Fabrice Arfi, D’argent et de sang, Seuil, A paraître le 6 septembre prochain.Retour sur la mafia juive et la Taxe Carbone: Mimran blanchit l’argent de mafieux siciliens via son entreprise, Netanyahu financé la campagne présidentielle du premier à hauteur de 200 000 euros !

Fabrice Arfi revient sur « la plus grande escroquerie de l’Histoire de France »

04/09/18 11h37
Dix ans après, l’affaire de la fraude à la TVA sur les quotas de carbone n’est pas complètement élucidée. Dans son livre, « D’Argent et de sang », Le journaliste Fabrice Arfi s’est intéressé à l’une des premières filières à avoir profité du filon. Une histoire mêlant criminalité, ultra-financiarisation et fiasco d’Etat.

Fabrice Arfi est journaliste et co-responsable du pôle “Enquête” à Mediapart. Auteur de révélations sur les liens entre Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy (Avec les compliments du guide, avec Karl Laske, chez Fayard) ou encore sur l’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac (L’Affaire Cahuzac – En bloc et en détail, avec la rédaction de Mediapart, chez Don Quichotte), il sort son dernier livre-enquête sur l’arnaque au CO2, D’argent et de sang, chez les éditions du Seuil, le 6 septembre prochain. Faisant le récit de cette affaire vieille de dix ans, il y dresse le parcours du trio (Marco Mouly, Samy Souied, Arnaud Mimran) qui a coûté 283 millions d’euros à l’Etat, mais dont les pratiques (la fraude à la TVA sur les quotas de carbone) ont provoqué une perte estimée entre 1,6 milliard et 3 milliards d’euros. Nous l’avons rencontré pour parler de cette affaire qu’il qualifie de ”plus grande escroquerie de l’histoire de France”.

A la fin de votre livre, vous dites que l’histoire – celle de ce trio formé par Samy Souied, Marco Mouly et Arnaud Mimran – vous obsède. Qu’est-ce qui vous fascine ?

Fabrice Arfi  Ce qui me fascine, c’est l’histoire de ces acteurs. Dans ce livre, j’ai voulu raconter une histoire sans fiction, et qui est le parcours fascinant de trois personnages pour plein de raisons. D’abord, c’est celle qu’on ne voit pas et ignore. A Paris, nous avons Les Affranchis de Scorsese (film de gangsters sorti en 1991 sur ’une famille mafieuse de New-York – ndlr). Ici, ce n’est pas Brooklyn mais Belleville. C’est dire que cette fascination pour les gangsters, qui nous fait rêver quand on la regarde au cinéma, existe en réalité à l’intérieur de nos propres murs. C’est fascinant parce que c’est la rencontre improbable entre des jeunes qui jamais n’auraient dû se rencontrer. Ceux de Belleville qui, à 10 ans, font les marchés et arrêtent l’école. Ceux qui comprennent que c’est plutôt en dehors du code pénal qu’ils vont trouver une forme de prospérité. Et l’autre, le fils bien né d’un père au sommet d’une multinationale française, Mimran, qui est fasciné par le crime. Ces intelligences vont se rencontrer dans une sorte de condensé de l’époque où ils vont réussir à duper les plus diplômés du pays. C’est là qu’on voit que cette histoire prend une dimension politique, voire métapolitique. Qu’on voit à quel point un peu de la folie de notre époque et de notre monde est condensé dans cette histoire : le capitalisme de casino et cette espèce de décadence criminelle, réalisant la plus grande escroquerie que le pays a jamais connue et qui a dérouté tous les services de police.  Il y a l’épiphanie de l’argent et après, la décadence du sang, puisqu’on en est à plusieurs assassinats, sans coupables incriminés, où tout dégénère comme dans un bon Scorsese.

La fascination, c’est votre moteur mais aussi de celui de ses acteurs, comme Arnaud Mimran qui regarde avec fascination des figures du crime ?

Me concernant, ce n’est pas une fascination-attirance. Bien sûr, quand on est journaliste, on peut avoir de l’empathie pour des gens, et même pour ceux qui se comportent mal. Mais c’est vrai que ces gangsters possèdent une forme de bovarysme. Comme Emma Bovary, qui se construisait des vies au fil de ses lectures, eux se fabriquent un scénario et un film dont ils sont les personnages, à la faveur des longs métrages qu’ils regardent. On le voit avec Arnaud Mimran, fasciné par les oligarques. Très tôt, il se retrouve à blanchir l’argent de mafieux siciliens via son entreprise. Il a toujours été attiré par les lignes rouges.

Mais à la différence de Bovary, ils réalisent leurs rêves sans en être malades.

Absolument, ils ont un surmoi qui leur permet de ne pas être dans la frustration. Sauf qu’ici tout est réel. Mieux, c’est la force contraignante du réel. Je crois que le réel permet de siffler la fin de la récréation. Ils ont beau se propulser dans un monde parallèle, ils créent de vraies victimes, de vraies victimes symboliques, de vraies victimes financières, de vraies victimes de sang. Mais c’est tout le paradoxe. Ils me demeurent insaisissables

C’est-à-dire ?

En fait, ce sont des personnages étranges. Lorsque je retrouve Marco Mouly dans un centre de soins esthétiques, on dirait presque qu’il veut reproduire la scène d’ouverture des Incorruptibles de Brian de Palma (où l’on peut voir Al Capone, joué par Robert de Niro, couché sur une longue chaise où un barbier le rase autour de journalistes lui posant des questions – nldr). Lui, particulièrement, est toujours dans l’exubérance alors qu’on se rend bien compte que c’est un paravent, une sorte de pudeur. Je reçois d’ailleurs toujours des vidéos de lui qu’un intermédiaire m’envoie de prison, chantant lascivement sur du r’n’b. Mon épouse me dit qu’il y a quelque de touchant chez lui. Et c’est vrai ici.

Mais je ne dirais pas la même chose d’un Arnaud Mimran. Il y a sûrement une dimension sociale là-dedans qui fait qu’il est moins sympathique en raison d’une arrogance liée au filet de sécurité financière fourni par le toit du papa.

Qu’est-ce qui lie alors ces individus, deux venant de Belleville avec sa précarité, et l’autre des beaux quartiers du XVIe, avec leur luxe et leur opulence ?

C’est le jeu. Ils jouent réellement avec la vie comme ils jouent leur argent sur une table de poker. Ils sont attirés par le précipice que le jeu, essentiellement le poker les concernant, leur procure. On le voit lorsqu’ils mènent des escroqueries dès leur jeunesse, tous à la hauteur de leur milieu certes.

Il n’y a donc pas de regrets chez eux, maintenant qu’ils sont sous les verrous (à l’exception de Samy Souied, exécuté par un commando le 14 septembre 2010 porte Maillot) ?

C’est la grande question, notamment abordée par John Boorman (réalisateur du film Délivrance – nldr) dans son formidable journal (Rêves prometteurs, coups durs : Journal, publié en 1993), où il parle des Affranchis et des films de Scorsese, posant la question : est-ce que c’est un monde où il y a des vertus rédemptrices ? Et je ne sais pas…

Peut-être être fidèle à soi-même ?

Oui ! Enfin, je ne sais pas. On a justement l’impression que leur soi-même se perd beaucoup. Ils se perdent dans des labyrinthes de vie. Il faut bien comprendre que l’argent qu’ils se font est une providence venue du ciel. Certes, ils ont déjà commis des escroqueries diverses avant, mais le C02, c’est l’escroquerie des escroqueries. C’est l’affaire des affaires. En vérité, on ne sait même pas combien d’argent au total a été dérobé. Moi, je m’intéresse à une filière, celle du trio Mouly, Souied, Mimran, jugée pour avoir dérobée 283 millions d’euros. Combien a, en réalité, perdu l’Etat ? Raisonnablement, on peut dire entre 1,6 milliard, ce qu’estime la Cour des Comptes, et 3 milliards d’euros.

283 millions d’euros, ça reste énorme. Comment expliquez-vous que les relations se détériorent au sein du trio ?

Justement, cette somme forme un peu le nœud de leurs inimitiés. Dans leur architecture de l’escroquerie, Arnaud Mimran, c’est le financier qui, grâce à son réseau familial, grâce à sa notabilité, peut lever des sommes énormes. Or, il se rend compte que sur les 283 millions que la justice lui attribue, il est celui qui gagne le moins dans l’affaire. C’est ce qui le fait vriller.

Surtout qu’il vient d’un milieu où on attendrait de lui qu’il soit celui qui gagne le plus.

C’est exactement ça. C’est pourquoi il y a un substrat social qui ne s’efface pas dans leurs relations. D’ailleurs, un témoin anonyme – numéro 114 – le dit très bien. “Arnaud n’est plus sur le devant de la scène”. C’est difficile à accepter pour celui qui, depuis l’adolescence, amenait ses voitures sur les Champs-Elysées, que tout le monde saluait et qui était plutôt beau gosse.

Ce que vous appelez “l’escroquerie des escroqueries” relève de la fraude à la TVA sur les quotas de carbones. Clairement, comment ça fonctionne ?

C’est une fraude de papier qui est vieille comme la TVA elle-même, créée en 1954. La première affaire date de 1956, dont l’auteur est un certain Joseph Joanovici. La particularité de cette révolution fiscale est que l’entreprise collecte cet impôt pour l’Etat. Et sur n’importe quel système d’achat/vente, il faut acheter et vendre à des fournisseurs. C’est alors que des escrocs se sont infiltrés dans le système avec des sociétés fictives et des hommes de paille. D’abord, elles ne versent pas la TVA qu’elles collectent et devraient donner à l’Etat, l’argent s’enfuyant immédiatement hors du pays dans des paradis fiscaux. Ensuite, profitant des règlements internationaux, elles se font rembourser par l’Etat une TVA qui n’était pas due. On a fait ça avec le jean, des téléphones, etc.

Avant c’était compliqué. Il fallait faire tourner des faux stocks. Par exemple, remplir des cartons de faux téléphones dans un bateau qui naviguait pour donner l’illusion d’une réelle marchandise. Le coût de génie avec les quotas, c’est que c’est complètement immatériel ! Un quota, c’est juste une ligne sur un bout de papier. Et sur les quotas, ils font ainsi croire à l’achat/vente de quotas de carbone pour lutter contre le réchauffement climatique. Sauf que leurs sociétés n’en vendent ni n’en achètent, elles n’ont pas de liens réels avec cette lutte. Ils se sont donc infiltrés dans ce monde de l’immatériel et de l’ultrafinanciarisation. Et ont appliqué la recette de 1956. Après ça, c’est comme une chambre d’écho, ça se démultiplie et on arrive à des milliards sans que personne ne s’en rende compte.

Comment explique-t-on le temps de réaction de Bercy ?

Il faut remonter au péché originel qu’est le Protocole de Kyoto. Pour la première fois, on décide de réduire les gaz à effet de serre. Pour y arriver, il faut que les Européens fassent signer les Américains. Intervient une bagarre entre deux écoles d’économie sur les moyens pour y arriver. Les Américains disent que le marché peut s’autogérer grâce au principe de la « main invisible » (concept développé par Adam Smith théorisant que le marché, et ses acteurs, peuvent s’autoréguler naturellement – nldr). L’école européenne prône la fiscalité verte, la taxation, bref l’Etat-Providence. Rapidement, les Européens comprennent que cela ne fonctionnera que s’ils se plient à la manière de faire des Américains. C’est décidé, ça sera le système de la bourse.

Sauf que l’Europe n’y connaît rien sur la construction de ces bourses, d’où des erreurs hallucinantes. D’abord, la Commission européenne décide d’assujettir à la TVA un produit financier, ce qui est aberrant. Alors comment Bercy se fait-il berner ? Parce que la société-écran, d’habitude à l’étranger, c’était nous, l’Etat. Vous avez la Caisse de dépôt et des assignations – le pivot du système et bras financier de l’Etat français – qui se retrouve dans une situation de conflits d’intérêts incroyables puisqu’elle est à la fois propriétaire de la Bourse, tenancière du registre de ceux qui sont autorisés ou pas à commercer – sauf qu’on va se rendre compte qu’elle ne vérifie absolument rien : on réalise qu’elle peut même donner l’autorisation à commercer en bourse à quelqu’un vendant des converses sur le marché ! –, et enfin agent bancaire. La Caisse des dépôts se retrouve dans une situation institutionnelle folle qui a fait écran à la compréhension de ce qui se passait sur le marché.

Mais il y a eu des alertes pourtant.

Oui, et là on a un aveuglement arrogant de la part de l’administration française. Je ne vais pas jusqu’à abonder la thèse affirmant que l’Etat était complice. Mais en dépit des alertes, le marché a continué à tourner pendant des mois jusqu’à qu’il se rende compte qu’il perdait des sommes monstrueuses. Et quand, en juin 2009, intervient la décision toute simple de suspendre la TVA sur le marché, on découvre que 80% des transactions sur la bourse carbone était bidon. On a créé un Wall Street environnemental aux mains du crime ! De fait, il y a une mollesse coupable de l’Etat dans la façon de faire. C’est pourquoi Bercy est très pudique sur l’affaire. Il n’a même pas fait un calcul des pertes engrangées. Le premier calcul, c’est celui de la Cour des comptes trois ans plus tard. A minima, on est au cœur d’un fiasco d’Etat.

Après ce constat d’un fiasco d’Etat, Bercy a-t-il pris la mesure de la situation et des moyens nécessaire pour se préparer à la prochaine fraude à la TVA sur le prochain produit ?

Globalement, elle ne peut pas. Surtout que la TVA c’est la moitié des recettes fiscales de la France, c’est une corne d’abondance formidable ! On ne peut pas la faire disparaître. D’autant plus que tous les enquêteurs ne sont pas mobilisés pour débusquer la prochaine arnaque. Il y a encore, dix ans après, de nombreux cas non élucidés dans cette affaire.

Vous disiez dans votre livre que cette affaire était certes la plus grande escroquerie de l’histoire de France, mais aussi et surtout la “nouvelle matrice du crime français”. En quoi ?

Avant cette histoire, une large partie du crime français fonctionnait comme des silos. Vous aviez « les Grenoblois », les « Gitans », les « Arabes », les « Noirs », les « Corses », les « gars des banlieues », avec des porosités parfois sur certaines affaires mais très peu. Cette affaire, par l’argent qu’elle a suscité, a été la matrice d’une fusion entre ces silos. Par exemple, certains ont investi dans le CO2 avec l’argent des Corso-Marseillais. C’est plus sûr à monter que le braquage d’un fourgon, et plus rentable. Chaque acteur, devenant ainsi très très riche, a alors besoin de garde du corps, d’une vraie « soldatesque » afin de se protéger pour éviter de se faire racketter, comme cela est courant. De plus, ils doivent blanchir l’argent. Ils vont alors chercher ces contacts hors de leur milieu.

De cette manière, on s’est retrouvé avec des connexions inédites entre ces groupes. En 2011, un haut gradé de la police tire la sonnette d’alarme et convoque plusieurs services différents pour comprendre. J’ai eu accès à leur travail – des notes de renseignement qui n’apparaissent jamais dans un dossier d’instruction. Ils ont alors fait un travail d’humilité face au changement du visage du crime français. Sur un diagramme on pouvait voir  les Corses, les Grenoblois, les gars de banlieue, les Russes, les Israéliens, les cercles de jeux, etc.  Un paysage du crime qu’on ne connaissait pas.

Ce changement appelle-t-il donc à une restructuration des services de police français ?

Bien sûr ! A ce titre, j’avais participé à une conférence avec deux magistrats, portant sur ce qu’ils appellent “l’hybridation du crime”, c’est-à-dire les liens entre la finance, l’argent et le crime, le sang qui sont, certes, vieux comme la criminalité. Mais, en effet, il y a une erreur originelle dans la structuration des services de police, ignorant ces porosités. Les services de police fonctionnent, eux aussi, comme des silos avec en plus leurs guerres de services. Il y la brigade financière qui ne fait que du financier. La brigade criminelle seulement des assassinats. Les stups, juste de la drogue. On ne se rend pas compte à quel point un second couteau dans telle affaire de drogue est en fait lié à un blanchisseur qui commandite tels assassinats, etc. Le syndrome du silo est encore plus avancé dans la police où ils ont énormément de difficulté à communiquer entre eux. Des dialogues peuvent arriver, mais “c’est comme les patrons de gauche, il y aussi des poissons volants, mais ce n’est pas la majorité du genre”, pour reprendre la formule de Michel Audiard.

Cette escroquerie est un Frankenstein du crime. Sur le dos de cette histoire, on observe dans les milieux criminels – qui avaient des porosités de circonstance – des sortes d’opérations/fusions/acquisitions. C’est aussi ce qui est fascinant dans cette histoire. L’arnaque du C02, c’est faire de l’argent avec du vent. Et d’un point de vue d’époque, c’est incroyable que tout ce monde s’empare de ces failles.

Finalement, cette histoire vous a emmené, dans vos mots, malgré vous, vers une autre affaire politico-financière en réussissant à prouver que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, avait menti sur ses relations avec Arnaud Mimran. Même si le dernier a financé la campagne présidentielle du premier à hauteur de 200 000 euros, celui-ci n’a pas été inquiété électoralement. Il reste indétrônable malgré l’ampleur de l’affaire, non ?

(Rires) Effectivement, une fois de plus nous sommes propulsés dans le politico-financier. Et effectivement, on a cette impression concernant Netanyahou. C’est comme Sarkozy, Berlusconi, Trump – que je mets tous au même niveau. En effet, ce sont des affairistes qui tiennent en haine le contre-pouvoir et qui, par populisme et conservatisme – on pourrait dire qu’ils sont des « populistes affairistes » –, défient les médias, et institutions.

Retomber sur ces hommes prouve bien que cette histoire est un précipité chimique de l’époque. Elle rencontre le crime, la financiarisation, l’écologie et l’incapacité des Etat à comprendre ce monde-là. Et, finalement, on se retrouve avec des trajectoires contrariées, des escrocs se rêvant en haut du monde et enfin en prison – juste pour 8 ans – et de l’argent qui a disparu. Ça interroge sur la nature humaine, et l’intimité de ces hommes lorsqu’elle rencontre l’époque dans un vertige absolu d’argent.

Propos recueillis par Valentin Pacaud

Fabrice Arfi, D’argent et de sang, Seuil, 2018, 256 pages. A paraître le 6 septembre prochain. 

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