#France #AshRévolution «Les élus ont une peur panique de perdre la main sur l’agenda politique»

«Les élus ont une peur panique de perdre la main sur l’agenda politique»

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Comment interpréter la revendication d’un référendum d’initiative citoyenne ? Spécialiste de la démocratie participative, le chercheur Julien O’Miel y voit une demande citoyenne de reprise en main de l’agenda politique.

Imaginez un pays où les élus et les médias ne seraient plus les seuls à imposer telle ou telle thématique dans le débat public. Un monde où les citoyens pourraient décider qu’un sujet qui leur est cher doit être au cœur de l’actualité. Voilà à quoi servent les dispositifs d’« initiative citoyenne » que Julien O’Miel, maître de conférences en science politique à l’université de Lille, a étudiés, notamment à Florence, en Toscane.

Pour lui, la demande de démocratie directe portée par le mouvement des « gilets jaunes », qui annoncent de nouvelles mobilisations samedi et dimanche, révèle les limites de la démocratie représentative dans un régime présidentialiste. Mais aussi celles de la démocratie participative telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui en France : standardisée et inopérante à créer une conflictualité authentique.

Julien O’Miel.Julien O’Miel.

Qu’est-ce qui vous a le plus frappé dans le mouvement des « gilets jaunes » ?

Julien O’Miel : Ce qui m’a fasciné, outre le fait que toute une fraction des classes populaires s’est très certainement mobilisée pour la première fois de sa vie, c’est d’avoir vu une banderole revendiquant le « référendum d’initiative citoyenne » (RIC) flotter sous les lacrymogènes sur les Champs-Élysées ! Je n’avais jamais vu un mouvement social porter aussi haut la question de la démocratisation de la démocratie. C’est intrigant.

Comment expliquez-vous que cette demande de démocratisation de la démocratie émerge dans le débat public aussi fortement et rapidement ?

D’abord, sur le fond, cela fait des années que les portes des institutions sont fermées aux citoyens. Il y a donc, dans ce mouvement, cette envie de se faire entendre enfin. Pour cela, les gilets jaunes veulent obliger leurs représentants à discuter des sujets qui les intéressent eux, mais qui ne sont pas mis à l’agenda politique. Il y a donc un enjeu sur la définition de ce qu’est un problème public, d’où la demande du RIC.

Ensuite, on peut émettre l’hypothèse que c’est précisément parce que ce n’est pas un mouvement social qui emprunte les chemins traditionnels qu’il débouche sur cette revendication sur la démocratie. D’habitude, les revendications sur la démocratisation de la démocratie sont davantage portées par les partis politiques, tandis que les revendications sur les sujets salariaux sont portées par les syndicats. Or là, le mouvement n’était encadré ni par les partis ni par les syndicats, qui appellent en général à des défilés sectorisés avant d’appeler à la fameuse « convergence des luttes ».

Les gilets jaunes n’étaient unis que par le port de ces gilets qui cachaient les différences sociales et politiques internes au mouvement. La convergence des luttes était là, de fait. Cette innovation formelle a eu un impact sur le fond : elle a rendu possible l’émergence de revendications inhabituelles.

L’appel à la création d’une VIe République, porté durant la campagne présidentielle et même auparavant, par La France insoumise notamment, a-t-il pu avoir une influence sur la cristallisation de ces revendications autour de la réforme des institutions ?

C’est possible, dans le sens où les « Insoumis » étaient très bien implantés dans le mouvement et qu’ils ont pu faire infuser leurs idées.

Vous travaillez sur la démocratie participative. Pensez-vous que le RIC soit un bon outil ?

Quand on regarde la concentration du pouvoir, le faible rôle du Parlement, la présidentialisation des institutions et le peu de mécanismes référendaires ou d’initiative citoyenne à portée des citoyens français, c’est une avancée.

Le mécanisme référendaire a pour avantage de pouvoir régler « facilement » un certain nombre de conflits internes à une société. Les gens répondent par « oui » ou par « non » à une question, le sujet est tranché. Aujourd’hui, la majorité des problèmes publics sont portés, puis soldés par le gouvernement. On le voit pour ce qui concerne la production législative, qui est concentrée pour une large partie entre les mains de l’exécutif : le nombre de projets de loi [à l’initiative du gouvernement – ndlr] est ainsi largement supérieur à celui de propositions de loi [à l’initiative du Parlement – ndlr].

Par ailleurs, l’Assemblée nationale et le Sénat sont très peu représentatifs de la diversité sociale et culturelle des Français. Le principe référendaire peut donc être une bonne chose, dans le sens où il pourrait montrer le décalage entre le monde politique et le reste de la population.

Le 15 décembre 2018, à Paris. © ReutersLe 15 décembre 2018, à Paris. © Reuters

Le RIC ne porte-t-il pas en lui des risques pour le débat public ? Par exemple celui de la démagogie ?

Comme tout référendum, il a des limites : à savoir qui décide de la question ? Comment est-elle formulée ? Par ailleurs, le référendum reste un mécanisme de vote. S’il apparaît comme davantage mobilisateur, en réalité, ce sont toujours les mêmes profils qui vont voter. Il reproduit donc en grande partie le jeu des mécaniques électorales habituelles. En Italie ou en Suisse, les taux de participation aux référendums sont ainsi loin des 90 % de participation et les déterminants sociaux du vote expliquent là encore les ressorts de l’abstention ! On reproche aussi aux référendums de ne pas organiser de discussions collectives « éclairées », ce qui peut en effet être le cas.

Néanmoins, il me semble que les référendums agissent plutôt comme des « boosteurs » de la délibération collective. Regardez ce qui s’est passé en 2005, au moment du référendum sur le Traité constitutionnel européen : les débats ont éclos partout, il y a eu un véritable engouement pour comprendre la Constitution et se positionner politiquement sur le sujet. Est-ce une exception ? Franchement, il y a un vide empirique sur cette question : nous disposons de très peu d’éléments qui nous informent sur la manière dont les référendums jouent sur les comportements politiques. Mais ce que je vois, à mon niveau, dans mes enquêtes, c’est que les dispositifs qui favorisent l’initiative citoyenne permettent d’introduire des débats sur des enjeux plus conflictuels que quand ils sont décidés par un cénacle de politiques.

Pourquoi ?

Ce qu’on appelle les dispositifs d’« initiative citoyenne », qu’ils soient de type référendaire ou non, permettent de mettre à l’agenda des sujets qui ne sont portés ni par les politiques ni par les médias, or ce sont eux qui sont prescripteurs de ce qu’est un « problème public ». Quand on permet aux citoyens de porter tel ou tel problème sur la place publique, par le biais d’une pétition par exemple, cela démonopolise le débat politique. En général, les citoyens se mobilisent « contre » une mesure, or avec l’initiative citoyenne, ils peuvent se mobiliser de manière positive. Pour porter une cause qui n’existe pas encore dans le champ médiatique et politique ou qui n’est pas formulée de la même manière.

Vous-même avez étudié très précisément un dispositif d’initiative citoyenne en Toscane : en 2011, un groupe de citoyens a demandé l’ouverture d’une mosquée à Florence, et cela a conduit à un débat apaisé…

Oui et pourtant, la question des mosquées est, en Italie, aussi conflictuelle que la question du voile en France ! Dans le cas toscan, le cadre dans lequel a été lancé le débat était intéressant. La région avait ainsi promulgué, quelques années auparavant, une loi associant deux mécanismes dont la combinaison apparaît particulièrement originale dans l’univers de la démocratie participative : d’une part, la création d’une autorité indépendante, sur le modèle de la Commission nationale du débat public (CNDP) en France, avec un budget d’un million d’euros à sa disposition et, à sa tête, un expert extérieur aux jeux politiques locaux. D’autre part, le dispositif permettait à un groupe non constitué de saisir les responsables locaux, avec des seuils très bas (2 000 signatures pour les sujets concernant Florence).

Dès lors, c’est une catégorie largement dominée, des étrangers musulmans qui pour la plupart n’ont pas la nationalité italienne, qui a recueilli les signatures, organisé un débat participatif sur la localisation d’une future mosquée à Florence, bref qui s’est emparée du processus pour se faire entendre. S’il était revenu aux élus locaux de décider de l’opportunité du débat sur la construction de la mosquée, je peux vous certifier qu’il n’aurait jamais eu lieu, parce qu’il était bien trop conflictuel !

L’exemple toscan est une réussite, mais vous pointez aussi que la démocratie participative est loin d’être toujours efficace. D’ailleurs, on constate qu’il est difficile de mobiliser les citoyens lors des conseils de quartier ou des budgets participatifs…

C’est vrai, très peu de gens participent aux dispositifs de démocratie participative, et ceux qui participent ont, grosso modo, toujours le même profil (des personnes plutôt aisées, plutôt âgées). Vu comme ça, on peut se dire qu’il n’y a pas de demande sociale de participation. Mais si on regarde ce qui s’est passé à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, ou aujourd’hui avec les gilets jaunes, alors, force est de constater qu’il y a une demande. Un paradoxe ? On peut expliquer cela par le fait que les gens ont envie de participer sur des sujets qui les touchent de près et qui, par ailleurs, portent en eux une réelle conflictualité.

C’est-à-dire ?

Trop souvent, les élus utilisent la démocratie participative comme un instrument d’acceptabilité sociale. Ils posent la question : « Cet aménagement, vous le voulez comme ceci ou comme cela ? », alors que la vraie question de fond, « Voulez-vous cet aménagement ? », n’est jamais posée. La participation est trop cadrée au départ.

Qu’est-ce qui empêche le surgissement de cette conflictualité ?

Il y a trois facteurs qui empêchent les dispositifs de démocratie participative tels qu’on les connaît d’être efficients et, plus précisément, qui empêchent l’émergence de l’initiative citoyenne. D’abord, la peur panique des élus de perdre la main sur l’agenda politique les amène toujours à réguler, voire à contrôler ce qui est porté au débat. Souvent, ils justifient cela en dénonçant le fait que les thématiques d’extrême droite pourraient faire leur apparition.

Ensuite, et c’est un facteur très important : la démocratie participative est devenue un marché avec des consultants, des experts, qui produisent une offre et qui ont besoin de la vendre. Ils vendent des jurés citoyens, des budgets participatifs… Résultat, les producteurs des politiques locales de démocratie participative sont très peu à même de proposer des dispositifs « subversifs » car sinon, les élus ne les achètent pas ! Enfin, les initiatives citoyennes sont entendues si elles ne remettent pas en cause les politiques néolibérales. La ligne rouge, c’est parler de tout, sauf d’économie.Le principe même de la démocratie participative a-t-il été dévoyé par les dispositifs ?

Quand le budget participatif est imaginé à Porto Alegre, il y a une vraie réflexion sur la participation et la façon dont elle peut servir la justice sociale : par exemple, plus vous venez d’un quartier défavorisé, plus votre voix compte, etc. Aujourd’hui, regardez à Paris ou à Lille, le budget participatif sert à hiérarchiser les projets, mais on ne pense pas à qui va participer.

Entre Porto Alegre et Paris, il n’y a que la procédure qui a circulé, mais pas l’esprit initial ! Il est d’ailleurs révélateur que personne ne parle d’une démocratie participative « de gauche » ou « de droite » : la démocratie participative est devenue de la technique et on ne se demande plus à quoi elle sert, fondamentalement.

TOUS LES COMMENTAIRES

Tu as parfaitement raison … Brulons des pneus….

Je demande officiellement à Jean-Luc de placer Eric Drouet, le fils préféré, à la tête du Media pour transformer enfin ce journal en outil de propagande digne de ce nom !

 

Vaste programme

Vous paraissez avoir besoin de réviser sérieusement vos cours d’histoire…

Je vous suggère ce texte:

La prise du pouvoir par Mussolini en octobre 1922 a été accompagnée de la réaction la plus violente et la plus impitoyable qu’ait jamais souffert le peuple italien. Ce fut une curée sanglante, sans trêve ni répit, contre tous les éléments révolutionnaires : assassinats en masses, suppressions clandestines, anéantissement des organisations ouvrières, interdictions, condamnations, déportations, tous les moyens légaux et extra-légaux se combinaient pour faire régner à l’échelle nationale un véritable régime de terreur.

L’année 1923 fut pour le prolétariat italien l’heure la plus noire de son existence. Tous les militants en vue étaient prisonniers ou exécutés, les perspectives révolutionnaires de l’époque précédente étaient réduites à néant.

(…)

En juin 1924, le secrétaire du parti socialiste, Matteoti, fut assassiné au moment où il préparait contre Mussolini une campagne de révélations personnelles. Le cas en lui-même n’avait rien d’extraordinaire, puisque des centaines et des centaines d’autres opposants au régime avaient subi le même sort.

La suite dans l’article mis en lien…

Maintenant, si vous trouvez des points communs entre le fascisme et la situation de la France en 2019, c’est que vous vivez dans un monde parallèle…

 

Je suis surpris de votre réponse n’ayant pas parlé d’un quelconque vote FN de Drouet (qui vote d’ailleurs pour qui il veut).

Mais visiblement, pour vous c’est un sujet suffisamment important pour en parler, quitte à prendre le risque de ne pas passer pour un con au ou de l’ouvrir et n’en laisser aucun doute.

 

Ça fait plus d’une dizaine d’années que je vois des journalistes, souvent en dehors des groupes de manifestants, être visé dans la tête par des flashballs.

L’état et l’opinion publique ont laissé faire, jamais la moindre sanction et ensuite on s’étonne que des manifestants font de même… Et l’état ne se gêne pas pour en faire un outil de propagande que vous relayez.

 

Bien sûr que cela doit être sanctionné mais pas que pour une partie de la population. Si les flics gardent leur impunité alors bon courage pour faire appliquer la loi chez les manifestants.

 

Ça fait plus d’une dizaine d’années que je vois des journalistes, souvent en dehors des groupes de manifestants, être visé dans la tête par des flashballs.

L’état et l’opinion publique ont laissé faire, jamais la moindre sanction et ensuite on s’étonne que des manifestants font de même… Et l’état ne se gêne pas pour en faire un outil de propagande que vous relayez.

 

Bien sûr que cela doit être sanctionné mais pas que pour une partie de la population. Si les flics gardent leur impunité alors bon courage pour faire appliquer la loi chez les manifestants.

 

Brûlons des cons:

Trop de CO2 dispersé dans l’atmosphère , la planète n’a pas besoin de ça ! Si seulement on pouvait les faire taire .

certains journalistes, qui ont notamment accolé le mot antisémitisme avec celui de gilets jaunes pendant des jours.

Le problème, c’est que les dérapages antisémites sont documentés…

La solution, ce n’est pas de conspuer les journalistes qui en parlent: c’est de virer les antisémites, ou du moins de les désavouer clairement, sans aucune ambiguïté.

Hélas, on n’a rien vu de tel…

Bien au contraire…

Trois exemples, pour rappel:

giletrs-jaunes-banderole-antisemite

 

dieudonne-gilets-jaunes-selfie

« Non. Brulons des cons. »

Quand on va à la pêche aux cons, ça mord toujours.

Sachant qu’on est tous le con de quelqu’un, il restera pas mal de place dans ce pays.

 

« celle-ci à gauche c’est Mégère (…) ». Le début et la fin dans la Divine Comédie, chant IX.

a vomir

« La solution, ce n’est pas de conspuer les journalistes qui en parlent: c’est de virer les antisémites, ou du moins de les désavouer clairement, sans aucune ambiguïté. »

Vu comme cela, vous avez raison. Néanmoins, je note que beaucoup de journaux en parlent de manière très régulière, sans que ça ne change quoique ce soit.

Ce que je voulais souligner surtout, c’est qu’aucun début de solution n’est apportée. Il y a de l’antisémitisme en France. Pourquoi ? Comment pouvons nous y remédier ?

On parle de Dieudonné qui est ceci, cela, je veux bien et alors ? Ce qui m’intéresse dans cette histoire, c’est comment un mec qui a bossé avec un juif pendant des années se retrouve l’antisémite n°1. D’autant plus lorsque le pote en question avoue être toujours en contact avec lui.

https://www.lepoint.fr/people/elie-semoun-se-dit-toujours-pote-avec-dieudonne-24-02-2017-2107109_2116.php

Bref, ça manque de clarté.

 

 

« Parfois mieux vaut se taire et passer pour un con au lieu de l’ouvrir et n’en laisser aucun doute »

1 million de fois d’accord avec vous !laughing

mais il est plus facile de faire le con quand on est intelligent, que de faire l’intelligent quand on est con !wink

qui ? META!!! c’est bien du combustible solidifié à base d’alcool!! il est vrai qu’étant de mèche avec macron,ça và fumer!!!!

HO ! VIEUX CON! bonne année! de merde macronienne!!!

même, « chef d’escadron » composée de plusieurs escadrilles !laughing

au fait, il raconte quoi, Lancêtre ? (parce que je n’ai lu aucun de ses postsembarassed !)

ah il fallait rajouter les Francs Macs …pour bien dire et faire sérieux ..beurk !

Des cons, des fachos, des xénophobes, des antisémites, des anti libertés y en a partout dans toutes les couches sociales certains ont la Rosette d’autres le gilet jaune, d’autres ont même le poireau en boutonnière.

C’est un CONNARD qui commet un délit !

Ça c’est intelligent si  vous  ne  percevez pas votre futur avec angoisse c’est que  vous  vous  croyez  l’abri des réformes que le  Dandy gigolo impose à la  population … vous  devez être bien  jeune!

bon, c’est fini, ces bêtises, on dirait des gamins qui veulent se faire mousser

Déplorable !vous  vous  bougez le  cul   à quel  moment ?

Prenez au  mois  votre courage  deux mains  pour parcourir  diverses régions  de l’hexagone et vous faire une  idée de la  souffrance des uns

En effet , sur ce point on vous donnera raison mais dans ce cas il n’y a pas non plus de fascisme envers les « journalistes » ou alors dans ce cas une bagarre de rue devient vite une émeute !

L’air du peuple, tu pues.

T’as tout l’air d’un pet.

Pour qui roule lancetre ? Si vous lisez ses commentaires, vous constaterez quelques constantes : l’islamophobie, le dénigrement systématique de Mélenchon, l’utilisation de photos truquées, de vidéos ou de textes tronqués pour en détourner le sens et la volonté de faire passer les gilets jaunes pour des fascistes. Plus de temps en temps quelques références à la grève générale pour faire penser qu’il est à l’extrême gauche. Mais curieusement, personne ne le connais là bas et ses rodomontades sonnent particulièrement faux pour qui a l’habitude de fréquenter cette extrême gauche.

Alors qui donc aurait intérêt à ce que les souhaits de lancetre se réalisent ? Qui Mélenchon gêne-t-il pour la conquête du pouvoir ? Qui ne veut surtout pas que le mouvement dégage Macron et préfère de loin que les gilets jaunes rentrent chez eux et ruminent leur rancune jusqu’en 2022 pour pouvoir récupérer la mise ? Je vous laisse deviner la réponse, je pense qu’elle est claire.

 

aurait dit de Gaulle

Quoiqu’il en soit si on additionnait toutes les voix obtenues par tous les députés de tous bords et qu’on calculait  le pourcentage

1/ par rapport aux inscrits

2/ par rapport aux Français en âge légal (démagogique depuis VGE ) de voter

ça donnerait quoi ?

On aura beau dire, on aura beau faire « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire »(A.E)

lancetre qui oublie les plaintes des journalistes contre la repression policère à leur encontre , qui oublie les organismes qui afffirment la disproportion dans la répression policière , lancetre qui accusait mélenchon de soutenir les violences policières sous pretexte que mélenchon avait dit deux mots sur leur condition sociale en mettant force images de répression policière .. et ben il n’en met plus aucune dis donc ….

Et ?

C’est vous qui avez raison. Continuons de courber l’échine, et exigeons de nos maîtres qu’ils nous donnent quelques coups de fouet de plus, afin de nous stimuler. Et en plus, faisons du sarcasme, en croyant faire de l’ironie.

Nos élites n’ont toujours rien compris…

Ben une élite qui ne comprend pas????  Alors c’est une élite bête? Une élite c’est pas bête puisque c’est une élite! M’enfin!

Basta avec ce mot qui n’a aucun sens!

Qui a décidé qu’on est élite ou qu’on ne l’est pas? Elite par rapport à quoi, à qui?

Les élites, les intellectuels…des êtres supérieurs à nous, les obscurs et les sans-grade?

Le plombier qui a réparé la fuite de ma machine à laver, c’est une élite aussi, non? Et un intellectuel qui a su réfléchir, penser pour trouver la solution au problème posé, non ?

Marre de ce vocabulaire qui classe les gens en fonction de critères totalement arbitraires.

Marre de l’ascenseur social, de la base et du sommet , du haut et du bas, des CSP + ou ++, de la France périphérique, de la  France des Territoires (à peine défrichés et colonisés sans doute!)

Tout ce verbiage qui tourne dans les radios, télés et autres et qui nous formate sournoisement, au point de faire la courbette en croisant un « zélu » ou une « zélite » ou un « nintellectuel », stop!

Les élites patentées, ben bravo, on voit où elles ont mené le monde depuis des lustres. Alors rabaissons leur caquet et n’ayons pour elles que le respect qu’elles méritent, c’est-à-dire pas grand-chose!

Changer les mots, déjà, ça changera le point de vue, aussi.

 

Au début, Lancetre, vous me faisiez plutôt rire, avec vos collages enfantins matraqués dans chaque fil de commentaires. Mais les blagues les plus courtes sont les meilleures.

Et puis j’ai compris. Car, parcourant en diagonale les commentaires, j’avais bien remarqué vos posts, avec lesquels je suis généralement en désaccord (mais quelquefois d’accord), mais qui restaient dans le cadre d’une certaine honnêteté intellectuelle.

Mais avec les gilets jaunes (dont je ne doute pas qu’il y a ait matière à la critique ! Aisé, car ça part dans tous les sens, comme un fleuve trop longtemps contenu par une moraine, et qui soudain fait sauter l’obstacle, dans un flot incontrôlable), vous vous surpassez. Et c’est là que j’ai compris.

En fait, vous êtes comme nos larbins des riches au pouvoir : vous paniquez ! Jusqu’ici, confit de cynisme du vainqueur vulgaire, vous vous réjouissiez de voir enfin la Droite (sous les traits de Macron, mais ça pourrait être Juppé, Fillon, Sarkozy, peu importe) enfin museler toute opposition. Enfin le silence, tout le monde marchant au pas derrière les preneurs de bénéfices, les actionnaires et les multinationales. C’est bon d’être dans le camp des vainqueurs, même quand on n’est soi-même que leur larbin.

Mais avec les gilets jaunes, patatras, tout cette belle domination contre les losers (dont, forcément, vous ne faites pas partie, puisque vous vous êtes mis du côté des winners – si seulement vous saviez ce qu’ils pensent de vous !) part en vrille. Macron, si sûr de lui, panique, Castaner et toute la bande, au point de tomber dans le piège grossier de Drouet, que même un gosse de sept ans aurait pu déjouer !

Ils ont les pétoches. Et vous avez la pétoche. Vous êtes en rage. D’où ce besoin de faire vos petits collages, pour bien nous persuader (ou vous persuader vous-même) que les gilets jaunes ne peuvent être que des fachos, et que les quelques gogos qui s’en approcheraient à moins de 2 m (ils ont des poux) deviennent automatiquement fachos. D’où vos pitoyables mises en garde « attention, c’est le diable » !

Vous me rappelez ces types qui, autrefois, dépeignaient le moindre progressiste sous le terme de « bolchevique, le couteau entre les dents ». Ca évitait le débat, surtout quand on n’est pas trop sûr de ses choix. La caricature, la manipulation. Merci de nous montrer votre vrai visage, et la peur qui transpire de vos posts.

Alors même que vous avez tout loisir de critiquer les gilets jaunes avec des arguments valables, la pauvreté de vos critiques, manichéennes pour ne pas dire simplistes, invalide votre propos. Vous auriez pu justement remarquer que ce mouvement part dans tous les sens (donc, nul ne sait où ça débouchera), qu’il peut se transformer en une sorte de M5S à la française (donc un futur « idiot utile » du RN pour arriver au pouvoir). Qu’il n’y a pas de ligne directrice, ni de porte-parole légitime, donc impossibilité de dialoguer et surtout négocier, etc.

Il existe plein d’arguments recevables, pour prendre du recul, voire critiquer les GJ. Mais non, vous en restez à vos petits collages. Au fond, c’est dommage, car le débat entre avis divergents est toujours stimulant pour chacun. Mais vous vous contentez de faire ce que vous reprochez avec FI (que j’ai quitté, mais pour d’autres raisons) : de la caricature. Des traits grossiers. Des idées simplistes, voire trompeuses.

Déjà, commencez par commenter le sujet de l’article (le RIC), et non pour vous défouler sur FI (même si perso je n’ai pas trop goûté la « fascination » de JLM). Vous aurez l’air moins…comme vous dites.

Car, pour ma part, vous pouvez très bien critiquer Drouet, JLM ou le Pape lui-même (avec des réserves pour lui, car quand même, c’est le représentant de l’autre sur Terre), du moment que c’est en lien avec l’article.

Mais, pour rester hors sujet comme vous, si vous souhaitez que je vous communique la recette du coq-au-vin. Alors, il vous faut…

Au moins, essayez de vous renouveler ! Vous vous contentez de reposter les mêmes posts, d’un fil à l’autre. A la manière d’un troll. En fait, presque tout le monde vous zappe (tout comme certains zappent votre alter ego Alberteins, mais beaucoup moins en proportion, car au moins lui a des idées politiques généreuses, même si elles s’enferment dans une forme de sectarisme).

Vous ne vous posez pas la question du pourquoi de la violence. Et d’abord, qu’elle est très localisée, mais mis en valeur par les médias : d’abord, parce que ça fait de belles images télé à passer en boucle, ensuite parce que ça fait causer (les propos d’extrême-droite, haineux, font toujours plus réagir que les propos de gauche), enfin parce que ça permet de décrédibiliser ce mouvement, tout comme les images d’une poignée de black blocs permettent de décrédibiliser des dizaines de milliers de manifestants pacifiques.

Donc, pourquoi cette violence ? Parce que le gouvernement a verrouillé tout débat, se targuant d’une majorité incontestable qui lui aurait donné le droit d’avancer au bulldozer. Or Macron a été élu par défaut. Sondage de sortie d’urne, seuls 11% de ses électeurs du 2° tour avait voté en adhésion à son programme ! En gros, les autres ont juste voté pour éviter Le Pen.

Tout président un peu honnête aurait dit « bon, je dois tenir compte de mon électorat, qui n’adhérait pas à mon programme, je vais donc ouvrir des canaux de discussion, de négociation, avec les représentants politiques, syndicaux, associatifs, de cet électorat, afin de viser la « cohésion de la France ».

Ben non : au contraire, il n’a pas arrêté de s’appuyer sur une pseudo-légitimité, pour dire « l’opposition, je m’en fiche ». Et aussi bien pour les ordonnances Pénicaud que pour la réforme du statut de la SNCF, la suppression de l’ISF financée par la baisse de l’APL, le CICE doublé financé par la CSG, la suppression de la taxe d’habitation financée par l’augmentation d’une prétendue écotaxe, il a méprisé toute opposition, se moquant des cortèges, des amendements, des propositions de loi etc.

Il était inévitable que ça éclate d’un coup (même si perso je n’y croyais plus). Et quand ça éclate, sans canalisation des partis ou des syndicats (écrasés par Macron), ça éclate dur ! Et au lieu d’entendre les habituels slogans des manifs, pour une fois, on entend aussi des fachos s’exprimer.

Pour ma part, en plusieurs lieux de province, je n’ai pas constaté les dérapages que vous répétez à l’envi, puisés directement dans les médias. Au contraire, alors que, comme vous manipulés par les porte-paroles du gouvernement, je pensais tomber sur plein de fachos, j’ai été surpris de voir qu’ils étaient très minoritaires.

Mais que vous importe la vérité ! Comme Trump, comme Griveaux, comme Castaner, et au final, comme Macron, vous vous contentez d’éléments de langage tendancieux, qui ne représentent qu’un tout petit bout de la réalité. Au bout d’un moment, ça a un nom : un fake.

Ce pauvre Lancetre est aveuglé par sa haine. Sa haine du Peuple qu’il craint (car, se plaçant du côté du manche, il pense ne pas faire partie de la roture – on a les rêves qu’on peut, sans doute quand on a le sentiment d’avoir raté sa vie, une fois devenu ancêtre). Mais il serait bien en peine d’expliquer pourquoi, depuis l’apparition du mouvement des gilets jaunes, c’est le pouvoir d’achat qui a pris le pas sur toutes les autres priorités des sondés, devant la justice fiscale, la lutte contre le terrorisme, le chômage…tandis que le thème de l’immigration reste tout en bas du tableau, avec le thème de la religion encore plus loin !

Or, s’il y a bien un thème porté par l’extrême droite (les thèmes du pouvoir d’achat, de la justice fiscale, du RIC… seraient plutôt portés par la gauche), c’est bien celui de l’immigration. Qui n’a pour ainsi dire jamais été évoqué ! Sur facebook au moment de la « crise » du Pacte de Marrakech, certains ont essayé de lancer les discussions là-dessus. Ça a fait un flop. Car il ne suffit pas de quelques c…ards d’extrême-droite cherchant à tout prix à se faire remarquer devant des médias qui ne demandent que ça, pour que cela représente les autres participants au mouvement.

La perche est trop importante pour ne pas l’attraper, puisque les gilets jaunes sont des citoyens indépendants et qu’ils viennent de tout horizons .

Il y a certainement quelques extrémistes, qui enfilent le gilet jaune .

La meilleure façon de lutter contre les extrêmes et les fascistes de tout bord, c’est quand même de les faire parler, pour les identifier et lutter contre leurs opinions.

La démocratie doit entendre toutes les volontés contradictoires, puis par le choix majoritairement exprimé, établir sa ligne politique sociale.

Ce qui nous changera du choix imposé par quelques dirigeants trop intéressés.

Je n’avais pas vu qu’il avait rogné cette photo, falsifié cette photo, de mieux en mieux. Tant qu’à dieudonne, j’ai voyagé par hasard avec lui, malgré ses appels de phare pour qu’on le voit, personne n’a daigné croiser son regard, un minus, comme l’ancêtre.

Annick,

Nous sommes malheureusement dans un monde ou seul l’avis des gens en jaune semble avoir une importance médiatique.

Je vous suggère de faire valoir votre (bien légitime) demande à Eric Drouet qui est visiblement le seul être capable ici bas de vous aider.

Quand à qualifier Drouet d’intello … ma foi libre à vous si ce n’est pas trop douloureux.

Bien d’accord avec vous, les média ont fait grosso modo n’importe quoi avec le mouvement jaune dont surtout lui donner trop d’importance.

Sans parler des politiques extrêmes RN et FI qui aboient à la seconde et crient leur indignité et au complotisme étatique après l’arrestation de monsieur Drouet qui, lui même, avoue le lendemain publiquement que c’était un coup médiatique.

Quel suspens pour la prochaine étape ! Un TV réalité avec Jean-Luc et Eric vivant le plein amour pendant une semaine sur un rond point ?

t2

Si vous avez quelques adresses de mères isolées à me donner je peux voir ce que je peux faire de mon côté…

@MINGA

J’ajouterais que j’ai entendu E*****e C*****d (désolé, je ne voudrais pas qu’on me sorte le coup du type qui connait une fille qui a parlé avec un gus qui aurait été vu avec une facho LOL) dans une vidéo youtube récente que dans des discussions en cours, il était même imaginé d’augmenter la TVA sur des produits de luxe, au même moment qu’on supprime celle sur les produits de première nécessité…

Je trouve cette idée EXCELLENTE!

 

Les mâles « intentionnés  » pullulent de  tous bords hélas ….

 

Résultat de recherche d'images pour "femme militante"

 

 

Merci pour cet article, ce sera effectivement intéressant de connaitre les décisions du  tribunal correctionnel sur ce sujet délicat.

 

Ce qu’a fait Eric Drouet, c’est le coup de l’arroseur arrosé au gouvernement.

Les abrutis génies de la communication qui entourent Macron prennent tellement les gens pour des cons qu’ils ne peuvent pas imaginer être manipulés.

Bien fait pour leur gueule.

Et d’autant plus réussi qu’Eric Drouet dit que c’est une manipulation.

@MADARASZ-BAUCHET

« Je doute que les privilégiés souhaitent  demander aux citoyens… »

Justement, le IC de RIC c’est « Initiative Citoyenne »… donc par ex initiative de citoyens « non privilégiés », pas forcément des « privilégiés »!!!

 

En général en France les plus pauvres parmi les pauvres son les émigres, femmes homes et enfants, c’est bizarre je ne pas trouve dans les rom-point, en réalité oui je trouve dans de bagnoles pourries que on avait bloque simplement pour emmerder les bougnoules on m’a dit.

 

Et il en va exactement de même avec la « concertation » et le « grand débat » tel qu’imaginé par Macron. En bon français, du foutage de gueule.

A la niche…

 

Les bras vous en tombent devant tant de bêtise, c’est ça ?

Pour ceux qui l’ont connu (et qui le regrettent, il nous a bien amusés avant de partir la queue entre les jambes dans l’hilarité générale), on tient notre nouveau plusla : des commentaires stupides, jamais plus de deux lignes faute d’avoir les neurones nécessaires, sympathisant du FN (avec un niveau pareil quoi d’autre ?) et tout ce qui va avec…

que répondre à un argument si………….

subtil ? vide ? enfantin ? nul à ch….?

nul besoin de s’acharner sur lui (ou elle), la stupidité est tellement évidentelaughing

cqfd

vous avez oublié les SUV diesel mais reco quand même

Nazis les diesels … mais recommandé  aussi …

il faut être vraiment perché faire cette assimilation stupide d’autant que les diesels en France sont développé par PEUGEOT

Ne pourrait on pas également dire que puisque Macron ne voulait plus de partis classiques, il aurait alors oublié qu’il était plus vulnérable car on ne pouvait pas opposer des camps les uns contre les autres… et donc la à permis une convergence très vaste contre lui.

Oui. Ce régime est un panoptique. C’est de Citoyen à Citoyen que nous devons discuter avec les Gilets Jaunes, pas par l’intermédiaire du « régime« . Nous, Citoyens, ne déléguons pas au régime, à ses macrons (1) , à sa propagandastaffel la discussion avec les Gilets jaunes; ce régime est une IMPOSTURE (2) auto-proclamée « républicaine« .

(1) ni à personne, fût-il JLM…

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Imposture

Tout à fait, les changements se feront grâce à des initiatives citoyennes.

D’ailleurs Macron et ses partenaires ne dirigent pas la France, pays au pouvoir des sociétés trans-nationales. Si Vinci lui ordonne de prendre une truelle et monter un mur, il le fera, il apprendra.

Une seule logique: faire du fric, du pognon, du flouze. C’est la seule chose pour laquelle ILS sont formés, et malheureusement bien formés.

 

 

 

 

***** Mme Graulle devrait s’informer plus ..wink

  • NOUVEAU
  • 04/01/2019 16:10
  • PAR 

Bonjour Pauline Graule,

L’entretien est intéressant et mérite d’y revenir, mais dans l’immédiat ce serait bien que l’équipe de Médiapart jette un oeil et se positionne là dessus… certes le titre vient de changer, mais cela traduit un état d’esprit dans ce « titre » Le Monde, et questionne sur son rôle dans la démocratie autant que dans le système médiatique.

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Ben ouais quoi on pourrait aussi renoncer à la démocratie pour endiguer une crise sociale… »Le Monde » préparerait il l’opinion au coup d’État ??? Cela commence a y ressembler …

On ne peut pas renoncer à ce qui n’a jamais existé même chez les Grecs qui sont censés avoir inventé la pseudo-démocratie.

« Nous sommes victimes d’un abus de mots. Notre système (les « démocraties » occidentales) ne peut s’appeler « démocratique » et le qualifier ainsi est grave, car ceci empêche la réalisation de la vraie démocratie tout en lui volant son nom. »  (S-C.K)

« La démocratie, c’est le nom volé d’une idée violée . » (J-P.M).

« L’erreur ne devient pas  vérité parce qu’elle est approuvée par beaucoup.  » (M.G)

« Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont forcément raison. » (M.C)

«  Ceux qui regardent le vote universel comme une garantie de la bonté des choix se font une illusion complète. » (A.T)

‘En 2014, 4,2 millions d’ étrangers  et 6,0 millions d’ immigrés  vivent en France, soit respectivement 6,4 % et 9,1 % de la population totale »

Vous êtes sûr de vos chiffres

Et  en 2017 ?.

Mais vous délirez, un gilet jaune me disait, le premier référendum qu’on va organiser c’est pour interdire le mariage pour tous, le deuxième c’est pour expulser les émigrés, le troisième pour sortir de l’Europe, malheureusement pour moi, les deux premiers référendum les Gilet jaunes les gagneront. Dessole pour mon français je serait dans le lot des expulses.

Pour l’heure, ni les commendires ici -à l’exception notable de quelques uns qui se reconnaîtront-, ni le journal qui crée en image essentielle des perspectives du mouvement, sous la forme d’un dossier dédié, la question formelle de la représentation politique -certes très importante- , ne portent en lumière une autre exigence qui est pourtant au fondement premier de la colère et des exigences que nous devons imposeraux dominants (la discussion qui n’aura pas lieu est déjà close, toutes ses conclusions sont formulées) : la justice fiscale (ISF ou autre forme de progressivité, suppression des formes de l’impôt indirect -le plus scandaleusement inégalitaire-, contrôle des fuites de capitaux sous toutes leurs formes et de l’usage budgétaire des cotisations salariales….) et son pendant économique direct : l’investissement de reconstruction et d’amélioration des biens et services publics. Passe-passe de bonneteau idéologique joliment tournée.

Bon. Je veux bien mettre un moment de côté ma très très mauvaise humeur quand à la pratique de discours performatif que constituent à la fois cette polarisation des perspectives et la mise au temps passé du mouvement qu’exercent les auteurs de ce texte (procédé de récupération en soi typiquement macronien), qui n’est quand même pas sans pertinence évidemment merci quand même je maintiens mon abonnement un mois encore par curiosité.

  • On reproche aussi aux référendums de ne pas organiser de discussions collectives « éclairées », ce qui peut en effet être le cas. [……………]
  • [….]on constate qu’il est difficile de mobiliser les citoyens lors des conseils de quartier ou des budgets participatifs… C’est vrai, très peu de gens participent aux dispositifs de démocratie participative, et ceux qui participent ont, grosso modo, toujours le même profil (des personnes plutôt aisées, plutôt âgées)
  • [……..] un facteur très important : la démocratie participative est devenue un marché avec des consultants, des experts, […..]

C’est à dire qu’en normal parallèle à la régression systémique générale vers des conditions d’exploitation de la ressource humaine de type industriel primitif (taillabilité et corvéabilité à merci), on en revient à la question de la législation du Temps entre travail/repos/loisir-culture (les 3-8).

Je m’explique : l’axe logique de ces formulations que je relève peut se lire en sens inverse : du temps de travail spécialisé concentré dans des think-tanks constituant un marché de l’emploi est rémunéré pour formuler des propositions offertes à suffrages et leurs modalités, que seules des personnes ayant usage d’un capital de temps librement disponible (retraités, rentiers -le temps des chômeurs n’étant ni « libre » ni « disponible »-) s’avèrent éventuellement susceptibles d’abord de pouvoir débattre en discussions collectives éclairées afin de définir et formuler des propositions à soumettre à suffrage.

Il s’agit bien donc de la réalité de l’exercice du pouvoir-faire, sans lequel des « droits » ne sont rien de plus que des énoncés publicitaires. Felwine Sarr parle de « capacitation », le concept est parfaitement pertinent (par exemple, qu’une législation m’offre le droit de circuler librement ne veut absolument rien dire si une infrastructuration publique ne m’en offre pas la capacité en routes et moyens de transports, en l’absence de quoi ce « droit de circuler librement » n’est que relatif et proportionnel à la possession privée de véhicules adaptés à une géographie physique donnée et des moyens de les entretenir).

On en revient à l’infrastructure, donc à l’investissement public : se réunir suppose des lieux et des moyens de s’y rendre.

Et l’on en revient donc à cette notion d’une structuration légale du Temps que représente la problématique des « 3 – 8 ».

[il faudrait aussi porter au même plan la question d’une éducation/information populaire permanente non moins auto-gérée au sein de cet espace-temps, ce que le mouvement ne porte pas à ce jour]

  • si on regarde ce qui s’est passé à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, ou aujourd’hui avec les gilets jaunes, alors, force est de constater qu’il y a une VOLONTÉ putain de bordel de pompe à couilles de merde comme disait mon père quand il se cognait un doigt de pied contre un angle! pâle sang rouge!!! [de démocratie directe]

Et force est de constater aussi que très précisément les modèles des Zads concernent en tout premier chef l’ infractructuration de l’économie et du travail à des échelles locales, et donc qu’à des échelles étatiques il s’agit d’abord d’une question d’investissement public, et donc que la toute première problématique posée par ce mouvement d’abord par « rétablir l’ISF » est la plus fondamentale au sens le plus fort de la construction de fondations architecturales.

 

  • NOUVEAU
  • 04/01/2019 17:36
  • PAR 

J’habite à Metz, qui serait une des villes pionnières pour le budget participatif. Tous les ans, j’essaie, en utilisant ce système, d’obtenir quelques progrès en écologie. Le bilan est bien maigre:

Des nichoirs dans mon quartier, mais sans écouter mes suggestions, donc mal répartis.

Des espaces non fauchés dans un parc parce que ça arrange la mairie ( moins de personnels aux espaces verts, ils me l ont dit. ..)

Je demande des saules et des aulnes dans un parc régulièrement inondé, et ce sont des melezes, qui sont plantés (morts depuis) ,et des chênes.

Metz n’aime pas planter des espèces locales..

Les citoyens ne vont tout de même pas en savoir plus que la mairie…

D autres demandes de plantations acceptées puis détournées par le comité de quartier,…

Les demandes au sujet de la pollution de l’air refusées.. (même demander aux automobilistes d’arrêter le moteur à l’arrêt…)

Pendant ce temps, la mairie continue à abattre de nombreux arbres, sans raison valable.

Résultat : même avec le budget participatif, (ou il y a beaucoup de demandes en matière d’ écologie) il y a toujours moins d’arbres â METZ, , toujours autant de pollution. ., et encore plus de béton !!!

C’est toujours la même chose: vote, et tais-toi!

Oui mais aujourd’hui la démocratie participative c’est : « cause toujours »

Demain on pourrait concevoir que le vote citoyen soit contraignant pour l’exécutif, et, là, ça change tout !

C’est bien de ça que les élus ont une peur bleue : qu’on leur ôte une part de leur pouvoir décisionnaire et qu’on les empêche de toucher des pots de vin des lobbies.

« D’ailleurs, on constate qu’il est difficile de mobiliser les citoyens lors des conseils de quartier ou des budgets participatifs… » Pour moi, un « conseil de quartier » ne me semble pas être un outil de démocratie participative. En effet, il n’est que consultatif et, par ailleurs n’a pas le choix des thématiques. Enfin, j’ai pu vérifier par moi même à quel point un tel dispositif reste sous le contrôle de l’institution politique : étant en désaccord, dans mon quartier de Brest, avec une décision de la ville soit-disant validée par le conseil de quartier, et au sujet de laquelle j’estimais subit un préjudice grave, j’ai souhaité rencontrer des membres du conseil de quartier. Cela m’a été expressément refusé par la mairie.

Et  mobiliser le citoyen pourquoi ? Si c’est pour choisir la couleur du tapis de l’Élysée, Pas étonnant que le citoyen reste à la maison! Jusqu’ici, le pouvoir est ouvert à la discussion d’un RIC pour autant que les sujets économiques soient écartés de toutes remise en cause!

  • NOUVEAU
  • 04/01/2019 20:06
  • PAR 

cet article réponds partiellement à une question que je me pose depuis le début du mouvement : pourquoi les revendications ne concernent-elles que l’action de l’état.? Puisque le germe est un problème de pouvoir d’achat, pourquoi ne pas conjointement manifester son mécontentement auprès des entreprises pour demander des augmentations de salaire. L’article met en lumière les raisons de l’abscence de toute revendication sociale. C’est un mouvement purement POLITIQUE, une demande brutale et soudaine de démocratie…. en on un mouvement de revendication économique.

Le «peuple» se transforme en constitutionnaliste!!! en super néo libéraliste, demandant à l’état de lui foutre la paix, qu’il puisse dans son coin lécher ses blessures provoquées par la pompe à exploitation de sa force de travail. LE PEUPLE SERAIT LIBERTARIEN.

 

Ce tour de passe-passe «itellectuel» pour le coup comme dirait la dame qui visiblement ne les aime pas me laisse hébété. Comme je ne crois plus à Saint Irénée, je ne crois pas en cette interprétation qui ferait du mouvement une revendication de démocratie. En fait j’oscille, mais c’est l’absence de tout concept de lutte de classe qui m’angoisse.

Pompez moi toute vitalité, mais ne laissez pa praître votre mépris, messieurs les queue de pie

 

Enfin, demain c’est encore la fête au village. Ce n’est pa à négliger le sens de la fête.

 » l’abscence de toute revendication sociale.  » AH bon, remettre l’ISF, dénoncer le scandale du CICE, augmenter salaires et retraites….ce sont des revendications que l’on voit et entend souvent chez les Gilets Jaunes ..et c’est pas social ça !!!!!! que ce ne soit pas un mouvement pur « lutte de classes  » je veux bien , mais dire que côté social , y a rien ,faudrait pas exagérer !

ISF et CICE sont des actions (catastrophiques) de l’état. Les retraites aussi dépendent des la loi. Ce que je nomme revendication sociale est une confrontation entre ceux qui sont assujettis à une vie précaire et ceux qui pompent la force de travail à leur profit, les parasites. Que l’on revendique des lois plus justes chez le GJ, c’est vrai, mais rien n’indique qu’une part de responsabilité de la situation qu’ils décrivent puisse être attribuée aux agissements du patronat. Pour preuve, le refus de couplage avec les syndicats revendicatifs.

Je n’entends pas des revendications qui somment l’état d’améliorer les conditions de travail par des lois adéquates ni une dénonciation du chantage au chomage, etc,etc

Je ne veux pas m’exprimer en termes «marxistes» et sans doute me fais-je mal comprendre. Je suis simplement étonné que la colère ne se focalise pas sur les inégalités ou alors simplement de façon implicite:  intellos contre non-intellos(?), ville contre campagne, auto contre vélo.

Des revendications:  un grand plan interurbain de transports collectifs, un dédommagement des frais de transport par l’entreprise, une taxe genre taxe foncière sur les poins de stockage des entreprises logistiques, etc, etc, et enfin l’organisation de la lutte sociale!!

je suis assez septique sur l’initiative RIC (mode d’organisation, contraignant…….ou pas !!!????), car je ne peux oublier ce que le pouvoir sarkosiste de l’époque, soutenu par les « socialistes » a fait du résultat du référendum sur la constitution européenne de 2005 (54,68 % pour le « non »!!!)

CQFD

sceptique …

Il est intéressant cet entretien. Je trouve qu’il apporte vraiment de l’eau au moulin.

Je croyais que Pauline Graul n’ecrivait que des article que je n’aimais pas, et voilà qu’elle nous rapporte des propos vraiment intéressants. Comme quoi, les multiples facettes sont aussi dans la Graul. Pffff, allez au dodo… .

  • NOUVEAU
  • 04/01/2019 23:59
  • PAR 

« la peur panique des élus de perdre la main »

Ce chercheur a trouvé là une étonnante image, reflet de la réalité la plus dure : ce sont en effet les manifestants qui peuvent avoir une peur légitime de perdre la main, sous l’effet de grenades de désencerclement.

Bonsoir à l’équipe Médiapart,

Je viens de m’abonner, après avoir écouté une émission sur internet, où Edwy Plenel, confronté à Angot et Consigny, m’a convaincue de l’absolue nécessité d’une presse « libre », en l’occurence, financée par ses lecteurs.

Bravo et merci…

 

 

Les gilets jaunes sont de tous bords. Après des décennies de chloroforme médiatique, l’apprentissage de la démocratie est maladroit mais cela évoluera.

Les gros médias d’information… n’informent pas sur les projets des dirigeants en France ou en Europe. Alors, les décisions arrivent par surprise, les portiques de péage en Bretagne, les 11 vaccins, le 80, le contrôle technique-punition, les retraites etc. Les gros médias devaient se renseigner puis informer très en amont, lancer des débats, des sondages, des argumentaires. Mais ils semblent opposés à la citoyenneté, à la culture, à l’art. Au lieu d’élever, ils tirent vers le bas.

Que cela change !