#MacronGate Les affaires de Richard Ferrand peuvent-elles l’empêcher de devenir président de l’Assemblée nationale ? #AshRévolution #Destitution

 

Les affaires de Richard Ferrand peuvent-elles l’empêcher de devenir président de l’Assemblée nationale ?

Les affaires de Richard Ferrand peuvent-elles l’empêcher de devenir président de l’Assemblée nationale ?

Le patron des députés La République en marche, Richard Ferrand, sera candidat à la présidence de l’Assemblée nationale. Et ce, malgré l’affaire des Mutuelles de Bretagne dans laquelle il est impliqué.

Ministre de la Cohésion du territoire, président de groupe parlementaire, puis président de l’Assemblée nationale ? Le patron des députés La République en marche, Richard Ferrand, aurait acté sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale ce mardi, selon plusieurs médias. La place a en effet été libérée par François de Rugy, nommé ministre de la Transition écologique et solidaire. L’élu finistérien devrait se présenter mercredi prochain devant l’ensemble de l’Assemblée afin d’obtenir la majorité des voix pour accéder au perchoir. Une décision politique risquée, bien que légale, au vu des faits dont il est soupçonné dans le cadre de l’affaire des Mutuelles de Bretagne.

Un retour en arrière s’impose pour comprendre les questions que soulève cette candidature. En mai 2017, le Canard Enchaîné épingle Richard Ferrand, alors ministre de la Cohésion des territoires, pour une opération immobilière datant de 2011. Le palmipède explique que les Mutuelles de Bretagne, à l’époque dirigée par Richard Ferrand, avaient décidé de louer des locaux appartenant à une société civile immobilière (SCI) gérée par… la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. De quoi permettre à cette dernière de rénover entièrement ses locaux pour un montant de 184.000 euros. L’argent récolté grâce à cette location lui aurait également permis d’acquérir en 2013 un appartement de 353.000 euros à Paris.

“Le symbole renvoyé est très mauvais”

Après avoir été classée sans suite à Brest en octobre 2017, l’affaire est relancée par une plainte d’Anticor, une association anti-corruption, quelques semaines plus tard. D’abord étudiée par le pôle financier de Paris, elle est dépaysée le 25 juillet dernier à Lille, sur demande des avocats de Richard Ferrand. Ces derniers estiment qu’un risque de “conflit d’intérêts judiciaire” d’Anticor apparaît dans cette affaire. Notamment du fait de la présence dans le dossier d’Éric Alt, vice-président d’Anticor, également magistrat au tribunal de grande instance de Paris.

Néanmoins, la candidature de Richard Ferrand au perchoir a immédiatement fait réagir Anticor, qui s’est constituée partie civile dans cette affaire. “On parle ici d’un député et ministre qui a utilisé ses fonctions pour enrichir sa compagne. Il a légalement le droit de se présenter, mais il n’est pas normal et acceptable que cette personne devienne président de l’Assemblée nationale”, déplore auprès de Capital Jean-Christophe Picard, directeur de l’ONG.

>> A lire aussi – Anticor : “La responsabilité politique de Richard Ferrand est engagée”

“Le fond du dossier n’a donc toujours pas été jugé. D’ailleurs, les faits ne sont même pas contestés par le camps Ferrand. Le symbole renvoyé à la population est donc très mauvais”, insiste Jean-Christophe Picard, qui affirme également que l’élu finistérien avait à l’époque été “recasé sur proposition d’Emmanuel Macron” président de groupe après sa démission du ministère de la Cohésion du territoire. “Le vote s’était même déroulé à main levée, pour intimider les quelques parlementaires qui s’opposaient à son élection”. Finalement, seuls deux députés s’étaient abstenus.

“Dans les pays scandinaves, la question ne se poserait même pas !”

Que peut-on donc attendre du vote de mercredi prochain ? “On espère simplement que les députés de la majorité fassent preuve d’un peu de courage. Le scrutin se fera par bulletin secret, ce qui leur permettra de ne pas craindre les conséquences de leur vote”, note Anticor.

A lire aussi – Richard Ferrand doit-il démissionner ?

Dans l’affaire Ferrand – comme dans celles concernant la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la ministre de la Culture, Françoise Nyssen – le gouvernement a instauré une “ligne rouge” : la personne peut conserver son poste tant qu’elle n’est pas mise en examen. Une position fustigée par Jean-Christophe Picard : “c’est une règle artificielle que le gouvernement s’est fixé pour lui même. En Scandinavie, la question de sa démission ne se poserait même pas !”. Et d’ajouter : “la France a une faculté à recycler les personnalités politiques qui ont fauté. Patrick Balkany est réélu maire (Levallois, Hauts-de-Seine), Eric Woerth est est encore président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, de nombreux autres ministres du gouvernement sont impliqués dans d’autres affaires. Pourtant, tous sont encore en poste”.

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