«Gilets jaunes»: le pouvoir s’égare! #AshRévolution

«Gilets jaunes»: le pouvoir s’égare

 PAR  ET 

Alors qu’Emmanuel Macron a annulé son voyage officiel en Serbie, Édouard Philippe doit prochainement annoncer de nouvelles mesures pour répondre à la crise. Le premier ministre a rencontré, lundi 3 décembre, tous les chefs de parti. Il s’exprimera mercredi à l’Assemblée. Dans la majorité, des voix discordantes s’élèvent pour réclamer une action rapide.

C’est la semaine où tout se joue. Après une nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes », samedi 1er décembre, marquée par de nombreux blocages dans toute la France et des scènes de violences à Paris, l’exécutif s’est enfin décidé à recevoir tous les chefs de parti. Lundi 3 décembre, une trentaine de personnes ont donc défilé toute la journée dans le bureau d’Édouard Philippe pour lui exposer leur point de vue sur la situation.

Dans la matinée, Matignon annonçait la tenue d’un débat à l’Assemblée nationale mercredi, suivi d’un deuxième au Sénat le lendemain. « L’ensemble des consultations, ainsi que celles ayant eu lieu la semaine dernière, conduiront le premier ministre à annoncer les mesures destinées à permettre le déroulement serein de la concertation décentralisée souhaitée par le président de la République, et à assurer le maintien de l’ordre et le respect de la loi », a également précisé la rue de Varenne.

Emmanuel Macron entouré d’Édouard Philippe et du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, le 2 décembre. © ReutersEmmanuel Macron entouré d’Édouard Philippe et du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, le 2 décembre. © Reuters

« Il va y avoir des mesures d’apaisement », confirme à Mediapart le président du groupe La République en marche (LREM) au Sénat, François Patriat, qui a lui aussi été reçu par le chef du gouvernement, en compagnie du patron des députés de la majorité, Gilles Le Gendre, et du nouveau délégué général du mouvement, Stanislas Guerini. Impossible en revanche d’en savoir davantage sur la nature de ces mesures. Après plus de trois semaines d’évitement et de réponses a minima, l’exécutif a désormais compris qu’il ne pourrait calmer les colères qui s’expriment dans la rue en se contentant de répéter qu’il les « comprend », mais qu’il ne changera pas de « cap ».

Depuis 24 heures, l’Élysée et Matignon ont enfin pris la mesure de l’urgence et cherchent par tous les moyens à sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont engagés à force de surdité. Tous les membres du gouvernement ont été mobilisés, la plupart de leurs déplacements annulés. Édouard Philippe ne s’est pas rendu à l’ouverture de la COP24 à Katowice (Pologne) et Emmanuel Macron a « décidé d’aménager son agenda et de reporter notamment son voyage officiel en Serbie », prévu mercredi, ont annoncé ses équipes lundi soir. À Bruxelles pour une réunion décisive de l’Eurogroupe, le ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire a quitté précipitamment les discussions pour rentrer à Paris, où se tenait « une réunion très importante », en précisant qu’il reviendrait dans la soirée.

Cette réunion s’est tenue à l’Élysée autour du président de la République, en présence du premier ministre et de Bruno Le Maire donc, mais aussi du ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, de son secrétaire d’État, Laurent Nuñez, de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, du ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, du ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, de la ministre des outre-mer, Annick Girardin et de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn.

Il s’agissait, selon la présidence, de recueillir « leurs retours de terrain » et d’« échanger sur les réponses à apporter aux mobilisations en cours ». Alors qu’il confirmait, il y a quelques jours à peine, le maintien de la hausse de la taxe sur les carburants au 1erjanvier 2019, le gouvernement se dit aujourd’hui prêt à en « discuter », d’où les entretiens organisés lundi avec les représentants politiques et la rencontre prévue mardi, toujours à Matignon, avec une délégation de gilets jaunes, qui avaient lancé un appel dans le JDD – ils ont finalement décliné l’invitation« On ne prend pas les décisions avant, on est dans le dialogue », a indiqué Benjamin Griveaux, sur France Inter.

« L’idée c’est de jouer le jeu des institutions, les parlementaires sont au cœur du jeu pour créer les bonnes conditions de cette consultation », a également affirmé Stanislas Guerini à l’issue de son entrevue avec le premier ministre, insistant sur la nécessité « d’entrer dans le débat de façon apaisée ». Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, ils sont désormais quelques-uns à plaider ouvertement en faveur d’un moratoire sur la hausse des carburants. C’est notamment le cas de François Bayrou, qui précise toutefois que cette seule proposition ne suffira pas à répondre aux revendications des gilets jaunes, qui ont dépassé le sujet depuis fort longtemps.

« Je ne crois pas que cela se limite à cette question, a confié le patron du MoDem à La République des Pyrénées, lundi, après avoir rencontré une délégation dans sa ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Ce qui est en question, c’est un projet de société qu’il va falloir réinventer. Ce mouvement relaie des insatisfactions, des frustrations et des colères qui viennent peut-être de 30 ans de difficultés, d’échecs et de non-réponses. » La perspective d’une « grande consultation de terrain », promise par le président de la République mardi 27 novembre, n’a clairement pas satisfait les gilets jaunes, qui réclament que les mesures « concrètes » annoncées soient mises en œuvre tout de suite et non pas dans trois mois.

Parmi les pistes le plus souvent évoquées par l’opposition de gauche figure aussi le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF), un marqueur du début de quinquennat d’Emmanuel Macron, qualifié de « péché originel » par le député La France insoumise (FI) François Ruffin« L’ISF, c’est très peu d’argent mais c’est très symbolique. Quand vous supprimez l’ISF, vous devez faire quelque chose d’aussi symbolique dans l’autre sens. Il y a eu une mauvaise évaluation politique, il fallait faire une mesure symbolique », avait indiqué à ce propos l’économiste Philippe Aghion sur France Inter, vendredi 30 novembre.

Dans une interview accordée lundi au Monde, ce proche du président de la République va même plus loin en prônant le rétablissement « temporaire » de cet impôt. Interrogé sur cette question, Benoît Griveaux a pour sa part répété que l’ISF n’était « pas un cadeau pour les riches », mais une façon de « permettre aux entreprises d’avoir de l’argent réinvesti dans les territoires ». Pour autant, « il faudra évaluer, a-t-il poursuivi. Il faudra voir si l’argent, qui a été supprimé dans cette part de l’ISF sur les valeurs mobilières, revient bien dans l’économie réelle et ça, c’est le rôle du Parlement de contrôler, de s’assurer que cet argent est bien revenu pour créer des emplois dans nos territoires. Et de faire en sorte, si ce n’est pas le cas, qu’on modifie ce système ».Le porte-parole du gouvernement a ainsi repris une demande formulée depuis quelque temps déjà au sein de la majorité. Après le député LREM Bruno Bonnell la semaine dernière, sa collègue Amélie de Montchalin, vice-présidente du groupe à l’Assemblée, a elle aussi annoncé vouloir lancer rapidement une évaluation de l’effet économique de la suppression de l’ISF. « Nous ne pouvons pas nous priver d’un débat pour savoir si cela fonctionne », appuie encore un cadre du mouvement présidentiel.

« On ne peut pas se contenter d’écouter »

Emmanuel Macron et Édouard Philippe cherchent désormais la bonne formule pour sortir de la crise. Mais avec trois semaines de retard, la situation paraît à bien des égards inextricable. Et ce d’autant plus que le pouvoir reste persuadé d’être dans le juste. « Ça fait 40 ans qu’on ne fait pas les choses, s’agace le patron des sénateurs LREM, François Patriat. Toutes les facilités qu’on s’est données jusqu’ici, on les paye aujourd’hui. » C’est aussi pour cette raison que le président de la République et son premier ministre n’ont cessé de répéter depuis le début de la crise qu’ils ne craignaient pas d’être impopulaires et qu’ils maintiendraient le « cap » de leurs réformes.

Mais face à la propagation du mouvement, le duo de l’exécutif n’a désormais d’autre choix que de « trouver le bon totem », pour reprendre les mots d’un proche du chef de l’État. Pour l’heure, ce dernier n’a pas prévu de prendre la parole sur le sujet. Cette semaine, c’est donc Édouard Philippe qui devrait être seul en première ligne. Dans l’entourage du président de la République, nombreux sont ceux à plaider depuis un moment pour une exposition plus importante du chef du gouvernement, dont la première réaction, au lendemain de la mobilisation du 17 novembre, avait été jugée sinon « maladroite », du moins « trop raide » par bon nombre d’élus de la majorité.

Ces élus LREM n’hésitent d’ailleurs pas à remettre en cause la politique gouvernementale, visant directement certains ministres, mais surtout le premier d’entre eux. C’est le cas de la députée Émilie Cariou, pilier de la commission des finances à l’Assemblée nationale, qui a tweeté dès dimanche : « Nous ne pouvons laisser notre pays partir dans le chaos. Les députés LRM ont fait remonter les alertes et propositions, il faut que le premier ministre les écoute. Il y a urgence à ouvrir le dialogue et à donner des solutions immédiates. » Son camarade de banc Sylvain Maillard a quant à lui demandé une hausse du Smic deux jours après qu’Édouard Philippe avait sans hésitation repoussé tout « coup de pouce » au salaire minimum.

Le député LREM Bruno Questel rencontre des gilets jaunes à Louviers (Eure) le 3 décembre. © Twitter/@BQuestelLe député LREM Bruno Questel rencontre des gilets jaunes à Louviers (Eure) le 3 décembre. © Twitter/@BQuestel

D’autres, à l’instar de Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, ont listé des « mesures concrètes » susceptibles de mieux accompagner la transition écologique : prime mobilité-travail exceptionnelle et transitoire à destination des territoires ruraux, avance du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) pour tous les ménages des classes moyennes et ménages modestes ; prime, sous condition de ressources, pour remplacer les fenêtres simple vitrage ; extension du crédit d’impôt aux propriétaires bailleurs pour les inciter à faire des travaux qui bénéficieront aux locataires. Autant de propositions qui n’ont pour le moment reçu aucun écho à Matignon.

Plus cinglant, l’ancien écolo devenu LREM François-Xavier Lambert s’est exprimé sur les réseaux sociaux pour interpeller directement le porte-parole du gouvernement : « Cher Benjamin Griveaux, arrêtez cette morgue de ceux qui croient sortir de la cuisse de Jupiter et qu’avant eux rien de positif n’a pu être fait. Peut-on commencer [par le] respect des uns et des autres, agir collectivement pour [un] projet partagé ? Voilà 18 mois que je propose et que le gouvernement ignore. » Plus proche dans le temps, le député des Bouches-du-Rhône avait demandé un moratoire sur les taxes « pour que chaque euro de taxe serve à aider nos concitoyens pour la transition écologique ».

Son collègue Pierre Person évoque auprès de Mediapart des pistes pour arrêter de s’enfoncer dans la crise : « Nous pouvons agir sur deux totems : le pouvoir d’achat et la réforme institutionnelle. » Selon lui, la fameuse nouvelle méthode d’aller à l’écoute de la population, qui signait en creux la faillite de la stratégie mise en œuvre depuis l’élection présidentielle, ne suffit pas : « On ne peut pas se contenter d’écouter, le problème ne se pose plus seulement sur la question de la transition énergétique, mais aussi sur le consentement à l’impôt. »

Plus prosaïquement, les députés LREM tentent à leur niveau de répondre à la situation. Ils sont d’ailleurs plus nombreux depuis ce week-end à organiser des rencontres avec les gilets jaunes, répondant à l’injonction de l’exécutif d’aller à l’écoute des mécontents. Chacun se met en scène sur les réseaux sociaux afin de démontrer sa bonne foi. Jean-Baptiste Moreau publie des photos avec des gilets jaunes dans la Creuse, Éric Bothorel se montre à un rond-point dans les Côtes-d’Armor, Aina Kuric (Marne) accepte un débat avec un représentant local pour le compte du quotidien L’Union« Beaucoup d’entre nous, au sein de la majorité, auraient pu porter un gilet aussi. Dans ce que vous défendez, il y a des idées et des revendications qui ont du sens et qui sont légitimes », a-t-elle même reconnu.

Pour autant, la ligne défendue par la majorité des parlementaires s’accorde peu ou prou avec la méthode de l’exécutif : garder le « cap » tout en écoutant les revendications. Une sorte de quadrature du cercle dont les élus peinent à se dépêtrer. Caroline Janvier, députée du Loiret, explique à Mediapart qu’il convient d’écouter les propositions des gilets jaunes et de les aider à se structurer, pour ensuite ajouter qu’il « ne faut pas céder pour de mauvaises raisons » et que « l’ISF n’est pas un cadeau aux riches ».

Dans le Var, Cécile Muschotti, qui plaide elle aussi pour une évaluation rapide de la suppression de l’ISF, récuse toute augmentation du Smic ou nouvelle suppression de taxes, préférant insister sur « un pacte social à construire avec celles et ceux qui gagnent entre le salaire minimum et 1 800 euros par mois », sans indiquer comment et par quels moyens y arriver. « Il faut néanmoins être plus rapide sur les propositions à mettre sur la table », reconnaît la députée même si, paradoxalement, elle assure que le gouvernement n’a pas perdu de temps dans la gestion de la crise.

C’est empêtrés dans leurs contradictions que les élus LREM tentent coûte que coûte d’apporter leur pierre à la sortie de cette séquence désastreuse. Pas simple entre le discours d’Émilie Chalas, députée de l’Isère, qui assure sur son blog que la majorité n’a pas failli sur le pouvoir d’achat et a mené une politique favorisant « l’ascenseur social » ;la déclaration d’Aude Amadou, élue à Nantes, qui explique ne pas comprendre ce qui se déroule dans le pays – « J’ai mal à la France. Je ne comprends pas les gilets jaunes. Emmanuel Macron nous a pourtant tendu la main »a-t-elle déclaré sur BFM TV ; et les propos de leurs collègues continuant à dérouler les éléments de langage sur tous ceux qui ne connaissent pas les droits auxquels ils ont accès grâce aux réformes.

Pas simple non plus quand le parti LREM entame sa troisième semaine sans communication publique sur le sujet. La journée du 1er décembre, durant laquelle Stanislas Guerini a été élu délégué général, a d’ailleurs laissé une impression de déconnexion totale avec la réalité du pays, montrant des membres du parti calfeutrés au sein du pavillon Baltard, à Nogent-sur-Marne (94), alors que des voitures flambaient déjà dans la capitale. La bourde de la députée de Paris, Elsa Fajgeles, reconnaissant devant deux gilets jaunes ne pas connaître le montant du Smic, écorne encore un peu plus l’image de LREM, perçu comme étant dans sa bulle. « Les gilets jaunes doivent s’organiser », insiste Caroline Janvier auprès de Mediapart. Une injonction que devrait s’appliquer rapidement le parti présidentiel s’il ne veut pas perdre le peu de crédibilité qui lui reste.

La journée de mardi sera cruciale pour la majorité et le gouvernement. Le premier ministre se rendra à la réunion du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Les députés LREM de la commission des finances doivent se réunir dans la foulée pour réfléchir à des propositions budgétaires concrètes, alors que les discussions sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) ont été fortement perturbées par les oppositions à la reprise des débats le 3 décembre.

TOUS LES COMMENTAIRES

Et smic et retraite de base tout cela de manière substantielle

 

Et smic et retraite de base tout cela de manière substantielle

 

Vieux motard que jamais.

Si les syndicats restent hors du coup, Macron va s’en sortir.

Seulement voilà, les syndicats s’engagent. Des prises de positions syndicales, il en arrivent toutes les heures.

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C’est : « Vieux Moutard que j’Aimais !!!! »

laughing pas sure du tout !

coolcoolcoolcool

ça fait 19 fois que tu la ressers la lettre de Ruffin… Tu repapies ou quoi?

Les syndicats innocent voir le billet de JMB : Mickael Wamen: la CGT a besoin d’un gilet de sauvetage

Manif CGT à Paris: beaucoup de camarades demandent pourquoi on va pas rencontrer les gilets jaunes ..

Alors beaucoup se tirent de la manif …
Ils vont à la rencontre des gilets jaunes; ils disent « putain on fait quoi à République alors que nous devrions être aux côtés des gilets jaunes… »

Manif CGT ou il n’y a pas un seul, mais pas un seul agent des forces du désordre tout au long du parcours, façon de dire, vous ne faites plus peur à personne ….

Beaucoup de camarades disent : on est plus celles et ceux qu’ils craignent par notre nombre et notre capacité à Fédérer !!!!

FRANÇOIS RUFFIN : « POURQUOI LES SYNDICATS NE VIENNENT PAS AVEC NOUS ? »

Sur le rond-point d’Albert, je croisais Sophie, préparatrice de commande et gilet jaune. Avec ses collègues, elle s’interroge : « Pourquoi les syndicats ne viennent pas avec nous ? Épaulez les Français monsieur Martinez ! »

Oui il est brillant, voir : Emmanuel Todd : Emmanuel Macron est un « nain intellectuel », un « puceau de la pensée »

Un « puceau de la pensée » élu dans « une hallucination collective » : le macronisme selon Emmanuel Todd.

Pour tes commentaires tu commences à connaître wink

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Merci et fermes la porte

Dans le même ordre d’idée l’arrogance ,le mépris de ce tte députée

  1. La palme de la députée indigne  revient à

Merci pour cet éclat de rire cool

Marie-Antoinette Macron aussi nous aura couté cher.

Exécution © xExécution © x

 

Puéril © d'après Philippe BasPuéril © d’après Philippe Bas

 

Jupiter © xJupiter © x
Ni l'un, ni l'autre © xNi l’un, ni l’autre © x
Destitution © XDestitution © X

c’est rien l’ISF comparé au budjet de la france. c’est pas ca qui va changer les choses

Titre de l’Edito du Monde

Gilets jaunes le pont de bascule du quinquennat

Le « journal de référence » baisse le pouce.

  • Signe de l’inquiétude forte des milieux les plus lucides de la classe dominante

Macron devrait d’urgence revenir sur terre et reculer pour de bon , ce qu’ont fait tous les gouvernements dans cette situation

  • Seulement , le jeune surdoué a trop attendu et le prix à payer monte de jour en jour : l’annulation des hausses de taxe, la revalorisation du Smic, le retour de l’Isf, l’annulation de la hausse de CSG, les services publics, et on pourrait en rajouter
  • Mais si Macron cède sur cela , « l’élan réformateur »(sic) sera brisé et s’il reste à l’Elysée, ce sera à l’état de légume pour inaugurer les chrysanthèmes.

Mais il n’a plus guère le choix, sauf à sombrer dans le chaos.

Sa situation est bien pire que celle de De Gaulle en 1968, de Mitterand au moment de la crise sur l’Enseignement privé en 1984, de Chirac au moment de la loi Devaquet en 1986, de Chirac au moment de la tentative Juppé en 1995 sur les retraites, et tous ont lâché du lest.

Les uns et les autres pouvaient compter sur des forces organisées importantes et sur le maintien d’une popularité dans une partie au moins de la population.

Macron est honni par la masse de la population (et de ce fait toute sa « pédagogie » est inaudible), LREM est un truc inexistant[1] et pire que tout , Macron est il bien assuré que les « forces de l’ordre » f continueront à castagner et à se faire castagner pour sa divine personne . si Castaner a une idée ?

[1] L’évocation par certains macronistes de la manif gaulliste du 30 mai 1968 organisée de main de maître par Pasqua indique le décalage ahurissant avec le réel de ces gens là . Pasqua avait réuni 450 000 manifestants (réels , pas le million annoncé) . Combien LREM pourrait il mobiliser de monde : 4500 ?450 ?

Tout à fait ! C’est côté dépenses fiscales (et frais financiers afférents) qu’il y a le plus de grain à moudre…

La Dette de la Vème n’est pas notre dette !

145 milliards de dépenses somptuaires en 2018, dont les deux-tiers sont dépensées au seul profit de ces Happy Few dont l’Etat-Providence (du CAC40) soigne les menus privilèges fiscaux et fins de mois difficiles… 145 Md€/an, un pognon de dingue !

Ce qui nous fait du 1300 milliards de charges cumulées, de l’an 2000 (année zéro de Moscovici & €) à l’an Macron II… 1300 Md€ en 18 ans, pas peanuts !

Raboté jusqu’à l’os, ça en ferait, du grain à moudre dans le grand moulin des économies budgétaires à fins de respect des critères et trajectoires agréés TSCG.

Léger problème : le meunier Migaud dort… Réveillons-le ! smile

A mon avis ce soir les partis politiques n’auraient pas dû cautionner la séance de grand guignol qui nous a été offerte à l’assemblée par un C.Castaner qui n’appartient plus qu’à un gouvernement complètement discrédité pour quatre vingt pour cent des français.

Il faut laisser ces gens entre eux, président, ministres et parlementaires faire le constat de leur isolement et refuser tout contact qui pourrait leur laisser espérer qu’ils représentent encore quelque chose alors qu’ils ne sont plus rien et n’ont pas d’autre solution que de s’en aller en faisant fissa.

Tout à fait d’accord, Aghion ne sait pas de quoi il parle, c’est encore un de ces économistes hors sol, mais grassement payés, qui défendent la  libéralisation des marchés en Europe, bref, tous ces trucs pourris que l’on a inscrits dans les traités européens et qui nous tuent à petit feu.

Accessoirement, il avait écrit un rapport favorable à l’autonomie des universités et là il vient encore de sévir en écrivant un programme de SES imbuvable et orienté pro- libéral (pour la réforme du lycée).

Et pour rester dans le fil de l’article, bien d’accord avec l’idée que les députés et ministres et évidemment le président sont tous hors sol, tous pétris de leurs certitudes de nantis, de bien-nés et de bien- éduqués, pouah, ils me font vomir. Ne pas connaître le montant du SMIC, mais quelle honte !!!

Ils attendent quoi, que les gens rentrent gentiment chez eux, et attendent l’aumône ? La boîte de Pandore est ouverte, c’est trop tard.

Je ne connaissait pas non plus le montant du smic. Chuis pas député non plus…

macron5

Merci Alberteins d’avoir posté la vidéo de Todd sur FC.

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

Entre nous, Mediapart voulait descendre Kohler, eh ben, non.

cryfrown


© DylanCodronOfficiel

:

Il continue de se foutre de notre gueule.

Bientôt il devra verser une prime à l’armée…

Ce couple « glamour », paraît-il ,  a le chic de se foutre du monde ! Ils pètent dans la soie et aiment que ça se sache….c’est tendance !!

Triste duoTriste duo

Vu le contexte de grave crise politique et sociale en ce moment et les économies que l’Etat est censé faire, c’est COMPLETEMENT IRRESPONSABLE  de la part de Marie-Antoinette Macron !!!!

500.000€ auxquels s’ajouteront 300.000€ en 2019.

C’est passé à travers les radars médiatiques. Ce montant est dans le projet de loi de finances qui sera prochainement voté.

Ces 300.000€ serviront à donner un coup de jeune à la fontaine du palais.

vous pensez vraiment que ces comportements donnent droit à une prime ? #Lycéens #ViolencesPolicières #3Décembre #France

Vidéo intégrée

Gilets Jaunes Paris – 📆 08/12 💪 #ONLR #Paris@GiletsJaunesGo

Dites @EmmanuelMacron, vous pensez vraiment que ces comportements donnent droit à une prime ?

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