#Mafia Borgo, la prison corse où les détenus règnent en maîtres

 

Borgo, la prison corse où les détenus règnent en maîtres

 PAR 

Dans la prison de Borgo, près de Bastia, les caïds font la loi, des surveillants deviennent complices des truands et les directeurs prennent peur. Enquête sur un établissement pénitentiaire à nul autre pareil.

Le 5 décembre dernier, dans le hall de l’aéroport de Bastia-Poretta, une grande brune aux cheveux longs, vêtue d’un blouson de cuir, a donné le baiser de la mort à Jean-Luc Codaccioni, un truand corse qui venait d’atterrir en provenance de Paris. Elle l’a embrassé et a échangé quelques mots avec lui, après avoir chaleureusement salué Antoine Quilichini, un autre repris de justice, surnommé « Tony le Boucher », venu accueillir le premier au retour d’une permission pour le reconduire à la prison de Borgo. Codaccioni y purgeait une peine de 4 ans. Un instant plus tard, Antoine Quilichini et Jean-Luc Codaccioni s’écroulaient sur le parvis de l’aéroport, criblés de balles par un tueur qui prenait la fuite à bord d’une Golf noire, en lançant aux passants interloqués : « C’est rien, c’est un film. »

Quilichini est mort sur le coup, Codaccioni quelques jours plus tard.

La Judas en blouson de cuir, arrêtée et mise en examen en juin 2018 pour assassinat en bande organisée par un juge d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, était surveillante au centre pénitentiaire de Borgo, non loin de l’aéroport. C’est dans cet établissement qu’elle a fait la connaissance des deux victimes et qu’elle aurait été recrutée par leurs tueurs.

Arrivée en Corse en 2014 avec son mari et ses cinq enfants, la surveillante a reconnu avoir été recrutée par les fils d’anciens barons du clan de la Brise de mer, désireux de venger la mort de leurs pères, comme l’a révélé L’Obs.

Le centre pénitentiaire de Borgo est composé d'un centre de détention et d'une maison d'arrêt. © DRLe centre pénitentiaire de Borgo est composé d’un centre de détention et d’une maison d’arrêt. © DR

À Borgo, elle s’est liée d’amitié avec l’un d’eux, Ange-Marie Michelosi (fils d’Ange-Marie, assassiné en 2008 dans une guerre des clans), écroué pour trafic de drogue et détention d’armes. « Ange-Ma », comme elle l’appelle familièrement, lui aurait promis 200 000 euros pour sa complicité.

Dotée d’un téléphone Blackberry équipé d’un système de cryptage sophistiqué, elle était chargée de renseigner le commando sur l’emploi du temps de Jean-Luc Codaccioni. Son baiser a permis aux tueurs d’identifier leur cible et de donner le signal de départ de l’assassinat.

Devant les enquêteurs sidérés, Cathy S. a avoué les faits avec autant de spontanéité et de détermination que le jour où elle est passée à l’acte criminel : « Je suis une tueuse. Ouais, j’ai tué des gens. Faut regarder la réalité en face. »

La dérive sanglante de la surveillante relève-t-elle d’un acte isolé ? Est-elle la manifestation de l’égarement d’une mère de famille fascinée par les voyous et appâtée par une grosse somme d’argent ? On peut aussi y voir le symptôme paroxystique de dysfonctionnements graves et répétés au sein d’une prison à nulle autre pareille.

Le centre pénitentiaire de Borgo, à 15 km au sud de Bastia, ressemble à première vue à un établissement tranquille, à taille humaine. Construit en 1993 pour remplacer l’antique prison vétuste du centre-ville de Bastia, il dispose de 231 places, dont 183 en maison d’arrêt (destinées aux détenus en attente de jugement) et 48 en centre de détention (pour les condamnés). Contrairement à la majorité des prisons du continent, Borgo n’est pas surpeuplée. Actuellement, 232 personnes y sont détenues, dont 36 seulement au centre de détention. Répartis dans 9 unités, les détenus ne sont jamais plus de deux par cellule.

À l’intérieur, on se croirait dans un village. L’établissement, à l’architecture circulaire, fonctionne d’une façon tout à fait atypique. Pendant la journée, les portes de la plupart des cellules restent ouvertes. Les détenus vont et viennent sur les coursives, étendent leur linge sur les balustrades, jouent aux cartes…

Ils accèdent librement à la cour de promenade et font la popote dans des salles d’activités transformées en cuisines-salles à manger. « Lorsque j’ai visité la prison pour la première fois, à mon arrivée en Corse, j’ai été frappé par l’ambiance conviviale qui y régnait, se souvient un magistrat. Un groupe de caïds se faisait préparer des raviolis au brocciu par un petit maigre. “Restez manger avec nous”, m’ont-ils invité, en vantant la qualité du basilic cultivé dans le potager de la cour. »

La pratique des portes ouvertes, usuelle dans les centres de détention, est destinée à faciliter le quotidien des détenus qui effectuent souvent de longues peines. Mais elle ne s’applique pas, d’habitude, dans les maisons d’arrêt, où les personnes en détention provisoire ne sont pas censées communiquer entre elles dans l’attente de leur jugement. À Borgo, seules trois unités sur sept appliquent la norme des portes fermées, notamment celles où sont accueillis les nouveaux arrivants et les détenus les plus fragiles.

Ce mode de fonctionnement est d’autant plus surprenant que Borgo abrite de nombreux prisonniers aux profils lourds, reflet des particularités de la criminalité insulaire. Plusieurs membres du grand banditisme y sont incarcérés, notamment pour leur participation aux règlements de comptes entre clans rivaux qui ont ensanglanté la Corse ces dernières années et dont la double tuerie de l’aéroport est l’un des derniers épisodes.

Le centre de détention accueille également plusieurs membres de l’ex-FLNC, le mouvement nationaliste clandestin, qui s’est autodissous en 2014. Condamnés pour des attentats terroristes ou des assassinats, ils bénéficient du soutien d’une large frange de la population, au nom de leur participation à la lutte de libération nationale. Pendant des décennies, le rapprochement de ces prisonniers, considérés comme « politiques », a été revendiqué avec force. Il a fait l’objet de nombreuses négociations avec les pouvoirs successifs. C’est Nicolas Sarkozy qui, le premier, a cédé à ces demandes pressantes, autorisant en mars 2011 le transfert à Borgo de Charles Santoni.

Cet ancien militant clandestin y purge toujours une peine de 28 ans de réclusion pour le meurtre d’un policier du RAID lors d’une fusillade à Ajaccio, en 1996. Son statut de nationaliste le plus lourdement condamné lui vaut d’être considéré comme le caïd de la prison. Il est libérable en 2019.

Aujourd’hui, tous les prisonniers dits politiques effectuent leur peine en Corse, à l’exception de trois des membres du commando ayant assassiné le préfet Érignac en 1996, toujours écroués contre leur gré sur le continent. Certains ont donc été autorisés à rentrer en Corse, près de leur famille, pour purger les longues années de détention qui leur restent encore, en dépit du dogme affiché par la ministre de la justice Christiane Taubira, lors de sa visite au centre pénitentiaire de Borgo, en décembre 2013 : « Les détenus corses, je les transfère, mais il y a des règles. Compte tenu de la nature des établissements, nous ne pouvons transférer en Corse que des personnes dont le reliquat de peine est de moins de sept ans. »

Cette règle des sept ans a pour but de prévenir les évasions. Elle part du principe que plus sa date de libération approche, moins le condamné est tenté de s’évader.

Pour les membres du grand banditisme, qui ne bénéficient pas du même soutien politique, le rapprochement est loin d’être automatique. « Mes clients le réclament toujours, mais c’est accordé de façon très aléatoire et jamais acquis. Borgo ne dispose pas d’un haut niveau de sécurité », témoigne l’avocat aixois Julien Pinelli.

« Je vous conseille de vous calmer ou on va vous retrouver au fond du port de Bastia »

Les 178 personnels pénitentiaires employés à Borgo semblent apprécier l’atmosphère qui y règne. La plupart y travaillent depuis longtemps, souvent en couple. Comme tous les fonctionnaires, ils bénéficient d’une prime d’insularité et d’une indemnité compensatrice de transport. Pendant que les prisonniers vaquent à leurs occupations, les surveillants n’ont pas grand-chose à faire. « Le climat est plutôt bon, meilleur qu’ailleurs en tout cas. On se dit bonjour. S’il fallait respecter les règles, il n’y aurait ni tutoiement, ni poignée de main. Mais ici, on préfère les rapports de confiance », témoigne Stéphane Canuti, délégué FO du personnel pénitentiaire.

Cette harmonie apparente masque une réalité beaucoup plus inquiétante, connue de l’administration pénitentiaire depuis longtemps, mais sur laquelle elle semble n’avoir aucune prise.

borgo2

En avril 2014, le contrôleur général des lieux de privation de liberté a effectué une visite à Borgo, qui a donné lieu à un rapport officiel alarmant. « Le personnel du centre pénitentiaire de Borgo, notamment le personnel de surveillance, a semble-t-il perdu un certain nombre de repères professionnels. […]La détention relève parfois de l’autogestion. Les incidents paraissent gérés par la population pénale. Chacun est à sa place mais il y a confusion sur la place de chacun […] C’est un établissement qui souffre de l’absence de procédures, de normes, hormis celles posées par les personnes détenues affectées au centre de détention », peut-on y lire.En termes moins diplomatiques, ce sont les caïds qui font la loi. « Tout le monde se connaît, tout le monde sait où tout le monde habite », argumente Stéphane Canuti. Une remarque lourde de sous-entendus, qui pointe une proximité à double tranchant. On imagine aisément les pressions de proches de détenus sur les gardiens et leurs familles…

Un incident récent illustre ce climat de peur auquel les personnels novices sont particulièrement exposés. Le 4 janvier 2017, une jeune fonctionnaire du service pénitentiaire d’insertion et de probation du ministère de la justice, chargée d’accompagner les détenus en vue de leur réinsertion, assure sa permanence dans la bibliothèque. Un détenu demande à la voir. Elle lui demande de lui présenter sa carte de circulation. Manque de chance pour elle, il s’agit de Charles Santoni. Le ton monte.

« Vous êtes qui pour me demander ma carte ?

– Je suis un agent de l’administration pénitentiaire, j’applique le règlement.

– Vous ne savez pas où vous êtes. Vous êtes en Corse ! Les mêmes règles ne s’appliquent pas ici.

– Le règlement s’applique à tous !

– Vous ne savez pas qui je suis. Si vous essayez de m’appliquer une règle, vous finirez à la morgue ! »

La jeune femme a porté plainte et Charles Santoni a été condamné en appel à 6 mois de prison pour menace de mort, le 25 octobre 2017. Il avait été relaxé en première instance : la fonctionnaire, terrorisée, était absente à l’audience, tandis que les rangs du public étaient remplis de membres du comité de soutien aux « prisonniers politiques ». La fonctionnaire n’a guère été soutenue par ses collègues. « On ne parle pas à Charles Santoni comme à un mineur qui a volé un portefeuille », estime Stéphane Canuti.

Il y a quelques années, ce délégué FO avait conduit une fronde du personnel pénitentiaire qui avait abouti à l’exfiltration du directeur de la prison, jugé trop tatillon sur l’application du code de procédure pénale. Le directeur, Régis Pascal, était arrivé en Corse en septembre 2010, pensant y appliquer les règles en cours sur le continent.

Il a vite été rappelé à la réalité insulaire. « Au bout de quelques semaines, le médecin de la prison, surnommé “Patrimonio” en raison de sa passion pour le vin du Cap Corse, m’a mis en garde : “Je vous conseille de vous calmer ou on va vous retrouver au fond du port de Bastia, les deux pieds coulés dans du béton” », se souvient Régis Pascal.

Aujourd’hui retraité, il a accepté, pour la première fois, de témoigner de sa pénible expérience. Deux mois plus tard, lorsque le directeur adjoint Dieudonné Mbeleg débarque à son tour en Corse, il est accueilli par un tag, peint en noir sur le mur bordant le rond-point menant au centre pénitentiaire : « Mbeleg, la valise ou le cercueil. »

Le directeur, désireux de lutter contre les trafics de drogue et de portables, décide d’employer la méthode forte, en multipliant les fouilles au retour des parloirs. Les détenus avaient pris l’habitude de « cantiner » des œufs et de la farine, et de confectionner des gâteaux, qu’ils partageaient avec leur famille. « Souvent, les restes de gâteaux remontaient dans les cellules avec de la drogue et des portables dissimulés à l’intérieur », observe Régis Pascal, qui interdit les pâtisseries au parloir, mais installe en échange un distributeur de confiseries.

La suite a été crescendo. Le directeur s’est rapidement retrouvé en butte à la fois aux détenus, outrés de voir leurs habitudes contrariées, aux surveillants, qui se sont sentis espionnés et suspectés de corruption, et aux avocats, qui ont multiplié les recours contre les sanctions disciplinaires et les courriers à l’administration judiciaire. Il s’est heurté, lui aussi, à Charles Santoni, dont il jugeait le comportement problématique et dont il avait demandé le retour sur le continent.

Crime de lèse-majesté ! Fin 2012, Régis Pascal est informé que le FLNC prépare son assassinat. Il sera protégé par deux agents du service de protection des hautes personnalités jusqu’à son départ de Corse, en avril 2013.

Depuis cet épisode houleux, un calme relatif est revenu à Borgo. Plusieurs affaires jugées au tribunal correctionnel de Bastia indiquent une vigilance accrue s’agissant de la corruption des surveillants. En avril 2015, une gardienne a été condamnée à trois ans de prison pour avoir introduit des téléphones, de l’alcool et de la drogue ; en juin 2017, une autre a été condamnée à deux ans de prison, dont un avec sursis, pour introduction de portables. Toutes deux ont l’interdiction d’exercer un emploi public.

Mais à l’intérieur de la prison, la loi du plus fort, celle du grand banditisme, semble encore régner. En 2017, l’Inspection générale de la justice a effectué à son tour une mission sur place, à la suite d’un courrier anonyme, envoyé par un surveillant au procureur de la République de Bastia pour signaler le comportement dévoyé de certains membres du personnel. Ses conclusions rejoignent celles émises trois ans plus tôt par le contrôleur général des lieux de privation de liberté.

La mission « a mis en lumière une détention mal maîtrisée par les personnels, lesquels n’exercent pas ou peu de contrôle sur la population pénale. […] Elle pose la question de l’affectation de jeunes professionnels en cours de formation dans un établissement atypique au sein duquel les titulaires peuvent, eux-mêmes, se trouver en grande difficulté ».

Aujourd’hui, l’administration pénitentiaire affirme que « la situation a évolué : un important travail de définition des normes de fonctionnement a été réalisé au sein de la détention afin de redonner des repères professionnels forts. L’encadrement est très présent en détention afin que ces normes soient effectivement appliquées ».

Au lendemain de l’arrestation de la surveillante, Cathy S., un membre du grand banditisme détenu à Borgo, Stéphane Luciani, a brusquement été extrait de sa cellule pour être transféré en urgence à Dijon. Les écoutes téléphoniques réalisées dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours à la JIRS de Marseille avaient permis de découvrir que les tueurs de l’aéroport projetaient de s’en prendre aussi à lui, en tant que membre du clan ennemi.

Selon L’Obs, la surveillante, surnommée « Catwoman » par ses donneurs d’ordres, devait l’empoisonner dans sa cellule, en versant du poison dans son café. Pour une fois, un détenu corse n’a pas protesté d’avoir été éloigné de son île.

TOUS LES COMMENTAIRES

C’est le PC des » parrains « ,chefs de la mafia corse …rien à envier à la mafia italienne …

On peut quand même se demander pourquoi en Corse la justice républicaine ne peut s’appliquer ?

Les rapatrier dans les prisons continentales et les isoler serait la meilleure solution :quand il s’agit d’assassiner ils n’ont pas de pitié .

 

En Corse, l’Etat est faible et ne sait pas comment imposer une vision républicaine de la situation à une partie de la population. Il est vrai que rien n’a été fait pendant des décennies pour y induire un développement harmonieux. on se contente de calmer le jeu par des subventions, dont on ne sait pas dans quelle poche elles atterrissent. Fort heureusement, les indépendantistes dans leur composante non gangstérisée ont tout fait pour prévenir une bétonisation du territoire. Pour le reste, on ne voit rien venir, l’Etat tolère et ne peut mettre un terme à une culture de mort qui ressemble étrangement à celle qui prévaut en Sicile ou en Campanie

  • NOUVEAU
  • 11/11/2018 13:16
  • PAR 

Fermer la prison.

Disperser tout ce beau monde dans les prisons du continent.

Vous voulez savoir pourquoi il en est ainsi en Corse ,

Demandez aux représentants de l’Etat ce qu’est le système institutionnel Etat de droit.

Vous aurez tout compris…

Mme Constanty :

Vous mettez durement en cause M. Charles Santoni et sans aucun doute votre article va bouleverser sa vie.

Excusez donc cette question :

Mais, vous avez essayé de l’interroger, M. Santoni (ou son avocat), pour connaître sa version de la « bonne vie » qu’il mène en qualité de détenu de la prison de Borgo ?

Bien à vous,

Michelle Cristofari.

Second degré ?
Non, confirmation de ce que dit l’article…

cet article va bouleverser sa vie ?

Quel c****rie.

Ça bouleversera rien du tout, il ne sera pas déplacé sur le continent.

Et si jamais au final ça aboutissait (par miracle) à ce que les règles s’appliqunt à lui comme à tous le monde, ça serait un « bouleversement » tout à fait normal.

De plus, aucune raison de l’interroger lui ou son avocat, il n’est pas le sujet de l’article.

Mme Cristofari, J’ai contacté l’avocat de Mr Santoni, qui n’a pas souhaité s’exprimer et écrit une lettre à l’intéressé, restée dans réponse. Je ne met pas Mr Santoni en cause ni ne porte de jugement sur sa « bonne vie » : je fais état d’une décision de justice le concernant. Bien à vous
Voilà ce qui se passe lorsque l’Etat capitule et autorise le transfert en Corse des détenus corses à la demande des nationalistes, de mèche avec le grand banditisme.

« Certains (détenus nationalistes) ont donc été autorisés à rentrer en Corse, près de leur famille, pour purger les longues années de détention qui leur restent encore, en dépit du dogme affiché par la ministre de la justice Christiane Taubira »

Non, les reliquats de peine sont faibles (deux à trois ans pour des peines totales de 5 ou 6 ans -même pour Charles Santoni -22 ans effectués sur une peine de 28), l’un est même en préventive.

Par ailleurs leur rapprochement est récent (2018 pour la plupart) on ne peut donc guère les rendre responsables du climat de la prison.

« on ne peut donc guère les rendre responsables du climat de la prison. »

 » Responsables » ? Et quoi encore? Ce ne sont évidemment que de pauvres victimes d’un état déliquescent qui tente de masquer son incurie en simulant le respect des lois et règles…

Au passage on notera avec intérêt que certains des commentateurs qui habituellement n’ont pas de reproches assez lourds pour un état devenu, selon eux,  liberticide et totalitaire, en critique avec la même véhémence l’absence de décision d’autorité.

On n’a rien contre un État qui se fait repecter si c’est un État juste. On ne se bat pas contre son autorité mais contre ses injustices ; grosse nuance !

  • NOUVEAU
  • 11/11/2018 14:52
  • PAR 

La prison autogéré existe ailleurs, regardez celle de Manaus au Brésil, notre voisin….

  • NOUVEAU
  • 11/11/2018 15:15
  • PAR 

« Le centre de détention accueille également plusieurs membres de l’ex-FLNC, le mouvement nationaliste clandestin, qui s’est autodissous en 2014. Condamnés pour des attentats terroristes ou des assassinats »

Quelque chose m’échappe : qui a été condamné pour assassinat parmi les détenus nationalistes à Borgo ?

  • NOUVEAU
  • 11/11/2018 15:40
  • PAR 

La prison ou l’île, m’est avis qu’ils ont tous en Corse, des liens étroits ou pas avec le milieu mafieux…. Nan, c’est pas vrai vont dire certains…. Et pourtant pourtant…

Les faits.
Les paroles.
Documentés.
Vérifiés.

Mediapart +++++

merci Ellen,tu vas recevoir des menaces comme dab,ils avaient arrêté de mecs ,sur plainte association protection animal ,là bas, qui avaient barbarisé des agneaux vivants,des dingues,atroce.AT

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2 réflexions sur “#Mafia Borgo, la prison corse où les détenus règnent en maîtres

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