#RDC #Belgique #ZETES Charles Michel et Louis Michel, à la tête de la #Belgique corrompue #CDI #AdamaBictogo #Togo #Macron Gilets Jaunes #Roi #Bruxelles #CIV #ouattara #Gnassingbé #élections

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Déjà condamné. Le commissaire européen Louis Michel a déjà été condamné dans cette affaire pour faux en écriture, faux et usage de faux, prise illégale d’intérêt, tentative de corruption des plaignants, 10 millions d’euros ont été proposés à la partie civile pour éteindre la procédure judiciaire. Louis Michel a fait appel du jugement et depuis lors ce dossier est complètement bloqué au niveau du Palais de Justice de Bruxelles…

Le CDI. Le Centre de Développement Industriel (CDI) est une institution reconnue au Moniteur belge depuis le 31 mars 1981, et financée par le Fonds Européen de Développement (FED) dans le cadre de la convention de Lomé, associant l’Union européenne et les 70 pays ACP(Afrique, Caraïbes et Pacifique). Son objectif est d’encourager et d’appuyer la création, l’extension et la restructuration d’entreprises industrielles dans les pays ACP. Dans ce cadre, le CDI favorise le partenariat entre entreprises ACP et européennes ; Ces partenariats peuvent prendre des formes diverses : partenariat financier, technique et commercial, contrat de gestion, accord de licence ou de franchise, sous-traitance, etc.

Faux et usage de faux, CDI versus CDE. En 2000, juste au moment où tout était fin prêt pour que le FED libère une somme de plus de 300 millions d’euros pour le CDI destinée aux PMI/ PME congolaises, le commissaire européen Louis Michel, à l’époque où il était Ministre des affaires étrangères, a créé le Centre de Développement de l’Entreprise (CDE) une organisation qui n’a pas d’accord de siège, sans personnalité juridique, donc une vraie fausse organisation et dont le siège est au même endroit que le CDI au 52, avenue Hermann Debroux  B-1160 Bruxelles Belgique Tél : 00.322.679.18.11. Fax : 00.322.675.26.03  Site Internet http://www.cdi.be/ ;

Les deux incorruptibles. Un ancien fonctionnaire international du CDI Monsieur Kaninda Mbayi et un scientifique inventeur européen d’origine congolaise Monsieur Botikala Baseke, sont en procès contre Louis Michel depuis 1999, du temps où ce dernier occupait les fonctions de Vice-Premier Ministre, Ministre belge de Affaires étrangères et Membre de la commission en charge des affaires ACP/CE. Il est reproché à ce dernier d’avoir vidé le CDI de sa substance au profit du CDE qui est une organisation frauduleuse. Les fonds destinés aux PMI et PME congolaises, ont tout simplement été détournés. Le fait de retrouver le même Monsieur à la commission européenne à l’aide humanitaire et au développement n’est sûrement pas un hasard, quand on sait que c’est justement la commission européenne qui décide du financement des ONG’s par le FED ; La boucle est bouclée.

Déjà condamné. Le commissaire européen Louis Michel a déjà été condamné dans cette affaire pour faux en écriture, faux et usage de faux, prise illégale d’intérêt, tentative de corruption des plaignants, 10 millions d’euros ont été proposés à la partie civile pour éteindre la procédure judiciaire. Louis Michel a fait appel du jugement et depuis lors ce dossier est complètement bloqué au niveau du Palais de Justice de Bruxelles, jeux de retour d’ascenseur avec une volonté d’éviter qu’un Juge ne puisse envoyer le libéral francophone belge Louis Michel dormir sur la paillasse du pavillon VIP de la prison de Lantin en Wallonie ? Seul l’avenir nous le dira.

Intervention volontaire. Ces deux incorruptibles Congolais ont fait une intervention volontaire avec l’affaire CDI/CDE dans le procès éminemment politique qui oppose le Commissaire européen Louis Michel contre le Dr François Tshipamba Mpuila le représentant du parti d’opposition congolais l’UDPS. Dans cette affaire, le plaignant Louis Michel veut faire cesser la campagne de dénigrement orchestrée contre lui par le représentant de l’UDPS. Ce parti politique affirme que Louis Michel est un prédateur vorace, un néocolonialiste et esclavagiste en RDCongo, à cause de sa main mise sur l’ensemble de l’appareil de l’Etat congolais et son soutien clairement affiché au profit du président sortant Joseph Kabila.

Incroyable disparition des dossiers dans un Tribunal belge. Le but de l’intervention volontaire, de Monsieur Botikala Baseke et de Monsieur Kaninda Mbayi, est de prouver que Louis Michel est bien un prédateur en RDCongo. Au cours de ce procès Louis Michel contre Dr François Mpuila au tribunal de 1ère Instance de Nivelles du vendredi 01 août 2006, le public fut très étonné d’entendre qu’un document majeur prouvant la condamnation antérieure de Louis Michel pour faux et usage de faux, avait disparu au greffe de ce tribunal pendant un mois pour réapparaître la veille du procès. Cet incident entraînera une suspension d’audience de deux heures, certainement que la Madame le Juge de ce petit Tribunal de province venait de se rendre compte du degré de gravité de cette affaire qui peut lui coûter son poste; Et, au retour, Madame le Juge décida de dissocier ce dossier très brûlant CDI/CDE du procès Louis Michel / Dr François Mpuila.

La presse belge est-elle vraiment indépendante du pouvoir politique? Aux Etats-Unis un procès impliquant un homme politique du rang du commissaire Louis Michel, aurait drainé toute la presse américaine dans la salle d’audience. En parcourant la presse belge, on ne lit nulle part l’affaire CDI/CDE. De toutes évidences, les Opposants congolais sont décidés de médiatiser eux-même ce procès dans lequel le Commissaire européen Louis Michel est impliqué, car la presse belge dans son ensemble est complètement muselée par les hommes politiques. Le dossier CDI/CDE et la déconfiture du processus électoral en RDCongo ne sont qu’un arbre qui cache la forêt, et mettent à nu la prise en otage des grandes institutions occidentales et internationales en général par des réseaux maffieux, où les hommes politiques sont utilisés comme des courroies de transmission et des relais
décisionnels au profit de leurs parrains de la maffia.

La RDCongo connaît le catastrophe humanitaire le plus grave de l’histoire. 1.250 personnes meurent tous les jours des conséquences directes et indirectes de la guerre. Ici aux USA, si un Procureur indépendant se charge de ce dossier CDI/CDE, nul doute qu’il lui sera possible de démontrer les effets néfastes du détournement ces 300 millions d’euros destinés aux populations pauvres de la RDCongo. Il lui sera possible de démontrer que ce détournement a eu comme conséquence d’augmenter le nombre des morts indirectes consécutifs aux 10 ans de conflit armé en RDCongo. En clair, tous ceux qui ont participé activement dans ce montage frauduleux pourraient être considérés comme des coauteurs de ce génocide qui ne dit pas son nom ; Génocide qui a fait plus de 5 millions des morts, c’est-à-dire près de la moitié de la population belge.

Vente d’armes et complicité de génocide. Les armes qui ont servi cet holocauste de plus de 5 millions des congolais sont pour la plus part de fabrication belge, estampillées FN ou Fabrique National d’armes et munitions de Herstal. Ces engins de mort, utilisés par les milices et les groupes rebelles, ont été saisis en très grande quantité par la Monuc dans l’Est de la RDCongo. Un grand actionnaire de la FN qui n’est autre que Monsieur Georges Arthur Forrest le patron de la société multinationale Georges Forrest International GFI, cette firme chapeaute tout le groupe Forrest, sa société Kinross-Forrest Limited est l’actionnaire majoritaire de la Gécamine au Katanga. Monsieur Georges Forrest est le représentant légal du réseau belge de vente d’arme en Afrique centrale ; En outre, ce richissime homme d’affaires wallon est très lié à un certain commissaire européen Louis Michel.

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Le parlement européen s’interroge. Lors d’une question écrite au parlement européen en 2005, Madame Frederika Brepoels du groupe parlementaire PPE avait épinglé un conflit d’intérêt dans le chef du commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire Monsieur Louis Michel, très impliqué dans le processus de transition en RDCongo. En effet, elle reprochait au commissaire européen Louis Michel d’avoir utilisé le Fonds Européen de Développement (FED) pour l’achat d’armes usagers estampillées FN de la police belge au profit de la police Congolaise. La question de cette brave dame fut celle de savoir comment l’achat d’armes peut-il contribuer au développement d’un pays hypermilitarisé comme la RDCongo qui sort d’une guerre de près de 10 ans et sous embargo de l’ONU en matière de vente d’arme.

Le Fils aussi ? En effet, le propre fils de Louis Michel, Monsieur Charles Michel était à l’époque un des administrateurs d’un Holding financier de la Région wallonne la SOGEP ou Société wallonne de Gestion et de Participation, qui détenait 90% des actions de la FN, firme dont le groupe Georges Forrest International GFI détient des actions. Un certain belge Monsieur Albert Diehl, qui était président de la FN de Herstal jusqu’en 1996, fut par la suite administrateur -délégué à la S.A. Georges Forrest International GFI. Quant à conclure que le réseau belge de vente d’armes est complice du génocide perpétré par les milices et groupes rebelles congolais, je donne ma langue au chat !

Affaire Germanium. Dans l’affaire Louis Michel contre Dr François Mpuila, deux autres congolais incorruptibles, Monsieur Kimba Mukasa et Monsieur Robert Tshibob, ont aussi introduit une demande d’intervention volontaire pour appuyer leur compatriote le Dr François Mpuila. En effet, ces deux Congolais ont déjà obtenu gain de cause, dans «l’Affaire Germanium» devant la Justice belge à Bruxelles, face à Monsieur Georges Arthur Forrest, le richissime homme d’affaire belge qui détient à lui tout seul le titre foncier de la moitié de la très riche province minière du Katanga. La Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi, le STL en sigle, est une branche du groupe Malta Forrest ; Cette société fut condamnée par la Justice belge pour n’avoir jamais fait état de l’exploitation du Germanium contenu dans le Terril de Lubumbashi, alors que ce produit revient à la Gécamine, qui est encore une société de l’Etat congolais. Voilà un bel exemple de prédation des richesses minères de la RDCongo.

Conflits d’intérêts et intérêts des conflits en RDCongo. Le Groupe Forrest bénéficie de l’aide de l’Office National belge du Ducroire(Société Fédérale d’Assurance-Crédit qui couvre les risques commerciaux des entreprises belges dont les produits sont destinés à l’exportation, hors OCDE) en dépit du fait que la RDCongo est classé « pays à très haut risque » pour les investissements et curieusement le patron du groupe Forrest en la personne de Monsieur Georges Forrest porte le titre de conseiller du royaume de Belgique pour le commerce extérieur en RDCongo, la démonstration du conflit d’intérêt est trop évidente. Quand on sait les bénéfices tirés par le groupe Forrest des fonds européens à l’aide au développement alloués pendant la période de transition à la RDCong, prérogative du commissaire européen Louis Michel, vous avez compris la combine des petites mains qui tuent les
Congolais dont faisait allusion un rapport du CRISIS groupe.

Tandem de choc. Les agissements du tandem qui soutien le président sortant Joseph Kabila, Louis Michel et son ami Georges Forrest (Plusieurs fois cité dans les rapports d’enquête sur le pillage des richesses minières de la RDCongo : Panel des experts de l’ONU, Rapport du sénat belge, Commission Lutundula, Banque Mondial, FMI, Ong NIZA…), sont préjudiciables pour la RDCongo. Les fraudes passives et actives, à charge du commissaire européen Louis Michel, peuvent être sanctionnées par le statut de la CE articles 22a et 22 b « Fraude passive sur la protection des intérêts financiers de la CE 1er Protocole article 2 et 3 Références OJC 313 du 23/10/1996»

Démission possible ? Il est clair que le commissaire européen Louis Michel ne respecte pas les termes de son mandat tel que définis dans l’article 12 du statut de la CE «  Le fonctionnaire qui se propose d’exercer une activité extérieure, rémunérée ou non, celui qui rempli un mandat en dehors de la communauté en demande préalablement l’autorisation à l’autorité investie du pouvoir de nomination(…) » « Cette autorisation ne lui est refusée que si l’activité ou son mandat est de nature à entraver l’exercice de ses fonctions ou est incompatible avec les intérêts de son institution ». Le commissaire Louis Michel est-il encore un commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire?

Opération mains propres. Cette opération, autres fois menée en Italie par le très courageux Juge Di Pietro, doit être ordonnée par le parlement européen, afin de nettoyer les gouvernements européens et toutes les institutions européennes et internationales, des brebis galeuses. Ces maffieux en col blanc ont certainement une place de choix dans les boxes des accusés des Tribunaux Internationaux et dans les prisons de très haute sécurité.

Une justice internationale au service de la maffia internationale? La Cour Pénale Internationale (CPI) est sensée être indépendante des pouvoirs politiques occidentaux. Il est triste de constater que certains gouvernements occidentaux, dont celui des USA, n’ont jamais voulu signer l’acte fondateur de cette CPI. Profitant du chaos institutionnel de l’ONU, ces gouvernements utilisent cette honorable Institution judiciaire internationale la CPI pour faire pression uniquement sur les politiciens des pays du Tiers-Monde. Cette Justice internationale à deux ou trois vitesses est devenue un instrument de chantage en fonction des intérêts économiques et géostratégiques.

CPI versus TPI. Le fiasco des TPI : Le Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie où les témoins(responsables politiques et militaires occidentaux membres de l’OTAN) cités par les accusés n’ont jamais voulu comparaître ; la condamnation d’innocents par le très controversé Tribunal Pénal International pour le Rwanda, le TPIR, afin de couvrir les crimes commis par les troupes du Front Patriotique Rwandais de Paul Kagamé et sa responsabilité dans l’attentat commis contre l’avion du Président Rwandais Habyarimana tel que démontré par mon ami Charles Onana, Madame Cynthia Mc Kinney et Madame Carla Delponté ; Les différentes expéditions meurtrières du Général Président rwandais Paul Kagamé en RDCongo depuis l’entrée de son allié congolais l’AFLD en 1996, les milliers des morts et la destruction totale des infrastructures du Liban par son puissant voisin Israélien, dans l’impunité la plus totale, sont des exemples les plus récents. Nous reviendrons dans notre prochaine édition sur cette instrumentalisation de la Justice Internationale par les réseaux maffieux internationaux.

Pour tout renseignement concernant ce dossier explosif CDI/CDE, veuillez-contacter le greffe du Tribunal de Bruxelles Place Poelart, 1 à 1000 Bruxelles Tél : 0032.2.508.64.92 ; Le Tribunal de Nivelles Place Albert Premier à 1400 Nivelles ; Monsieur Botikala Baseke au Tél : 0032.472.326.106 ou par e-mail botikalabaseke@yahoo.fr ; Le commissaire européen Louis Michel e-mail :  Louis.Michel@cec.eu.int ou via son secrétaire Madame Valérie Tél : 0032.498.99.55.08 Commission européenne Rue de la Loi n°200 à 1000 Bruxelles ; Le Docteur François Tshipamba Mpuila Tél : 0032.485.270.866  e-mail :tshipamba.mpuila@chello.be

Un marché direct passé avec un faux nez !

Tout d’abord, c’est il y a longtemps, sous la présidence Wade que des négociations ont été engagées. Puis, il y a eu un la concrétisation de cette idée sous Macky Sall. Un marché relatif à la confection du nouveau visa sénégalais a été attribué de gré à gré, sans concurrence, à la Société Nationale Ivoirienne d’Edition de Documents Administratifs et d’identification (Snedai), propriété de l’ancien ministre ivoirien Adama Bictogo, (ministre qui a été limogé à cause d’un scandale financier dans son pays).  Un marché de gré à gré, alors que Macky Sall a donné des instructions pour ne pas utiliser cette procédure par soucis de transparence. Sauf que… la SNEDAI n’est pas la SNEDAI…

La SNEDAI Sénégal est une société de droit sénégalais qui a été montée spécialement. C’est une réplique de la vraie SNEDAI de l’Ivoirien Adama Bictogo. C’est Oumar Wane, un cousin de Macky Sall, qui a créé cette société avec Adama Bictogo comme actionnaire. Cette société a obtenu le marché des visas sénégalais grâce à un BOT (build, operate and transfer) signé avec l’état du Sénégal. Mais ils ont vendu ensuite ce contrat à la société belge ZETES. Et aujourd’hui, Oumar Wane n’est qu’un simple employé de SNEDAI. Pourquoi ce tripatouillage étrange ?

La filière belge

Donc,  Bictogo (…et Wane) a choisi la société belge ZETES pour l’installation de 66 stations d’enrôlement fixes aux ambassades, postes consulaires et postes frontières sénégalais ». Ce n’est pas du hasard car Louis Michel, actionnaire de la ZETES et lui se sont déjà associés pour fournir les passeports à d’autres pays dont la Côte d’Ivoire, alors que Adama Bictogo était Conseiller à la Présidence. La ZETES est une importante société côtée en bourse qui réalise par exemple les cartes d’identité et les passeports biométriques belges.

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Qui est Louis Michel ? Quelles sont les relations entre les deux hommes? Un câble de Wikileaks avait identifié l’ivoirien dans l’actionnariat de ISD Holding dont il est le Pdg, société dans laquelle on retrouve… ZETES. Mieux, c’est la même société qui a raflé au Mali, sans le moindre appel d’offres (comme au Sénégal) le marché de confection des bulletins de vote pour la dernière présidentielle. C’est dire que cet ancien Commissaire européen au Développement a su bien utiliser ses contacts africains.

Ministre des Affaires Etrangères et Vice-premier ministre de Belgique de 1999 à 2004, il sera surnommé Kabilou à cause des bonnes relations qu’il entretient durant ses mandats avec le dictateur congolais Joseph Kabila.

Puis Louis Michel est devenu co-président de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, laquelle conseille l’orientation des politiques de coopération entre l’Union européenne et ses partenaires des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Donc, c’est un homme au bras long qui sait faire des affaires avec ses amis africains haut placés. Le vrai propriétaire des Visas du Sénégal se nomme ZETES, dont le patron est le Belge Louis Michel. Et Louis Michel, c’est le père de Charles Michel, l’actuel premier Ministre de Belgique. Vous pensez bien qu’avec des appuis comme ceux là, ils ne sont pas prêts à lâcher le gâteau !

Le gâteau ?

Avec l’objectif utopique de 3 millions de touristes auquel le gouvernement croit droit dans ses bottes (encore un mystère), il pouvait espérer un revenu  mirifique. Faites le calcul: plus de 100 milliards de Fcfa à se partager par moitié chaque année. Sauf que (vous le savez) le visa compliqué et onéreux a tué le tourisme.  

(Màj : Cependant, le contrat ne porte que sur 300.000 visas par an ! Où sont les 2 millions de touristes prévus pour 2017 ?…)

Par ailleurs, les dirigeants de ZETES n’ont probablement pas beaucoup apprécié qu’on leur demande une exemption d’un an en faveur des TO, mais ils s’y sont plié. Le gouvernement sénégalais a demandé une prorogation de cette exemption. Mais elle n’a pas été renouvelée pour la prochaine saison 2015/2016. Les dirigeants de ZETES doivent être fatigués de voir ces gains disparaître. De toutes manières, cette exemption n’a rien sauvé du tout. Les TO se sont retirés du Sénégal et les hôtels ferment les uns après les autres. Le visa et l’ebola ont cassé le miroir aux alouettes.

Contrat béton

Supprimer ou suspendre le visa ? Le Sénégal est coincé. Le contrat a probablement été bien ficelé par la Zetes afin de rendre la rupture unilatérale trèsdifficile vu son investissement initial remboursé par chaque visa. Cela coûterait une fortune au Sénégal, un peu comme pour les portiques de l’écotaxe française et l’indemnité record à payer à Ecomouv. Par ailleurs, ce marché de gré à gré avec la société écran du cousin Wane cache peut-être des arrangements  dont on n’a pas connaissance et auxquels il est probablement difficile de renoncer. Il faudra attendre au moins la fin du contrat ZETES. (Màj : Le contrat d’une durée de 5 ans nous conduit à 2018).

C’est pour toutes ces raisons que le gouvernement ne supprimera pas de sitôt ce foutu visa, et ne le suspendra pas non plus. Il sait que c’est une grosse erreur qui lui coûte cher et que les 25 euros qu’il touche pour 300.000 visas annuels ne lui rapportent pas grand chose par rapport à la perte en revenus touristiques.

 

 

CIV Le capo di tutti capi de la galaxie Ouattara: Adama Bictogo, l’intouchable superstar de la mafia politique affairiste au pouvoir en CI pour Dominique Foulleroux

Le patron du Groupe Snedai, Adama Bictogo fait l’objet d’une plainte pour escroquerie déposée mi-décembre auprès du Tribunal de Grande Instance de Nanterre en France, par l’entreprise Soeximex.

La Brigade financière de Paris s’est saisie du dossier, annonce le canard parisien La Lettre du Continent dans une alerte diffusée ce jeudi 15 décembre.

Il est reproché à Adama Bictogo, actuel candidat aux législatives pour le compte du RHDP, d’avoir indûment perçu, à partir de 2006 et en plusieurs tranches, près de 4 millions d’euros, soit 2,6 milliards de FCFA, au nom de sa société «Côte d’Ivoire fruits», pour l’achat et la livraison de plusieurs milliers de tonnes de cacao via le Port Autonome de Lomé au Togo.

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LIDER News

C’est le Amadé Ouérémi des affaires du clan Ouattara. Le tout-puissant que personne n’ose toucher, même pas le chef de l’Etat. Comme Ouérémi régnait sur le Mont Peko, Bictogo règne sur les marchés publics.

Les passeports et visas biométriques, c’est à lui, à travers sa société Snedai. Le transport lagunaire, à sa société Stl. L’enrôlement et la fabrication des cartes Cmu (couverture médicale universelle), à lui. C’est encore à lui que les fonds d’indemnisation des victimes des déchets toxiques avaient été confiés… Et avant-hier, en conseil des ministres, Alassane Dramane Ouattara, en bon père Noël, l’a cadeauté du marché pour «la conception, le financement, la construction, l’exploitation, l’entretien et le transfert de propriété d’une centrale thermique de production d’électricité au charbon de 2 x 350 MW à construire à San Pedro. » Un marché estimé à 1,4 milliard d’euros (soit 918,5 milliards de francs cfa), pour lequel Bictogo s’est approprié 200 hectares à San Pedro. Rien que ça.

 

N’y a-t-il donc personne d’autre que Bictogo en Côte d’Ivoire pour fournir ces prestations ? Il faut croire qu’avec Ouattara, la réponse est : non. Comme Amadée Ouérémi, il est intouchable. Le tollé suscité par l’impunité nauséeuse dont bénéficiait le boucher du Mont Peko durant plusieurs années avait finalement conduit Ouattara à le faire soi-disant arrêter. Mais il n’a jamais été jugé et personne ne sait s’il est réellement détenu ou s’il n’a pas plutôt été réaffecté à d’autres fonctions. Ainsi en est-il d’Adama Bictogo, la superstar bien établie de la galaxie pré-émergente ivoirienne.

Le détournement de l’argent des victimes des déchets toxiques a contraint Ouattara à mettre fin à ses fonctions de ministre de l’intégration africaine dont il l’avait paré. Mais jamais aucune poursuite ne fut engagée contre lui par le gouvernement, bien au contraire : il a été rapidement nommé secrétaire général adjoint du Rdr, le parti dirigé par le même Alassane Dramane Ouattara. Et il devint un des grands ordonnateurs de la campagne de 2015 pour la réélection frauduleuse du père des plans d’ajustement structurel du Fmi à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire. On sait, en haut lieu, qu’on peut compter sur le député d’Agboville (une autre de ses casquettes), sensé contrôler l’action et les dépenses du gouvernement, pour fermer les yeux les passations de marchés de gré-à-gré, puisqu’il en est le premier bénéficiaire.

Malgré des poursuites engagées contre lui auprès du parquet de Nanterre (France) pour une escroquerie de 6,6 millions d’euros dans une affaire d’exportation de cacao, son emprise incommensurable sur le couple Ouattara lui ouvre jusqu’aux portes des pays voisins. Au Sénégal par exemple, Macky Sall lui refile de façon récurrente, sans appel d’offres, de juteux marchés dans l’énergie, le Btp, les visas… C’est tellement plus simple (et plus lucratif) de travailler avec des gens qui connaissent la valeur amicale des rétro-commissions !

Enrôlement biométrique au Togo: l’ANC porte plainte pour faux

Le leader de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre a porté plainte pour faux en informatique contre la société Zetes chargée de l’enrôlement des électeurs togolais.
© AFP PHOTO / EMILE KOUTON

À moins d’un mois de l’élection présidentielle, la polémique enfle sur le fichier électoral au Togo. Jean Pierre Fabre, le candidat du CAP 2015 a déposé plainte à Bruxelles pour faux en informatique et usage de faux, contre une société belge, la société Zetes, chargée de l’enrôlement biométrique des électeurs togolais. Selon Jean Pierre Fabre, le fichier comporterait de graves anomalies, et jusqu’à 30% d’électeurs fictifs.

Alberto Olympio a été le premier à contester la fiabilité du fichier électoral togolais. Il a même renoncé à être candidat à la présidentielle du 15 avril, dénonçant une parodie de scrutin. Jean Pierre Fabre, le poids lourd de l’opposition a choisi une autre approche. En déposant plainte à Bruxelles contre la société Zetes, qui, depuis 2007, est en charge de l’enrôlement biométrique des électeurs, il espère obtenir un audit complet du fichier et une correction des anomalies.

Une opération qui selon lui pourrait prendre de 6 et 8 semaines. Car selon l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le parti de Jean Pierre Fabre, le fichier comporterait jusqu’à 30% d’électeurs fictifs. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) ne se prononce pas sur ces affirmations, mais elle dit être justement en train de commencer les opérations de correction des listes et notamment l’enlèvement des doublons.

Le processus s’achèvera le 26 mars. Coïncidence heureuse, il y a deux semaines les autorités ont demandé à l’Organisation internationale de la francophonie d’envoyer des experts à Lomé pour le toilettage du fichier. Reste à savoir si ces opérations suffiront à l’opposition.

 

Charles Onana – Europe, Crimes et Censure Au Congo. 

 

Dans son livre à paraître le 16 octobre prochain, le journaliste d’investigation Charles Onana publie des documents internes de l’Union Européenne très accablants. Un ouvrage qui met à nu la diplomatie de la respectable institution dans les Grands Lacs depuis une décennie. On y apprend surtout que la condition pour que Joseph Kabila reste au pouvoir était qu’il se taise sur l’action de Paul Kagame et des troupes rwandaises à l’Est du pays. Pour l’auteur, on ne peut pas comprendre la tolérance et la complaisance à l’égard de la fraude massive aux élections présidentielles de 2011 en RDC si on ne connaît pas le pacte conclu entre Joseph Kabila et « la communauté internationale »lors du scrutin de 2006.

1- Comment le commissaire Louis Michel va s’imposer dans le processus électoral en RDC et préparer son soutien à Joseph Kabila et à l’action de Paul Kagame en RDC

A Bruxelles, un homme veut absolument jouer les premiers rôles dans ce dossier. Il s’agit de Louis Michel, le commissaire européen. Au cours d’une réunion qui se tient dans son bureau le 4 octobre 2004 et qui va durer environ une heure et trente minutes, monsieur Michel est très nerveux et s’en prend au responsable de la direction des relations extérieures de la Commission, monsieur Thierry de Saint Maurice. Il lui reproche de conduire une politique hasardeuse, inefficace et coûteuse en RDC. Le discours de Louis Michel est approuvé par les membres de son cabinet, le directeur général pour de développement de la Commission, Stefano Manservisi, et les divers assistants qui participent à la réunion. Le vrai problème de Louis Michel est plutôt qu’il a le sentiment de ne pas être au cœur des initiatives de l’Union Européenne relatives au processus électoral congolais. Il veut être le chef d’orchestre des élections congolaises et cette réunion est l’expression de ses frustrations ou plus exactement de ses aspirations. Il réclame entre autre de pouvoir superviser le travail des observateurs électoraux, celui des chefs de mission, etc. Au milieu des débats, il prend la parole et annonce qu’en tant que commissaire européen, il refusera de donner des crédits à la direction des relations extérieures de l’Union Européenne s’il n’obtient pas «la responsabilité totale de l’opération »des élections au Congo. La menace est directe et brutale. En réalité, Louis Michel est à la fois proche de Joseph Kabila et de Paul Kagame. Il ne semble pas travailler uniquement pour le compte de l’Union Européenne. Parallèlement à ses intérêts personnels au Congo, il a un net penchant en faveur de Joseph Kabila et veut aussi défendre ou protéger l’influence rwandaise au Congo. On peut, dans ces conditions, comprendre l’énergie qu’il met à critiquer et à menacer ses collègues à Bruxelles. Louis Michel décide donc de se rendre régulièrement en RDC pour suivre lui-même l’évolution du dossier électoral. Entre le 27 et le 29 août 2005, il va s’enquérir de l’enregistrement des électeurs sur les listes électorales. Il se rend au nord du Katanga, une région riche en diamants, et au Kasaï Oriental, accompagné de l’abbé Apollinaire Malu Malu, président de la commission électorale indépendante (CEI). Il constate certes l’ampleur des difficultés sur le terrain mais retient seulement que la distribution des cartes d’électeurs est gratuite, que les Congolais veulent absolument voter et que les leaders politiques sont disposés à aller aux élections. A cette occasion, il rencontre presque tous les responsables des partis politiques congolais (Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba, Azarias Ruberwa, Anotine Guizenga et Etienne Tshisekedi). Il leur annonce que l’Union Européenne étudie la possibilité d’envoyer des observateurs au moment des élections. Il co-préside surtout avec l’abbé Malu Malu une réunion du Comité de pilotage du projet d’appui au processus électoral. Il achève son séjour à Kinshasa par un déjeuner de travail avec les présidents du sénat et de l’assemblée nationale. Pour lui, «le processus de transition est la seule voie possible pour le Congo ». Il n’y a pas, d’après lui, de «plan alternatif ». Mais tout le monde au sein de l’Union Européenne ne partage pas la position pour le moins tranchée, sinon partisane et très personnelle, de monsieur Louis Michel sur le dossier électoral congolais.

2- Contrairement à l’analyse de Louis Michel , une note du chef de la délégation européenne en RDC adressée à l’attention de madame Elisabeth Tison, chef d’unité à la délégation de la Commission Européenne en date du 12 octobre 2005 met en avant les problèmes relatifs au « blocage de la transition » : « Il est de plus en plus évident que les autorités congolaises usent de beaucoup de manœuvres dilatoires pour bloquer, de facto, le processus de Transition. a) S’agissant du processus électoral, si les opérations d’enregistrement en cours illustrent la volonté de la population d’aller vers les élections, il n’en va pas de même pour les dirigeants de la Transition qui ne sont pas pressés d’examiner la loi électorale. Au 10 octobre 2005, le nombre d’électeurs enregistrés dépassait 16 millions. Ce résultat est très satisfaisant compte tenu de la situation du pays et des nombreuses vicissitudes que le processus d’enregistrement a vécues. Il ne doit cependant pas faire illusion (…). Il semblerait surtout que les trois principaux dirigeants de la Transition congolaise ne soient pas du tout pressés d’aller affronter un scrutin dont l’issue est de plus en plus incertaine. Leurs bases politiques ne sont pas aussi sûres qu’ils le pensaient initialement lorsqu’ils se sont engagés dans le processus électoral, qu’il s’agisse du Katanga pour le président Kabila, de l’Equateur pour M. Bemba et du Sud-Kivu pour M. Ruberwa. b) Concernant le processus de brassage et d’intégration de l’armée, il convient en outre de déplorer les retards, maintenant très importants, avec lesquels la deuxième phase est lancée (…). Si le manque de moyens logistiques est l’alibi trouvé par les militaires pour ne pas acheminer les troupes vers les centres de regroupement, cette situation traduit surtout un manque de volonté politique qui, si la tendance n’était pas inversée rapidement, risquerait de menacer le processus électoral en cours ainsi que ses résultats. 2. Face à ces manœuvres dilatoires, la Communauté internationale, dans sa grande majorité, continue de se montrer extrêmement compréhensive. a) Ainsi la MONUC et le PNUD ont, trop rapidement épousé le point de vue du Président de la CEI de reporter la date du référendum, fixée initialement le 27 novembre, au 18 décembre 2005 (…). b) La plupart des membres de la Communauté internationale mettent trop souvent en avant, devant les dirigeants congolais, le retard intervenu dans l’adoption de la résolution 1621 du Conseil de sécurité des Nations Unies portant notamment sur la logistique du processus électoral en République Démocratique du Congo. Si ce retard très important (3 mois) est en effet regrettable, il conviendrait surtout de dénoncer toutes les manœuvres dilatoires que les dirigeants congolais utilisent. Ceux-ci, outre le souhait de rester plus longtemps au pouvoir avec tous les privilèges qu’il confère, semblent aujourd’hui sous-estimer l’impact des échéances du 31 décembre 2005, voire même du 30 juin 2006. Ils ont, en effet, tellement redouté l’échéance du 30 juin 2005 qui, s’étant bien déroulée, les amène à être très optimistes sur la manière dont se négocieront et le 31 décembre 2005 et le 30 juin 2006. Ils font le calcul, non sans raison, que la Communauté internationale continuera de les soutenir quoiqu’il arrive, tout en continuant à critiquer celle-ci en lui imputant l’essentiel des retards dans le processus de transition (…). 3. (…) la Transition congolaise demeure essentiellement une phase de maintien de la paix. Or, les étapes de ce processus, lorsqu’il n’est pas possible d’obtenir le soutien et l’appropriation des dirigeants en place pour les mener à bien, doivent leur être imposées par la communauté internationale dans l’intérêt même de la population congolaise. Il me paraît à cet égard plus important aujourd’hui de nous rapprocher des vœux de l’immense majorité de la population, qui attend avec impatience d’aller aux élections, que de chercher à convaincre une classe dirigeante qui, quoi qu’elle dise, ne semble pas avoir d’autre perspective que de perpétuer le plus longtemps ses avantages d’autant plus qu’elle pense pouvoir compter sur l’apathie de la rue kinoise ainsi que sur la poursuite du soutien massif de la communauté internationale même au-delà de la Transition… »

3- A la veille de l’élection présidentielle, l’Union Européenne ne tient pas compte de l’avertissement de ses propres diplomates

Dans un rapport restreint du 5 mai 2006, le chef de la délégation européenne en RDC, monsieur Carlo de Filippi soulève d’importantes questions : «

Depuis le début de la transition, la communauté internationale n’a pas su ou pas voulu s’opposer aux manœuvres dilatoires des dirigeants congolais. De ce point de vue l’installation au pouvoir, suite à Sun City, des anciens belligérants s’est révélée être une erreur tant elle a favorisé, sur fond de méfiance réciproque : et les pratiques de corruption et de mauvaise gouvernance, et les manœuvres dilatoires et leur volonté de rester au pouvoir coûte que coûte. Si la communauté internationale, à travers le CIAT a paru, fin novembre 2005, vouloir enfin changer de ton vis-à-vis des dirigeants congolais, les choses ont malheureusement rapidement évolué suite au référendum constitutionnel du 18 décembre 2005. Alors que le risque de non respect de l’échéance du 30 juin 2006 se posait déjà, la communauté internationale, soudée en façade mais largement divisée en profondeur, a préféré agir en ordre dispersé dans la dénonciation des manœuvres dilatoires des dirigeants congolais qu’il s’agisse de la promulgation de la Constitution et de la loi électorale ou de l’intégration de l’armée et des discussions sur la gouvernance. Les dirigeants congolais depuis janvier 2006 ne prennent d’ailleurs plus de gants pour refuser tout dialogue avec la communauté internationale : de fait les réunions avec l’espace présidentiel et celles des commissions mixtes sont devenues rarissimes et le CIAT préfère diffuser des communiqués relativement complaisants sur les problèmes de la transition congolaise. Or depuis la promulgation de la Constitution de la IIIème République, le non respect de l’échéance du 30 juin 2006 constitue surtout un problème politique. Sur un plan juridique l’article 222 de la nouvelle Constitution permet en effet d’assurer la continuité des institutions de la transition au-delà du 30 juin 2006. Toutefois la marginalisation volontaire de l’UDPS, semble-t-il appuyée aujourd’hui par une partie de la hiérarchie catholique (Monseigneur Monsengwo), pourrait contribuer à compliquer cette nouvelle prolongation de la transition. Dans un contexte d’extrême fragilité du processus de transition marqué entre autre par l’insécurité croissante à l’Est de la RDC, notamment en Ituri où le regain des milices cache mal les ingérences croissantes de l’Ouganda, par les atteintes répétées aux droits de l’Homme perpétrées surtout par l’armée congolaise, qu’elle soit intégrée ou pas, par la méfiance croissante des membres de l’espace présidentiel qui se présentent, presque tous, à l’élection présidentielle, la moindre déstabilisation pourrait entraîner une cascade d’événements non souhaitables et difficilement contrôlables. Par exemple, Jean-Pierre Bemba se plaint ouvertement que les troupes de Joseph Kabila, essentiellement la GSSP, n’ont pas été brassées, contrairement à la plupart de ses soldats. De plus, International Crisis Group souligne que le RCD, un des déçus probables du processus électoral en cours, pourrait être tenté de déstabiliser l’Est du pays »

4- Le diplomate fait savoir qu’il est dangereux pour une partie de « la communauté internationale »de soutenir ostensiblement Joseph Kabila

« Le nombre, sans doute trop important, des candidats qui se présentent soit aux présidentielles, soit aux législatives, devrait paradoxalement avantager Joseph Kabila. a) C’est le seul qui se dégage vraiment de la liste des 33 candidats aux présidentielles. Avec beaucoup d’habileté, il est en train de réussir plusieurs choses : apparaître comme un candidat ‘‘indépendant » seul contre tous, transcendant les clivages ethniques et politiques ; sa séparation, de façade, avec le PPRD, constitue une bonne opération politique de même que les rumeurs sur son futur mariage, en juin prochain, qui sera béni par le Cardinal Etsou ; accélérer la décomposition du MLC ; donner l’impression de venir en aide au RCD sur la question de Minembwe sans pour autant s’exposer publiquement à l’impopularité qu’une telle décision entraînerait ; favoriser un grand nombre de candidatures de complaisance qui se rallieront à lui juste avant le premier tour des présidentielles afin de provoquer un grand rassemblement, soit avant le deuxième tour, si un deuxième tour est nécessaire. De fait il existe une forte chance que Joseph Kabila soit élu au premier tour : non seulement ses partisans en sont convaincus, certains faisant même courir le bruit qu’il y aurait un risque à organiser un deuxième tour des présidentielles ; mais surtout lui-même, par son côté ‘‘force tranquille », donne l’impression que son élection constituera une simple formalité. En outre, l’attitude d’une partie de la communauté internationale accentue cette tendance en donnant l’impression qu’elle soutient Joseph Kabila. Ce comportement est extrêmement dangereux car l’opinion publique en RDC finit par en être convaincue ce qui risque de dénaturer un processus démocratique en offrant une fausse liberté de choix. De fait, certains acteurs bilatéraux membres du CIAT qui étaient jusqu’ici plutôt neutres par rapport au processus électoral, semblent maintenant vouloir changer d’attitude pour appartenir au ‘‘camp des vainqueurs »… A l’opposé, l’actuel président de l’Union Africaine, Denis Sassou Nguesso, ferait tout pour compliquer la tâche de Joseph Kabila en incitant l’UDPS à participer au processus et en soutenant Jean-Pierre Bemba. b) S’agissant des législatives, la multitude des candidatures retenues par la CEI (9632) risque, sans grands partis vraiment structurés, d’accoucher d’un Parlement atomisé, donc faible et sans doute, à la botte de Joseph Kabila »

5- Le diplomate rappelle l’Union Européenne à son devoir de neutralité

La promesse des postes de haut niveau peut également favoriser des ralliements, Olivier Kamitatu étant de plus en plus convaincu d’être choisi par Joseph Kabila pour diriger le futur gouvernement issu des élections… Cette recomposition du paysage politique congolais ‘‘à la gabonaise » pourrait permettre d’aboutir à un certain consensus politique après les joutes électorales. Elle risque toutefois de donner l’impression à l’électeur congolais que son vote a été détourné d’où l’appel récent de Mgr Monsengwo à une certaine transparence dans le processus électoral, ‘‘le peuple et l’opinion nationale autant qu’internationale » ayant ‘‘le droit de savoir s’il a des candidats alimentaires qui sont de simples figurants ou prête-noms et dont la candidature ne sert qu’à induire l’électeur dans l’erreur ». Cette approche risque également de rompre l’équilibre qui avait été voulu par les auteurs de la Constitution de la IIIème République en faisant du Parlement une simple chambre d’enregistrement, les décisions essentielles se prenant à la présidence. Devant le risque d’avoir un système démocratique dévié de ses objectifs, la communauté internationale, et surtout l’Union Européenne, doit rester très vigilante. Tout d’abord en s’assurant que le processus électoral en cours soit au minimum crédible, c’est-à-dire en faisant tout pour que ce processus évite essentiellement de ‘‘légitimer par avance » Joseph Kabila. Dans ce contexte, il conviendrait pour la communauté internationale : – de veiller au strict respect du calendrier fixé ; – d’afficher une stricte neutralité vis-à-vis des candidats aux législatives ainsi qu’aux présidentielles. Cette attitude sera difficile à observer vis-à-vis de certains candidats appartenant à l’espace présidentiel et qui sont incontournables si on veut maintenir un minimum de dialogue avec les dirigeants de la RDC. Elle sera encore plus difficile à observer de la part des Etats qui ont déjà publiquement manifesté leur préférence au point d’induire l’opinion publique congolaise en erreur ; – d’empêcher toute tentative de découplage entre législative et présidentielle, risque toujours possible si on finit par se rendre compte qu’il sera peut-être difficile d’organiser les élections législatives pour le 30 juillet 2006 ; l’entourage de Joseph Kabila est naturellement très favorable à ce découplage faisant même courir le bruit que si les élections n’ont pas lieu avant le 30 juin 2006, il risque d’y avoir des troubles à Kinshasa… ; – de veiller au respect d’une certaine déontologie en exigeant en particulier l’adhésion de tous les candidats à un code de bonne conduite lorsque les différentes campagnes électorales démarreront ; – de permettre à la Haute Autorité des Médias de jouer son rôle en matière d’égalité d’accès aux médias, de transparence et de respect absolu de la liberté d’expression ; – de poursuivre, sans compromission, l’objectif d’inclusivité du processus par exemple en essayant de convaincre l’UDPS à participer aux élections provinciales qui serviront à la désignation des sénateurs et gouverneurs ; – d’assumer une observation des élections qui soit performante ; – d’accélérer l’arrivée de la force européenne qui devrait constituer une assurance contre toute tentation de dérapage, d’où qu’elle vienne »

6- Un rapport secret envoyé au cabinet de Louis Michel le 16 février 2006 à 15h16 confirme le choix de Joseph Kabila par Paris et Washington.

Il y a en réalité deux positions au sein de ce qui est qualifié de «communauté internationale ». D’une part celle représentée par la France et les Etats-Unis qui soutiennent déjà la désignation, ou plus exactement le maintien, de Joseph Kabila au pouvoir et d’autre part celle de certains membres de la Commission Européenne qui souhaitent plutôt la tenue d’un scrutin libre et incontesté. Des négociations et des actions de lobbying se multiplient néanmoins à Bruxelles pour convaincre certains dirigeants congolais de se ranger derrière Joseph Kabila. Ses soutiens occidentaux se mobilisent beaucoup pour le rassurer de l’appui de la «communauté internationale »c’est-à-dire essentiellement celui de la France et des Etats-Unis. Le Comité international d’accompagnement de la transition (CIAT), qui avait été mis en place pour servir de moyen de pression auprès des dirigeants congolais dans le but d’équilibrer le rapport de force politique, perd très vite de son autorité. Les grandes puissances, qui ont déjà pris parti pour Joseph Kabila, ne souhaitent plus l’intervention du CIAT, tout au moins, dans le processus portant sur l’élection du président de la République du Congo. Dans un rapport secret envoyé le 16 février 2006 à 15h16 au cabinet de Louis Michel par la délégation européenne à Kinshasa, il est écrit : « La France et les Etats-Unis continuent d’ailleurs d’estimer que le CIAT n’a pas pour fonction d’intervenir dans les affaires congolaises, surtout lorsqu’il s’agit de celles du chef de l’Etat ». On lit plus loin : «Dans ce contexte, la France qui visiblement pourrait avoir convaincu l’Allemagne, estime que les experts/techniciens travaillant sur le processus électoral devraient avoir un rôle limité et laisser l’aspect politique aux diplomates et aux ambassadeurs ». Si la volonté de placer Joseph Kabila en position de « vainqueur »des prochaines élections devient incontestable et irréversible, une question néanmoins demeure. On comprend parfaitement que les Etats-Unis continuent de soutenir Joseph Kabila et Paul Kagame au vu de leur politique dans les Grands-lacs. Mais le suivisme de la France est moins évident. Est-ce pour la France un alignement aveugle sur la position des Etats-Unis ou est-ce une erreur d’appréciation de la personnalité de Joseph Kabila et de la nature de ses liens plus ou moins serrés avec Kigali ? Une chose est certaine, le soutien de la France à Joseph Kabila n’a jamais placé cette dernière en position de force, ni au Congo ni au Rwanda. Chaque fois qu’il en a l’occasion, le président rwandais, Paul Kagame, s’évertue à invectiver les dirigeants français ou à les tourner en ridicule. Cet ancien maquisard à la culture sommaire et à la courtoisie limitée s’en prend pêle-mêle aux ministres et aux diplomates français sans que personne ne lui porte une réplique digne de ses amabilités. Jusqu’à présent, la «contre-offensive »française dans les Grands Lacs est restée faible, peu ambitieuse et totalement insignifiante face à l’agressivité et à la stratégie anglo-américaine. Le dictateur rwandais a même poussé le zèle jusqu’à bannir le français au Rwanda pour faire de l’anglais la nouvelle langue officielle du pays et à intégrer le Commonwealth, au détriment de la France qui semble plus que jamais résignée à subir les tacles de ses alliés en Afrique. En vérité, Jacques Chirac ne voulait pas d’un affrontement avec George Bush, ni sur le Congo ni sur le Rwanda. Eprouvé par la tension avec les Etats-Unis durant la guerre irakienne, dépassé par le déploiement militaire américain – notamment la force Africom – dans son pré carré, usé par son dernier mandat et acculé par le bouillant Nicolas Sarkozy qui cherchait à tout prix à entrer à l’Elysée, le chef de l’Etat français aspirait surtout à prendre une retraite tranquille. Il a finalement choisi d’être conciliant avec Washington, évitant un bras de fer inutile. Cette position transparaît clairement lorsque l’auteur du rapport secret souligne l’attitude de la France et des Etats-Unis : «Si le délai du 30 juin 2006 n’est pas respecté, ces pays n’hésiteront pas à faire ‘‘porter le chapeau » aux ‘‘experts » ainsi qu’au PNUD plutôt que d’avoir à reconnaître leur complaisance vis-à-vis des autorités congolaises et leur inertie au sein du CIAT. Fidèle à sa stratégie, la France veut faire primer le discours politique du ‘‘tout va bien Madame la marquise » sur la nécessité d’une pression sur les principaux dirigeants de la transition s’agissant de la réalisation dans un délai raisonnable, entre autres, des aspects techniques d’organisation des scrutins, de diffusion du matériel, de formation de personnel, du dépôt de candidatures, de leur dépouillement et des recours éventuels et occulte ainsi le temps nécessaire et incompressible de ces différentes étapes. Aider à la bonne réalisation de ces étapes dans les délais raisonnables, c’est permettre à la transition de se terminer dans les temps et sans heurts ! Il apparaît assez clairement que Kabila dicte sa ligne de conduite et possède ainsi un pied dans l’Union Européenne et que l’ambassade des Etats-Unis influence le CIAT à travers Bill Swing. Par ailleurs, au sein du CIAT, les Etats africains sont probablement influencés par la France et les Etats-Unis, tandis que la Chine et la Russie ne s’intéressent que de loin à la politique congolaise et/ou ne souhaitent pas faire de vagues ». Le processus électoral ira finalement à son terme, conformément aux volontés affichées au sein de l’Union Européenne. Pour s’en rendre compte, il suffit simplement de suivre ici les commentaires dithyrambiques exprimés par ses représentants officiels dès le premier tour duscrutin, qui voit Joseph Kabila arriver très largement en tête avec officiellement plus de 44% des suffrages. Javier Solana, Haut Représentant pour la Politique Étrangère et de Sécurité Commune de l’Union Européenne (PESC), exprime le premier sa satisfaction : «Je salue la tenue dans de bonnes conditions des élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo ce dimanche 30 juillet. Je félicite le peuple congolais qui s’est rendu nombreux aux urnes et qui a pu s’exprimer, d’une manière générale, dans le calme et dans la dignité, exprimant sa détermination à construire un meilleur avenir pour son pays (…). L’Union Européenne reste fermement aux côtés de la population congolaise dans ces moments historiques et témoigne, entre autres par la présence de sa mission EUFOR, de son engagement en vue de voir aboutir les élections dans un esprit de réconciliation et de consensus national ». Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’aide humanitaire, parmi les plus fervents partisans de Joseph Kabila, ne boude pas son plaisir : «Le 30 juillet 2006 les premières élections démocratiques et pluralistes depuis 40 ans se sont tenues en République Démocratique du Congo. Il s’agit de l’aboutissement concret d’un rêve qui pour les Congolais vient de très loin, une vraie opportunité de renouveau qui est maintenant à portée de main. Je voudrais sincèrement féliciter le peuple congolais qui a montré une maturité et une appétence pour la démocratie. Je suis heureux d’avoir misé, depuis 1999, sur le peuple congolais qui était fatigué de la guerre et des conflits et qui a eu la volonté d’aller vers la démocratie, un processus irréversible. (…) A présent nous exhortons la population congolaise et toutes les parties concernées à poursuivre leur participation pacifique à ce processus dans un esprit de réconciliation nationale et de respect de la démocratie et de l’Etat de Droit dans l’intérêt général du pays. La Commission européenne, premier bailleur de fonds du processus électoral, continuera d’apporter son soutien au peuple et à l’Etat congolais dans cette nouvelle phase »

Le dernier ouvrage de Charles Onana: Europe, crimes et censure au Congo. Les documents qui accusent.

 

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