#USA: un vent de méfiance souffle sur le web ! #Facebook #Twitter #Microsoft #Amazon #AshRévolution #GAFA #Freedom #FreeSpeech #Macron #FakeNews #France #Liberté

Etats-Unis: un vent de méfiance souffle sur le web

Microsoft, Facebook, Twitter… ont annoncé cette semaine plusieurs opérations de fermetures de comptes et sites accusés de désinformation ou de tentatives de piratages à visées électorales. Accusés de n’avoir rien vu en 2016, les géants de l’Internet tentent de se refaire une virginité.

C’est déjà trop tard pour 2018, et « si les États-Unis continuent sur cette voie, ils risquent de laisser leurs élections devenir la Coupe du monde de la guerre de l’information, dans laquelle adversaires et alliés des États-Unis se battent pour imposer leurs divers intérêts à l’électorat américain »L’alerte, signée d’un ancien responsable de la sécurité de Facebook, Alex Stamos, suggère aux autorités américaines de prendre la menace au sérieux – une menace qui combine propagande sur les réseaux sociaux et manipulations technologiques, deux risques contre lesquels l’administration américaine est selon lui pour l’instant mal outillée, voire impuissante.

En attendant, ce sont les compagnies privées qui tentent de protéger tout à la fois leurs intérêts (certainement), leurs utilisateurs (parfois) et la démocratie (peut-être).

Contre la dispersion des fake news et la désinformation, Facebook a mis en place, révélait en début de semaine le Washington Postune notation de ses utilisateurs, leur donnant un « indice de crédibilité ». Chaque internaute présent sur Facebook se trouve ainsi doté d’une note entre 0 et 1, attribuée, pour ce que l’on sait, en fonction des « alertes », comme on dit à Mediapart, ou des signalements effectués par les internautes. « Si les gens ne signalaient que des choses fausses, le boulot serait facile », a expliqué au quotidien Tessa Lyons, en charge du fil d’information (“news feed”) chez Facebook. Problème, « il n’est pas rare que les gens nous disent que quelque chose est faux simplement parce qu’ils ne sont pas d’accord (…) ou parce qu’ils veulent viser quelqu’un en particulier ». Facebook veut donc prioriser le traitement des alertes qu’il reçoit en fonction de la « crédibilité » des personnes qui les ont émises. Celui qui balance à tort et à travers ou en poursuivant des intérêts propres sera ainsi moins bien noté.

Mais ce n’est pas tout. L’indice de crédibilité n’est qu’une « mesure parmi des milliers de nouveaux indices comportementaux que Facebook prend maintenant en compte pour comprendre les risques » de manipulation, selon le journal. « Des milliers »…

Est-ce que tout le monde est ainsi noté, aux États-Unis et ailleurs ? Comment et sur quels critères, hormis les signalements de publications ? La vertigineuse question d’une notation des 2,2 milliards d’inscrits sur Facebook n’a pas trouvé de réponse, l’entreprise arguant du fait que la connaissance de l’algorithme déterminant la crédibilité entraînerait aussitôt son détournement. Facebook n’explique pas non plus ce qu’il fait de ces « indices comportementaux » : entraînent-ils des changements dans le flux qu’on reçoit ? Dans la mise en avant de ce que l’on produit ? Dans les pubs et les suggestions d’amis qui nous sont adressées ?

Twitter, explique encore le Washington Post, étudie le comportement des membres du réseau de ses utilisateurs pour déterminer si les publications de ces derniers doivent ou non être promues.

Difficile de croire que la démocratie y trouve son compte – en tout cas pour ce qui est de la transparence, on repassera. Et les internautes continueront d’évoluer dans des sables mouvants.

Dans le métro londonien, fin juillet 2018, une campagne publicitaire de Facebook. © ReutersDans le métro londonien, fin juillet 2018, une campagne publicitaire de Facebook. © Reuters

L’autre front de ce grand élan de lutte contre la désinformation concerne, après les « lecteurs », les émetteurs, créateurs de fausses pages, c’est-à-dire des groupes ou des personnes qui sont autre chose que ce qu’ils prétendent être.

Et c’est ainsi que Facebook a annoncé mardi 21 août avoir « supprimé 652 pages, groupes et comptes », accusés de sévir non seulement aux États-Unis mais aussi « au Moyen-Orient, en Amérique latine, au Royaume-Uni et aux États-Unis », suivant une piste fournie par la société de sécurité FireEye et apparemment reliée aux intérêts iraniens. Twitter, qui n’avait pas été mis dans la confidence comme Facebook, a suivi mercredi en fermant 284 comptes « originaires d’Iran ».

FireEye a expliqué ses trouvailles dans son blog avant de dévoiler un rapport plus complet : « Cette opération [de désinformation – ndlr] s’appuie sur un réseau de sites d’information inauthentiques et de groupes de comptes [opérant] à travers de multiples plateformes de réseaux sociaux pour promouvoir des récits politiques en accord avec les intérêts iraniens. Ces récits comprennent des thèmes anti-saoudiens, anti-israéliens et pro-palestiniens, ainsi qu’un soutien à des politiques américaines spécifiques favorables à l’Iran, comme l’accord nucléaire américano-iranien (JCPOA). »

« L’activité que nous avons découverte », poursuit FireEye, « est significative et démontre que les acteurs, au-delà de la Russie, continuent » d’intervenir « pour façonner le discours politique ».

La société s’appuie sur les liens qui existent entre de nombreux comptes sociaux et, par exemple, le site LibertyFrontPress, qui se présente comme un banal site d’infos « pour un avenir meilleur » mais ne donne aucune information le concernant, ni adresse, ni bailleurs de fonds, pas même un simple mail de contact, et que FireEye a pu relier à l’Iran.

Si FireEye se limite à considérer ce réseau comme « en accord avec des intérêts iraniens », et pas forcément d’une origine iranienne confirmée à 100 %, c’est que « les opérations d’influence, de par leur nature même, ont pour but de tromper en imitant le plus fidèlement possible les activités en ligne légitimes. Bien que très peu probable compte tenu des preuves que nous avons identifiées, il reste néanmoins une certaine possibilité que l’activité puisse provenir d’ailleurs, qu’elle ait été conçue à d’autres fins ou qu’elle comprenne un petit pourcentage de comportements authentiques en ligne ».

Comment trier le vrai du faux ? En juillet, Facebook a désactivé 32 pages également qualifiées d’« inauthentiques », organisatrices de nombreux événements, dont un rassemblement « anti-suprémaciste » le 10 août à Washington, un an après le décès d’une manifestante tuée à Charlottesville. Sans trop en dire, Facebook leur reprochait des liens avec l’Internet Research Agency, officine russe dont plusieurs agents supposés ont été inculpés en février pour leur rôle dans l’élection de 2016. Mais le réseau social s’est attiré les foudres des organisateurs, dont Chelsea Manning, qui a rappelé que les manifestations étaient prévues de longue date, et pas organisées par les Russes… Qu’est-ce qui distingue, sur Facebook, un activiste « sincère » d’un agent étranger se présentant de la même manière ? Tout compte, en particulier étranger, prenant part aux débats politiques des États-Unis sera-t-il soupçonné par Facebook de vouloir « manipuler » le résultat des élections ?Lâché de toutes parts après l’affaire Cambridge Analytica, et jugé coupable de légèreté pendant la campagne de 2016, Facebook multiplie les annonces pour redorer son blason : une application va être mise en place, permettant aux « chercheurs et journalistes » d’analyser « plus facilement » dans ses archives « les publicités » en relation avec les sujets d’importance nationale. Il sera interdit aux annonceurs de cibler les profils sur des critères religieux ou ethniques. « L’étude des publicités de l’Internet Research Agency »rappelle Le Monde« rendues publiques par Facebook en marge de l’enquête parlementaire sur les interférences dans la campagne électorale, avait montré que l’agence avait spécifiquement visé des communautés ethniques ou religieuses, notamment via des publicités incitant les Afro-Américains à ne pas aller voter. »

« Nous prenons de nouvelles mesures contre les menaces grandissantes qui pèsent sur la démocratie » : le communiqué ainsi titré est signé Microsoft, qui annonçait mardi avoir, en accord avec la justice américaine, fermé six sites « pirates » – et 84 depuis deux ans.

La lutte contre la manipulation de l’information, et la communication qui en est faite, sont-elles du seul ressort des réseaux sociaux et des acteurs du web ? C’est cette question qui fait désormais en elle-même partie du débat. La justice, pour sa part, a condamné Reality Leigh Winner à cinq ans et trois mois de prison, ce jeudi 22 août. La jeune femme, employée d’une entreprise en contrat avec le gouvernement américain, avait fourni au site The Intercept un rapport de la NSA détaillant une opération de piratage des bases électorales de huit États attribuée aux services russes. La Freedom of the Press Foundation, qui relève qu’il s’agit de « la sentence la plus lourde jamais prononcée contre la source d’un média dans un tribunal fédéral », note également la pantomime qui consiste à condamner une lanceuse d’alerte en vertu de la loi contre… l’espionnage.

ok, donc, moi je commencerai par noter celui-là, triple 0 :

Mark Zuckerberg, Pdg et co-fondateur de Facebook, était auditionné le 10 et 11 avril 2018 par le Congrès américain dans le cadre de l'affaire Cambridge Analytica. (Crédits : Reuters/Leah Millis)Mark Zuckerberg, Pdg et co-fondateur de Facebook, était auditionné le 10 et 11 avril 2018 par le Congrès américain dans le cadre de l’affaire Cambridge Analytica. (Crédits : Reuters/Leah Millis)

Mark Zuckerberg peut-il être viré de Facebook ?

Par Anaïs Cherif | 10/07/2018

Alors que les polémiques impliquant Facebook s’enchaînent, Mark Zuckerberg, qui cumule les casquettes de co-fondateur, Pdg et président du conseil d’administration, voit son pouvoir remis en cause. Une gronde monte depuis plusieurs mois chez certains actionnaires du réseau social qui dénoncent une « dictature » au sein du fleuron de la Silicon Valley.

à écouter : ce que raconte ce gars. Il s’appelle Chamath Palihapitiya et il a été cadre supérieur à Facebook de 2007 à 2011 (CEO of Social Capital et Facebook executive). L’interview est de novembre 2017, et il se trouve face au public de l’université de Stanford (Usa).

« Je me sens terriblement coupable. Je pense que nous savions tous, au plus profond de nous-mêmes, même si nous faisions semblant de ne pas le savoir. Et nous étions convaincus qu’il n’y aurait probablement pas de conséquences inattendues, pas si graves. Je pense que dans les profondeurs de nos esprits, nous nous doutions que quelque chose de mal pouvait arriver, mais je pense que la façon dont nous l’imaginions n’était pas cela.

Nous en sommes littéralement arrivés à un point, aujourd’hui, où je crois que nous avons créé des outils qui sont en train de désintégrer le tissu social sur lequel la société est basée. Et j’aimerais vous encourager tous, en tant que futurs dirigeants du monde, à prendre vraiment conscience de l’importance de cette question. Si vous nourrissez la bête, elle vous détruira ! Si, par contre, vous la rejetez, nous avons la possibilité de la contrôler et de la remettre à sa place.

C’est une période où les gens ont besoin de conclure clairement avec certains de ces outils et les choses sur lesquelles ils comptent. Les stimuli de rétroaction à court terme, basés sur la dopamine, que nous avons créés détruisent le fonctionnement de la société : pas de conscience civile, pas de sens de la coopération, de désinformation, de mensonge… Et ce n’est pas un problème américain, il ne s’agit pas de publicité russe : c’est un problème mondial. Nous nous trouvons donc dans une très mauvaise situation, au moment où elle érode le cœur de la façon dont les gens se comportent entre eux.

Je n’ai pas de bonne solution : ma solution est simplement : n’utilisez plus ces outils ! Je ne l’ai pas fait depuis des années, ils ont créé d’énormes tensions avec mes amis, d’énormes tensions dans mon milieu social. Si vous regardez ma page Facebook, j’ai probablement posté moins de dix fois au cours des sept dernières années ! Et c’est étrange : j’imagine que plus ou moins, inconsciemment, je ne voulais pas être reprogrammé. Alors je l’ai juste éteint, mais je ne l’ai pas géré et maintenant regardons ce qui se passe ! Ça me met vraiment en colère ! Prenons l’exemple des fakes sur Whatsapp, où dans un village en Inde, les gens craignaient que leurs enfants soient enlevés. Le résultat est que nous avons vu des lynchages ! Les gens faisaient les « justiciers », ils pensaient avoir trouvé le coupable… Bref : sommes-nous sérieux ? C’est de cela qu’il s’agit ici !

Imaginez les conséquences extrêmes de cette situation, avec des acteurs malveillants capables de manipuler de larges pans de la population pour qu’ils fassent ce qu’ils veulent. C’est vraiment une très mauvaise situation. Et nous cachons le problème, vous comprenez ? Nous organisons notre vie autour de ce sens de la perfection perçue, parce que nous sommes récompensés par ces impulsions à court terme : petits cœurs, likes, pouces en l’air… et nous confondons tout cela avec des valeurs, et nous confondons tout cela avec la vérité. Et ce qui compte vraiment, c’est : une popularité fausse et fragile. Et c’est à court terme, et cela vous laisse encore plus – avouons-le ! – suspendus et vides, avant même de le comprendre, parce que ensuite cela vous force dans ce cercle vicieux où vous pensez : « Que dois-je faire maintenant ? …parce que j’en ai besoin ! » Pensez à tout cela avec la circonstance aggravante de 2 milliards de personnes et pensez ensuite à la façon dont les gens réagissent aux sensibilités des autres : c’est vraiment une mauvaise chose !

J’y ai fait un excellent travail (ndr. à Facebook), et je pense que ce business fait beaucoup de bien partout dans le monde. La façon dont j’ai décidé de passer mon temps était de prendre le capital qu’ils m’ont récompensé et de me concentrer maintenant sur les changements structurels que je peux contrôler. Je ne peux pas contrôler tout ça. Je peux contrôler mes décisions (c’est-à-dire ne pas utiliser cette merde), je peux contrôler les décisions de mes enfants, qui ne sont pas autorisés à utiliser cette merde. Ensuite, je pourrai me concentrer sur le diabète, l’éducation et le changement climatique. C’est tout ce que je peux faire. Vous devez regarder un peu plus à l’intérieur, considérant ce que vous êtes prêts à faire, parce que vos comportements… vous ne réalisez pas qu’ils vous reprogramment. Ce n’était pas intentionnel, mais maintenant vous devez décider à ce à quoi vous êtes prêt à renoncer, à combien de votre indépendance intellectuelle. Et ne pensez pas : « Oh non, pas moi ! Je suis un super-génie ! je suis de l’école de Stanford ! » C’est probablement vous qui avez le plus de chances de vous y retrouver ! Parce que c’est justement vous qui avez coché le plus de cases toute votre putain de vie. Ne le prenez pas mal, les gars ! »

Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

lire aussi :

https://www.cnbc.com/2017/12/12/chamath-palihapitiya-my-kids-get-no-screen-time-whatsoever.html

Publicités

Une réflexion sur “#USA: un vent de méfiance souffle sur le web ! #Facebook #Twitter #Microsoft #Amazon #AshRévolution #GAFA #Freedom #FreeSpeech #Macron #FakeNews #France #Liberté

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s