutes: les dessous des relations entre l’Etat et les concessionnaires

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En pleine révolte des « gilets jaunes », la ministre des transports s’active pour déminer la bombe des nouvelles hausses de tarifs des autoroutes au 1er février. Mediapart révèle l’intégralité de l’accord de 2015 signé par Emmanuel Macron, alors à Bercy, et Ségolène Royal, ministre de l’écologie, avec les sociétés concessionnaires des autoroutes. Une capitulation volontaire de l’État, abandonnant tout intérêt public.

C’est la privatisation qui ne passe pas. Et plus le temps s’écoule, plus l’indignation de l’opinion publique grandit : jamais l’État n’aurait dû privatiser les autoroutes, selon une grande majorité des citoyens. Avec le mouvement des « gilets jaunes », le dossier est devenu hautement explosif. Depuis le début du mouvement, les péages des autoroutes sont la cible régulière des manifestants. Dans de nombreux cahiers de doléances, le retour au contrôle public de l’État ou, en tout cas, le reversement aux finances publiques de l’essentiel des recettes apportées par les autoroutes figurent parmi les premières mesures demandées.

Au même moment, les sociétés concessionnaires autoroutières (SCA) doivent annoncer, comme chaque année, de nouvelles hausses des péages le 1er février. Alors le gouvernement tente de déminer le sujet. Depuis la fin de l’année 2018, la ministre des transports, Élisabeth Borne, s’active. Les réunions se succèdent au ministère avec les concessionnaires autoroutiers – notamment Vinci (Cofiroute, ASF, Escota), Eiffage (Area, APRR) et Abertis (Sanef, SAPN) –, officiellement pour accompagner les hausses tarifaires prévues – de 1,9 % en moyenne, après 1,5 % en 2018.

Une nouvelle réunion doit avoir lieu lundi 14 janvier, au cours de laquelle les SCA devraient faire des propositions « pour améliorer le pouvoir d’achat des Français ». « Je les vois lundi et nous pourrons examiner les propositions ensemble. Je n’ai pas de doute qu’elles sont conscientes des attentes des Français »a expliqué Élisabeth Borne vendredi au micro d’Europe 1.

Pour la ministre des transports, il ne peut s’agir que de mesures d’accompagnement, de gestes consentis par les sociétés autoroutières. Il est impossible de remettre en cause les hausses prévues. « Les contrats sont très bien faits, très précis », a justifié la ministre des transports à la fin de l’année, comme si elle venait de les découvrir.

Ségolène Royal, alors ministre de l'écologie, et Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie en 2016. © ReutersSégolène Royal, alors ministre de l’écologie, et Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie en 2016. © Reuters

La ministre connaît bien pourtant le dossier. Elle sait que l’État est pieds et poings liés face aux sociétés d’autoroutes : elle a assisté en personne à leur élaboration. « La renégociation des contrats entre l’État et les sociétés d’autoroutes en 2015 s’est faite sous l’égide d’Alexis Kohler et d’Élisabeth Borne [respectivement directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, et directrice de cabinet de Ségolène Royal, alors ministre de l’environnement – ndlr] », rappelle un témoin de l’époque.

Sous leur direction, un protocole d’accord a été conclu avec les sept sociétés concessionnaires autoroutières historiques – filiales de Vinci, Eiffage ou Abertis, celles-ci exploitent l’essentiel du réseau autoroutier et surtout les parties les plus anciennes, donc totalement amorties. L’accord porte sur l’évolution des tarifs, les extensions de durée des concessions – allant de deux à cinq ans –, en contrepartie de 3,2 milliards d’euros de travaux supplémentaires sur dix ans. Il a été signé en avril 2015 par Emmanuel Macron, Ségolène Royal, Pierre Coppey, président des concessions autoroutières détenues par Vinci, Philippe Nourry, directeur général représentant les sociétés détenues par Eiffage, Lluis Deulofeu, représentant du groupe espagnol Abertis, et Alain Minc, PDG de la Sanef.

Cet accord est jusqu’alors resté secret. En dépit des demandes déposées par Raymond Avrillier, ancien élu écologiste de Grenoble, et du jugement du tribunal d’administratif imposant au ministère des finances et en particulier à Emmanuel Macron de le lui communiquer, l’État s’est refusé à le rendre public. L’affaire est désormais dans les mains du Conseil d’État. En décembre, deux ans après avoir été saisi, les magistrats du Conseil d’État ont demandé communication de cet accord afin d’en prendre connaissance et d’examiner s’il était ou non communicable.

En septembre 2017, un journaliste de France 2 a révélé des extraits de cet accord secret. Il y annonçait notamment les hausses tarifaires jusqu’en 2023. Mediapart a eu accès à la totalité de cet accord secret (voir ci-dessous).

À la lecture de ce document de 20 pages, on comprend mieux la résistance de l’État à le rendre public : « C’est une capitulation complète de l’État face aux SCA. L’État s’est volontairement lié les mains et se retrouve en situation de ne rien pouvoir imposer aux concessionnaires autoroutiers », résume un connaisseur du dossier.

L’État accepte de compenser intégralement le gel des tarifs décidé en 2015 par « des hausses de tarifs additionnelles les 1er février de chaque année de 2019 à 2023 ». La formule de calcul est telle qu’elle entraîne un surcoût de 500 millions d’euros pour les usagers, selon les évaluations de l’Autorité de régulation des transports ferroviaires et routiers (Arafer).

De plus, l’accord a inscrit une hausse des tarifs, calculée sur une formule d’indexation sur l’inflation, allant jusqu’en 2029, voire 2031 pour certaines concessions. Au moment de la signature, nombre de contrats de concessions étaient sur le point d’arriver à terme. C’est dire que les négociations de la ministre des transports relèvent bien de la gesticulation, de la mise en scène politique.

Mais au-delà des tarifs et des durées de concession, c’est surtout la bienveillance de l’État à l’égard des sociétés concessionnaires qui frappe dans cet accord. L’État s’engage à compenser tout, la moindre modification de la fiscalité générale, des obligations nouvelles qui pourraient leur être imposées, des changements qui pourraient survenir. Rarement les intérêts publics ont été si malmenés. Pour les SCA, c’est l’assurance d’une rente perpétuelle et sans risque.

Sur les ordres de Bercy

La signature de cet accord se passe à un moment bien particulier. Fin 2014-début 2015, le gouvernement est empêtré dans le fiasco du contrat d’Ecomouv et de la fin de l’écotaxe (voir notre dossier) : tous les plans de l’administration de Bercy et des transports pour instaurer une fiscalité supplémentaire sur les transports, au nom de l’écologie, sont à terre. Et la question de la privatisation des autoroutes revient avec force sur le devant de la scène.

Un rapport au vitriol de la Cour des comptes, publié en 2013, a dénoncé les conditions désastreuses dans lesquelles se sont faites les

Les réseaux autoroutiers concédés au privé en France. © AraferLes réseaux autoroutiers concédés au privé en France. © Arafer

privatisations des autoroutes pour les finances publiques : en à peine cinq ans, les sociétés autoroutières ont complétement remboursé, grâce aux dividendes versés, le coût d’acquisition des réseaux.Dans le tourbillon du scandale de l’écotaxe, les députés et les sénateurs se sont emparés du sujet, créant les uns et les autres des commissions d’enquête afin de mieux comprendre la situation. Ils mesurent combien l’État s’est fait avoir en revendant au privé des biens publics essentiels et stratégiques, en parfait état, et affichant des rentabilités hors norme.

152 députés socialistes, parmi lesquels le président de l’Assemblée nationale, les sept présidents de commissions, des anciens ministres socialistes, demandent au premier ministre Manuel Valls la renationalisation des autoroutes. La loi prévoit la possibilité de mettre un terme à des concessions pour motif d’intérêt général. Et comme un certain nombre de concessions sont sur le point d’arriver à échéance, les indemnisations seront limitées, avancent-ils. Remettre la main sur des actifs qui assurent au moins deux milliards d’euros de bénéfices par an leur paraît relever de la bonne gestion des avoirs publics.

C’est le scénario noir pour Bercy et les SCA. Pour le ministère des finances, pas question de remettre en cause ces privatisations. L’État ne saurait revenir en arrière et reprendre le contrôle de ce qu’il a délégué au privé. À Matignon, Manuel Valls est exactement sur la même longueur d’onde. Quant aux sociétés concessionnaires, devoir se priver d’une manne aussi abondante et récurrente n’est même pas envisageable.

C’est dans ce contexte que Ségolène Royal, qui a déjà annoncé l’abandon de l’écotaxe, annonce en décembre 2014 son désir de geler les hausses de tarifs des autoroutes pour 2015, en agitant la menace d’une éventuelle renationalisation. Est-ce une de ces annonces politiques dont Ségolène Royal a le secret, sans en mesurer les conséquences ? Y a-t-il derrière une manœuvre moins avouable pour désamorcer la menace d’une renationalisation en se masquant derrière un coup politique ? Le gel des tarifs autoroutiers en 2015 sera surtout le levier pour les sociétés autoroutières, avec l’appui de Bercy, pour tuer toute tentative de reprise de contrôle des autoroutes par l’État.

Car dès que la décision est prise de geler les tarifs, les sociétés autoroutières engagent les unes après les autres des procédures auprès du tribunal administratif de Paris et du Conseil d’État pour faire annuler la mesure et obtenir des dommages et intérêts. Bercy sonne le tocsin : le Conseil d’État ne peut que donner raison aux SCA. Elles ont les contrats pour elles, avance le ministère. Cela risque de coûter des fortunes à l’État, prévient Bercy. Sans compter qu’il faut combler le manque à gagner de l’écotaxe, un milliard d’euros au moins, qui devait servir au financement du transport.

Et puis il faut aussi payer l’annulation du partenariat public-privé du contrat Ecomouv. Car au lieu de faire constater que l’équipement d’Ecomouv n’était pas en état de fonctionnement à la date prévue par le contrat (janvier 2014), et de faire un constat de carence, ce qui lui aurait permis d’annuler le contrat sans frais, à un moment où l’écotaxe était contestée, l’administration a préféré reporter de plusieurs semaines la date de remise des équipements, puis d’accepter de reconnaître qu’ils étaient en état de bon fonctionnement – ce qui n’a jamais été prouvé. Résultat : le contrat Ecomouv a été avalisé, malgré les retards et les dysfonctionnements, et l’État a été condamné à payer 840 millions d’euros de dédit. Les actionnaires n’ont même pas été priés de démonter leurs installations le long des routes en contrepartie. C’est ce qui s’appelle avoir la préoccupation des deniers publics.

Mais Bercy et le ministère des transports travaillent déjà à une solution de remplacement. Cela fait des mois qu’ils œuvrent en silence, comme nous l’avions raconté à l’époque : des discussions ont déjà été engagées pour examiner l’allongement de la durée des concessions autoroutières, qui sont déjà entre 25 et 30 ans, en contrepartie de travaux supplémentaires. Le tout, évidemment, sans nouvel appel d’offres et à un prix négocié. Discrètement, la solution chemine.

Comprenant que les dés sont pipés, Jean-Paul Chanteguet, président de commission du développement durable et président à ce titre du groupe de travail sur les autoroutes, décide en mars 2015 de démissionner de ce groupe« Je refuse d’avaliser plus avant cette mise en scène et mets un terme à ma participation à ce groupe de travail, dont les travaux, consciencieusement organisés et orientés, ont eu pour objectif de montrer, que de rente il n’y avait pas et que l’idée de la résiliation était irréaliste, pour ne pas dire irresponsable », écrit-il. Dans une lettre envoyée au premier ministre Manuel Valls le 26 février et rendue publique en même temps, le député socialiste était encore plus précis : « Sur ce dossier comme sur d’autres précédents, le pouvoir exécutif, au travers de sa haute administration, dénie aux parlementaires toute légitimité à proposer des solutions réfléchies, documentées et innovantes. […] Je ne saurais pour ma part cautionner une démarche qui n’aurait pour ligne directrice la défense de l’intérêt général, c’est-à-dire celle de l’État et de ses usagers. »

Jean-Paul Chanteguet avait vu juste. Un mois plus tard, un accord secret est signé entre l’État et les sociétés autoroutières. Il inclut tout ce qui a été négocié dans le secret des mois auparavant : en contrepartie de 3,2 milliards d’euros de travaux supplémentaires sur 10 ans, les sociétés autoroutières voient leur contrat de concession étendu de deux à cinq ans, par le biais d’avenants. Le tout a été accepté sans problème par la Commission européenne : dès qu’il s’agit de privatiser des biens publics, tous les obstacles mystérieusement disparaissent, et même les règles de transparence ne sont plus obligatoires.

Un surcoût de 500 millions d’euros

Profitant de leur position de force juridique, les sociétés concessionnaires ont fait monter très haut les enchères. Leur première préoccupation est d’obtenir réparation pour le gel des tarifs imposé en 2015. Une brèche insupportable dans leur contrat qui mine l’équilibre financier de leurs concessions, à les entendre. L’État accepte sans sourciller. La seule contrepartie demandée est l’arrêt des procédures judiciaires lancées contre l’État par les SCA.

« Les parties sont convenues que la compensation intégrale de l’absence de hausse tarifaire prévue au 1er février 2015 prendra la forme, pour chaque société, de hausses de tarifs additionnelles les 1er février de chaque année de 2019 à 2023 inclus, en sus des hausses prévues par application des contrats […], afin que l’ensemble soit neutre en valeur actuelle nette pour respecter l’équilibre économique des contrats de concession », stipule l’accord. Dans les faits, cela se traduit par une hausse supplémentaire de 0,26 % chaque année pendant cinq ans, selon l’accord.

L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), qui n’a pas été associée aux négociations et à la rédaction de l’accord, a évalué le dispositif par la suite. « La hausse supplémentaire des tarifs de péage qui résulte de la compensation du gel tarifaire en 2015 représente des recettes cumulées de l’ordre de 500 millions d’euros (courants) pour l’ensemble des sept sociétés, sur la durée restant à courir des concessions »écrit-elle dans son premier rapport.

Mais ce n’est pas le seul cadeau consenti aux SCA. Dans la foulée, les concessionnaires autoroutiers en profitent pour demander la révision de la taxe d’occupation domaniale. Le gouvernement avait décidé d’en augmenter le montant en 2013. Là encore, une intervention insupportable pour les concessionnaires autoroutiers, qui ont engagé des procédures pour contester cette hausse. Dans le cadre de l’accord d’avril 2015, ils obtiennent une modification des hausses de tarifs qui leur permet de faire payer l’ensemble de la taxe aux usagers.

Évolution des trafics routiers en France. © AraferÉvolution des trafics routiers en France. © Arafer

Mais c’est surtout la grille d’évolution des tarifs qui est intéressante. Dans le cadre de l’accord de 2015, l’État leur garantit une hausse annuelle correspondant à 70 % de l’inflation annuelle, jusqu’en 2029 et parfois jusqu’en 2032. Aucun mécanisme d’évaluation, de révision tenant compte de l’augmentation du trafic, de la conjoncture, des bénéfices dégagés n’est prévu. Tout est calculé sur des bases sous-évaluées. À titre d’exemple, le contrat de plan prévoit un chiffre d’affaires cumulé de 9,234 milliards en 2017. Les sept SCA historiques ont en fait réalisé un chiffre d’affaires de 9,481 milliards cette année-là, soit près de 250 millions d’euros de plus par rapport aux prévisions. On imagine l’importance du décalage cumulé sur 12, voire 15 ans.À cela, il faut ajouter les recettes tirées de la location des aires d’autoroutes, jamais prises en compte, les travaux supplémentaires, essentiellement réalisés par les filiales de BTP des mêmes groupes concessionnaires – l’Arafer estime le surcoût à 350 millions d’euros –, le nouveau contrat de travaux de 800 millions d’euros signé fin 2017 donnant lieu à de nouvelles extensions de durée de concession pour des réseaux totalement amortis. Le cadeau accordé aux sociétés concessionnaires d’autoroutes est exorbitant et sans limite.

Et l’État s’est placé dans une position où il a renoncé à tout contrôle, toute mesure qui pourrait limiter les appétits des sociétés concessionnaires. Il a organisé volontairement son impuissance. Toute disposition qui pourrait changer les termes des contrats doit donner lieu à compensation, selon les termes de l’accord, afin « d’assurer, dans le respect du service public, les conditions économiques et financières » des contrats.

Même les modifications générales de la fiscalité ne leur sont pas applicables sans compensation. Les concessionnaires ont obtenu une garantie de stabilité totale des prélèvements obligatoires, de la fiscalité sur la déductibilité fiscale des charges financières, quelles que soient les dispositions générales adoptées par le gouvernement, au moins jusqu’en 2029 ou 2031. Et le gouvernement a non seulement accepté cette capitulation, mais a lié les mains de tous ses successeurs. Tant de bienveillance et de compréhension à l’égard des SCA finissent par interpeller.

Une rente de monopole hors norme

Même les théories économiques les plus classiques le reconnaissent : les autoroutes relèvent des monopoles physiques de fait. Et comme tout monopole, elles doivent être gérées par la puissance publique au nom de l’intérêt général, ou être sérieusement régulées si la gestion en est confiée au privé. Or dans le cas des autoroutes – mais cela pourrait être étendu à l’ensemble des services publics concédés en France –, les autorités de régulation sont dépourvues de moyens, de capacités d’intervention et de sanctions. L’information détenue par les concessionnaires est totalement asymétrique par rapport aux autorités de tutelle, comme le relève de nombreuses fois l’Arafer.

Parce qu’il fallait répondre – en apparence – à la fronde des députés et aux critiques de la Cour des comptes, l’accord d’avril 2015 prévoit un dispositif pour évaluer les cas « éventuels » de surprofit des sociétés concessionnaires, qui permettrait alors à l’État de demander une rétrocession des surprofits « sous la forme d’une réduction de la durée de concession ».

Mais tout est mis en œuvre pour éviter pareille hypothèse. D’abord, les valeurs de référence partent de 2006. Ensuite, les taux d’actualisation sont de 8 %, c’est-à-dire bien au-delà des conditions monétaires et de la conjoncture actuelle. De plus, les sociétés concessionnaires travaillent allégrement leur bilan : année après année, elles se décapitalisent, troquant leur capital pour des emprunts financiers.

En 2016, les SCA ont ainsi versé 4,7 milliards d’euros pour 3,5 milliards de bénéfices. La palme revient cette année-là à Cofiroute

Les dividendes distribués par les sociétés autoroutières, en milliards d'euros. © AraferLes dividendes distribués par les sociétés autoroutières, en milliards d’euros. © Arafer

(filiale de Vinci), la plus vieille concession autoroutière privée en France – elle date de 1971 –, totalement amortie depuis le temps. Cofiroute a alors versé 2,8 milliards d’euros de dividendes à sa maison-mère Vinci, alors qu’elle n’avait officiellement réalisé qu’un bénéfice de 449 millions. Pour compenser ces pertes de réserve, la société a souscrit 1,3 milliard de dettes supplémentaires. Les charges financières sont augmentées d’autant et le profit facial est diminué dans les mêmes proportions. Et comme selon l’accord d’avril 2015, « toute modification du régime de déductibilité fiscale [des charges financières]entraînerait compensation intégrale », les SCA n’ont aucune raison de se retenir. Il faut bien utiliser l’effet de levier.Malgré tous les habillages comptables, les sociétés concessionnaires autoroutières ont du mal à cacher la réalité : la rente autoroutière est hors norme, hors de toute justification économique, d’autant qu’elle est sans risque. En 2017, selon les chiffres de l’Arafer, l’ensemble des sociétés autoroutières ont dégagé un Ebidta (excédent brut d’exploitation) de 7,3 milliards d’euros pour 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. 73 % de marge brute ! Aucun secteur, s’il n’est en situation de monopole, n’est capable de dégager de telles marges. Elles ont redistribué 1,7 milliard d’euros de dividendes à leurs actionnaires, après en avoir reversé 4,7 milliards l’année précédente.

Les comptes annuels du groupe Vinci, principal concessionnaire autoroutier en France, permettent de mesurer l’effet de ces surprofits. En 2017, le chiffre d’affaires de Vinci Autoroutes, la filiale qui gère les concessions, représentait à peine 7 % du total du chiffre d’affaires du groupe (5, 2 milliards sur un total de 40 milliards). En revanche, l’Ebidta de la filiale (3,8 milliards) représente 59 % de l’Ebidta total du groupe. Et son bénéfice net (1,3 milliard d’euros) équivaut à la moitié du profit net du groupe (2,7). Le groupe a reversé quasiment l’équivalent des bénéfices reçus par sa filiale Vinci Autoroutes (1,27 milliard) à ses actionnaires.

On comprend que le groupe et tous les autres concessionnaires se battent bec et ongles pour conserver une rente aussi lucrative. On comprend moins que l’État et surtout les deux ministres signataires de l’accord de 2015, Emmanuel Macron et Ségolène Royal, n’aient pas veillé à préserver au minimum les intérêts publics et à rétablir une situation si défavorable à l’État.

Élisabeth Borne en conflit d’intérêts ?

Lors de l’élaboration de l’accord de 2015, Élisabeth Borne, alors directrice de cabinet de Ségolène Royal, ministre de l’environnement, mais ayant aussi en charge le secrétariat aux transports, a été activement associée aux discussions. L’ennui est que Élisabeth Borne, avant d’avoir été à la mairie de Paris et à la RATP, a été aussi directrice des concessions d’Eiffage en 2007-2008. C’est l’époque où la Sanef, filiale d’Eiffage présidée par Alain Minc, discute des contrats de plan avec l’État, à la suite de la privatisation de 2006.

La filialisation suffit-elle à constituer une muraille de Chine infranchissable avec sa société-mère, quand on comprend l’importance qu’ont les concessions autoroutières sur les résultats des groupes ? Élisabeth Borne n’a-t-elle jamais été au courant des discussions sur le sujet ? En tout cas, en tant que directrice de cabinet de Ségolène Royal, elle semble ne s’être jamais déportée quand les discussions avec les SCA ont eu lieu. Elle a même signé, en tant que ministre des transports, un des avenants au contrat de concession de la Sanef en 2018.

La ministre des transports Élisabeth Borne à l'Élysée le 10 décembre. © ReutersLa ministre des transports Élisabeth Borne à l’Élysée le 10 décembre. © Reuters

En octobre 2018, des concurrents d’Eiffage ont fini par s’émouvoir de la curieuse situation dans laquelle se trouve Élisabeth Borne, dénonçant un possible conflit d’intérêts dans l’attribution de la future autoroute A79. La ministre des transports a répliqué en expliquant qu’il n’y avait aucun conflit d’intérêts, le projet sur lequel elle avait à se prononcer n’existant pas à l’époque où elle travaillait chez Eiffage. Mais peut-elle en dire autant sur la Sanef ? A-t-elle soumis le dossier à la réflexion de la commission de déontologie ? Mais il est vrai que la notion de conflit d’intérêts est assez subalterne dans la haute fonction publique, désormais.

Vers de nouvelles concessions pour les sociétés autoroutières

Avant même la réunion du 14 janvier au ministère des transports, les sociétés autoroutières ont fait savoir qu’elles étaient prêtes à faire un geste pour accompagner les hausses tarifaires prévues à partir du 1er février, comme le gouvernement le demande « pour prendre en compte les attentes des Français en matière de pouvoir d’achat ». « Nous sommes favorables au fait de trouver des formules montrant que nous ne sommes pas autistesa déclaré 8 janvier Xavier Huillard, PDG de VinciNous sommes prêts à imaginer des choses qui redonnent un peu d’air à ceux qui utilisent les autoroutes entre leur domicile et leur lieu de travail. » Un aménagement des formules d’abonnement pour les usagers pour les trajets quotidiens entre le domicile et le travail est justement la piste que privilégie la ministre des transports, en accompagnement des hausses de tarifs.

Mais comme le dit lui-même le PDG de Vinci, « le diable est dans les détails ». Et les détails risquent une fois encore de coûter fort cher à la collectivité publique. Car tout geste des SCA justifie compensation, comme le prévoit l’accord de 2015. Comme à chaque fois, elles exigent un morceau de chair supplémentaire du bien public.

Dans un premier temps, elles ont donc demandé une nouvelle extension de la durée des concessions autoroutières. Le ministère des transports ne semble pas trop partant pour l’instant pour cette formule. Il n’est pas sûr d’ailleurs que les sociétés autoroutières y tiennent tant que cela. Leur objectif est plutôt d’étendre leur emprise, de prendre de nouveaux domaines jusque-là publics pour les transformer en concessions privées. Et il y a des voies de circulation qui les intéressent particulièrement : les rocades, les périphériques, les autoroutes urbaines, tout ce qui constitue des passages obligés pour les usagers chaque jour. Justement, l’État a fait savoir qu’il n’avait plus les moyens d’entretenir ces voies de circulation. Quoi de mieux que de les concéder au privé pour en assurer l’entretien.

Mais en ces temps de révolte des gilets jaunes, difficile d’avancer frontalement. « Instaurer un abonnement travail-domicile est un moyen d’avancer vers les péages urbains. Les sociétés d’autoroutes auront mis en place leur système de tarification travail-domicile. Les usagers finiront par s’y habituer. En tout cas, c’est le pari du gouvernement. Après, il n’y aura plus qu’à transformer les dessertes urbaines en concessions privées et le tour sera joué », explique, plein de soupçon, un grand connaisseur du monde autoroutier. Ainsi le péage urbain, qui avait disparu par la porte lors de la présentation du grand plan de transition écologique par Emmanuel Macron fin novembre, pourrait revenir par la fenêtre par le biais des tarifs travail-domicile négociés avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes. Au nom du pouvoir d’achat, de l’écologie et des gilets jaunes, bien sûr.

C’est bien gentil tout ça, de renvoyer le dépassement des grands problèmes créés depuis 40 ans par un type de développement très capitaliste somme toute, je parle du développement urbain fondé sur la spéculation foncière et immobilière, à une responsabilité individuelle. D’ailleurs pourquoi ne pas rétablir une taxe carbone qui fasse passer l’énergie à 10 euros le litre? ça aiderait sans doute à faire baisser la consommation de carburant. Et puis les gens iraient à pied, à vélo, à cheval. Même plus besoin de routes. Mon voisin me disait il y a peu que si tous les gens arrêtaient d’utiliser leur carte bancaire, le système s’écroulerait. Quand j’étais encore plus con qu’aujourd’hui, il y a des années, on faisait cette remarque de parfait mauvais goût c’est vrai. » Si ma mère en avait eus, c’eût été une nageuse est-allemande.

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Ou plutôt “si ma tante en avait eu, on l’aurait appelé Mon Oncle “

Il faut faire plus de pauses, c’est pas compliqué… wink

Minc c’est le ‘boss de fin’, +/- cousin de chuck norris. Si on dégage macron n’co il faudra lui planter un pieu dans le cœur puis envoyer ses cendres hors de la galaxie pour être sûr d’en être débarrassés. Ceux qui comptent sur le temps se trompent, il se clone. (D’ailleurs macron…).
Avec en plus la rosette! Goudron et plumes…

effectivement  et selon  la  région que  penser du  risque d’accidents….+++++

les fondements de la privatisation ? la baisse des coûts ! vous n’ avez rien compris !!!

et sinon, plutôt que le référendum inutile sur lequel tout le monde se polarise, réclamer dans un premier temps le recul à 100 km des villes du 1er péage et la mise en place d’ une sorte de pass navigo pour les utilisateurs obligés

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Nombrilisme © xNombrilisme © x

« si personne ne les prend, tout le monde sera contraint de rester chez soi à cause des embouteillages. »

En voilà une idée qu’elle est bonne! En 68, ya eu une période où yavait plus du tout d’embouteillages.

Ne vous inquiétez pas, je n’oublie rien !

Cette association de VIOLET et VERT clair est assez seyant. Le CADRE est joli, comme d’hab. Pour le reste …

Vous avez raison sur le trajet que vous indiquez, l’alternative est possible avec seulement un allongement du temps de trajet sans aucune conséquence si on n’est pas vraiment pressé.

Par contre sur d’autres parcours cela paraît très hasardeux, par exemple entre Nîmes et Montpellier où le choix d’éviter l’autoroute [35km] oblige à prendre la RN113 soit environ 10 km supplémentaires, dizaines de ronds-points et des radars partout. Sans même parler de l’encombrement systématique puisque c’est la route de ceux qui travaillent à Nîmes ou à Montpellier et qui vivent dans les villages entre les deux [Lunel, Vendargues, Castelnau …]

Reste la route de la côte [Palavas, Carnon, La Grande Motte, Aigues Mortes …] mais là, gros détour et impossible l’été. Sans même évoquer l’état de certaines portions de ces routes secondaires.

en à peine cinq ans, les sociétés autoroutières ont complètement remboursé, grâce aux dividendes versés, le coût d’acquisition des réseaux.

La République peut parfaitement socialiser les autoroutes comme bien commun, sans indemnité ni rachat : ils se sont déjà remboursés, ils se sont gavés, stop.

avec le risque tres grand de se faire flasher risque accru avec le 80 km mais éviter au maximum les autoroutes payantes est une tres bonne chose même si ce n est pas toujours simple. person je voyage en vélo sur les pistes eurovélo

Tout s’explique ! On s’en doutait, mais la démonstration en impose!: Il en fallait du pouvoir, de l’arrogance, et de la désinvolture pour oser, oui oser, en pleine révolte des gilets jaunes, réclamer le péage, aux automobilistes, ayant bénéficié du péage gratuit, grâce aux gilets jaunes. Le pouvoir a changé de main, il est au main des concessionnaires, qui osent bafouer le pouvoir régalien de l’état, sans prendre la peine de le consulter. La consigne des forces de l’ordre, aux gilets jaunes, à proximité des péages: pas touche! Il faut remettre de la citoyenneté au milieu de ces prédateurs, interdire les accords secrets, gérant le bien commun, et le secret des affaires.

Qui va payer l’indemnidation ? Présenter la facture à Jospin, Raffarin et De Villepin.

 »La ministre connaît bien pourtant le dossier. Elle sait que l’État est pieds et poings liés face aux sociétés d’autoroutes »

Ben voyons !!!!!

Exact. Je pense que les contrats passés avec les sociétés d’autoroutes peuvent être considérés comme des contrats léonins. Donc considérés comme nuls.

 

J’ ai essayé cette solution a plusieurs reprises pour traverser la France, mais il y a tellement de radars, avec pièges, de dos limiteurs, de limitation de vitesse parfois a 30 km/h pour un oui ou pour un non, que l’ on ne ce déplacent pas plus vite qu’ une diligence au 16 siècle, il faut prévoir les relais, sans compter ce que coute un oubli de limitation de quelques secondes.

Je me suis toujours demandé si ça ne faisait pas parti d’ un contrat annexe lors des négociations pour obliger les usagés a prendre les autoroutes.

Le boycott est la méthode la plus pacifique. La nationalisation avec une indemnisation minimum (prix de l’action évalué à un niveau dérisoire, par exemple au-delà d’un certain seuil, voire à zéro) pour arrêter d’engraisser des actionnaires (« le revenu des fainéants, c’est le dividende ») serait plus expéditive…

Je suis convaincu que ça fait partie du deal. Le contournement d’un péage de l’A63 (payante uniquement si on passe par un péage) est agrémenté d’une limitation à 30 km/h, de coussins berlinois, de chicanes et parfois d’un radar mobile dans la commune du Muret. Sans compter une voie de contournement plus rapide transformée brutalement en impasse il y a plus d’un an.

L’occupation expropriation est la plus directe.

A titre temporaire (voire éphémère), mais répétitif, dans un premier temps et à titre également pédagogique, elle est tout à fait souhaitable.

Et recommandée donc. Voici le mode d’emploi en 25 illustrations.

Revoyez votre droit s’il vous plaît. Ce que vous appelez haute trahison est imposé par les tribunaux européens. Depuis quand se plier aux décisions de justice est qualifiable de haute trahison ?
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Eh bien ! il faut militer pour changer la loi européenne ! la solution est là ?

Tout les autres pays européens ont dit non, seule la France qui est à la solde des mafieux veut brader les biens publics aux multinationales.

Votre commentaire est tellement surréaliste qu’il relève soit de la sottise profonde, mais comment le croire à ce point, soit d’une ironie particulièrement opportune. Je fais le pari de cette seconde hypothèse.

« La France, par cette décision, sera par ailleurs le seul pays d’Europe ayant privatisé son potentiel hydraulique. »

J’aimerais bien savoir, dans ce cas, ce qui pousse en Suisse à vendre également les barrages. Il en est question, ce qui trahit la violence de l’idéologie ultra-libérale et son affranchissement de toute considération politique, sa main-mise sur nos existences individuelles et collectives.

depuis que nous avons un gouvernement néo-libéral, nous n’en voulons pas, et de cette Europe là, non plus.

Pignerol pour le jean foutre

Veni vidi Vinci
Puéril © d'après Philippe BasPuéril © d’après Philippe Bas

 

Jupiter © xJupiter © x

 »Ha oui? Depuis quand le Etats ne sont-ils plus souverains en Europe? »

Depuis qu’ils signent les traités Européens et qu’ils ne peuvent plus battre monnaie !!!!

« Depuis quand les dirigeants ne sont-ils plus souverains en Europe?

En ce qui concerne la France depuis que ses dirigeants sont corrompus.

On aimerait aussi savoir dans quels paradis fiscaux des commissions ont sans doute été versées par les bénéficiaires de ces largesses. Il n’y a pas de cadeaux gratuits.

Bercy, l’Elysée, Matignon ne sont que des centres d’accueils pour les entreprises internationales qui, elles, gouvernent la France. 

Les banques, les assurances, les boites de BTP, celles qui vendent de la flotte (!!??!!) ou de la merde, ce sont elles qui font la pluie et le beau temps dans ce pays. Macron n’est pas arrivé au pouvoir (sic) seulement grâce à sa tchatche et ses diplômes, mais parce qu’elles ont vu en lui le candidat idéal.

 

  • NOUVEAU
  • 13/01/2019 20:15
  • PAR 

Tendre photo… je pense qu’elle était tout à fait à son goût !

Ou plutôt, il était à son goût à elle, à ce moment-là.

🙂

Intéressantes considérations.

Eh oui, souvent femme varie, bien fofol est qui s’y fie …

Bon cru 2019, cher Melchior !

laughing

On appelle ça la flexibilité, c’est très tendance en ultralibéralie.

C’est ce que De Gaulle avait promis lorsque fut autorisé l’instauration d’un premier péage au début des années 60’s, et c’était sur une autoroute publique !

Cette promesse fut bien oubliée par nos décideurs du Budget et du Trésor !

Ou peut être qu’il faut un certain temps pour mener l’enquête ? Peut être …

 

 

Jospin gayssot et aussi beaucoup dsk!

Vous n’aimez pas le rôti de dindonneau, à ce que je vois.

Et sinon, n’as-tu pas un avis sur ce contrat et ses conséquences ?

  • NOUVEAU
  • 13/01/2019 20:39
  • PAR 

ça et le reste…moi je roule sur les nationales…lentement…à 80 km/h …et je fais chier pas mal de monde…wink

Les veaux gaulois n’aiment pas lire. Les titres, à la limite …

Faut trouver des moyens plus percutants.

C’est ce que je me suis empressé de faire….de partager sur FB

comment le faire passer sur les réseaux sociaux?

Malentendu. Sorry.

J’adore les gaulois. D’abord parce qu’ils ont « nos » énormes qualités et aussi de tout petits défauts (faut être lucides) et aussi et surtout parce qu’ils emmerdent LE Grand Esprit.

C’était une référence (malvenue) au grand Charles : « Les francais sont des veaux ».

C’est vrai. Mais ce parquet là a déjà montré une certaine indépendance. Par exemple dans l’affaire Kohler (en cours). Et puis des fois qu’Anticor porte plainte ?

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART.
  • NOUVEAU
  • 13/01/2019 20:59
  • PAR 

« Quand on sait ce que l’on sait, quand on constate ce que l’on constate, on a raison de penser ce que l’on pense. »

Vvouiii … Et ?

les avocats ne rendent services qu’à ceux qui les payent (bien)

je pensais à desassociations type anticorruption

Comptez là-dessus… Vous êtes au courant de qui est président ?

Pour dissuader il faut emprisonner. Cela arrive parfois dans les pays civilisés ou l’état de droit et la démocratie ne sont pas une façade (us, Scandinavie ), mais n’arrivera pas en France, ou les magistrats sont le bras de l’oligarchie : tiberi, balkany, sarko, dumas, pelat, etc n’ont pas fait de prison.

En droit quelqu’un sait-il si la notion de contrat léonin permet d’annuler les signatures crapuleuses?

La notion de « contrat » en droit implique forcément la notion de « compromis » et d’obligations réciproques ». Il est évident en l’espèce que ces principes sont ici largement bafoués et qu’une procédure pourrait le démontrer puisque n’importe quel lecteur de ces contrats le constate.

Reste que le problème n’est pas « juridique » mais « politique ». Macron n’est que l’ultime avatar d’une caste au pouvoir depuis des lustres qui font leur fortune sur ce type d’arrangement. Remettre en cause la privatisation des autoroutes c’est remettre en question toutes les autres et ainsi priver la mafia au pouvoir de sa principale source de revenus.

Ce sont les fondements de la politique capitaliste qui sont remis en question, le cœur du profit des financiers et ce n’est pas pour rien si toutes les générations de politiciens, de tous bords, se retrouvent mêlés à ce dépeçage.

votre commentaire me rappelle le bouquin que j’ai lu (grâce à l’invitation des auteurs sur mediapart ) et que je recommande chaudement :

Ce cauchemar qui n’en finit pas 

la vidéo de l’entretien n’a rien perdu de sa pertinence ;
a posteriori , les propos sont féroces pour les soutiens à Mac Ronds

 

se concentrer sur l’explosion des péages ?

Point besoin de Médiapart pour « barrer la route à Mélenchon » : il se débrouille bien tout seul.

Oui enfin, la France Insoumise ne se résume pas à Mélenchon.

Bien évidemment.

A l’évidence pas suffisamment aux yeux de Médiapart !

(Au vu de la séquence de dépublications de mon commentaire plus haut, il semblerait que le propos condamnable soit de dire que « Ségolène est la mère des enfants de Hollande »… sans doute au nom de la protection de l’enfance hollandaise (de 24 à 32 ans) undecided )

Horrore est son propre berger : elle ne manque de rien. Girouette rate-tout, reine de la veste réversible, gagne enfin le jackpot : députée LREM. (Ouf !)

Bronze dans de verts pâturages, broute l’herbe sur notre dos, tweetinabule compulsivement.

Horrore n’est pas notre bergère.

 

 

Psaume extrait de la bible dite « Du Touquet’s » (version « sans effort » à l’usage des riens réfractaires, traduite et expurgée par le Grand Esprit, alias JuJu).

Cher JLMFI,

Dans les jeux vidéo que j’ai eu la faiblesse de laisser entrer chez moi, c’est au shotgun que l’on éradique les zombies lors de leurs attaques en horde.

A cet égard se reporter à l’excellentissime livre de John Quiggin : « Économie zombie : pourquoi les mauvaises idées ont la vie dure » plusieurs fois célébré par MDP (inter alia) ces dernières années (faire une recherche).

Il y est évidemment expliqué, avec humour, l’emploi de l’adjectif « zombie » à l’égard de certaines « idées » économiques, essentiellement néo-libérales.

  • NOUVEAU
  • 13/01/2019 21:39
  • PAR 

Aaaaahhhh les ronds-points..  quelle idée géniale pour vous niquer un train de pneus 4 fois plus vite pour le transformer en déchet irrécupérable !

En plus ça use prématurément le train de pneus droit ce qui génère du gaspillage par le remplacement du gauche qui n’est pas usé.

Ben c’est bien ce que j’ai dit (je ne pensais pas qu’il y avait besoin d’explications).

  • NOUVEAU
  • 13/01/2019 21:50
  • PAR 
De mêmes accord scélérats existent concernant les augmentations des prix du gaz.

Une seule réponse

BOYCOTT TOTAL!!!

Je ne mets jamais les pneus sur une autoroute, JAMAIS!

Tant pis pour les ronds-points et les ralentisseurs dans les  villes qui me font dire des tas de TRES GROS mots! Faut savoir ce qu’on veut…

Vous croyez qu’il y a suffisamment de candélabres le long des routes ?

Ceci dit cela ferait une belle décoration yell

 

Bon ben, la messe est dite, il faut prendre Bercy en gilets ou sans gilets! Y’a un nid.
Sachant que chaque pouvoir toutes étiquettes confondues lorsqu’il a obtenu un arrangement de la part de ces sociétés a TOUJOURS dans le passé ,par facilité, accordé en contrepartie un allongement des concessions . Je proposerais , comme je l’ai lu dans un commentaire précédent, d’inscrire dans la constitution que l’exécutif ne peut plus dorénavant octroyer de tels allongements. Cela prendra peut être 20 ans mais nous serons à terme débarrassés de ces sociétés et les autoroutes auront rejoints naturellement le domaine public.

On peut aussi, plus simplement, récupérer d’autorité les concessions, immédiatement, par une nationalisation sans indemnité .

++++++

Ben mon colon !

Y-a pas à dire : « Vu de Belgique », ça n’a rien à voir avec la quétule de « Vu de G’nééév ». Mais alors, rien de rien !

 

Ah ! Les Belges,  » de tous les peuples de la Gaule, les plus braves  » !

Pas comme les promoteurs de jet d’eau …

cool

@ J-C SERMEUS

Anticor ? Quoi qu’il en soit, Merci.

Vous me demandez de saisir Anticor? Je ne suis pas français et ne vis pas en France. 😦
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.
  • NOUVEAU
  • 13/01/2019 22:39
  • PAR 

L’entreprise de dépeçage de la france a commencé il y a un certain temps, LE ni gauche ni droite est à l’œuvre pour ses petits enfin gros intérêts de classe en fait macron c’est juste la partie émergée et comme a priori ceci est connu du tout Paris et son entre soi, je me pose légitimement des questions.

En cas de délit de favoritisme, la continuité de l’Etat ne serait pas engagée et les dettes deviennent non dues par l’Etat.

Certains individus vampirisent le pays, ils prennent position à différents niveaux des rouages du pouvoir et se servent grassement sur le dos du pays qui en conséquent s’apauvrit, voit ses infrastructures publiques s’etioler, et ces mêmes gens viennent nous dire que tout est la faute d’un système social pas assez performant, qui favorise la paresse, qui crée du déficit. C’est plus que revoltant. Je propose qu’on démonte les barrières de tous les péages de France, qu’ils aillent se faire f… avec leur racket organisé !

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Oui, sauf qu’ils sont DÉJÀ très bien payés. Et ça n’empêche pas la confusion, que je qualifierait plutôt de trahison.

VU de Belgique;

Le conflit d’intérêt en France n’est pas punissable. Par contre, il y a une forte tendance de se retrouver dans un délit de favoritisme dans un avenant de contrat (voir mon commentaire plus haut)

Par rapport à vous ou moi peut-être mais pas par rapport à ce qu’ils peuvent avoir s’ils pantouflent. Il faut être réaliste, si on veut une fonction publique compétente et intègre, il ne peut y avoir de différentiel important avec le privé pour des fonctions équivalentes mais on a le droit d’être alors très exigeant sur la déontologie avec zéro tolérance. Cela est plus facile à faire passer dans des pays de tradition protestante ou confucéenne où les élites se considèrent au service de l’Etat et de la communauté que dans un pays de tradition catholique et de monarchie absolue où on se sert avant de servir.

  • NOUVEAU
  • 13/01/2019 23:19
  • PAR 

Il faut aussi demander à Ségolène de rendre des comptes !… enrobée de bonnes paroles, ses décusions ont été très négative en ce domaine sous la précédente présidence.

Le prix du gazole devait  être aligné sur celui du sans plomb en 3 ans. C’est déjà fait. MACRON tient ses promesses de campagne.
En octobre 2015, le gazole coûtait 1,09 € le litre. Aujourd’hui, dans les mêmes stations il est à 1,39 € (sans la taxe – gelée) !

On taxe les petits salariés qui vont travailler avec leur voiture chaque jour, tandis que les privilégiés, déjà peu imposés, ont des notes de frais ou des voitures de fonction.

Comment des Français peuvent-ils instaurer l’injustice sociale comme modèle économique ?

Les hauts fonctionnaires qui « négocient » avec les concessionnaires autoroutiers étaient assis sur les bancs des mêmes écoles que les dirigeants de ces concessionnaires. On s’accorde autour d’un repas à 200 € sans le vin. Tout comme ceux qui vont racheter la Française des jeux prochainement, comme Alstom… etc.

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 00:03
  • PAR 

Je pense que cet article devrait accompagner la lettre de Manu. C’est un bon exemple de son travail de sape.

Je crois tomber malade en lisant cet article, même si on le connaissait déjà dans les grandes lignes. Je suis révulsé par cette « taxe » d’un droit de passage du Moyen-Âge. Je n’ai pas lu beaucoup de commentaires mais j’avais besoin de me plaindre. J’aimerais faire diffuser cet article sans en trouver d’autres commentaires que merci Mediapart et merci à celles et ceux qui lisent et commentent et s’insurgent
  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 00:11
  • PAR 

Cet accord Etat-SCA est un accord scélérat. La preuve, ils n’osent même pas le rendre public. Je serais curieux de connaître l’état des portefeuilles d’actions boursières de ceux qui nous gouvernent. Combien d’actions ont-ils chacun dans les sociétés d’autoroute ?

Comme la baisse à 80km/h des routes ordinaires a comme finalité cachée d’habituer les automobilistes à prendre les autoroutes. La sécurité n’étant qu’un paravent vertueux pour masquer des raisons moins avouables publiquement.

Il y a quand même un vrai problème de sécurité sur les routes ordinaires. Les statistiques des accidents ne sont pas trafiquées. Cela n’excuse pas l’avidité des SCA mais il ne faut pas tout mélanger.

Vous avez surement raison mais il faudrait egalement tenir compte de l’état de ces routes ordinaires, ainsi que de l’état des voitures qui ont des accidents. Demandez donc aux gilets jaunes, qui ne sont pas assez fortunés pour se payer un SUV, plein de securités, ou même faire reparer leurs voitures souvent hors d’âge… Et pour stopper le commentaire à venir, je ne fais pas de miserabilisme.

« Il y a quand même un vrai problème de sécurité sur les routes ordinaires. »

C’est justement le problème: les autoroutes sont les routes les moins accidentogènes de France, et les citoyens doivent payer pour les emprunter, c’est totalement anormal et inégalitaire.

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 00:30
  • PAR 

Finalement je vais finir par boycotter les autoroutes, même si dans certaines régions cela devient dificille! Je suis retraitée, je suis moins pressée et surtout je vais finir par penser que ces grandes societés d’autoroute, non seulement sont beneficiaires de cette limitation de vitesse, mais en plus organisent un retour sur benefices pour l’état: quand l’autoroute est impraticable du fait de bouchons (!!) on organise des delestages sur des routes secondaires… comme par hasard truffées de radars!

ah ouais, je dois être parano…

Faut pas oublier de dire non plus que les routes publiques sont massacrées et rendues difficiles à circuler du fait d’une accumulation d’obstacles artificiels, tels que rond-points à priorité inversée, ralentisseurs de divers sortes, stops, zones 30, feux rouges… Il est pratiquement impossible d’enclencher la 5° tellement ces obstacles sont rapprochés les uns des autres. Tout cela pour renvoyer les gens sur les autoroutes payantes des petits copains, qui vous remercient bien sincèrement.

Finalement, les GJ devraient brûler un peu plus de péages….

Une manière comme une autre de récupérer ce qui nous appartient de droit :p

La spoliation organisée du bien commun , le hold-up et la prise d’otage des usagers consigné dans un contrat dont on comprend pourquoi suite à ce remarquable travail de Martine O. il devait rester secret …
Tout cela pèsera lourd le jour du jugement des traîtres à la Nation.Quoique devant la pile de dossiers qui s’amoncellent je doute qu’un tribunal militaire s’accorde le temps d’une lecture aussi rébarbative.wink

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 01:22
  • PAR 

 

Oui … Bizarre ce retard à l’allumage de MDP … Le temps d’enquêter plus à fond sans doute ?

cool

 Réappropriation populaire :

En prélude à la prochaine renationalisation des autoroutes par expropriations sans indemnisation, Maurice vous propose à titre d’entrainement un petit exercice pratique à renouveler chaque semaine selon le prototype expérimental mis au point ce samedi 12 janvier non loin de Répoutégous.

 

 

 

Avec l’aimable autorisation de la société EIFFAGE

Et la participation active et scénarisée de la Gendarmerie Nationale

La production reconnaissante.    

     

                                                      

Bravo, bravo, bravo!!!!!!! et merci

Je vous en prie, n’hésitez pas à faire de la pub.

Excellent ! Bravo !

Je vous en prie, n’hésitez pas à faire de la pub.laughing

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 02:46
  • PAR 
Le fait que cet accord soit secret est en soi extrêmement problématique.
  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 03:06
  • PAR 

Qui portent les intérêts du pays les gilets jaunes qui demandent le retour des autoroutes dans le giron de l’Etat ou la macronie dont certain de ses membres ont participé et /ou signé ces accords secrets ?

Si vous envisagez une renationalisation dans indemnisation c’est mort. Le conseil constitutionnel s’est prononcé en son temps pour les nationalisations de 1981. Si c’est une rupture de contrat, l’indemnisation du contrat Ecomouv aura été de la petite bière à côté.

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 03:48
  • PAR 

Dégoût devant ce qui semble été la trahison habituelle.

Il va falloir que certains fonctionnaires ou hauts fonctionnaires comprennent qu’ils ne font pas le poids face aux services juridiques des géants fournissant des infrastructures lourdes qui ont pour habitude de sécuriser leurs contrats avec ceinture et bretelles.

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 06:28
  • PAR 

J’ai fait un rêve : tous les protagonistes de l’affaire en garde à vue , puis en détention prêventive jusqu’à leur procés … Idem poyr Castaner pour complicité de détournement ( il fait partie du même gouvernement),donc même chose pour Beloubet!!!!

Mais je me suis réveillé et là cauchemar ,ils étaient libres et se pavaner (mention spécial pour Minc le donneur de leçon)

Merci pour cet article . et bravo

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 06:30
  • PAR 

OK.

Mais attention !  L’Assemblée Nationale  se remet à voter en douce !

  • Loi de durcissement sur les chômeurs,
  • attaque actuelle contre la fonction publique,
  • etc …
  • et sous peu les retraites ?

En ce sens

le « Débat »  n’est que l’axe  de la TACTIQUE du CHLOROFORME

tongue-out 

 Autoroutes: les dessous des relations entre l’Etat et les concessionnaires

Jusqu’à présent les arguments économiques   du néo libéralisme portés par la droite et l’extrême droit  lorsqu’on demande en quoi la privatisation d’un service public  serait un plus pour le public, il n’y a pas d’autre réponse que « la baisse d’impôts » ou  » fermer la » ou  » vous ne comprenez rien », ou  » l’Union européenne l’exige » .

La voiture , vrai vache à lait entre le prix d’achat, l’entretien, l’assurance et le péage des autoroutes, il est évident que face à ces intérêts privés les transports en commun ne font pas le poids sauf pour une certaine catégorie sociale qui a l’habitude d’utiliser  l’avion et le train.

En limitant la vitesse à 80 Km/h sur les réseaux routiers secondaires, il est évident que c’est pour canaliser les automobilistes vers les autoroutes. Et la concurrence des autoroutes jusqu’à présent n’a jamais fait baisser les tarifs.

Et dire que madame Royal se dit « socialiste » , elle l’est surement pour la catégorie sociale à laquelle elle appartient  (comme Macron d’ailleurs)  mais certainement pas pour le prolétariat.

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 06:53
  • PAR 

Si les autoroutes étaient restées dans les mains de l’Etat, elles seraient déficitaires et le contribuable devrait payer chaque année pour leur entretient.

L’Etat est parfaitement incapable de gérer quoique ce soit de manière satisfaisante, et surtout en France

Avez-vous lu l’article ?

« L’Etat est parfaitement incapable de gérer quoique ce soit de manière satisfaisante, et surtout en France »

Vous êtes vraiment convaincu, ou vous utilisez sciemment une fable usée jusqu’à la corde, complètement périmée depuis que nous avons bien compris le mécanisme, laisser un service public se dégrader jusqu’à l’insupportable pour le brader au privé en prétendant qu’il fera mieux pour moins cher?

Et quand on arrive à faire retour au public (reprise en régie de l’eau par exemple, Grenoble remercie Raymond Avrillier), on s’aperçoit qu’ils se sont sucrés, ont fait monter les prix et laissé le réseau se dégrader. Et on s’aperçoit aussi qu’ils ont inclus dans le contrat une clause de dédit faramineuse.

Tout simplement parce que ceux qui se disent « serviteurs de l’état » servent en réalité, en sous main, les multinationales. Et que nous, pauvres benêts, on vote pour ces corrompus. À Grenoble, comme le dit Le Postillon, « Carignon est toujours dans la cuvette ».

« laisser un service public se dégrader jusqu’à l’insupportable »

Ah bon? Mais comment se fait-il? L’Etat n’a jamais reçu autant de moyen, n’a jamais perçu autant d’impôt. Des centaines de milliards, dont la plus grande partie ne sert qu’à payer des fonctionnaires dont certains ne travaillent que quelques heures par jour et partent en retraite à 50 ans (i.e. conducteurs de trains)

L’Agence France Trésor  a besoin de collecter 236,6 milliards d’euros en 2019 pour financer le train de vie de l’État. 130,2 milliards d’euros correspondent à de la dette venue à échéance que nous ne pouvons pas rembourser. Le reste est ce que l’État dépense et qui n’est pas financé par l’impôt.

Cette cavalerie financière n’est possible que parce que les taux sont trafiqués à la baisse par la Banque centrale européenne. Ainsi, le service de la dette, le paiement des intérêts sur les 2 322,3 milliards d’euros, nous coûte 41,9 milliards d’euros d’intérêts, soit un taux moyen de 1,8 %. C’est quand même le deuxième poste du budget de l’État, le premier étant celui de l’Éducation nationale.

À propos d’Éducation nationale, il faudrait aussi rappeler à nos étatistes de droite et de gauche que gros budget ne va pas nécessairement avec grosses performances. Le niveau d’éducation en France ne cesse de dégringoler dans l’échelle internationale du classement PISA1. Nous sommes 26èmes sur 70 pays.

Éteignez la télévision, jetez vos journaux papier au feu, relisez Bastiat au coin de votre cheminée à foyer ouvert, ne craignez rien, vous ne mourrez pas d’asphyxie, d’autres se sont chauffés ainsi avant vous.

« Découvrez la vérité et jetez dans nos têtes un grain de raison. L’État a pour mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser et de sanctifier l’âme des peuples ». 

 Si vous ne voyez pas d’ironie là-dedans, c’est que vous ne payez pas assez d’impôts.

C’est marrant parce que les grands corps de l’Etat, les ministères ,la haute administration  sont tous plus ou moins dirigés par des énarques !

Serions-vous en train de dire que les Enarques sont incapables de gérer quoi que ce soit de manière satisfaisante ?

je ne peux le croire !

Oui, mais in fine se sont les politiques qui sont responsables (les ministres de tutelle) c’est justement là qu’est le problème. Un ministre n’exercent que quelques années, ils n’en ont pas grand chose à faire de la pérennité d’une entreprise étatique, donc forcément mauvaise gestion. C’est exactement le contraire pour les entreprises privées, il y a des propriétaires qui veulent la pérennité de leur biens, dans la majorité des cas.

C’est pourquoi il faut toujours privatiser, et le plus possible, c’est presque toujours préférable

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 07:41
  • PAR 

Éclosion d’une bulle pestilentielle à la surface de la grand mare aux canards. Une de plus, pourrait-on se résigner. Transversale au vieux comme au nouveau monde. Braves, nous pourrions même nous concentrer sur l’incompétence crasse que supposerait pareil accord de la part de nos élites politiques. Mais « sots et incompétents » serait un tableau qui ferait beaucoup rire les principaux intéressés. Il s’agit juste, en toute simplicité, d’un pacte univoque à destination de la même puissance financière, celle qui désormais se paie états et politiciens.

Pareille information devrait – à minima – disqualifier ad vitam æternam Monsieur, Madame, et tous leurs chers courtisans d’alors. Évoquer une trahison nationale serait exagérer ? Vraiment ?

L’on s’étonne d’un rejet dont on convient désormais qu’il est « haineux » ? Moi-même je me surprends à étirer un sourire sardonique voyant, sur ma petite lucarne à crétiniser les masses, tel ou tel acte que j’eus jadis condamné sans tergiverser. Cette colère est improductive nous répète-t-ton à l’envi, arguments philosophiques à l’appui (ça devient très tendance, un philosophe, sur un plateau TV, c’est « so chic ») tandis que j’apprends à me détester de tant haïr.

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

à Baloz

 

oh moi mon bon monsieur je ne fais pas de politique. Rendez à Poutine ce qui est à Poutine et rendez à la Bourrique céleste ce qui est à la Bourrique céleste.

Radars fixes

radars embarqués

La fête continue

 

Tout simplement en Macronie !

Une question simple : Comment dans un pays démocratique un état peut-il signer un accord commercial secret y compris pour ses parlementaires ?

sous Mitterrand nous avions eu christine deviers joncourt, maitresse de roland Dumas alias la putain de la république sous Hollande nous avons eu macron la putain de Vinci et consort et hélas cette putain là est encore en train de nous vendre ses non charmes frelatés.

Un peu de respect pour les prostituées! Qui font un métier honnête, difficile, dangereux, et tous comptes faits pas si bien payé, vu les « intermédiaires » rapaces.

Donc acte…… 10

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 09:23
  • PAR 

et Cacron s’apprête à privatiser la rente qu’est la fdj, encore un copain de promo qui va se gaver sur les dos des cons-tribuables.

Pour la FDJ c’est simple: après la vente il faut boycotter les jeux pour que les privés soit privés.

Nous sommes à peu près tous scandalisés par ces privatisations donc pourquoi en sommes nous à nous plaindre aux lieu d’agir. Heureusement que les GJ sont là pour faire comprendre à ce dernier président que nous en avons plus qu’assez de tous ces magouilles qui vont à l’encontre de l’intérêt général. Non, la solution n’est pas de s’en priver de NOS autoroutes construites avec NOS impôts mais de changer le modèle et revenir en arrière sur tous ces contrats volontairement négociés aux profit de qqs uns. Je ne vois qu’une solution : limiter les pouvoirs du Président. La bataille sera longue car tous les postes clés sont en main de ces libéraux sans foi ni loi et puis la division entre nous est immense également. Bon courage à tous

J’ai du mal à saisir la position de Bercy. C’est de l’idéologie pure bien sûr, mais c’est tout de même le ministère des finances de l’État… qui oeuvre à spolier l’État et les citoyens.

merci pour cet article

cela rappelle un article publié dans les mêmes colonnes il y a déjà un certain temps:

les conditions troubles de la vente d’Alstom organisée par plus ou moins les mêmes protagonistes à la même époque, et qui avait alors conduit à la démission de Montebourg…

et tout cela pour faire plaisir à son petit copain Bouygues

ce serait intéressant de regrouper tous ces méfaits pour avoir un beau panorama de la situation

tout ce qui se passe aujourd’hui couvait déjà à ce moment là

Il a raison le PDG de parler des détails.

Péage de Toulouse SO à Montgiscard 1.014 km : 1.20 €

Péage de Toulouse SE à Montgiscard 1.019 km : 1.60 €

Je ne vois pas ici la différence physique entre SO et SE mais le PDG lui regarde les détails, et 50 mètres c’est 50 mètres et surtout 0.40 €, comme quoi le détail rapporte et surtout au quotidien.

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 10:14
  • PAR 

« Car au lieu de faire constater que l’équipement d’Ecomouv n’était pas en état de fonctionnement à la date prévue par le contrat (janvier 2014), et de faire un constat de carence, ce qui lui aurait permis d’annuler le contrat sans frais, à un moment où l’écotaxe était contestée, l’administration a préféré reporter de plusieurs semaines la date de remise des équipements, puis d’accepter de reconnaître qu’ils étaient en état de bon fonctionnement – ce qui n’a jamais été prouvé.

… Le cadeau accordé aux sociétés concessionnaires d’autoroutes est exorbitant et sans limite. »

Il me semble même que l’entretien des ponts, tunnels et viaducs reste à la charge de l’état.

Il est clair que tout cela va bien au delà de la gestion calamiteuse des finances publiques et de la démission du service de l’intérêt général, il s’agit de l’organisation pure et simple de la prédation des biens publics et des deniers des citoyens à l’inverse absolu du mandat confié par ces citoyens à leurs « responsables » politiques.

La distraction et le recel (lucratif), entre autres biens publics, des autoroutes comme biens mal acquis par cette chose étiquetée « le privé » par ses comparses, doivent être sanctionnés.

Les autoroutes doivent impérativement être restituées au public et rendues gratuites ou peu coûteuses pour les véhicules légers pour une meilleure sécurité routière, payantes pour les poids lourds facteurs de sur-pollution, dangerosité et dégradation accentuée des revêtements et infrastructures; les tarifs des carburants y être les moins élevés. Les barrières de péage sont à supprimer, tout paiement pouvant s’effectuer beaucoup plus simplement par l’achat de vignettes d’utilisation comme cela est le cas dans bien des pays européens.

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 10:20
  • PAR 

A la vue de l’ensemble des commentaires, je pense que la prise de conscience d’une grande partie des Citoyens commence enfin. J’en déduis que Mr Macron devrait se faire du soucis. Nous n’avons pas fini avec lui (patience), mais lui battu, voir déchu, n’en aura pas finit avec la justice (Une Justice qui soit véritablement indépendante…). On a du boulot…

 

et il s’appretent a faire la meme chose avec l’hydroelectrique

 

Tout à fait; c’est bien cela, ils vont tout vendre ce qu’il est possible de vendre et même au delà, s’ils peuvent. Pour ce genre de personnes tout est à vendre, surtout ce qui ne leur appartient pas; c’est le forme supérieure de la vente… Que peuvent réaliser les meilleurs…  les premiers de cordée.

Quand est-ce que la République va se débarrasser de cette engeance d’épiciers ?

«Je hais ce peuple d’épiciers, qui vont ramasser le moindre avantage dans les ordures.»

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 10:54
  • PAR 

Merci Madame pour votre remarquable travail. Vous êtes parmi les Journalistes (avec un J capital) qui font honneur à leur métier et qui me maintiennent encore abonné à Mediapart.

« La Cérémonie des Prix éthiques montre qu’il existe des personnes formidables »

https://blogs.mediapart.fr/jean-christophe-picard/blog/130119/la-ceremonie-des-prix-ethiques-montre-quil-existe-des-personnes-formidables

 

 

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 12:00
  • PAR 

Ne pourrais-t-on pas définir un nouveau crime : une forme de corruption ni passive ni active,

«une corruption de connivence» entre personnes qui font la navette entre le «public» et le privé et qui connaissent les intérêts communs bien compris entre les leaders (chefs, fuhrers, colonels, généraux, empereurs, rois) des deux sphères.

Ceci dit, le contrat en question rappelle furieusement les diktats de l’association loi de 1901 appelée Europe, dont l’objectif est de détruire tout ce qui est bien commun au profit d’une monétisation de toutes les relations humaines. Mais que voulez-vous, 25 libéraux au pouvoir c’est 25 fois la politique macronesque.

« C’est une capitulation complète de l’État face aux SCA. L’État s’est volontairement lié les mains et se retrouve en situation de ne rien pouvoir imposer aux concessionnaires autoroutiers », résume un connaisseur du dossier. »

Maintenant que Macron a totalement laminé la Sncf , (où les taux de suicides explosent ces dernieres années) , et que cette semaine, Borne annonce la privatisation des 1ères lignes dans le Sud (Ah bon? Mais..vous aviez promis en Mai que  …ooohhh le vvvilain mensonge Elisabeth…)

On va se retrouver devant les mêmes paramètres d’ici peu pour les tarifs du ferroviaire … Usagers du rail accrochez vous …Pour nous les cheminots ça y est , c’est déjà mort…

 

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 12:12
  • PAR 

Je suis étonné par l’immense silence qui entoure la parution de cet article….. Pourtant, nous sommes au coeur des problèmes soulevés par le GJ…!

Cet article est à verser au grand débat national. Encore faut-il y participer.

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 12:38
  • PAR 

Freud nous l’a révélé : l’enfant est un pervers polymorphe; l’environement doit lui permettre de construire des limites. quand les mots n’ont plus que la valeur de slogan publicitaire il ne reste plus qu’à construire des « Trump-murs ».

merci la com. s’inspirant de Freud elle est parvenue à tout pervertir sans aucune limite!

tout n’est plus qu’histoire de com. et la majorité de  nos jeunes se vautrent dans « l’évènementiel » comme seul horizon professionnel. la mafia est partout la règle légale, idéale et idolâtrée: nos dirigeants donnent en tous points l’exemple.

c’est à peine imaginable vu le lavage de cerveau que nous subissons depuis des décennie de la crêche au moindre boulot en passant par la famille et l’école (les écoles superieures c’est le pompon) qu’il reste encore quelques Gilets Jaunes!

Un sujet de fond et on peut facilement imaginer que le même genre de tractations a eu lieu pour les privatisations de France Telecom, la Générale des eaux, EDF, Gaz de France etc…. au profil de ….

A la lecture de ces révélations scandaleuses, je ne regrette en rien que certains gilets jaunes oui ou non « radicalisés » (qu’importe !) se soient laissés aller à mettre le feu à des portiques de péage. Il arrive un moment où la colère populaire et légitime des non-nantis doive pouvoir trouver un juste exutoire. Ces mois derniers, j’ai emprunté les autoroutes françaises à plusieurs reprise (avec ma plaque étrangère) comme j’ai coutume de le faire depuis le début des années soixante-dix … depuis 3 ans équipé d’un dispositif télepéage au pare-brise … eh oui, les gilets m’ont souvent accordé « le droit au péage gratuit » mais à chaque passage les signaux « bip » m’ont fait comprendre que j’allais bien être débité : si j’aurais su, comme dit l’autre, je l’aurais bien retiré …

Les Pays-Bas sont déjà bien « mieux avancés » ( pensez-vous !!!) que la France en fait de privatisations en veux-tu en voilà  …

Depuis plus de trente ans, l’État se désengage sciemment, les yeux ouverts, de son rôle de protecteur des vulnérables de la société et de régulateur des excès inhérents au système capitaliste non régulé par le premier. Ajoutez-y l’Europe, enfin telle qu’elle a pris forme, et la mondialisation et voilà tous les ingrédients réunis pour que tout parte en couille …

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 13:58
  • PAR 

Dès que l’on soulève un coin du tapis, on se rend compte que (presque ?) tous nos politiques sont pourris ! Même ceux que l’on espérait au-dessus du lot !

En trouvera-t-on UN qui veuille éradiquer toute cette … (je cherche le mot juste : ça y est !) vermine, une bonne fois, pour que l’on puisse croire, à nouveau, que ces « élites » œuvrent pour le bien-être de notre société, et pas uniquement pour leur seul intérêt !

Je doute, tellement la pourriture semble s’être étendue !!

  • NOUVEAU
  • 14/01/2019 14:08
  • PAR 

Je suis déçu par l’article, parce qu’il en manque une partie fondamentale. Le journaliste parle des faits, du contrat, de l’avis des uns et des autres, mais il oublie l’essentiel pour un média d’investigation et de mobilisation de l’intelligence citoyenne comme Mediapart: l’analyse et l’opinion de spécialistes en droit public sur

1. La validité du contrat (en droit privé des contrats, on voit très bien que la liberté contractuelle ne peut pas aller à l’encontre de certains principes d’ordre public, ce qui peut annuler le contrat. Qu’en est-il quand un contrat passé par l’Etat manifestement déséquilibré méconnaît le principe de bonne gestion et d’intérêt général?)

2. Les recours possibles/les réformes juridiques à mener pour mieux encadrer la capacité contractante de l’Etat qui relève ni plus ni moins dans certains cas à méconnaître sa mission de protection de l’intérêt général?

Cordialement

 

Normalement je prends les anciennes routes nationales pour me déplacer, pour éviter les autoroutes et profiter de revoir la France des villages,  mais des fois c’est impossible. J’ai essayé par exemple de suivre la nationale de Toulouse à Périgueux. Pas de bol. Ils ont brouillé la piste par un vrai haché-spaghetti pour obliger les gens de prendre l’autoroute.

Pareil sur l’ancienne nationale N130 de Saint Malo vers le Sud-ouest: juste avant La Rochelle celle-là aussi devient impossible à suivre. Ayant eu l’habitude de suivre ces chemins-là avant la construction des autoroutes je m’y connais pas mal, mais là çà ne va pas.

On dirait un vieux con qui cherche le complot; mais non. Il en existe autant d’exemples de la trahison des clercs de nos jours qu’on n’hésite pas de conclure que la ré-énumération des anciennes nationales était conçue exprès par la caste des pantouflards; à votre équipe de journalistes d’investigation de suivre; je prévois acheter leur livre dans le temps!

La re-nationalisation est due. Pareillement, les réseaux de téléphonie mobile: quand je me suis installé dans la France Profonde il y a vingt ans il n’y en avait pas. Aussitôt un tel réseau en place – à nos frais, bien sûr – les élus-vendus l’ont bradé à leurs co-conspirateurs. Et à partir de là on voit la vérité sur la politique du ruissellement: plutôt que d’investir dans la complétion du réseau comme prévue, les actionnaires ont empochés tous les profits. Donc, le réseau reste incomplet, rien n’a changé: à la maison, le portable ne sonne toujours pas.

Et j’en passe d’exemples. Soyez les bienvenus à y rajouter.

mouton tondu tu es mouton tu seras tondu BêBêBê y a pas de Bêee

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART.

Macron appauvrit l’État au profit des E du CAC 40, appauvrir me semble un euphémisme après la lecture du dossier Autoroutes, nous avons affaire à de vrais prédateurs qui nous dépouillent de nos actifs publics vendus à vils prix afin que les boîtes privées fassent des profits très confortables en les redistribuant aux actionnaires, 57,2 milliards de dividendes en 2018, triste record, laissant au peuple seul, le passif du patrimoine public à savoir la dette publique dont nous ne sommes pas responsables, ce sont les créanciers d’aujourd’hui qui furent les débiteurs de 2008, qui exigent le remboursement de cette dette illégitime et sert d’arguments pour réduire nos services publics, nous serions trop endettées, pour continuer à investir dans le secteur de la santé, de l’éducation, des transports.

François Fillon lors de la campagne des primaires avait eu le culot de dire que les Français vivaient au dessus de leurs moyens, et que par conséquent, il fallait réduire les dépenses, donc les services publics. Discours bien huilé chez les libéraux pour culpabiliser et rendre crédible leurs propos..

Les masques tombent, la facture de la crise financière de 2008 n’a pas été payée par les banques, seules responsables de cette tragédie, facture à la charge des citoyens, multipliant par 2 le montant de notre dette publique, les mêmes prédateurs, une deuxième fois, par un tour de passe-passe se sont servi et se servent encore, avec la complicité des hauts fonctionnaires, en liquidant des actifs publics pour diminuer soit disant l’endettement, et enfin envisagent grâce aux futures réformes de se servir une troisième fois en privatisant la Santé, le régime des retraites, l’Ecole, le ferroviaire… STOP Macron, la colère est là, les gilets jaunes en sont une belle illustration, et bien d’autres en devenir.

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2 réflexions sur “#France Autoroutes: les dessous des relations entre l’Etat et les concessionnaires ! Bombe nouvelles hausses tarifs #autoroutes au 1er février. Mediapart révèle l’intégralité de l’accord de 2015 signé par Emmanuel Macron, alors à Bercy, et Ségolène Royal, ministre de l’écologie, capitulation volontaire de l’État, abandonnant tout intérêt public.

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