#CastanerGate Grenades contre «gilets jaunes»: Castaner visé par une plainte

Grenades contre «gilets jaunes»: Castaner visé par une plainte

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Antoine, un jeune manifestant de 26 ans qui a eu la main arrachée par une grenade GLI-F4 le 8 décembre à Bordeaux, a déposé plainte contre le ministre de l’intérieur Christophe Castaner pour sa responsabilité dans « la mise à disposition » de cette arme aux forces de l’ordre.

Ce type de grenade, dite « assourdissante », qui contient une charge de TNT, a déjà blessé grièvement plusieurs manifestants à Paris et en province, les 24 novembre et 1erdécembre. Avec les flashball – lanceurs de balles de défense, LBD –, qui ont fait de nombreux blessés parmi les manifestants, ces grenades sont devenues l’un des symboles de la politique de Christophe Castaner en matière de maintien de l’ordre.

L’avocat d’Antoine, Me Jean-François Blanco, a déposé une plainte, lundi, pour « violences ayant entraîné une mutilation » par plusieurs personnes dépositaires de l’autorité publique, et vise pour la première fois le ministre de l’intérieur : « Cette plainte est dirigée contre le premier responsable de cette situation, à savoir M. Christophe Castaner qui occupe les fonctions de ministre de l’intérieur. Il a, en effet, pris la responsabilité de mettre à disposition des forces de l’ordre ces armes aux dangers connus de tous. Elle vise, également, Monsieur le préfet de la Gironde sous le contrôle duquel ces opérations ont été organisées. »

Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner sur Télématin, le 20 novembre. © DRLe ministre de l’intérieur Christophe Castaner sur Télématin, le 20 novembre. © DR

L’étudiant originaire de Bayonne, « citoyen engagé et pacifique », résume son avocat, avait « participé à la marche pour le climat puis à la protestation sociale contre les inégalités »« Arrivé près de l’arrêt du tramway Hôtel-de-Ville, il s’est, par réflexe, saisi d’un objet arrivé à ses pieds qui s’avérait être une grenade. »

« J’ai vu un bâton rouler à mes pieds, a-t-il raconté dès le surlendemain à France InterJusque-là, les seules choses qui avaient roulé à mes pieds, c’était de la lacrymo. Quand je l’ai ramassé pour le lancer, le truc explose. Ma main explose et il n’y a plus que des morceaux de chair sur un os déformé. C’est horrible. »

« Les CRS m’ont fait le garrot, explique-t-il à « Envoyé spécial »Eux-mêmes étaient atterrés. » Le jeune étudiant dit avoir « clairement sous-estimé la réponse des CRS ». « Je l’ai payé de ma main », conclut-il.

« L’explosion de cette grenade lui a arraché la main et a provoqué de nombreux impacts et blessures, notamment sur ses jambes, poursuit son avocat dans la plainte. Il a été hospitalisé puis amputé. »

Selon les autorités, plus de 10 000 grenades lacrymogène ont été tirées à Paris, le 1erdécembre, mais aussi 339 grenades GLI-F4. Le 6 décembre, un collectif d’avocats, désignés par plusieurs blessés graves, a lancé un appel au ministre de l’intérieur lui enjoignant de « renoncer à l’usage des grenades GLI-F4 » compte tenu des « risques de blessures mortelles » et de mutilations.

Lors d’une conférence de presse, ils s’étaient aussi tournés « très officiellement » vers le premier ministre pour lui demander « d’abroger le décret qui permet aux forces de l’ordre d’utiliser les grenades GLI-F4 »« S’il refuse, nous attaquerons son refus devant le tribunal administratif. Et s’il ne répond pas, nous attaquerons également pour obtenir judiciairement l’interdiction de ce type de grenade », avaient annoncé les avocats.

Me Jean-François Blanco rappelle aujourd’hui « l’extrême dangerosité », « connue et documentée », des GLI-F4. « La composition de chacune de ces grenades intègre 25 grammes de TNT qui transforment leur déclenchement en explosion potentiellement dévastatrice, souligne la plainte déposée à Bordeaux. Dès lors, leur utilisation implique la volonté d’exposer les manifestants à des blessures graves ou mutilations. Aucune opération de maintien de l’ordre ne peut justifier le recours à des grenades si dangereuses pour les personnes. Les dangers de ces grenades – susceptibles de blesser, mutiler ou tuer – sont si avérés que le ministère de l’intérieur a annoncé, en juin dernier, leur remplacement par un modèle sans charge explosive. »

La France reste en effet le seul pays européen à utiliser encore ce type de grenade. L’avocat d’Antoine Boudinet souligne « l’absence de mise en danger des forces de l’ordre ce 8 décembre 2018 à Bordeaux » et « leur action manifestement offensive ». Il s’agissait pour les autorités « de prévenir toute approche du palais Rohan, siège de l’Hôtel de Ville ».Si elle « concerne tous les auteurs et complices de ces infractions », la plainte d’Antoine vise surtout à établir la responsabilité des plus hautes autorités dans les blessures subies. « Au regard des personnes mises en cause, qui appartiennent à l’exécutif gouvernemental, et des vérifications qui devront concerner les instructions données aux forces de l’ordre et leurs méthodes, je vous demande d’ouvrir une information judiciaire pour permettre des vérifications impartiales », conclut l’avocat du blessé.

TOUS LES COMMENTAIRES

C’est à la limite de l’assassinat…

Je vous trouve bien gentil : c’est clairement un crime contre l’humanité. Ne seriez-vous pas un séide de l’infâme Macron par hasard, celui qui fait passer Staline et Hitler pour un duo de chanteurs de charme ?

 

C’est vrai qu’ici ou , c’est plutôt à balles réelles. On n’a pas de bol, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

 

Voir billet : «l’acte 1 de la colère des policiers»

Le syndicat Unité SGP Police-Force ouvrière a annoncé le 15 décembre «l’acte 1» de sa mobilisation, faisant valoir notamment la fatigue des membres des forces de l’ordre, après plusieurs semaines de manifestations des Gilets jaunes.

Au premier janvier 2019, le gel du point d’indice des fonctionnaires reprend. Il y a quelques jours, alors qu’on parlait de la mobilisation héroïque des policiers, le Sénat votait l’allongement des journées de carence en cas d’arrêt maladie. Bref, on a beaucoup de dispositions […] qui sont contraires aux intérêts sociaux des salariés et plus particulièrement des policiers […] Je viens vous l’annoncer solennellement, l’acte 1 des policiers se prépare.»

« […]La France reste en effet le seul pays européen à utiliser encore ce type de grenade. »

Le Vénézuéla et le Nicaragua sont donc en Europe?

Donc tant qu’on en est pas à ce point, on n’a pas le droit de critiquer?

Rien non plus sur la rumeur concernant ces fosses communes où seraient balancées les millions de victimes de la cruelle répression macronisto-nazie…

Ah là là, lézeurléplusnouar…

 

Reboud, cultivez vous un peu avant de déblatérer:

https://www.nouvelobs.com/societe/20131031.OBS3445/la-france-a-teste-des-armes-chimiques-pres-de-paris.html

 »

Avez-vous travaillé sur d’autres types d’agents chimiques que les « OP » ?

Oui, dès le milieu des années 1960, nous avons étudié et testé de nouveaux concepts : les incapacitants et les binaires. Les premiers sont des produits qui neutralisent sans tuer. L’idée, l’utopie, en quelque sorte, était de rendre la guerre chimique plus humaine. Cette période correspond aussi au développement de la psychiatrie et des psychotropes. Le seul qui a été militarisé est le BZ, une poudre dont les Américains ont produit plusieurs tonnes, avant de les détruire. Avec cet incapacitant très puissant, vous êtes incapable de bouger, vous ne répondez plus aux ordres, vous vacillez et vomissez. Vous dites n’importe quoi. Vous ne savez plus où vous êtes et vous avez des hallucinations. En très mauvais état, vous mettez plusieurs semaines pour récupérer. Ces produits, qui ont suscité beaucoup d’intérêt, pourraient être très utiles en France contre des individus dangereux, les forcenés par exemple, lors de prises d’otages ou de certaines manifs. Mais, comme notre société est très procédurière, nous ne sommes jamais allés jusqu’à la phase de production. »

 

https://www.opcw.org/sites/default/files/documents/2018/07/Practical%20Guide%20for%20Medical%20Management%20of%20Chemical%20Warfare%20Casualties%20-%20French.pdf

 

Le fascisme déguisé en pleureuse. Attention la comédie risque d’être encore bien longue.
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

En aucun cas il ne s’agit là de maintien de « l’ordre »…C’est clairement du terrorisme et une utilisation politique des forces de répressions (policiers, gendarmes, justice)…

C’est une situation connue dans les « quartiers » depuis de très longues années où la population subit des brimades, des violences de la part de « policiers » (ils/elles se comportent comme des racailles qu’ils/elles sont censé(e)s contrôler) et où la peur de la police est généralisée…

Une situation qui s’étend maintenant à quasiment tous les secteurs géographiques/sociologiques et qui nous fait douter (à juste titre à mon avis) que nous soyons dans un état de droit…

C’est un état policier, un climat de défiance mutuelle (police/citoyen(ne)s) instauré par des « politiques » ne disposant pas d’autorité « morale » et visant à se maintenir au pouvoir par tous les moyens (diviser, discriminer, réprimer, terroriser, etc) et qui ne peut perdurer…Personne n’a à y gagner (sauf les dominant(e)s)…

Les mobilisations vont se poursuivre et nulle répression aussi féroce soit-elle ne peut venir à bout d’un peuple lui-même à bout et légitime à se rebeller…

Le jour où les forces de « l’ordre » (ou du moins une partie) mettront l’arme au pied et  rejoindront le peuple dont elles font partie, ce pouvoir illégitime et illégal n’aura plus de rempart et devra rendre des comptes…

Macron et ton monde dégagez!