La justice belge met le groupe Tapie en liquidation ! NANARD ADIOS !

La justice belge met le groupe Tapie en liquidation

 PAR 

Alors que la justice française s’est avérée incapable de demander à Bernard Tapie la restitution de l’argent de l’arbitrage frauduleux, son homologue belge s’est montrée beaucoup plus respectueuse des règles de l’État de droit : selon nos informations, elle a discrètement prononcé le 21 décembre la liquidation du groupe Tapie, ce qui devrait permettre à l’État français de récupérer une partie de son dû.

C’est une étape décisive dans l’interminable histoire Tapie : selon nos informations, le tribunal de l’entreprise de Liège, en Belgique, a discrètement prononcé vendredi 21 décembre la liquidation du groupe Tapie. Ce que le tribunal de commerce de Paris se refuse de faire depuis plus de trois ans, permettant ainsi à Bernard Tapie de garder l’argent obtenu grâce à son arbitrage frauduleux. Cette décision de justice est de première importance car elle ouvre la voie à une restitution à l’État français des 404 millions d’euros gagnés à la suite de cet arbitrage frauduleux.

Bernard Tapie.Bernard Tapie.

Depuis plusieurs mois la justice belge se montrait singulièrement plus énergique que la justice française. Par deux ordonnances rendues le 17 avril à la requête du procureur du roi, la présidente du tribunal de l’entreprise de Liège avait déjà ordonné le dessaisissement des organes de gestion des deux sociétés de Bernard Tapie en Belgique, GBT Holding et AMS, et désigné un administrateur provisoire. Le jugement rendu dès cette époque par le tribunal de l’entreprise de Liège – il s’agit d’une juridiction qui ressemble aux tribunaux de commerce français mais qui est composée de magistrats professionnels, ce qui est le gage d’une justice à l’abri des réseaux d’influence – était déjà très important : la société Groupe Bernard Tapie Holding (GBT Holding) est la structure que Bernard Tapie a créée en 2010, quelque temps après l’arbitrage frauduleux, afin de coiffer l’ensemble de son groupe français, dont GBT. Il s’agissait, dans son esprit, de créer une holding en Belgique, contrôlant tout son empire, dans l’espoir, pensait-il, d’être protégé de tout revers de fortune en France.Peu de temps après, comme nous l’avions révélé à l’époque, le fils de Bernard Tapie, Laurent Tapie, qui gérait une partie de la fortune de son père, s’était discrètement installé début septembre 2013 dans une banlieue huppée de Bruxelles. La décision avait visiblement été prise dans le cadre d’une stratégie globale de la famille pour se protéger de la justice et du fisc.

Après le dessaisissement de la gestion décidé en avril, c’est donc une nouvelle étape, sans doute décisive, que vient d’enclencher le même tribunal de l’entreprise de Liège. La liquidation qui vient d’être prononcée va sans doute mettre un terme à toutes les tergiversations de la justice française et permettre à l’État de récupérer son dû – ou du moins une partie de son dû. Le jugement du tribunal découle d’un constat qui aurait dû s’imposer depuis très longtemps à la justice française : comme le passif de GBT Holding est très supérieur à son actif, la liquidation est la seule issue judiciaire possible. L’administrateur provisoire qui avait été nommé en avril va donc devenir le liquidateur du groupe.Le jugement est très important parce que, si le groupe Tapie est opaque, il n’en reste pas moins, selon nos informations, que la holding belge GBT Holding coiffe toutes les entités et patrimoines du groupe Tapie, à deux seules exceptions près : le magnifique hôtel de Cavoye, situé rue des Saints-Pères à Paris, et une autre possession dénommée le Moulin du Breuil. Mais cette holding GBT Holding chapeaute toutes les autres possessions importantes de Bernard Tapie et de son épouse, à savoir la fameuse villa La Mandala, achetée pour 47 millions d’euros grâce à l’argent de l’arbitrage à Saint-Tropez ; un avion, et bien évidemment la participation majoritaire dans le groupe La Provence. Pour Bernard Tapie, cette décision de justice est donc un ébranlement : au plan civil, il résonne comme un clap de fin.

Hôtel de Cavoye.Hôtel de Cavoye.
Moulin du Breuil.Moulin du Breuil.

Par contraste, cette décision énergique du tribunal de l’entreprise de Liège constitue un terrible camouflet pour le tribunal de commerce de Paris.

La MandalaLa Mandala

La cour d’appel de Paris a condamné Bernard Tapie le 3 décembre 2015, voilà plus de trois ans, à restituer le magot de l’arbitrage, et la Cour de cassation a rejeté le 18 mai 2017 les ultimes recours de l’ex-homme d’affaires dans le volet civil du dossier Adidas-Crédit lyonnais, le condamnant à restituer les 404 millions d’euros indûment perçus (hors intérêts). Pourtant le tribunal de commerce de Paris, englué dans des réseaux d’influence et de connivence bien connus, ne cesse depuis de faire entrave à la justice, permettant à Bernard Tapie de garder son magot.

Ce fut le cas une première fois le 6 juin 2017 : ce jour-là, le tribunal de commerce a déclaré insaisissables les biens de Bernard Tapie et a validé un plan de sauvegarde totalement farfelu proposé par l’homme d’affaires, prévoyant un étalement sur six ans du remboursement des 404 millions d’euros obtenus dans le règlement de son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas (lire ici). Et depuis, le tribunal de commerce de Paris n’a cessé de manœuvrer pour s’opposer à la décision définitive de la cour d’appel, refusant la liquidation des biens demandée par le parquet qui seule permettrait au Consortium de réalisation (CDR), la structure publique de défaisance en procès avec Tapie, de récupérer au moins une partie des sommes dues.

Les réseaux d’influence du tribunal de commerce de Paris

Mais après des péripéties innombrables, on aurait pu penser que le tribunal de commerce allait enfin accepter la liquidation demandée par le parquet et respecter l’autorité de la chose jugée, puisque une nouvelle audience a eu lieu cet automne, avec une décision mise en délibéré le mardi 20 novembre. Eh bien, non ! Une fois encore, plus de trois ans et demi après l’annulation de l’arbitrage frauduleux, le tribunal de commerce de Paris a accordé ce jour-là un nouveau délai de grâce à Bernard Tapie.

Le jugement a en effet été renvoyé à une nouvelle audience, fixée au 10 décembre, au seul motif que le tribunal disposait d’un élément nouveau. Et quel était cet élément nouveau, qui permettait à Bernard Tapie de garder l’argent qu’en droit il aurait dû rendre depuis longtemps ? Il s’agissait tout simplement d’une lettre que Bernard Tapie avait adressée postérieurement à l’audience. Laquelle lettre n’apportait rien de nouveau du tout, et surtout ne fournissait pas le moindre centime pour payer le passif.

Et puis, le 10 décembre, nouveau report : sans raison, le tribunal de commerce a encore une fois renvoyé son jugement, fixant le délibéré… au 18 janvier !

Le tribunal de commerce pourra-t-il encore, pour des raisons non avouées, faire entrave à la justice ? Le voici indéniablement sous très fortes pressions. Selon les juristes consultés par Mediapart, on voit mal comment GBT pourrait être maintenu sous procédure de sauvegarde, alors que sa holding de tête est désormais en liquidation.

Ce n’est pas la première fois que des décisions étrangères forcent la main à une justice française trop indolente : Jean-Marie Messier n’aurait sans doute jamais été sanctionné en France pour sa gestion irrégulière de Vivendi, si les autorités de tutelle des marchés américains n’avaient menacé de le faire elles-mêmes.

Il semble donc assez probable que l’on se dirige progressivement désormais vers la fin de cette procédure civile autour de l’affaire Tapie. Il restera ensuite, à partir du 11 mars prochain, à la justice pénale de juger les six personnalités renvoyées devant elle à cause de l’arbitrage frauduleux, dont Bernard Tapie lui-même, son avocat historique MMaurice Lantourne, l’ex-présent du CDR Jean-François Rocchi, l’ex-président de l’EPFR (tutelle du CDR) Bernard Scemama, et l’actuel PDG d’Orange, Stéphane Richard, impliqué dans le dossier pour avoir donné son accord à l’arbitrage alors qu’il était directeur de cabinet de Christine Lagarde, à l’époque ministre des finances.

L’épilogue probable de la confrontation civile ne veut pourtant pas dire que l’État va récupérer l’intégralité de son dû. Dans un communiqué récent, l’avocat du CDR, Jean-Pierre Martel, avait ainsi fait comprendre que, le temps passant et les intérêts s’accumulant, la dette de Bernard Tapie dépassait très largement les 404 millions d’euros de l’arbitrage frauduleux. « La dette consécutive à l’annulation des sentences frauduleuses a largement dépassé les 500 millions d’euros et continue de s’accroître tous les jours », avait-il déclaré.

Bernard Tapie ne dispose pas d’une telle somme – loin s’en faut, et c’est précisément pour cela que la justice belge a prononcé la liquidation de GBT Holding. Lorsque la cour d’appel de Paris, le 3 décembre 2015, avait condamné Bernard Tapie à rendre l’argent de l’arbitrage (lire ici), Mediapart avait fait une évaluation de son patrimoine. Cette évaluation était forcément approximative, et elle a aujourd’hui un peu vieilli mais elle donne des ordres de grandeur.

Selon nos calculs, l’homme d’affaires avait en effet touché, en net, environ 260 millions d’euros sur les 404 de l’arbitrage. Il a aussi récupéré au passage la propriété de son hôtel particulier parisien de la rue des Saint-Pères, évalué entre 45 et 70 millions d’euros. Il disposait donc, fin 2008, d’une fortune totale estimée entre 305 et 330 millions d’euros, insuffisante pour rembourser totalement l’État.

Mais huit ans plus tard, fin 2015, il n’était déjà plus certain que Tapie dispose toujours d’une telle somme. Il a en effet beaucoup flambé, achetant maisons, appartements, yacht (finalement revendu pour racheter le journal La Provence), jet privé et autres. Or, il a acquis la plupart de ces trophées bling-bling à crédit, ce qui a généré de gros frais financiers, sans compter les dépenses d’entretien. On ignore aussi combien il a dépensé entre 2008 et 2013, période pendant laquelle les juges d’instruction en charge de l’enquête pénale sur l’arbitrage ont placé sous saisie judiciaire la grande majorité de ses avoirs et de ses comptes bancaires.

Grâce aux documents sur le patrimoine de Tapie versés au dossier judiciaire, auquel Mediapart a eu accès, nous avons pu réaliser une estimation de sa fortune. Une estimation forcément imparfaite, Tapie ayant réparti ses avoirs entre une multitude de comptes et sociétés offshore, disséminés entre la Belgique, Singapour, Hong Kong, le Luxembourg, la Grande-Bretagne et Monaco.

Selon nos informations, les juges ont saisi 72 millions d’euros de liquidités sur plusieurs comptes en banques et contrats d’assurance-vie, notamment via le banquier d’affaires de la banque Lazard Matthieu Pigasse. Il possède un plantureux patrimoine immobilier (hôtels particuliers à Paris et à Neuilly, domaine du Moulin de Breuil en Seine-et-Marne, villa Mandala à Saint-Tropez, plusieurs appartements), estimé entre 116 et 144 millions d’euros. Il y a aussi son jet privé Bombardier à 14 millions, qu’il a mis en vente. Et enfin ses actifs dans la presse, bien plus difficiles à estimer vu la médiocre santé économique de ce secteur. Il a en tout cas investi environ 40 millions dans La Provence. Et il a financé le projet de reprise des salariés de Nice Matin à hauteur de 8 millions d’euros, gagés sur des immeubles du journal.

Au bout du compte, selon notre estimation de 2015, forcément imprécise (nous n’avions pas connaissance de tous ses avoirs), la fortune actuelle de Tapie s’élèverait entre 245 et 280 millions d’euros, sans tenir compte de ses dettes éventuelles.

Après presque 25 ans de procédures, d’irrégularités et de chausse-trapes, l’État français peut sans doute espérer récupérer une petite moitié de son dû. C’est cela la principale morale de l’histoire : les épargnants français risquent d’être lésés dans l’affaire de pas loin de 250 millions d’euros. Et s’ils récupèrent un jour l’autre moitié, ce ne sera pas grâce à la justice française.

Merci qui ? Merci la justice belge…

TOUS LES COMMENTAIRES

Merci les belges, une fois !

« Depuis plusieurs mois la justice belge se montrait singulièrement plus énergique que la justice française. »

Ouais…

Dommage que la justice belge – la pire d’Europe : la Belgique est le pays qui consacre le moins d’argent à sa justice, moins de 4 % du budget – se soit pas montrée « plus énergique » dans le scandale belge Fortis.

Les faits (rapportés par Le Soir, 1er quotidien francophone, de droite) :

•  quelque 14 milliards d’euros extorqués aux actionnaires puis (en)volés ;

• des milliers de petits épargnants ruinés ;

• un système bancaire belge et européen ébranlé ;

• une dizaine d’années d’instruction…

Résultat ?

« Le parquet de Bruxelles a décidé de ne plus requérir de poursuites. »

Il n’y aura pas de procès. Les coupables de la spoliation ne seront pas inquiétés. Les faits sont soit prescrits – à cause de la lenteur et de l’incurie de la justice ; soit « impossibles à prouver » (sic).

Tueurs du Brabant, Dutroux, etc. – incompétence, connivences, corruption…

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART.
  • NOUVEAU
  • 22/12/2018 19:07
  • PAR 

Et ce n’est pas « une blague belge »! Merci à la Belgique. Les tribunaux de commerces Français sont les suppôts de ces financiers  qui détruisent la solidarité Française.

  • NOUVEAU
  • 22/12/2018 19:13
  • PAR 
Compliqué dans ces conditions de recevoir les gilets jaunes dans les rotatives de la Provence….

Ne pas la regarder ni l’écouter. Sinon, vous lui conférez le crédit qu’elle ne mérite nullement. Faites comme moi !

  • NOUVEAU
  • 22/12/2018 19:25
  • PAR 

Il faut supprimer tous les tribunaux d’exception français, tribunaux de commerce en tête, et donner de vrais moyens à la vrai justice.

La France sera-t-elle un jour digne de sa devise ?

  • NOUVEAU
  • 22/12/2018 19:28
  • PAR 

il faudrait peut être organiser un rv des GJ le 18 janvier devant le tribunal de commerce…

La c’est la meilleure blague belge de l’année laughing

Merci à nos chers voisins d’outre Quiévrain!

Vous racontez vraiment n’importe quoi. Ghosn, que je n’apprécie vraiment pas, est enfermé depuis un mois, jusqu’à ce qu’il se dise coupable. Vous croyez que c’est ça la justice ? Les Droits de l’Homme sont bafoués dans ce pays du passé.

Pays du passé dite vous! c est vois l homme du passé avec un QI d autruche, vos commentaires sont toujour lamentable !

Ce qui est bien enfermé, ne pourri pas plus.

Une sacrée friture sur la ligne des japonais absents !!!

j’ai toujours pensé que ce pseudo-arbitrage visait qu’on ne regarde pas trop du côté de la banque en cause … (paradis fiscaux ?… détournement ? …) ; et l’affaire « tapie » risquait de soulever le tapis ; c’était une affaire de tapis …

si l’Etat récupère l’argent, ce sera toujours ça de bon à prendre pour les milliardaires : Macron trouvera bien un moyen de leur refiler …

Je ne porterai pas d’appreciation sur le fond d’une affaire tellement complexe, ne disposant pas de tous les éléments pour le faire. Vous me permettez de marquer ma surprise sur cette phrase de votre article «  le tribunal de commerce pourrat t-il encore pour des raisons non avouées faire entrave à la justice » faut-il comprendre que les tribunaux de commerce ne font pas pas partie de l’ordonnancement judiciaire français et que lorsqu’ils rendent des jugements ce n’est pas la justice qui se prononce ?

C’est une fausse justice partisane, celle des copains coquins. Pareil pour les tribunaux paritaires divers, et même les prud’hommes qui sont régulièrement mouchés par la justice normale en appel.

Il faut supprimer tous les tribunaux spéciaux. La justice ne se détaille pas.

Vous m’avez bien compris. Beaucoup d’indices me font penser qu’Arnaud Montebourg avait eu mille fois raisons quand il avait dénoncé, en d’autres temps, la mafia des tribunaux de commerce!

Tapie sera capable de faire des soviets koulaks « gilets jaunes », « légataires » de ses actifs. On comprend sa proposition de venir se « faire occuper » par des Gilets jaunes, dans les locaux des organes de presse détenus-contrôlés. idem on imagine, pour l’hotel particulier près du palais-bourbon etc. Une « socialisation horizontale » d’un patrimoine (mal)acquis au bénéfice de l’aveuglement de l’état technocrate. Un « mouvement sauvage d’occupation », véritablement à la « Mai 68 », sous la forme d’un « bienno giallo », d’un long novembre-décembre rampant, d’agora démocratique stabilisés. Le « séquestre provisoire » au bénéfice d’un mouvement désintéressé du peuple dans la recherche de l’optimum public, pourrait utilement intéresser des discussions et instructions au sujet de la « Dépense publique ». C’est une chose qu’a les moyens, dans sa débâcle et sa débine, de proposer, sinon de déclencher par une complicité passive des « personnels », le ci-devant Bernard Tapie, aujourd’hui Failli. Comme un retour au source de La Courneuve de toujours devoir affronter l’Adversité. Confier l’argent des 400 millions d’euros, des actifs précieux, à des faisans du calibre de Koelher allié au maharadja ouzbek, c’est de l’inconscience publique. Bernard Tapie peut aider le mouvement gilet jaune à se diversifier dans ses pratiques d’occupation. Ce fût jadis un homme des premières « radios pirates » et de la diffusion « yéyé ». Le yacht « Gilet Jaune » , son pavillon, peuvent encore briller d’un dernier « éclat » humanitaro-citoyen. On attend une initiative forte – y compris sous l’angle d’une certaine repentance – pourquoi pas aux côtés de Christiane Taubira ou de Naomi Klein, pour une « autogestion du dialogue », de lieux de débats, de dialogue, de délibérations civiques, et d’auto-organisation utopique citoyenne (idéalisée, stylisée dans la dramaturgie de son avènement). Bernard Tapie, et d’autres, comme « gilets jaunes » de base, dans la mouise, pourraient venir narrer leur « expérience-témoignage », des échecs et contrariétés qu’ils-elles ont du.e.s assumer.

Tapie sera capable de faire des soviets koulaks « gilets jaunes », « légataires » de ses actifs. On comprend sa proposition de venir se « faire occuper » par des Gilets jaunes, dans les locaux des organes de presse détenus-contrôlés. idem on imagine, pour l’hotel particulier près du palais-bourbon etc. Une « socialisation horizontale » d’un patrimoine (mal)acquis au bénéfice de l’aveuglement de l’état technocrate. Un « mouvement sauvage d’occupation », véritablement à la « Mai 68 », sous la forme d’un « bienno giallo », d’un long novembre-décembre rampant, d’agora démocratique stabilisés. Le « séquestre provisoire » au bénéfice d’un mouvement désintéressé du peuple dans la recherche de l’optimum public, pourrait utilement intéresser des discussions et instructions au sujet de la « Dépense publique ». C’est une chose qu’a les moyens, dans sa débâcle et sa débine, de proposer, sinon de déclencher par une complicité passive des « personnels », le ci-devant Bernard Tapie, aujourd’hui Failli. Comme un retour au source de La Courneuve de toujours devoir affronter l’Adversité. Confier l’argent des 400 millions d’euros, des actifs précieux, à des faisans du calibre de Koelher allié au maharadja ouzbek, c’est de l’inconscience publique. Bernard Tapie peut aider le mouvement gilet jaune à se diversifier dans ses pratiques d’occupation. Ce fût jadis un homme des premières « radios pirates » et de la diffusion « yéyé ». Le yacht « Gilet Jaune » , son pavillon, peuvent encore briller d’un dernier « éclat » humanitaro-citoyen. On attend une initiative forte – y compris sous l’angle d’une certaine repentance – pourquoi pas aux côtés de Christiane Taubira ou de Naomi Klein, pour une « autogestion du dialogue », de lieux de débats, de dialogue, de délibérations civiques, et d’auto-organisation utopique citoyenne (idéalisée, stylisée dans la dramaturgie de son avènement). Bernard Tapie, et d’autres, comme « gilets jaunes » de base, dans la mouise, pourraient venir narrer leur « expérience-témoignage », des échecs et contrariétés qu’ils-elles ont du.e.s assumer.

J’aimerais savoir :

Si le jugement arrive à être exécuté, que restera-t-il comme biens à Bernard Tapie.

J’ai du mal à croire qu’il se retrouvera à la rue à faire la manche.

Mr Mauduit, vous avez l’air de bien connaitre sa situation. Pouvez-vous nous éclaircir sur ce sujet?

Merci pour votre réponse.

C’est une excellente question.

Faut lire l’article avant de commenter ! Une approche est largement développée dans l’article.

Si vous avez lu l’article, vous avez la réponse…

  • NOUVEAU
  • 22/12/2018 20:05
  • PAR 

Vu la conscience que mettent tous les juges au commerce que je connais à rendre des jugements conformes au droit, et la peine qu’ils se donnent bénévolement pour ce faire, je suis attristé par les affirmations de monsieur Mauduit. Mais sans doute a-t-il des informations que je n’ai pas. Qu’il les donne au lieu de parler par sous-entendus. La gueguerre entre la chancellerie et l’ancien président du TC de Paris, touché par la limite d’âge et n’obtenant pas de dérogation, pourrait aussi être une explication – pas une justification – du comportement du TC de Paris dans l’affaire. À ma connaissance, cela a créé des remous au sein même du tribunal.

Plutôt que de supprimer les tribunaux de commerce, qui rendent une justice de qualité si l’on se réfère au taux d’appel de leurs jugements et au taux d’infirmation en appel, il vaudrait mieux supprimer le particularisme alsaco-mosellan et libérer trente ou quarante postes de magistrats professionnels siégeant dans les chambres commerciales des TGI. Et mettre en vente les greffes correspondants. Je connais des greffes au commerce qui gagnent très bien leur vie en appliquant les tarifs fixés par l’État tandis que d’autres sont déficitaires…

À ce propos, qui  nous dira le coût de ce particularisme alsaco-mosellan que tous les élus de cette région, de droite ou de gauche, défendent bec et ongles?

Quelle honte ce commentaire enfumatoire ! On voit bien qui vous êtes, suppôt des coquins qui profitent de la ripoublique.

« …un terrible camouflet pour le tribunal de commerce de Paris »

… qui le mérite bien, tellement effarante était sa complaisance (et le mot est faible !) envers Tapie !!!

La  » difficulté » que la justice française éprouve à recouvrer cet argent rappelle que la fraude fiscale en France coûte environ 100 milliards / an et l’évasion fiscale, 80 milliards ( par comparaison le budget annuel de l’éducation , le plus élevé de l’état est de 50.1 milliards .) Quand va-t-on pendre les mesures qui s’imposent ( certainement pas en réduisant de façon drastique les fonctionnaires de Bercy) pour se donner les moyens de recouvrer ces sommes incroyables, quand on pense aux  » difficultés  » financières de l’État ? En réduisant les postes de profs et en imposant les HS ? Car, c’est bien connu, les profs ne travaillent pas assez et gagnent trop !

  • 22/12/2018 21:03
  • PAR 

À propos de réfugiés fiscaux français en Belgique…

Il parait (Paris-Match, édition belge) que M. Sulitzer, Paul-Loup, résident d’Uccle (banlieue chic de la région de Bruxelles Capitale) est menacé d’expulsion : il ne paierait plus son loyer depuis des mois…

Une collecte Tapie-Sulitzer ?

À moins que Depardieu signe un chèque…

Comment est il possible que l.Etat n’ai pas vraiment cherché à récupérer ces millions qui sont de l.argent public détourné Selon une procédure mise au point « par une bande organisée. »

La justice belge agit . Que dire de la justice française ?

Bravo M. Mauduit de suivre cette affaire tentaculaire et interminable depuis des années et de nous l’expliquer.

Pas de pot pour l’escroc! Il n’avait pas de copains francs-maçons en Belgique ! Belle paire de baffes pour les pourris du TC de Paris !

Quand va t-on enfin parler de cette escroquerie au passé?

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2 réflexions sur “La justice belge met le groupe Tapie en liquidation ! NANARD ADIOS !

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