#KRASH FINANCIER Pourquoi les marchés financiers sont de nouveau fébriles ?! TRUMP: » « Je pense que la #Fed est dingue. » »

Pourquoi les marchés financiers sont de nouveau fébriles

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C’était il y a à peine 18 mois. Les économistes se félicitaient alors du parfait alignement des planètes économiques. Taux à zéro, voire négatifs, pétrole bon marché, croissance mondiale : tout paraissait concourir à soutenir la reprise mondiale. Mais, insensiblement, les planètes se sont désaxées depuis un an.

« Je pense que la Fed est dingue. » Pour de nombreux commentateurs, cette nouvelle sortie de Donald Trump au sujet de la Banque centrale américaine aurait à elle seule suffi à déclencher la nouvelle débâcle boursière qui s’est abattue sur les marchés financiers mondiaux les 10 et 11 octobre. Les propos délirants du président américain, sa guerre commerciale contre le reste du monde participent sans nul doute à nourrir les tensions économiques et géopolitiques dans le monde. Mais, à y regarder de près, ils paraissent davantage être un facteur aggravant que la cause unique du malaise ambiant qui s’est installé dans le monde.

Depuis le début de 2018, les signaux d’alerte se multiplient un peu partout : il y a eu l’effondrement subit du marché boursier américain en février, la chute du marché boursier chinois et la multiplication des faillites d’entreprises en mars, l’avertissement italien dans la zone euro en mai, l’effondrement monétaire de l’Argentine, suivi par celui de la Turquie, la bulle des valeurs high-tech qui, après avoir atteint des sommets – plus de 1 000 milliards de capitalisation boursière pour Apple et Amazon –, se dégonfle, les tensions sur les marchés obligataires. Ces convulsions à répétition illustrent des dérèglements qui ne sont pas sans rappeler ceux de la fin de 2007.

Donald Trump et Jerome Powell, lors de sa nomination à la présidence de la Fed en novembre 2017. © ReutersDonald Trump et Jerome Powell, lors de sa nomination à la présidence de la Fed en novembre 2017. © Reuters

Au sommet du Fonds monétaire international (FMI) à Bali, ces 13 et 14 octobre, les responsables politiques et économiques du monde ont pudiquement évoqué les « risques de chocs externes » susceptibles de faire dérailler l’économie mondiale. Le FMI a déjà révisé à la baisse ses perspectives sur la croissance mondiale, pour la ramener à 3,7 % en 2018 et 2019. Mais les responsables politiques disent officiellement que tout reste sous contrôle.

Beaucoup ont du mal à l’admettre, mais la période 2016-2017, cette parenthèse enchantée où le monde pensait en avoir fini avec la crise financière de 2008, est achevée. Les économistes parlaient alors de l’alignement parfait des planètes. Taux à zéro, voire négatifs, pétrole bon marché, croissance mondiale : tous les éléments paraissaient alors se mettre en concordance pour que l’économie reparte comme avant.

Insensiblement, pourtant, toutes les planètes se sont désaxées. Et elles laissent découvrir un paysage inquiétant. Aucune des causes qui avaient provoqué la crise de 2008 n’a vraiment disparu et les remèdes qui ont été apportés pour tenter de la juguler sont à leur tour porteurs de graves déséquilibres. Les banques sont plus grandes et plus systémiques qu’avant. À côté, une finance de l’ombre (shadow banking) aux contours et aux risques indéfinis s’est développée depuis dix ans.

Évolution de la dette mondiale.Évolution de la dette mondiale.

L’endettement mondial, essentiellement lié à l’endettement privé, a explosé en dix ans pour atteindre le niveau historique de 217 000 milliards de dollars en 2017, selon la Banque des règlements internationaux. Et l’emballement continue. Au premier trimestre de 2018, la dette mondiale a encore crû de 11 %, selon l’Institut de la finance internationale. « Alors que la crise de 2008 offrait l’occasion de se désendetter, c’est l’inverse qui s’est produit. Les dettes se sont empilées dans le monde entier, les plus fortes augmentations étant dans le secteur privé des pays émergents », note après tant d’autres William White, ancien responsable de la Banque des règlements internationaux (BIS), dans un article intitulé Une mauvaise lune financière se lève.Ces déséquilibres grandissants au sein d’un système capitalistique dominé par la finance, mais qui ne parvient pas plus à produire de la croissance égalitaire qu’à s’emparer d’une question aussi primordiale que celle du climat, jettent des ombres inquiétantes sur le monde. Cet article est le premier d’une série sur l’état des lieux d’une économie mondiale désaxée.

***

Quand le resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine bouleverse le monde 

Ce retour à la normale aurait dû être célébré en grande pompe. Dix ans après la crise financière, la Réserve fédérale annonçait fin septembre que ses taux directeurs, portés entre 2 et 2,5 %, allaient enfin être supérieurs à l’inflation. Ce jour-là, Jerome Powell, le successeur depuis février de Janet Yellen à la tête de la Fed, se félicitait de tourner définitivement la page de 2008. « La bonne santé de l’économie américaine » – 4 % de croissance en rythme annuel –, expliquait-il, ne justifiait plus de maintenir une politique monétaire non conventionnelle.

Mais la planète financière a retenu autre chose des propos du président de la Fed. Dans son discours, ce dernier insistait sur les risques de la politique de relance menée par Donald Trump, qui se traduit par un déficit budgétaire de 1 000 milliards de dollars, comme sur les dangers de surchauffe de l’économie. Il prévenait alors que le resserrement monétaire américain allait être plus rapide que prévu. Une nouvelle hausse des taux aurait lieu d’ici à la fin de l’année, et trois ou quatre autres au cours de l’année prochaine, le loyer de l’argent devant se situer aux alentours de 3,5 % d’ici à 2020.Les annonces de la Fed sont tout sauf une surprise. Depuis 2015, la Réserve fédérale met graduellement un terme à sa politique monétaire non conventionnelle, arrêtant d’abord son quantitative easing – rachat de titres obligataires –, puis remontant peu à peu ses taux directeurs, qui avaient été jusqu’à zéro. Mais le monde de la finance espérait encore que le retour à la normale continuerait à s’étaler dans le temps, indéfiniment.

Effet boule de neige

Évolution des assouplissements monétaires par banque centrale. © BloombergÉvolution des assouplissements monétaires par banque centrale. © Bloomberg

Le président de la Fed a enterré cet espoir, prenant le monde financier à contre-pied. La seule perspective de voir s’achever « la plus grande expérimentation monétaire de l’Histoire » a mis le monde financier au bord de la crise de nerfs. Depuis dix ans, il vit dans un état de dépendance absolue par rapport aux banques centrales : tous ses engagements ont été bâtis là-dessus, au point de créer des bulles de tout et n’importe quoi. « Après 20 000 milliards de dollars d’expansion monétaire inconsciente, les actifs, des plus sûrs aux plus volatils, des plus liquides aux plus indéfinis, ont explosé, leurs valorisations étant démesurées », pointe l’économiste espagnol Daniel Lacalle. En neuf ans, les indices boursiers à Wall Street ont augmenté de 300 %, alors que l’économie réelle peinait à enregistrer une croissance moyenne de 2 % par an.Ce changement de cap est en train de provoquer, par effet boule de neige, des mouvements sismiques mondiaux. Car quand la Réserve fédérale change de politique, ce n’est pas seulement la première économie mondiale qui est concernée mais le monde entier. Plus de 60 % des pays dans le monde, selon les estimations du FMI, ont lié leur monnaie et leur économie au dollar. Depuis la crise, le rôle de la Fed s’est encore accru, celle-ci devenant le garant et le banquier en dernier ressort de la finance mondiale.

Au fur et à mesure que les taux d’intérêt américains augmentent, toute la planète financière est en train de revoir ses positions et ses engagements, pris au temps où l’argent ne valait rien. Les premiers touchés ont été les pays émergents. Comme ceux-ci offraient des rendements beaucoup plus élevés que ceux qu’ils pouvaient trouver aux États-Unis (carry trade), les financiers se sont précipités pour leur prêter de l’argent.

Mais ces investissements, tant vantés par les organismes internationaux, ont la résistance d’une digue de sable. Ils peuvent déménager à la vitesse de la nanoseconde, laissant derrière eux des pays endettés, devant faire face à des remboursements de plus en plus élevés, alors que la monnaie américaine devient de plus en plus chère.

C’est un des paradoxes du moment. Alors que les banques centrales ont déversé des milliers de milliards depuis dix ans, l’argent vient à manquer. Depuis plusieurs mois, on assiste ainsi à des retours massifs de ces capitaux vers les États-Unis. Le système financier mondial se retrouve confronté à un asséchement de la liquidité en dollars. Les maillons les plus faibles ont déjà craqué. L’Argentine et la Turquie, qui ont financé leur croissance par des crédits massifs en dollars, se sont écroulées cet été. Leur effondrement n’ayant pas provoqué de crise financière internationale comparable à celle du Mexique en 1982 ou à la crise asiatique en 1997, certains en déduisent que ces accidents sont isolés, que le monde financier est devenu beaucoup plus solide.

Le ton du FMI et de la Banque mondiale, tout comme celui des responsables du Brésil ou de l’Indonésie, ce week-end, à Bali, tend à prouver que la situation est beaucoup plus tendue. Après l’Argentine, le Pakistan, au bord de la banqueroute, tape à la porte du FMI. Et d’autres semblent avoir approché l’institution internationale pour trouver des solutions à leurs finances en détresse.

En accusant la Fed de saborder sa politique et l’économie américaine, Donald Trump se fait aussi le porte-voix d’une partie de Wall Street, tétanisé par la perspective d’une correction financière. Car cette migration massive des capitaux est en train de toucher les marchés américains. Les investisseurs, qui ont construit des paris sur des effets de levier gigantesques grâce à de la dette à taux zéro, s’empressent de partir pendant qu’il en est encore temps. Les hedge funds, les fonds d’investissement, les fonds indiciels, les fonds spéculatifs font face depuis le début de la rentrée à des demandes de retrait se chiffrant en milliards, ce qui assèche un peu plus le marché des capitaux.

Bulles et krachs à Wall Street depuis 1926.Bulles et krachs à Wall Street depuis 1926.

Les répercussions de ces choix se transmettent sur les marchés obligataires, boursiers et immobiliers. De véritables bulles s’y sont créées, grâce à une accumulation sans précédent de dette privée. Aujourd’hui, alors que les taux remontent, le remboursement de ces montages acrobatiques s’appuyant sur des endettements considérables devient beaucoup plus problématique : l’économie réelle ne peut permettre de dégager les revenus suffisants, auparavant assurés par l’ingénierie financière. Là encore, des désinvestissements massifs sont à l’œuvre.Même la dette et les bons du Trésor américain, considérés comme les placements les plus sûrs au monde, sont secoués. Anticipant le resserrement monétaire annoncé, les investisseurs s’empressent de liquider les titres obligataires à taux bas, qui ne pourront que perdre de leur valeur lorsque les taux remonteront. D’où la tension actuelle sur les taux courts américains, qui ont dépassé la barre symbolique des 3 %.

Des économistes, à l’instar de Paul Jorion, redoutent que tout cela ne finisse par un krach obligataire. D’autant que les autres banques centrales suivent le chemin de la Réserve fédérale. Même si officiellement sa ligne reste inchangée, la banque du Japon a cessé depuis plusieurs mois de racheter de la dette japonaise. La Banque centrale européenne, qui a fait exploser son bilan pour sauver la zone euro, est elle aussi en train de fermer le robinet de quantitative easing, un programme de plus de 2 500 milliards d’euros. De 80 milliards d’euros par mois en 2016-2017, ses achats sont descendus à 30 milliards au début de 2018, puis à 15 milliards à partir de septembre. La BCE a annoncé arrêter tout rachat de dette européenne à partir de la fin décembre, avant de remonter ses taux d’intérêt, possiblement au cours de 2019.

Ce retrait de la BCE fait déjà frémir de nombreux observateurs. Par ces interventions, la Banque centrale a servi pendant toutes ces années de garante en dernier ressort des dettes d’État de la zone euro, ce qui a permis en quelque sorte d’anesthésier la crise de l’euro. Mais de l’avis de nombre d’économistes, notamment Joseph Stiglitz, aucun des problèmes de la zone euro n’a été réglé. Alors que la crise politique est devenue patente dans toute l’Europe, ils redoutent que l’effacement de la BCE ne précipite les événements. D’autant que les responsables européens ne semblent ni avoir tiré les leçons du passé ni pris la mesure des menaces, comme en témoigne l’intervention du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, lors du sommet du FMI à Bali. 

À suivre, le deuxième volet : Et si le pétrole remontait à 100 dollars le baril ?

TOUS LES COMMENTAIRES

Vous oubliez la régulation « démographique » yougoslave.

Il faudrait être 150 000 milliards, ça fait beaucoup. Certes, il y a des déserts…

Sans parler des CumEx : des milliards d’euros échappent chaque année au fisc et…la pression sur le contribuable lambda augmente !!

Merci à M Orange pour son article ! Nous avions perdu MDP depuis qq temps…

Tout à fait d’accord!

et c’est ce que je voulais répondre à Titin. Je serais même « pire » que vous car, associés aux causes que vous citez, il y a aussi les « accidents » domestiques de plus en plus fréquents, les perturbateurs endocriniens présents dans de très nombreux produits consommés qui rendent stériles les hommes et les femmes et les maladies émergentes dues aux retombées mortifères des addictions aux objets « connectés ».

La population mondiale décroît mais on nous fait croire le contraire pour des raisons évidentes que l’on trouve dans l’article de Martine Orange…

Votre commentaire me rassure grandement en nous faisant remarquer que les modes de régulations démographiques existent : guerres, famines, catastrophes naturelles, climat, eau et vous oubliez les pandémies. C’est en effet le seul point positif qui permettra peut-être de faire perdurer encore quelque temps l’existence du plus grand prédateur qu’est la race humaine. Notre égo ayant tendance à nous faire croire que nous sommes supérieurs à la nature alors que nous dépendons juste de son évolution dans laquelle nous ne sommes pas grand chose. Elle survivra à nous.

Oui, Juliette. Merci de le signaler.

Ces régulations tragiques qui ne sont jamais dites, prises en compte, dans le comptage (ou décompte) des populations de pays dits non développés ou en voie de développement ou, etc. Insupportablement étonnant, non ?

D’autant que dans les faits, hélas, les humains, en nombre de noyades, d’épidémies, de massacres… Oui, mais non. Morts ou vivants, n’existent qu’en termes d’anomalie, de surplus, d’absences…  Alors, la croissance démographique ?

De même, jamais l’on ne parlera de la pollution des guerres, des armes… Jamais un article pour évaluer, dénoncer cet empoisonnement. Non seulement les tueries, les massacres d’humains… le massacre écologique. Non ? Sujet soigneusement évité. Trop délicat, culpabilisant à énoncer, analyser… Déprimant.

OK avec vous en ce qui concerne la démographie. Je pense même que l’espérance de vie a commencé à diminuer partout. ( catastrophes climatiques, nourriture, guerre économique, austérité, guerres civiles à venir, drogues, STRESS, chômage  ……….

 

Les statistiques sont manipulées, la propagande bat son plein. Les gens de ma génération ( j’ai 66ans) ne vivent pas 90 ans !!! regardons autour de nous !

Ca me fait penser au taux de chômage au Royaume Uni, en Allemagne, aux USA, ils sont faux.

Il y a belle lurette que les chômeurs américains sont sortis des statistiques, en ce qui concerne l’Allemagne et l’Angleterre ( travail plus que précaire)

 

Attention toutefois : les impôts directs sont proportionnellement plus faibles que la grande majorité des pays développés (y compris les USA), et chez nous la TVA occupe, avec la CSG (autre prélèvement « indolore » et surtout non progressif) un rôle énorme, bien plus que chez nos voisins.

  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 09:08
  • PAR 

« Je pense que la Fed est dingue. » ……

Qui contrôle la FED ?

 

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

La FED se veut indépendante, bien que des liens de surveillance et de nomination existent avec le Congrès. « Indépendante » veut dire indépendante du pouvoir politique. Ce sont en fait les banques privées qui pèsent sur la FED.

La BCE est sur un modèle proche, avec une indépendance plus totale (influence allemande) et un contrôle par les banques privées que Mme Orange dénonçait justement dans un article sur MDP que je ne retrouve pas et qui recensait la quasi-totalité des sièges des comités directeurs aux banques privées, 8 à des grandes entreprises (dont Total) et 2 pour des ONG.

Le point de rupture, c’est que «Plus de 60 % des pays dans le monde, selon les estimations du FMI, ont lié leur monnaie et leur économie au dollar.» Si on voulait faire une économie nationale indépendante du dollar américain ou de l’euro allemand, on sait parfaitement ce qu’il faudrait faire ?

Le problème est que nos dirigeants ont des intérêts liés à l’une ou à l’autre monnaie internationale. La circulation monétaire («la circulation invisible des richesses» L.DAVÉZIES), c’est comme la traversée, en sens inverse, de la France par des millions de poids lourds étrangers, ils se contrefoutent de la France, mais y laissent toutes leurs saloperies.

  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 09:16
  • PAR 

ce sont les grands financiers de la planète qui on instaurés les taux négatifs c,était une aventure financière d,après eux résultat les investisseurs empruntent à taux faibles voir négatifs pour spéculer sur des marchés de shadow banquing autres placement spéculatifs qui ont creusés un trou vertigineux  les banques centrales paniquent normal la grosse claque est à venir

“ Car quand la Réserve mondiale change de politique, ce n’est pas seulement la première économie mondiale qui est concernée mais le monde entier. Plus de 60 % des pays dans le monde, selon les estimations du FMI, ont lié leur monnaie et leur économie au dollar.” Une des explications au fait que le Venezuela abandonne le dollar US au profit de l’€ dans ses échanges sur le marché?

«Le dollar c’est notre monnaie, mais c’est votre problème

Super exemple, mais quand là FI va t’elle arrêter de parler du venezuela, pays en faillite complète ?

« Les banques sont plus grandes et plus systémiques qu’avant. À côté, une finance de l’ombre (shadow banking) aux contours et aux risques indéfinis s’est développée depuis dix ans. »

Depuis 10 ans seulement?????

La finance de l’ombre ou shadow Banking, finance fantôme ou encore système bancaire parallèle

Définition de la finance de l’ombre: désigne l’ensemble des activités et des acteurs contribuant au financement non bancaire de l’économie. »

Y auraient-il des mondes financiers en parallèles entre la « vraie société du plus grand nombre » et d’autres à côté … Serions-nous les faires valoirs de ces derniers ??????????????????????!!!!!!

Quels(les) sont ces activités et acteurs de la finance de l’ombre ???? (la drogue … le blanchiment d’argent ………………………………………………………………………)

 

non vous confondez, on parle la d’activités légales, les hedge funds essentiellement qui sont beaucoup moins régulés que les banques e5 du coup peuvent plus spéculer ….

Je m’excuse mais je crois que je ne confonds pas … Vous savez il y a des activités légales qui ont leur propre système finançier !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Très avantageux souvent au détriment du plus grand nombre!!!!!!!!!!!!!!!!!! (ex: LVMH)

Et le plus grand fléau  planétaire(pour moi) est celui-ci … Les crises finançières en sont la démonstration

Donc pour vous répondre :

« La juridiction du Hedge Fund lui interdit de faire de la publicité sur son activité. Il est donc compliqué de connaitre les positions d’un Hedge Fund. De plus, les Hedge Funds sont domiciliés dans des paradis fiscaux et sur des plateformes « offshore ».  » (Andlil)

Je précisais car vous parliez de drogue et d3 blanchiment d’argent qui sont des activités illégales, c’est encore autre chose que ce qu’on nomme shadow banking

Certaines activités légales le sont en apparence car elles peuvent cacher pour faire encore plus d’argent des montages financiers eux parfaitement illégaux!

Le shadow Banking est un système bancaire parallèle ?! Que veut dire parallèle, nous pouvons nous interroger! 

les acteurs impliqués dans la shadow Banking sont les firmes de capital-investissement, les banques d’affaires, les agences de notation, des spéculateurs sur les matières premières, les chambres de compensation et des sociétés hors bilan !!!!

L’économiste = le nouvel astrologue du Prince?

Pour moi l’économie est une science dite « molle » non prédictive comme l’histoire. Elle a donc un intérêt pour étudier le passé mais n’a aucune force de prévision pour l’avenir.

C’est pour ça que ce n’est pas une science

Vous confondez siences économiques et finance. Bien que certains économistes se soient compromis idéologiquement avec cette dernière, vous ne pouvez pas amalgamer l’ensemble des chercheurs en économie et la sphère financière. Beaucoup d’économiste sont partisant d’une régulation énergique, radicale et sans concession.

 

« Car quand la Réserve mondiale change de politique, ce n’est pas seulement la première économie mondiale qui est concernée mais le monde entier. »

Ça ne serait pas plutôt la Réserve fédérale ? (même si finalement mondiale par son impact)

Si j’ai bien compris, les institutions qui ont placé des fonds sur des titres obligataires rémunérés à, par exemple, 0,20 % les revendent puisqu’elles espèrent pouvoir placer prochainement leurs fonds à des taux d’intérêts plus élevés (par exemple 2,5 %).

Vous achetez une obligation 100€ qui rémunère à 1%. Si les taux augmentent ( 3% ) par exemple,votre obligation perd de sa valeur car si vous la vendez, l’ acquéreur exigera un rendement de 3% alors que votre rendement n’ est que de 1%.

Merci Lizandre, _NG_ et Gibuxxx.

Si je comprends bien, il faut se mettre dans la peau d’un investisseur qui veut maximiser son profit. L’apparition de produits avec un meilleur rendement me conduit à vouloir vendre mes bons du trésor si j’en ai pour placer mon argent ailleurs, et si je n’en ai pas, je ne vais accepter de les acheter que si leur prix baisse suffisamment pour que je me satisfasse de leur faible rendement.

Du point de vue du trésor américain, je suis obligé de proposer des rendements plus intéressants sinon on va bouder mes obligations et placer son argent ailleurs. Du coup le service de ma dette grimpe.

Mais du coup quels sont ces produits qui attirent les placements ?

C’est exactement cela.

les investisseurs ont pour mandat de placer leur argent ou celui de leur client au meilleur taux possible

les adjudications de Bons du Trésor  répondent  grosso modo a la loi de l’offre et de la demande, qui peut être faussée par les banques centrales avec ke quantitative easing pour faire baisser les taux. Comme ce dernier se termine, les taux remontent et ça va arriver en Europe ….

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.
  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 10:46
  • PAR 

Très bien de citer Paul Jorion. On peut aussi citer Jean-Michel Naulot, bien informé, qui tire la sonnette d’alarme sur le Blog de MP :

https://blogs.mediapart.fr/jean-michel-naulot/blog/181018/faut-il-sattendre-une-crise-financiere-majeure

 

Que la Chine revende ses obligations et se débarrasse de ses dollars: voila la bulle spéculative qui explose! Tous les économistes libéraux n’en disent guère sur ce sujet…

Ils préfèrent soutenir les banques qui spéculent, blanchissent l’argent sale de la drogue et des maffias….

Il faut trouver une nouvelle référence commerciale qui ne soit pas une monnaie.

L’or a joué ce rôle pendant un temps…

Si toutes les transactions commerciales étaient basées sur le taux carbone dont elle sont à l’origine, en comptabilité inversement proportionnelle, plus de banques, plus d’obligation et plus de dollar universel!

La Terre redeviendrait verte!

  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 11:16
  • PAR 

pas de coups de bourse spéculatifs sans fébrilité des investisseurs….

Les écrits de Paul Jorion sur le sujet sont très intéressants.

on ne peut comparer une société par action à une région où un pays car elle a en effet des propriétaires de son capital

mais de plus en plus en effet on considère qu’elle doit aussi prendre en compte l’intérêt de ses employés, clients, fournisseurs, collectivités locales, état etc… les «  stakeholders » par opposition aux seuls «  shareholders » (porteurs de parts)

A moins peut-être d’une vraie grève générale au niveu de plusieurs pays pesant dans la balance économique,

C’est désormais le seul recours contre l’esclavage rampant et la brutalité de ce néolibéralisme inhumain, mais lorsqu’on parle de grève, ce n’est plus de grève de la production telle que nous connaissions au XXeme siècle, c’est une grève de la consommation qu’il faudrait envisager. Une grève de la production aboutirait à raréfier certains biens de consommation, donc dans un système de marchés à provoquer une hausse des prix. Imaginons les effets d’une telle grève sur les produits alimentaires ou des produits de 1ère nécessité. Par contre, une grève de la consommation amputerait les profits du néolibéralisme et provoquerait de tels déséquilibres que le système n’y résisterait pas.

N’oublions tout de même pas, même si nous souhaitons l’effondrement du néolibéralisme, et du monstre financier qui l’accompagne, que tout effondrement provoque des dégâts collatéraux. Famines, destructions violentes, émergence de chefs de guerre, disparition de toute notion de solidarité et de justice, dictature d’extrême droite, tout est possible.

N’oublions tout de même pas, même si nous souhaitons l’effondrement du néolibéralisme, et du monstre financier qui l’accompagne, que tout effondrement provoque des dégâts collatéraux. Famines, destructions violentes, émergence de chefs de guerre, disparition de toute notion de solidarité et de justice, extrême droite, tout est possible. 

 

+++++++++++

Vu la tournure que prennent nos sociétés, le néolibéralisme ne pourra pas tenir indéfiniment. Il faut se demander si on préfère subir une dégradation continuelle de nos sociétés, de nos manières de vie, de notre humanité, pendant encore des années/décennies, pour enfin aboutir à cette situation que vous décrivez… Ou s’il n’est pas préférable de faire tomber ce système pourri jusqu’à la moelle le plus vite possible. Dans les deux cas, la case « dégats collatéraux » me parait inévitable.

Oui la ca fait peur votre truc

 » À suivre, le deuxième volet : Et si le pétrole remontait à 100 dollars le baril ? »

Vous nous mettez l’eau à la bouche avec ce croustillant hors-d’œuvre (c’est le cas de le dire), de quoi aiguiser l’appétit pour la suite du programme en quatre parties. Miam Miam laughing

Alors l’extraction des gaz de schiste deviendrai, partout,  très rentable.

Chaque acteur financier agit exclusivement pour son propre intérêt.

L’harmonisation est occasionnelle et passagère.

La tendance à l’explosion est ordinaire.

La tendance générale est la création monétaire cent fois supérieure à celle de l’économie réelle…

« Après moi le déluge… » disent ils tous…

Merci Martine Orange pour ce premier volet.

(Il y a des jours comme ça où on se réjouit de n’avoir aucune économie, et que des crédits. On ne pourra pas me prendre ce que je n’ai pas…)

  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 14:50
  • PAR 
Blabla, tous est programmé pour une crise, pour moi ce n’ai pas une surprise, je le savais depuis longtemp, les banques, les etats ……… Comment faire plus d’argents avec une crise? Eux ils le savent. Pour mon cas, je ne regarde plus la télévision, plus d’info et rester positif pour creer une loi de l’attraction contre ce système de magouilles. Si tous le monde feraient la même chose on commencerait â faire trambler les financiers, les états. ……

C’était il y a à peine 18 mois. Les économistes se félicitaient alors du parfait alignement des planètes économiques.

« BELLE COCASSERIE »

sealed

A bientôt.

Amitié.

  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 14:55
  • PAR 

Il y a autre chose de plus fort et j’y crois fermement, puisque je le pratique. La spiritualitée, l’energie et les pensées positivent ………

Pas ce que l’on nous fait croire depuis des siècles.

Ce n’est pas avec ce manque de réalisme que la croissance va ruisseler ! laughing

  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 15:12
  • PAR 
Sysiphe! Voleur, rusé sans moralité, et voulant être plus fort que thanatos. Pourrait-on l’imaginer heureux? Se demande Camus ===les Grands de la finnce ainsi que leurs courtiers? Ou bien…nous les citoyens qui subissons les dictas des sus-cités? Ce mythe est tellement puissant…

Sysiphe!

…dans le meilleur des cas, mis je serais plutôt tenté d’utiliser le mot « menteur »…

yell

A bientôt.

Amitié.

Excellent article regardez l’explication de Paul Jorion

Le krak c’est fois c’est badaboum vu que le climat c’est le début de la faim:

Boum bulle Krack crise et badaboum, le badaboum arrive planquez vos gosses…

*** clair net précis.

mon esprit tortueux me fait dire que les morts de faim rassureront une partie de la population a qui ont dit en boucle en ce moment, nous sommes trop sur la terre.

  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 16:40
  • PAR 

«  Beaucoup ont du mal à l’admettre, mais la période 2016. 2017, cette  parenthèse enchantée où tout le monde pensait en avoir fini avec la crise financière de 2008, est achevée. »

Est-ce du 2ème degré ?? OU alors  » Beaucoup » c’est qui ???

  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 16:47
  • PAR 

Depuis les années 80, ON nous parle de frémissements, de croissance, de crises, mais surtout de FREMISSEMENTS. Ca fait bientôt 40 ans !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je suis persuadé qu’il n’y aura pas de reprise avant que malheureusement ne se produise un événement majeur (guerre, cataclisme)

Ceci dit, la « crise » la récession économique, l’austérité dogmatique, ne concernent pas les 1% !!

  • NOUVEAU
  • 19/10/2018 16:49
  • PAR 

Préparez vos fesses, les marchés financiers ( le père fouettard) ne sont pas contents !!

C’est drôle cette coïncidence de deux articles qui s’entrelacent,  l’un sur la finance, l’autre sur le nucléaire. En effet, ce sont précisément deux « sciences » (je n’ai pu résister) fondées sur la réaction en chaîne et l’effet de levier.

Risques environnementaux: dans l’Aude, le site d’Orano sous surveillance citoyenne

Pourquoi les marchés financiers sont de nouveau fébriles

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