Pourquoi les Allemands rejettent l’armée européenne de Macron

Pourquoi les Allemands rejettent l’armée européenne de Macron

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En dépit des déclarations de la chancelière en faveur d’une coopération avec la France, les milieux allemands de la Défense considèrent la création d’une « armée européenne » comme irréaliste et contre-productive. Ce rapprochement se heurte à des cultures politiques, stratégiques et industrielles différentes des deux côtés du Rhin.

Berlin (Allemagne), de notre correspondant.- Dans son discours de politique générale prononcé mardi dernier devant le Parlement européen, la chancelière allemande a enfin répondu à l’invitation lancée il y a peu par le président français sur la création d’une « vraie armée européenne ».

À première vue, la réponse est positive puisque Mme Merkel a expliqué vouloir « développer la vision de la création d’une véritable armée européenne », un projet qui n’est pas pour elle contradictoire avec l’OTAN, mais au contraire complémentaire. Outre-Rhin, Mme Merkel n’est pas seule. Sa dauphine potentielle Annegret Kramp-Karrenbauer ou encore Andrea Nahles, présidente du SPD, se sont aussi prononcées en faveur d’un tel objectif.

En réalité, il n’aura pas fallu longtemps pour voir qu’outre-Rhin, personne n’est dupe face à un projet considéré comme envisageable à très long terme, mais pas réaliste du tout à court ni à moyen terme. Ce n’est pas un hasard si la chancelière elle-même, en parlant de « vision » qui sera « un jour » réalité, a placé cette création dans un avenir lointain n’engageant à rien.

Pour sa part, le SPD a expliqué par la voix du député Achim Post qu’une telle armée « ne devrait pas servir le réarmement de l’Europe mais doit avoir pour but le désarmement grâce à une meilleure mise en réseau et une meilleure efficacité ». Soit une réponse aussi confuse que les positions du SPD sur la question. Enfin, la députée écologiste Agnieszka Brugger, membre de la commission de la Défense au Bundestag a critiqué Merkel, qui « se lance dans un faux débat sur l’armée européenne » et en profite pour relancer une discussion chère à la CDU, qui aimerait réduire l’important contrôle dont dispose le Parlement allemand sur l’armée.

Pour tester rapidement la viabilité de l’idée « macronienne », contestée également en France, il suffit de se pencher sur les questions concrètes que pose la création d’une telle armée : « Cela débouche sur des problèmes d’harmonisation parfois terre à terre mais extrêmement complexes, car une telle armée présuppose une unité européenne dans les domaines politique, militaire, juridique et industriel qui n’existe pas aujourd’hui », assure Claudia Major, spécialiste des questions de défense européenne et de l’OTAN à l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité.

Chaque pays, chaque armée européenne dispose aussi de règlements et de lois militaires propres. Par exemple, dans les opérations extérieures, les soldats allemands ont droit à une phase d’acclimatation à l’arrivée. Ce qui n’est pas le cas pour les soldats français, qui dorment directement sous la tente. « Imaginez alors à quoi ressemblerait le processus d’harmonisation entre 28 États », ironise la chercheuse.

Emmanuel Macron et Angela Merkel, le 15 mai 2017 à Berlin. © ReutersEmmanuel Macron et Angela Merkel, le 15 mai 2017 à Berlin. © Reuters

Autre problème, celui de la solde. On débat actuellement, dans le cadre de l’UE, de la possibilité de ne plus conditionner l’engagement dans une armée à la détention de la citoyenneté du pays de cette armée. Si ce projet voyait le jour, un Français pourrait donc s’engager dans la Bundeswehr, et vice versa pour un Allemand. « Je vous assure que pas mal de pays sont contre, explique Claudia Major. Par exemple les Autrichiens, qui craignent qu’une telle réforme ne conduise leurs meilleurs éléments à rejoindre l’armée allemande, où les perspectives de salaire et de carrière sont meilleures. »

Au-delà de ces « contingences », la question centrale posée par une « vraie » armée européenne est bien sûr celle de son commandement et de sa légitimité politique et démocratique. « Il s’agit tout simplement de savoir quelle entité politique aurait le droit d’envoyer un soldat “européen” tuer et se faire tuer sur un théâtre d’opération étranger. Selon quels critères, avec quelle légitimité et pour atteindre quel objectif ? Pour cela, il faudrait créer un nouveau conseil, une nouvelle structure, assure Mme Major. Cela impliquerait une vraie communauté politique, et un transfert de souveraineté des nations vers cette entité, que ce soit une structure interne à l’UE ou un format pragmatique en dehors de l’UE. Un tel transfert de souveraineté existe pour le domaine économique, mais la défense est bien différente. C’est impensable dans l’état actuel des choses. »

Comment arriver à s’accorder entre Européens sur l’attitude à avoir face à la Russie et la Syrie ? Ou encore comment être capable de prendre rapidement des décisions opérationnelles, alors que dans de nombreux pays, dont l’Allemagne, aucune décision d’envergure ne peut être prise sans les parlements ? Là aussi, le bât blesse : « Les propositions de Macron ne sont pas complètement rejetées par l’Allemagne. Ici, pas mal de gens comprennent aussi l’intérêt de la position française volontariste, qui cherche à mettre en place des structures plus efficaces, précise un observateur averti du monde de la défense. Cependant, notre pays a une autre culture politique et stratégique, tant au niveau des élites que dans la population. On ne peut pas en faire abstraction. »

Ce débat fait ressortir les tenants et aboutissants du débat sur la défense européenne entre l’Allemagne et la France. Même si entre les deux pays, chaque revers fait vite remonter préjugés et ressentiments, il ne fait aucun doute que les milieux dirigeants des deux pays sont réellement intéressés par un rapprochement des deux armées et une mutualisation des politiques de défense et d’armement. Surtout depuis que les États-Unis ont commencé, discrètement avec Barack Obama, puis bruyamment avec Donald Trump, à expliquer aux Européens que les États-Unis n’assureraient pas toujours et dans tous les cas le coût de leur sécurité.

Mais la France dépense depuis longtemps plus d’argent que les Allemands pour ses militaires, qui ont aussi régulièrement l’habitude d’aller combattre dans des contrées lointaines. C’est précisément pour mettre en place des structures de défense plus efficaces qu’Emmanuel Macron a proposé l’année dernière la mise en place d’une Initiative européenne d’intervention (EIE), réunissant dix pays intéressés par une coopération concrète, aussi bien au Sahel contre le terrorisme, que sur des scénarios de crises environnementales. Certes, les Allemands en font partie. Mais leur accord, obtenu en pleine période de trouble post-électoral, l’a été après d’âpres discussions.

« Quel que soit l’objectif, le terme d’intervention fait tout suite peur chez nous, surtout si cela se fait en dehors de l’OTAN », explique un expert. Cette culture française de « l’opérationnel » ne se développe que lentement en Allemagne où, partition du pays oblige, elle a d’abord « produit » deux armées de guerre froide, la Bundeswehr (RFA) et la NVA (RDA), avant de devoir les fusionner, sans définition d’un objectif clair.

Pour se prémunir, les Allemands ont aussi soumis leur armée au contrôle du Bundestag, qui décide de toutes les interventions hors d’Allemagne et joue de facto le rôle de chef des armées. Un rôle qui, en France, est dévolu au président de la République. Enfin, les citoyens français soutiennent massivement leur armée et ses engagements sans remettre en cause le budget militaire, quand les Allemands sont très majoritairement pacifistes et répugnent à tout envoi de leurs soldats hors du territoire national (si ce n’est pour faire de la formation ou de l’aide sanitaire). Cela pose de gros problèmes à la diplomatie allemande, qui ne peut s’appuyer sur un bras armé que sous certaines conditions. C’est aussi un casse-tête pour les fabricants d’armes outre-Rhin – des entreprises privées – qui n’en vendent pas moins mais sont régulièrement soumis à des interdictions d’exportation plus ou moins temporaires.

La liste des différences est longue et l’ADN des deux cultures stratégiques semble difficile à harmoniser. Résultat, en marge des déclarations de la chancelière, la ministre de la défense Ursula von der Leyen et le chef d’état-major de la Bundeswehr Eberhard Zorn ont eux aussi exprimés, en début de semaine, leur intérêt pour la proposition de M. Macron, sans pour autant l’approuver.

« Je suis profondément convaincue que nous aurons dans pas trop longtemps une “armée des Européens” », a expliqué la ministre allemande en visite au Mali. Elle et ses collègues misent pour l’instant sur le développement et la réunion des nombreux « îlots » de coopération militaire qui existent déjà entre les pays européens, et ce en maintenant la souveraineté nationale sur les forces armées.

Pour autant, ce débat mettant en tension la constitution de structures opérationnelles de défense en Europe et la souveraineté des États ne fait que commencer, surtout si les Américains et les Russes se décident vraiment à dénoncer le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) et forcent les Européens à élargir leur débat interne à la question du parapluie nucléaire.

 

TOUS LES COMMENTAIRES

  • NOUVEAU
  • 16/11/2018 20:30
  • PAR 

L’ Allemagne ne rejette pas une armée européenne mais plutôt la vision de Macron

Lire le dernier paragraphe « L’Allemagne a pris de l’ avance » dans le lien ci-dessous

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-france-et-l-allemagne-se-disputent-le-leadership-de-la-defense-de-l-europe-2-3-796192.html

à l’avenir il n’y aura pas d’autre issue ! Cette armée européenne aurait pu voir le jour au début de la création de la communauté européenne vers 1954, mais ce sont les soutiens à la souveraineté nationale qui s’y étaient opposés.

L’Allemagne considère que toute armée européenne doit être placée dans le cadre de l’OTAN.
Le traité de Lisbonne inclut l’article 42 suivant : »La politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive d’une politique de défense commune de l’Union. Elle conduira à une défense commune, dès lors que le Conseil européen, statuant à l’unanimité, en aura décidé ainsi. Il recommande, dans ce cas, aux États membres d’adopter une décision dans ce sens conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. La politique de l’Union au sens de la présente section n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. »
L’idée d’une Europe politiquement et militairement indépendante des Etats-Unis est totalement irréaliste dans le cadre de l’organisation dite « Union Européenne » .  La confusion entre l’Europe fantasmée et l’Union Européenne caractérise les idéologues européistes

  • NOUVEAU
  • 16/11/2018 20:51
  • PAR 
@ Thomas Schnee Vous écrivez : «Mais la France dépense depuis longtemps plus d’argent que les Allemands pour ses militaires» J’ aimerais pouvoir comparer les budgets en enlevant la composante nucléaire
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART.
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART.
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART.
CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART.

Deux croix de fer, avec feuilles de chêne en or, glaives et brillants !

 

avec feuilles de chêne en or, glaives et brillants ! »

non, ça c’est pour la kaiserin merkel

toujours aussi germanophobe voire insultant ! vous êtes quelque peu révsionniste  charles-hub ;  en 40 c’étaient les grands bourgeois et les –   » de  » mes deux –  qui furent les plus collabos profitant de la guerre pour s’enrichir et de Gaulle n’a pas condamné en 44 car il était monarcho républicain ; je citerai Couve de Murville qui fut le grand argentier de Pétain jusqu’en 1943, Edmond Giscard d’Estaing qui fut porteur de la francisque, les de Wendel qui avaient signé un pacte secret pour que la sauvegarde de leurs usines …et bien d’autres. Les résistants ce n’étaient pas eux !

votre réponse est une ineptie et du mépris ! les premiers résistants à l’emprise nazie en Allemagne furent des républicains, des syndicalistes, des libre penseurs et des étudiants allemands une pensée aux Scholl ils ont été fusillés ou déportés.

les premiers collabos français furent  un  maréchal de France  Philippe Pétain, le patron de la marine François Darlan, un ex député -maire   d’ Aubervilliers  : Pierre Laval

C’est très clair, pas question d’oublier!

Et je suis quelqu’un dont les ancêtres ont toujours été balloté entre la France et l’Allemagne au point de ne pas toujours savoir de quelle nationalité ils étaient, tout en vivant toujours au même endroit.

Si vous saviez la haine farouche que portait mon grand-père contre l’Allemagne les prussiens (pour lui ce qui comptait c’était la Prusse) lui qui ne parlait qu’un dialecte germanique!

Il m’a vraiment martelé pendant toute mon enfance et mon adolescence, sa méfiance de cet esprit d’obéissance au chef qui caractérise les peuples d’outre Rhin. Il y a une maxime qui résume cela: Ordnung und sauberkeit sind unsere stolz! (l’ordre et la propreté sont notre fierté)

et après……….désolé, tout ceci ne change rien

l’EU, c’est le IVe Reich sous conduite américano-germanique, à savoir une uniformisation politique, économique, financière destinée à faciliter l’intégration du Vieux Contient dans l’empire des USA

ses armes fatales : l’économie, la finance, la violence professionnelle, sociétale et sociale, la paupérisation, l’endettement, l’autoritarisme, la culture de la peur

en outre, de la même façon que l’empire hitlérien était aussi celui des fascismes européens fédérés, notamment bourgeois, la construction européenne vient sceller le renouveau des mouvements d’extrème-droite, après un premier processus définitionnel des nations et subjectivités locales (XIXe sièle et période 1900-1945), avec pour objectif la reconnaissance d’un héritage métaphysico-religieux et culturel commun qui trouve, comme le IIIe reich et ses satellites identitaires à l’époque, un ennemi lui servant de critère négatif, subjectif (ce que nous ne sommes pas, ce que nous rejetons, ce que nous expurgeons), l’Islam  remplaçant le judaïsme au rangs des proscrits

 

c’est la stricte vérité mais chut!En effet De Gaulle a minimisé l’épuration et a donné l’ordre de protéger les moins « mouillés »pour compléter ses cadres à la libération. Pour Pétain, ils étaient liés par la famille

Où se trouve le commentaire de référence ayant donné lieu à cette réponse??

  • NOUVEAU
  • 16/11/2018 21:26
  • PAR 

Le président sait très bien que nulle armée européenne il y aura, d’abord à cause des textes eux-mêmes qui prévoient la réaction directe des États membres si l’un d’eux est attaqué, puis parce que nombre de pays font partie de l’Otan qui les défend, et enfin surtout parce que les USA ne laisseront jamais un telle force s’organiser, qui pourrait les menacer potentiellement si les relations EU/USA venaient à se détériorer gravement.

Macron rassure par son discours les électeurs sur la défense de l’Europe, dont la France…

Macron tente d’amadouer les anti-impérialisme américain, très certainement de mèche avec les USA elles-mêmes contrairement aux mystifications de brouilles actuelles…..

Macron fait la propagande classique et inquiétante, américano-européenne contre la Russie et la Chine!

  • NOUVEAU
  • 16/11/2018 22:41
  • PAR 

La conclusion qui s’impose, c’est qu’une défense européenne, comme beaucoup d’autres domaines, implique que l’Europe se transforme en un véritable état fédéral – et réciproquement – avec un parlement et un gouvernement fédéral qui assume les responsabilités régaliennes, au premiers rang desquelles la diplomatie et la défense. Bref, la structure normale d’un grand ensemble politique.

Donc on est d’accord me semble t-il que la où le bat blesse c’est toujours sur l’absence d’un réel projet européen dans l’intérêt des peuples et des citoyens Il est juste qu’on ne peut pas fédérer davantage et notamment en matière de défense tant qu’on reste dans une Europe où les nations sont concurrentes pour permettre au grand capital de toujours s’engraisser plus. Un grand capital qui lui est international, bien au-dessus des nations et n’a aucun souci militaire si ce n’est pour fourguer des armes…

une armée européenne et l’OTAN sont contradictoire

Bonne analyse. Merci

L’UE (qui ne devait pas intégrer les pays dit de l’Est) comme l’euro (monnaie unique), ça ne sera  jamais vraiment au bénéfice  des  50 %  de Français les moins riches.

NON UE/EU NONNON UE/EU NON

En ce sens sortir de cette coûteuse  pseudo-union peu ou prou stérile est une bonne chose

Mais si on s’en tient à notre culte insensé du vote majoritaire, quitter l’UE quand seulement 29 % des électeurs inscrits, plus ou moins économico-politiquement cultivés, l’ont souhaité , c’est incohérent.

Il est évident qu’un nouveau référendum britannique (et pas anglais !!!) mettrait fin – à tort, mais… – à ce Brexit.

  • NOUVEAU
  • 16/11/2018 23:22
  • PAR 

Ce n’est pas d’une armée dont l’Europe a besoin mais d’une réflexion sur la violence extrémiste qui monte de partout.

Ou en est la solidarité humaine dans notre société qui a tout sacrifié à la consommation et qui a perdu tout sens à l’existence?

Ce n’est pas d’une armée dont nous avons besoin mais d’une sérieuse réflexion sur l’origine de la dissolution de toute volonté de vivre ensemble.

Effectivement ceux qui nous dirigent sont responsables de ce nihilisme social et ils préfèrent parler d’armée que de se mettre en cause.

Quant à opposé les français et les allemands c’est aussi facile que d’attaquer les immigrés.

Les Allemands ne veulent pas avoir une armée digne de ce nom, veulent encore moins s’en servir, laissent la leur dépérir dans son état lamentable et ne veulent pas dépenser d’argent pour cela préférant se reposer sur l’Oncle Sam qui rechigne de plus en plus et essaient de les forcer à augmenter leur budget. Ils sont devenus pacifistes et c’est beaucoup mieux ainsi vu les dégâts qu’ils ont commis dans le passé.

La seule chose qui les intéresse est l’activité industrielle militaire et ils essaient de forger avec les Français des programmes en apparence équilibrés au début mais dont ils prennent progressivement le contrôle. C’est ce qui est en train de se passer avec Airbus. C’est ce qui risque de se passer avec le projet du remplaçant du Rafale. Tout cela alors qu’ils n’avaient plus d’industrie aéronautique après guerre. ..

tssss…tssss… je ne crois pas qu’on puisse parler des « allemands » mais des intérêts des industriels allemands, lègère différence….:o)

C’est une simplification formelle, pas une généralisation. Quant j’écris les Allemands ou les Français, cela signifie les dirigeants de ces pays.
  • NOUVEAU
  • 16/11/2018 23:36
  • PAR 

Les deux états-nations France et Allemagne ne sont absolument pas sur les mêmes trajectoires économique, sociale, politique. Le positionnement geo-politique de l’Allemagne réunifiée redevenue « une très grande puissance » n’a aucune chance de converger dans les décennies à venir avec celui de la France! Ni en Europe (rapport avec la Russie) ni dans le reste du monde (ex au Moyen-Orient: concurrence Turquie/Arabie Saoudite)!

Parler « d’armée commune » alors qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura pas de politique internationale commune est une hérésie stratégique! Cela ne peut qu’affaiblir la position internationale de la France et, in fine, sa propre défense/sécurité.

« une très grande puissance » avec un sacré talon d’Achille démographique. ça tiendra bien peu de « décennies ».

Y’a pas que cette connerie de l’accueillante Angéla (pour payer les retraités actuels) qui plombe déjà l’Allemagne, alors que  ça ne va faire qu’empirer au bénéfice de l’extrême- droite.

Il y a la fragilité de ses banques  … qu’on nous cache parce que ça ferait peut-être s’interroger trop de Français sur la solidité des banques France qui est tout aussi nulle.

Archi-nulle.

Anesthésiant © xAnesthésiant © x

 

 

  • NOUVEAU
  • 16/11/2018 23:43
  • PAR 
@ Thomas Schnee : les flots de commentaires anti-germaniques ( souvent vulgaires, primaires mais aussi parfois de manière beaucoup plus subtil au détour d’ une phrase ) que suscitent chaque article que vous écrivez ne vous interpellent pas ?

ben moi j’aime pas les bruits de bottes, qui que ce soit qui les porte

dans ce monde où la montée  des nationalismes s’exacerbe, y a rien d’autre à envisager pour une paix mondiale?

Une « armée des Européens » ne fait pas une armée européenne.

Elles ne répondent pas à la même dynamique, ne visent pas les mêmes objectifs.

Macron ne jure que par la production et les ventes d’armes.

Ce serait dramatique si l’Allemagne continuait dans la voie du traité de Lisbonne !

Aujourd’hui, elle a une chance historique de relancer le projet européen authentique, en renouant avec la dynamique antérieure au compromis de Luxembourg.
Pour le plus grand bien du continent, Fédération de Russie comprise.

.

Quelle que soit votre conception du « projet européen authentique« , quel bénéfice en tirera le plus pauvre tiers des Français (dont je fais partie) ? 

.

C’est bien tout le problème d’une Europe que chacun ne veut que pour en tirer profit, les plus pauvres, les moins pauvres, les moins riches comme les plus riches. On ne va pas aller bien loin ainsi…

  • NOUVEAU
  • 17/11/2018 09:32
  • PAR 

« Ce rapprochement se heurte à des cultures politiques, stratégiques et industrielles différentes des deux côtés du Rhin. »

Voire! D’aucuns affirment qu’en 1914-15 la guerre aurait été très sérieusement écourtée si l’artillerie sise en France et qui en avait la capacité avait bombardé la Ruhr mais qu’il n’en fut rien du fait que les canons des deux côtés étaient aux mains des mêmes actionnaires.

La conclusion de l’article m’a frappé :
« Pour autant, ce débat mettant en tension la constitution de structures opérationnelles de défense en Europe et la souveraineté des États ne fait que commencer, surtout si les Américains et les Russes se décident vraiment à dénoncer le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) et forcent les Européens à élargir leur débat interne à la question du parapluie nucléaire. »
J’avais entendu François Asselineau dire que Macron and Co. envisageaient de partager le « parapluie nucléaire » français à l’Allemagne, et j’avais cru à une exagération de l’UPR. Force est de constater qu’il n’en est rien et que cette idée progresse dans les cercles européistes .

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