#France #AshRévolution Sur le web, les «gilets jaunes» apprennent à vitesse grand V

Sur le web, les «gilets jaunes» apprennent à vitesse grand V

 PAR 

Comment Facebook est-il devenu la place publique sur laquelle les « gilets jaunes » se mobilisent, se comptent et s’organisent, mais aussi le lieu où la droite et la gauche ont disparu ? Faut-il craindre les dérives complotistes ? Éléments de réponses avec les « gilets jaunes de Commercy », et trois chercheurs spécialistes du web.

Ils sont trois à nous répondre au téléphone, ce mardi 4 décembre, après en avoir débattu la veille en assemblée générale, et obtenu un oui. Claude K., un homme âgé au long passé militant, et deux trentenaires, Steven N. et Jonathan D., sont « gilets jaunes » à Commercy (Meuse). Et Claude tient à le faire savoir : « Ce qui m’épate avec Facebook, on m’a toujours dit ça isole, et on a l’exemple inverse. »

Ce qui l’épate encore plus, c’est qu’il n’a « jamais vu tant de monde qui se mobilise en même temps, c’est inédit et stupéfiant ». C’est aussi « inarrêtable » « Il n’y a pas de système pour empêcher les gens d’aller jusqu’au bout. » Quel bout ? « La victoire, c’est, déjà, le rétablissement des liens sociaux, on se détestait à la caisse, on est tous beaucoup plus cool, détendus… On se méfiait, des barrières sont tombées. Il y a de l’information qui circule. »

Le groupe Facebook des « gilets jaunes » de Commercy.Le groupe Facebook des « gilets jaunes » de Commercy.

Des ronds-points à Facebook, Mediapart a voulu comprendre comment les gilets jaunes se sont saisis d’Internet, pour s’informer et se mobiliser. Comment Facebook est devenu entre leurs mains un outil politique – et cette fois, pas à cause de publicités ciblées en temps de campagne électorale, mais tout en recueillant évidemment des quantités impressionnantes de données personnelles.Pour cela, Mediapart a également interrogé Dominique Pasquier, sociologue, enseignante-chercheuse à Télécom ParisTech et qui vient de faire paraître un livre remarqué, L’Internet des familles modestes. Les personnes qu’elle a rencontrées ou dont elle a pu étudier les comptes vivent « dans les territoires ruraux et semi-ruraux ».

Dominique Pasquier a été frappée, dit-elle, par « l’incroyable proximité sociale des “gilets jaunes” avec le profil des gens que j’ai étudiés. C’est bien eux. Des gens qui ont un travail, stable, mais pas beaucoup d’argent ». Des personnes qui étaient aussi abandonnées de la sociologie de l’internet : « On savait pourtant que ces gens étaient connectés et on ne savait rien. »

Paola Pietrandrea, linguiste, professeure à l’université de Lille et engagée dans le mouvement européen Diem25, s’intéresse quant à elle à « la crise du débat public » au travers, notamment, du projet Euro.disc, qui vise à « formaliser les caractéristiques linguistiques du discours de propagande et des fake news en vue des élections européennes ». Et la crise du débat public, « ce n’est pas seulement ce qu’on appelle les fake news. Ce qui est vraiment inquiétant, c’est cette pollution du débat public qui fait que les gens ne savent pas, n’ont pas été éduqués, pour affronter le débat public sur les réseaux sociaux ».

Toutes deux soulignent à leur manière les difficultés des classes populaires avec cette « écriture conversationnelle » qui caractérise les réseaux sociaux et qui consiste à écrire pour parler. Des difficultés qui produisent souvent, sur Facebook, « une adhésion acritique, qui est une forme d’autocensure », selon les mots de Paola Pietrandrea, née d’un « sentiment d’illégitimité » décrit par Dominique Pasquier, par exemple sur des forums liés à la santé.

Dominique Pasquier montre que si tout le monde est sur Facebook, c’est une plateforme où les relations des membres des classes populaires ne dépassent pas famille, amis et collègues.

Comment est alors survenue cette entrée fracassante des gilets jaunes dans la visibilité et le débat politique en ligne ? « Le web joue structurellement ce rôle de porte-parole des groupes, des tendances, minorisés dans l’espace public traditionnel », rappelle Baptiste Kotras, sociologue, qui a notamment travaillé sur la mesure de l’opinion publique en ligne (voir son livre La Voix du web, Nouveaux régimes de l’opinion sur Internet). Entretiens croisés.

  • Le mouvement s’est créé sur internet et s’y exprime intensément. Pourquoi ?

Baptiste Kotras : « Au-delà des votes pour le Front national et La France insoumise, toutes les recherches montrent le désintérêt croissant pour la compétition politique traditionnelle, le jeu électoral. Il s’agit de tendances de fond identifiées depuis bien longtemps, et qui se manifestent par exemple dans l’abstention. Si on regarde du côté du lien aux médias, c’est évident : on voit affleurer de manière récurrente sur Internet une critique des médias qui revient quel que soit le positionnement politique de la personne. On vous demande “d’où vous parlez”.

Il y a toujours eu des presses plus ou moins politisées mais la norme de l’objectivité était structurante ; la presse était créditée de ses règles professionnelles, d’une certaine autonomie vis-à-vis des politiques et des puissances financières. Aujourd’hui, c’est ce lien de délégation qui est remis en cause, c’est-à-dire les conditions dans lesquelles on délègue un certain nombre de compétences, celles des politiques, des journalistes, comme on le voit aussi avec les discours anti-scientifiques. Au nom de quoi croire ces gens, pourquoi leur faire confiance ? C’est ça qui est remis en débat, et le web joue un rôle de catalyseur. »

Paola Pietrandrea : « Pour l’instant, ce qui marche sur Facebook, c’est de l’organisation, une utilisation fonctionnelle du réseau social, beaucoup de collaboration. On s’organise ou on ne s’organise pas : c’est le premier pas vers la politique de tout mouvement spontané. »

« Internet produit de l’agrégation »

  • Facebook, nouveau lieu de l’expression politique des classes populaires

Baptiste Kotras : « C’est très intéressant que le mouvement soit parti de Facebook, beaucoup plus populaire que Twitter. Le web joue structurellement ce rôle de porte-parole des groupes, des tendances, minorisés dans l’espace public traditionnel. La société Linkfluence s’est par exemple créée après avoir été la première à prendre la mesure de la blogosphère du non au référendum de 2005 ; on avait un espace médiatique qui tendait vers le oui et sur Internet la mobilisation était en faveur du non.

Internet est un espace privilégié pour les gens qui ne peuvent pas faire circuler leurs idées, car personne ne peut les empêcher de parler. Le web apporte une ouverture de l’espace public, il devient beaucoup moins coûteux de publier, de nouveaux acteurs entrent dans l’espace public. C’est aussi ce qui s’est passé avec #MeToo : alors que les médias ne parlaient pas tellement des violences sexistes, il y a eu une mise en commun d’expériences, comme dans les gilets jaunes aujourd’hui. Internet produit de l’agrégation. »

Gilets jaunes de Commercy : « On a un groupe privé sur Facebook et une chaîne YouTube pour les vidéos, pour qu’elles soient accessibles à tout le monde, et partagées ensuite sur Facebook. C’est un groupe qui s’est constitué petit à petit, jusqu’à compter en ce moment 1 500 personnes.

Il est privé parce qu’on a eu un souci de confidentialité par rapport aux actions, de méfiance vis-à-vis des forces de l’ordre mais aussi des critiques, des curieux, et des gens contre, un groupe malintentionné de huit à neuf personnes qui venaient pour déstabiliser. On a voulu le rendre à nouveau public mais les paramètres Facebook obligent à un délai.

Au début, c’était un groupe d’informations, avec beaucoup de publications. On a décidé récemment de réserver cette page aux activités du groupe : photo des actions, articles de presse… Par exemple, nous avons rencontré le sous-préfet de Commercy, en délégation composée de trois hommes et trois femmes, et on a présenté les revendications votées en AG. Ça, on le partage dans le groupe. »

La chaîne YouTube des « gilets jaunes » de Commercy. À ne pas manquer, les revendications sur l'air du «Chant des Partisans».La chaîne YouTube des « gilets jaunes » de Commercy. À ne pas manquer, les revendications sur l’air du «Chant des Partisans».

Dominique Pasquier : « La démocratisation d’Internet est très liée aux smartphones[beaucoup plus pratiques et répandus que les ordinateurs]. Facebook c’est tactile, on touche, on like, il y a peu de messages écrits, c’est LE réseau des classes populaires. On peut écrire en phonétique, c’est très facile de partager des liens ou des panneaux [c’est-à-dire des images avec un texte tout fait – ndlr], et ça, c’est une spécificité populaire. On y fait circuler des ressources – jamais des articles de journaux –, on y parle de sa vie privée. »

  • S’organiser

Les gilets jaunes de Commercy : « Les réseaux sociaux, c’est un bon support d’organisation, mais ce n’est pas un bon support de dialogue. On ne va pas toujours lire les commentaires des autres, on va donner son avis sans écouter… Donc on invite les gens à venir discuter à la cabane, place Charles-de-Gaulle. Le débat entre personnes est beaucoup plus constructif que les commentaires, il y a l’empathie, la communication verbale. »

Paola Pietrandrea : « Le problème de Facebook est celui d’une adhésion acritique, qui est une forme d’autocensure. L’agressivité ne passe pas par Facebook, elle va directement à la rue. Facebook est tout simplement un moyen pour s’organiser, ce n’est pas un défouloir parce qu’il y a la rue. On n’est pas en train de déverser sa frustration sur Facebook, pour l’instant. »

Dominique Pasquier : « On sait qu’internet ne permet pas d’ouverture sociale, ne fait pas communiquer entre eux des groupes sociaux différents. Les gilets jaunes qui s’expriment sur internet ont changé d’échelle mais restent dans un milieu identique. Ils savent qu’ils sont quand même entre eux, soutenus : c’est une communauté d’expérience, ce n’est pas se lancer dans le vide. »

  • Un retour à la politique ?

Paola Pietrandrea : « Ce qui se trouve sur Facebook en ce moment, c’est très spontané, très authentique, très politique. Il peut y avoir quelques insultes, pas entre les gens mais contre les politiques, et je m’attends à ce que ça change assez rapidement. Mais “politique” reste un vrai gros mot, donc les gens sont dans la résistance à toute récupération, et ça on le voit depuis 15 ans. Le mot “politique”, ça ne se dit pas, ils se disent citoyens. »

Dominique Pasquier : « J’ai pu voir le ressentiment social qui s’exprimait dans les comptes Facebook. Ça aurait dû éclater bien avant. Ça fait dix ans que ça couve, qu’il y a une haine forte. On voit des messages orduriers à l’égard des politiques, sur la thématique “quand on entre en politique, c’est pour l’argent”. Il y a un lien direct entre cupidité et politique qui débouche sur un rejet extraordinairement fort des politiques, on ne peut pas les croire. »

Les gilets jaunes de Commercy : « Quelque chose s’est perdu, c’est pourquoi on paye des impôts, et là, à travers la discussion, les gens comprennent et veulent qu’on leur rende des comptes, et ont envie de participer aux choix. On a un ancien député maire passé sur le stand ce week-end, on a lui montré la vidéo… Cela fait 17 jours qu’on se réunit tous les soirs à 30, 40, 50, on discute de tout et on vote ; au début, pas mal de gens ne votaient pas, et aujourd’hui tout le monde vote, il n’y a plus d’abstention ; et si les gens votent contre, on en rediscute… »

Dominique Pasquier : « Ils sont passés de rien à quelque chose, ils sont devenus une force politique. »

  • Un moment de démocratisation ?

Les gilets jaunes de Commercy : « La parole s’est libérée et les gens parlent maintenant d’autre chose que des taxes. Il y a une aspiration qui se fait jour à davantage de démocratie, c’est pour ça qu’on a fait cet appel (“l’Appel des gilets jaunes de Commercy à des assemblées populaires partout en France”), mais comment faire dans cette démocratie représentative ? Les gens se sentent comme face à un mur et cherchent à construire du bas vers le haut. Ça vaut le coup d’y travailler, ça donne des espoirs. »

Baptiste Kotras : « Plutôt que de l’interpréter de manière pessimiste, on peut aussi considérer qu’il s’agit d’un moment de démocratisation, où les gens se saisissent à nouveau de mécanismes anciens de délégation : pourquoi cette délégation existe, comment elle peut s’exercer avec justice et justesse. C’est le sens du déni de représentativité qui s’applique en ce moment à Macron mais plus généralement à beaucoup de groupes sociaux, y compris les syndicats. »

Les gilets jaunes de Commercy : « Le changement de société, il est là, l’utilité de réfléchir, c’est inestimable. Si on rentre dans la délégation, on perd tout ça. Une intelligence collective constructive, rapide, je n’avais jamais vu une chose pareille. »

« Il s’agit de personnes qui ne lisent pas la presse du tout »

  • Les vidéos en direct sur Facebook, la transparence ?

Baptiste Kotras : « L’exigence de filmer les réunions des gilets jaunes avec les ministres est frappante. C’est une double exigence de responsabilité, de transparence : à la fois envers le ministre – on veut que la rencontre soit publique –, et vis-à-vis des gilets jaunes qui y participent, pour qu’ils ne puissent pas faire des choses en désaccord avec la base du mouvement, y compris à leur corps défendant. C’est réinstaurer une règle locale de représentativité.

L’exemple du “Compteur officiel de gilets jaunes” sur Facebook renouvelle le régime d’existence de l’opinion ; le web re-pluralise les manières de connaître l’opinion : là, c’est classique, se compter ; il s’agit de solliciter les gens et de dire qui est avec moi, qui se mobilise pour telle cause. Là où le web intervient de façon intéressante, c’est qu’il y a une profusion de compteurs, c’est beaucoup plus facile que pour une manifestation de savoir combien de gens ont vu la vidéo, twitté, commenté, etc. Tout ça est très facilement dénombrable, ça donne des arguments de nombre, cela permet d’interpeller les médias. On a un indice frappant de quelque chose qui se passe. »

« Le Chant des partisans » revu et corrigé par les « gilets jaunes » de Commercy.
  • Les têtes d’affiche du mouvement

Baptiste Kotras : « Il existe une tension entre la volonté d’horizontalité, entre une grammaire égalitaire qui se développe et qui rappelle Nuit debout, même si les acteurs sont plutôt différents – grammaire qui s’oppose à ceux qui acquièrent une audience sur Internet. Les gilets jaunes vont devoir trancher. »

Paola Pietrandrea : « L’intelligence collective permet de faire des choses impressionnantes mais il faut l’administrer, ça ne se produit pas spontanément. Ces quinze dernières années ont montré cela, l’intelligence collective doit être gouvernée. »

  • La dissolution… de la droite et de la gauche ? 

Les gilets jaunes de Commercy : « On respecte le fait que ce soit apolitique. On a des revendications et on ne parle pas de ça, les gens mettent eux-mêmes un frein ; on ne veut pas d’étiquette qui opacifie les idées. Par exemple, au sujet des riches, peu importe de quel camp on est, on est tous d’accord. On enfile le gilet, on enlève son étiquette politique.

La semaine dernière, on a organisé des actions en vue du Téléthon, et pour les Restos du cœur, avec des personnes de toutes les couleurs politiques, des chefs d’entreprise, des gens d’extrême droite… Un a commencé à parler des migrants : tout le monde a dit non, on ne parle pas de ça ; la collecte pour les restos, tout le monde a voté pour, c’est humain, solidaire. »

Dominique Pasquier : « Dans les milieux populaires urbains, on constate une adhésion assez grande à une mobilité sociale ascendante par l’école. Alors que dans les milieux populaires ruraux, on mise sur la petite entreprise et la réussite économique. La défense de la petite entreprise est beaucoup revenue dans mon enquête, notamment quand on discute des achats en ligne : les personnes sont conscientes de faire du tort au commerce local.

Cette sensibilité à la petite entreprise, au petit commerce, c’est très différent du chemin PCF – grève – CGT.

Les conditions économiques sont très dures, et très proches, entre le bas des classes moyennes et le haut des classes populaires. Et une grande partie du discours sur le politique, c’est qu’on a tout le temps peur de la chute sociale. Ils sont l’abri mais il suffit qu’un des deux perde son emploi et c’est la chute vers ceux qu’on déteste, ceux qui ne travaillent pas. Il y a une fierté dans le travail qui est très forte.

Pendant la campagne électorale, Hamon, en proposant le revenu universel, a sous-estimé la valeur travail. Le fait de ne pas travailler est pour eux une honte, il y a une dignité qui passe par le travail, ça fait du bien, on fait partie de la société. »

  • Le mouvement saisi par la désinformation, le complotisme ?

Dominique Pasquier : « Chez les personnes que j’ai observées, quand on parle de politique avec ses amis sur Facebook, c’est sous la forme du coup de gueule, sur des infos non vérifiables et non vérifiées. Il s’agit de personnes qui ne lisent pas la presse du tout, sont peu informées même si elles écoutent la radio en voiture. »

Baptiste Kotras : « Face à cette situation qui peut être déstabilisante, il y a deux solutions. Soit se braquer derrière le réflexe autoritariste, et dire “je suis scientifique, je suis journaliste, je suis ministre”… Ou bien rouvrir la boîte noire de choses qu’on croyait évidentes depuis longtemps. Si on veut convaincre, il faut expliquer pourquoi la méthode scientifique est plus fiable que celle d’un youtubeur complotiste. »

Paola Pietrandrea : « La crise du débat public, ce n’est pas seulement ce qu’on appelle les fake news, ce qui est un problème circonscrit, même si on ne sait pas les définir. Ce qui est vraiment inquiétant, c’est cette pollution du débat public, et le fait que les gens ne savent pas, n’ont pas été éduqués, pour affronter le débat public sur les réseaux sociaux. Il faut imaginer le débat public comme un bien commun, et pas seulement y contribuer mais aussi l’entretenir.

L’exemple de Wikipédia est parlant. Wikipédia a mis en place des instruments pour contrôler la santé du débat. Cela s’est fait par des procédures, une culture, une éducation. On ne peut pas reproduire exactement le même modèle mais on a un exemple de la façon vertueuse, positive, d’utiliser les outils que la révolution numérique a mis à notre disposition. Et souvent, le fait d’utiliser ces moyens sans avoir quelque chose à dire, à faire, déclenche le n’importe quoi. Une des raisons du succès de Wikipédia, c’est qu’il est adossé à un objectif. »

Baptiste Kotras : « Dans les discours médiatiques et universitaires, le web a suscité beaucoup d’enthousiasme, avec les blogs citoyens ou les révolutions arabes, et puis il y a eu l’apparition de l’extrême droite, de la désinformation, et on est repassé sur le thème “internet c’est dangereux”. Mais internet c’est surtout massif, et donc il y a des choses très variées, progressistes, réactionnaires, il y a de tout. C’est la question démocratique qui est en jeu, ce n’est pas “la faute d’Internet”. »

Publicités

2 réflexions sur “#France #AshRévolution Sur le web, les «gilets jaunes» apprennent à vitesse grand V

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s