#MacronLeaks Bernard Carayon député-Maire LR et son frangin Alexandre Carayon barbouze de la pédale élyséenne où la #pathocratie française #BENALLA #AshRévolution #MacronGATE #Macron

#MacronLeaks Bernard Carayon député-Maire LR et son frangin Alexandre Carayon barbouze de la pédale élyséenne où la #pathocratie française #BENALLA #AshRévolution #MacronGATE #Macron

 

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Bernard Carayon

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Bernard Carayon
Illustration.
Bernard Carayon en avril 2012.
Fonctions
Maire de Lavaur
En fonction depuis le 
Réélection  –  – 
Député de la 4e circonscription du Tarn
 – 
Élection 28 mars 1993
Successeur Monique Collange (PS)
 – 
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Prédécesseur Monique Collange (PS)
Successeur Linda Gourjade (PS)
Conseiller général du Canton de Lavaur
 – 
Prédécesseur Pierre Lozar (PS)
Successeur Joseph Dalla Riva (UDF)
Conseiller régional de Midi-Pyrénées
 – 
Biographie
Date de naissance  (60 ans)
Lieu de naissance Paris
Parti politique RPRUMPLes Républicains
Profession Avocat

Bernard François Marie Carayon, né le 1er octobre 1957 à Paris, est un homme politique français.

Il est avocat et maître de conférences à Institut d’études politiques de Paris. Député UMP du Tarn de 1993 à 1997 et de 2002 à 2012, il est maire de Lavaur (Tarn) depuis 1995.

Auteur de plusieurs rapports sur les questions de mondialisation1il est connu à l’Assemblée nationale pour ses interventions concernant le patriotisme économique, la politique industrielle, la politique publique d’intelligence économique, le renseignement et les technologies de l’information et de la communication[réf. nécessaire].

Bernard Carayon est membre du collectif parlementaire de la Droite populaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né le 1er octobre 1957 à Paris, il est le fils d’un haut-fonctionnaire, Inspecteur Général de l’Administration, juriste et docteur en droit2.[réf. insuffisante] Il est originaire du lieu-dit La Gaye sur la commune de Carbes.

Lors de ses études à l’université Paris II, Bernard Carayon est membre du syndicat d’étudiants d’extrême droite Groupe union défense (GUD)3 et a été notamment le directeur de la revue de ce groupe, nommée Vaincre, et membre du bureau des responsables nationaux en 19771. Il participe à un certain nombre d’actions musclées[C’est-à-dire ?] du groupe4, notamment pour protester contre la venue de Léonid Brejnev en France.[Quand ?]

Bernard Carayon est titulaire d’un DEA de droit, d’un DEA d’études politiques et d’un DESS défense, géostratégie et dynamiques industrielles de l’université Paris II-Assas[réf. nécessaire].

En 1984, il entre dans le cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris. De mars 1986 à mai 1988, il est chargé de mission au cabinet du ministre délégué à la Sécurité Robert Pandraud.

De 1988 à 1990, il est consultant puis directeur d’Ecofise (filiale de la banque Rothschild1), directeur-adjoint du cabinet du Président du Conseil général des Hauts de Seine, Charles Pasqua de 1990 à 1991, puis conseiller à la présidence du groupe Sodexo de 1991 à 1995.

Il exerce ensuite la profession d’avocat au barreau de Paris.

Il est élu député du Tarn pour la première fois aux élections législatives de 1993, nommé à la Commission des Finances et rapporteur du budget de l’Industrie, des Postes et Télécommunications.

De février à août 1996, il est parlementaire chargé d’une mission temporaire (audit des aides publiques aux entreprises) auprès du ministre de l’Industrie, de la Poste et des Télécommunications Franck Borotra et du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce et de l’Artisanat Jean-Pierre Raffarin. En 1998 et en 1999, il est délégué national du RPR, chargé de l’industrie.

Battu aux élections législatives de 1997 par la socialiste Monique Collange5, il est a nouveau élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 4e circonscription du Tarn et siège au sein du groupe UMP. Il a été réélu à nouveau en juin 2007.

En 2005, il crée, avec le soutien de certains des plus grands groupes industriels, financiers et bancaires français, la Fondation d’entreprises Prometheus, premier do tank[Quoi ?]français et européen consacré aux enjeux stratégiques de la mondialisation, qu’il préside avec Jean-Michel Boucheron, député (PS), vice-président de Prometheus.

En 2006, Bernard Carayon devient président de la commission Mondialisation de l’UMP.

Défenseur des logiciels libres, il a été, avec le député UMP Richard Cazenave, un partisan du passage aux logiciels libres du poste de travail des députés élus en 20076.

Pour Bernard Carayon, la mondialisation est un phénomène dont il faut tirer bénéfice et savoir se prémunir. À ces fins, il fait la promotion d’une politique publique d’intelligence économique, politique transversale qui associerait les objectifs de la compétitivité économique globale de la France, de sécurité économique et d’influence, à travers deux rapports au Premier ministre. Cette politique s’adosse à un patriotisme économique, concept qu’il met en avant dans son ouvrage Patriotisme économique et à travers de nombreux articles dans la presse et d’interventions à l’Assemblée nationale, et qui se veut destiné à défendre et promouvoir les valeurs et les intérêts européens et français7, dans le respect de la réciprocité, ce qui le distingue, selon lui, du protectionnisme. En juillet 2014, il publie avec Quentin Jagorel une tribune au Monde appelant l’Europe et la France à s’armer davantage face à la concurrence internationale8.

Il est cofondateur à l’Assemblée nationale du collectif parlementaire nommé Droite industrielle et ouvrière9.

En 2010, il devient maître de conférences à Sciences Po Paris10.

En 2012, il perd son mandat de député de 303 voix lors des élections législatives, au profit de la socialiste Linda Gourjade.

En 2014, il est réélu avec 67,56 % des voix maire de Lavaur, puis vice-président de la communauté de communes Tarn Agout, et Président du Pays de Cocagne.

En 2015, il échoue à se faire désigner tête de liste pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le politologue Dominique Reynié lui étant préféré lors d’une primaire locale par 11 voix contre 911, mais Nicolas Sarkozy le désigne comme tête de liste départementale pour le Tarn.

Le 12 février 2016, il est désigné comme président pour le Tarn du Comité d’organisation des primaires pour Les Républicains et secrétaire national pour l’industrie12.

Candidat lors des élections législatives de juin 2017, il est battu au second tour par Jean Terlier.

Enseignements[modifier | modifier le code]

Bernard Carayon est intervenant vacataire à Sciences Po Paris (« maître de conférence » dans la terminologie propre à l’IEP) et à l’École de Guerre économique où il enseigne l’intelligence économique.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Bernard Carayon est lieutenant-colonel de réserve opérationnelle de l’armée de terre par décret du 5 février 200313.

Il est promu au grade de colonel en 2007 (décret du 19 avril 2007, publié au JORF n°95 du 21 avril 200714.

Travaux parlementaires[modifier | modifier le code]

Missions[modifier | modifier le code]

À l’Assemblée nationale, il est membre de la Commission des finances, de l’économie générale et du Plan, et rapporteur spécial du budget du Secrétariat général de la défense nationale et du renseignement depuis juillet 2002 (il a ainsi remis en octobre 2002 un Rapport spécial sur le projet de loi de finances pour 2003 – secrétariat général de la défense nationale et renseignement, suivi de quatre autres), ainsi que vice-président du groupe d’études sur la sécurité et la défense civiles.

En février 1996, il est chargé par le Premier ministre Alain Juppé d’une mission parlementaire placée auprès de Jean-Pierre Raffarin, alors ministre des PME, du commerce et de l’artisanat, et de Franck Borotra, alors ministre de l’industrie, de la poste et des télécommunications. La mission consistait en l’analyse, dans le cadre de la politique pour l’emploi, de la pertinence des aides à l’innovation, au transfert de technologie, à la qualité, et aux entreprises en difficulté, les procédures d’information et de sensibilisation prévues pour les entreprises ayant des métiers traditionnels ; de vérifier les procédures permettant de donner toutes leurs chances aux entreprises à très fort potentiel de croissance ainsi que les dispositifs permettant de prévenir les difficultés particulières des PME.

En janvier 2003, il a été chargé par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin d’une mission parlementaire (intelligence économique) et placé auprès du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales (Nicolas Sarkozy). Il a ainsi remis en juin 2003 son rapport « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » publié à la Documentation française. Sa mission s’est prolongée par un colloque organisé le 1er décembre 2003 à l’Institut des hautes études de Défense nationale. Les conséquences de ce rapport ont été la nomination d’un Haut responsable chargé de l’intelligence économique (HRIE)15 placé auprès du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, le lancement en régions d’une politique d’« intelligence territoriale », la nomination de correspondants du HRIE dans les administrations régaliennes, la mobilisation des postes diplomatiques, la rénovation des enseignements supérieurs d’intelligence économique, la création du Fonds stratégique d’investissement (FSI), le renforcement du rôle de la DGSI (ex-DST) dans la coordination administrative de la protection du patrimoine industriel et scientifique.

Le 3 octobre 2005, Dominique de Villepin a confié à Bernard Carayon une nouvelle mission. Le Premier ministre détaille les nouveaux chantiers à étudier : « peser dans la production de normes, notamment techniques, par les instances internationales, en particulier européennes », sensibiliser les entreprises « aux négociations en cours » et les informer « des enjeux et de la teneur des discussions internationales dans les domaines les concernant ». Le député du Tarn a rendu en septembre 2006 son rapport, intitulé À Armes égales [archive].

Depuis 2009, il est membre du Comité d’orientation stratégique (COS) du Fonds stratégique d’investissement (FSI)16, dont il avait préconisé la création dans son rapport de 2003 sur l’intelligence économique, p. 47 (proposition 15).

Interventions[modifier | modifier le code]

Entre juillet 2007 au 15 avril 2009, il est intervenu 6 fois en séance publique et 15 fois en commissions parlementaires17.

Au cours de l’année 2009, il a déposé plus de 500 questions écrites et orales au gouvernement18,19.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

  • Député :
    • 28/03/1993 – 21/04/1997 : député du Tarn (battu en 1997)
    • 19/06/2002 – 19/06/2007 : réélu député du Tarn (4e circonscription)
    • 20/06/2007 – 17/06/2012 : réélu député du Tarn (4e circonscription) (battu en 2012)
  • Maire :
    • 19/06/1995 – 18/03/2001 : maire de Lavaur (Tarn)
    • 19/03/2001 – 16/03/2008 : réélu maire de Lavaur (Tarn)
    • 17/03/2008 – 28/03/2014: réélu maire de Lavaur (Tarn)
    • depuis le 29/03/2014: réélu maire de Lavaur (Tarn)
  • Conseiller général :
    • 27/03/1994 – 18/03/2001 : membre du conseil général du Tarn
  • Conseiller régional :
    • 16/03/1998 – 01/07/2002 : membre du conseil régional de Midi-Pyrénées

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • L’idéologie de la haute fonction publique française sous la Ve République (mémoire D.E.A., Paris 2, 1981)
  • La Nouvelle-Calédonie : la stratégie, le droit, la République, (ouvrage collectif), Paris : Pedone, 1985.
  • Patriotisme économique : de la guerre à la paix économique, préface de Charles Villeneuve, Éditions du Rocher, 2006 (ISBN 2268058808)
  • Changeons le monde, 2008 (ouvrage téléchargeable : [2] [archive])
  • Comment la gauche a kidnappé Jaurès, Privat, 2014

Rapports au Premier ministre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ ab et c « Hubert Védrine: « L’Europe doit s’attacher à définir une stratégie globale face à la mondialisation » » [archive] site euractiv.fr, 19 novembre 2007.
  2.  [1] [archive]
  3.  « Bernard Carayon, Député stratège » [archive], Christophe Soulard, La Revue Parlementaireno 881, juillet 2005.
  4.  Bernard Carayon: du GUD aux alliances avec le FN [archive]L’Humanité, 10 juillet 1998
  5.  http://www.politiquemania.com/legislatives-1997-circonscription-tarn-4.html [archive]
  6.  Richard Cazenave et Bernard Carayon saluent le choix du Président de l’Assemblée nationale d’équiper de logiciels libres les postes de travail informatiques des députés [archive]
  7.  « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » [archive]
  8.  Bernard Carayon Quentin Jagorel, « Défense et illustration du patriotisme économique », Le Monde.fr,‎  (ISSN 1950-6244lire en ligne [archive])
  9.  S. D., « L’industrie entre au Palais Bourbon », L’Usine Nouvelle,‎ p. 18 (lire en ligne [archive])
  10.  « Étudier à Sciences-Po » [archive], cours : L’Intelligence économique face à la mondialisation.
  11.  Judith Waintraub« Virginie Calmels et Dominique Renié, futurs candidats Républicains » [archive]Le Figaro, vendredi 8 mai 2015, page 2.
  12.  « Nominations » [archive], sur republicains.fr (consulté le 15 février 2016)
  13.  « Décret du 5 février 2004 portant promotion et nomination dans la réserve opérationnelle » [archive], sur Legifrance, JORF n°32 page 2637 texte n° 44, (consulté le 22 octobre 2015)
  14.  JORF n°0299 du 26 décembre 2007
    texte n° 147 Décision du 18 décembre 2007 portant inscription à un tableau d’avancement pour l’année 2007 (réserve) 
  15.  le site du Haut responsable à l’intelligence économique [archive] (HRIE, site public français)
  16.  Communiqué de presse FSI [archive], page 8
  17.  [PDF] « Classement des députés selon le nombre de questions (ordre décroissant), au 15 avril 2009 » [archive], par Lesinfos.com, page 12.
  18.  Fiche Bernard Carayon [archive] sur le site de l’Assemblée nationale. Cliquez sur « Travaux parlementaires », puis sur « Questions ».
  19.  « Synthèse générale des députés ayant au moins 6 mois de mandat » [archive], sur le site nosdeputes.fr

Affaire Benalla: encore un conseiller bien caché!

 PAR  ET JACQUES MASSEY
Un Ninja, un barbouze, un hacker, des copinages chez les banques, il n’en fallait pas moins pour réaliser le « Casse du Siècle » ! Ocean’s Vth Republic 🙂

Alexandre Benalla n’était pas le seul pivot de l’équipe de sécurité d’Emmanuel Macron. Mediapart reconstitue le réseau informel de ces conseillers de l’ombre du président, et révèle l’existence d’un autre de ses membres, Alexandre Carayon, placé au renseignement et à la lutte contre le terrorisme. Des « copinages malsains » au cœur de l’Élysée.

Leur nomination n’a pas à être publiée au Journal officiel. Ils ne figurent dans aucun organigramme. L’affaire Benalla a permis de lever le voile sur certains de ces chargés de mission. Pas tous, puisqu’il n’existe aucune exigence de rendre publique l’identité de ces conseillers officieux, qui échappent à toute obligation de transparence (lire notreprécédente enquête sur le sujet).

Au Sénat, Philippe Bas, président de la commission d’enquête, s’est heurté au refus de Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, d’apporter un début de précision sur ces hommes de l’ombre du président. « Il ne s’agit nullement d’un secret d’État ! », a protesté l’élu conservateur, visiblement agacé. « Secret d’État », le mot était lancé.

Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, n’a pas fait preuve de beaucoup plus de transparence sur ce sujet durant les auditions. Il s’est contenté de dire qu’il existait « sept chargés de mission qui sont rattachés au cabinet de la présidence de la République. Ce sont tous des chargés de mission rattachés à des conseillers techniques ».Mais dans quels domaines travaillent-ils exactement ? Patrick Strzoda a garanti aux élus qu’à l’exception d’Alexandre Benalla, « les autres chargés de mission ne jou[ai]ent aucun rôle en matière de sécurité ».

Le palais de l’Élysée. © ReutersLe palais de l’Élysée. © Reuters

Contrairement à ces propos, tenus sous serment, Alexandre Benalla n’est pas seul. Si les chiffres divergent au gré des auditions, à ce jour, l’enquête de Mediapart a permis d’en identifier six – dont Alexandre Benalla et Vincent Crase, jusqu’à leur licenciement. Quatre ont été employés à plein temps, recrutés et placés par l’Élysée dans des cellules dédiées à la sécurité, au renseignement ou en liaison avec les armées et la Défense.

Inconnu du grand public et absent des organigrammes, Alexandre Carayon, ancien de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, travaille auprès de Pierre de Bousquet de Florian, directeur de la Coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT), installée à l’hôtel de Marigny qui jouxte l’Élysée. Avec ce dispositif, le chef de l’État espère « avoir plus de prise » sur les services.

Sous la direction de Pierre de Bousquet de Florian officient notamment une magistrate, une diplomate ou encore de vieux routiers du renseignement comme Jérôme Léonnet, ancien directeur du renseignement territorial, et le commissaire Jean-François Gayraud, ex-adjoint au chef de l’unité de coordination de la lutte antiterroriste.

Intégré lui aussi à la CNRLT, Alexandre Carayon bénéficie du statut de conseiller et non de chargé de mission. Il dépend administrativement de Matignon mais travaille pour l’Élysée. Contrairement aux autres conseillers, sa nomination n’a pas fait l’objet d’une publication dans le Journal officiel. Joint par Mediapart, Matignon n’a apporté aucune précision. En revanche, l’Elysée a répondu : « A l’exception du coordonnateur et de son adjoint, aucune des nominations à la CNRLT n’a fait l’objet d’une publication au Journal Officiel, confidentialité et protection des agents obligent ».

Diplômé d’HEC, ex-salarié de la BNP-Paribas, ce jeune ingénieur est souvent présenté comme un surdoué de l’informatique. Dès janvier 2016, il rejoint l’équipe de campagne d’En Marche! en tant que « directeur des nouvelles technologies ».

Ses compétences en matière de sécurité informatique et de hacking ainsi que ses relations privilégiées avec Ismaël Emelien, le conseiller spécial d’Emmanuel Macron, lui ont permis de rejoindre le Palais au cœur du dispositif coordonnant le renseignement et la lutte contre le terrorisme. Quelle est la fonction exacte d’Alexandre Carayon ?

Contacté par Mediapart, l’Élysée précise : « Ce recrutement a donné lieu à un contrat entre l’intéressé et les services du Premier ministre dont relève administrativement la CNRLT. M. Alexandre Carayon fait partie du pôle technique TIC [Techniques de l’information et de la communication – ndlr] dont les missions sont de veiller aux aspects numériques, notamment la cyber sécurité, pour la CNRLT. »

Le CV de la séquence macronienne d’Alexandre Carayon présente bien des similitudes avec celui d’une autre cheville ouvrière de la campagne présidentielle, un homme pareillement reversé dans des fonctions sécuritaires à l’Élysée : Ludovic Chaker, secrétaire général d’En Marche! (auquel Le Monde a consacré un portrait).

Surnommé « le Ninja » en raison de sa connaissance des arts martiaux, Ludovic Chaker prend une part active au mouvement, dont il devient l’un des piliers avec l’actuel secrétaire d’État, Julien Denormandie, alors chargé du développement d’En Marche!. Ils partagent, eux aussi, une réelle complicité avec Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron.

Au terme de son équipée électorale, Ludovic Chaker fait son entrée à l’Élysée en tant que chargé de mission à l’état-major particulier de la présidence de la République (EMP). Une vraie récompense, si l’on considère les qualités requises pour intégrer ce cénacle très fermé de la rue de l’Élysée. Formé de quatre officiers supérieurs « de très haut niveau », en liaison avec les armées, ce cercle restreint est dirigé par l’amiral Bernard Rogel. Son rôle est capital. Il conseille le chef de l’État dans la conduite de la politique de défense.

Dans un article de L’Opinion consacré à Ludovic Chaker, Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions militaires et stratégiques, note que « ce serait la première fois qu’un tel poste est créé au sein de l’une des institutions les plus confidentielles du pays. “Nous sommes hors-sol”, juge un bon connaisseur de ces milieux ».

Le tandem Benalla-Chaker

« Fana mili » (fanatique militaire, passionné de la chose militaire), Ludovic Chaker intègre en 2005 la réserve opérationnelle du corps des officiers de l’armée de terre avec le grade de sous-lieutenant. Depuis, il est régulièrement promu, jusqu’à l’obtention du grade de commandant en 2018. Souvent, durant la campagne, il s’est présenté comme « ancien militaire, 44e régiment d’infanterie », une formation administrative des militaires de la DGSE. Mais d’autres personnels peuvent aussi y être rattachés.

Comme le précise Jean-Dominique Merchet : « Il est étonnant qu’un responsable d’En Marche ait ainsi fait état de cette appartenance. Il n’est pas exclu qu’il fasse partie “de la mouvance des réservistes du J9”, le bureau en charge des actions civilo-militaires du commandement des opérations spéciales, “qui ne servent pas beaucoup”. »

Hors de tout organigramme, quel emploi occupe-t-il vraiment à l’état-major particulier de la présidence de la République ? « Concernant le contenu de ses missions, elles portent sur des sujets de coordination (entre l’EMP, le CNRLT et le cabinet par exemple), (…) de veille sur différents sujets », répond vaguement l’Élysée à Mediapart. Selon des sources du milieu militaire, il rédigerait, « pour la présidence », des notes de synthèse sur la menace terroriste. 

 © Mediapart© Mediapart

C’est en tant que secrétaire général d’En Marche! que Ludovic Chaker a travaillé avec Alexandre Benalla, recruté par ses soins en décembre 2016 pour assurer la sécurité du candidat Macron. La lecture des échanges de mails entre Alexandre Benalla et Ludovic Chaker durant la campagne présidentielle (consultables dans les MacronLeaks) montre que cette relation a vite prospéré. Benalla se prévaut, notamment, de l’autorisation de « Ludo » pour acheter des armes. Demande finalement refusée par le parti. 

En cela, l’intégration en début d’année, au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), de leur ami Christian Guédon a été vécue comme la confirmation de leur légitimité. Cet ancien du GIGN a lui aussi servi, avec Pierre-Yves Baratier, ancien militaire reconverti dans le privé, et Vincent Crase, officier de réserve de la gendarmerie – l’acolyte d’Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er mai –, au quatrième étage des locaux du mouvement En Marche!. Étage du QG de campagne qui regroupe le service d’ordre.

Concernant Christian Guédon, son entrée au Palais n’était pourtant pas évidente. Ayant quitté le service actif depuis sept ans, sa reprise d’activité avait été jugée irréalisable administrativement par la hiérarchie de la Gendarmerie. Mais tout comme Emmanuel Macron a su imposer Alexandre Benalla au colonel Lionel Lavergne et au général Éric Bio-Farina dès son arrivée à l’Élysée, le président a, là aussi, obtenu gain de cause pour faire entrer Guédon dans l’unité de protection présidentielle.

Aux côtés d’Alexandre Benalla, Alexandre Carayon, Ludovic Chaker et Christian Guédon,deux autres chargés de mission officiaient également au sein de l’Élysée, à mi-temps. C’est le cas de Vincent Crase, employé LREM, suspendu depuis de ses fonctions par la Gendarmerie et dont le licenciement a été annoncé mardi 31 juillet par Christophe Castaner.

Lors de son audition devant l’Assemblée nationale, le général Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale, a tenu à préciser le statut de Vincent Crase : « Il a été intégré dans la réserve opérationnelle en 1996, en provenance de l’armée de l’air. (…) Il a régulièrement assuré des missions de formation et d’encadrement. (…) C’est d’ailleurs au titre de ses fonctions d’encadrant qu’il était employé au sein du commandement militaire de l’Élysée. »

Entre octobre 2017 et avril 2018, l’ex-employé LREM a été « convoqué 40 fois » à l’Élysée, selon les précisions apportées aux députés par le général Éric Bio-Farina lors de son audition. « Je l’avais plus particulièrement intégré au sein du service de contrôle des entrées, et sa mission se situait dans ce périmètre de sécurité. (…) Par ailleurs, (…) je l’avais également missionné pour gérer au plan administratif le corps des réservistes que nous recrutions – il y a aujourd’hui quatorze réservistes à l’Élysée. »

Le spectre d’une « police parallèle » ?

« En février, pendant 15 jours, Crase est venu encadrer des réservistes à Dijon pendant leur formation. Il les recevait ensuite en entretien pour vérifier qu’ils aient le profil adéquat pour garder les entrées de l’Élysée, comme bien s’exprimer puisqu’ils devaient être amenés à s’adresser à des hautes personnalités », précise un réserviste opérationnel, qui a rencontré Vincent Crase à Dijon et qui témoigne à Mediapart sous le sceau de l’anonymat.

Aussi, lorsque les vidéos du 1er mai ont circulé sur Internet, « certains réservistes ont reconnu Crase. Ils s’étonnaient de voir celui qui leur dispensait des cours de déontologie intervenir violemment en pleine manifestation », explique ce même réserviste. Mais « Crase était vu comme le “recruteur de réservistes de l’Élysée”, et de fait la notion d’illégalité de ses actes pendant la manifestation n’a pas jailli dans les esprits. Ça lui est arrivé d’ailleurs de proposer à certains d’entre nous de bosser pour sa boîte privée. Il disait qu’il allait avoir des contrats grâce à sa présence à l’Élysée. Selon lui, lorsque des délégations étrangères rendraient visite au président, il pourrait avoir des contrats pour protéger certaines personnalités ».

Ce n’est pas le seul réserviste employé par LREM à officier ponctuellement à l’Élysée. Le 25 juillet, auditionné devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le général Éric Bio-Farina révèle : « J’ai sous les yeux la liste des quatorze réservistes de la réserve opérationnelle qui servent au sein de la présidence de la République. Outre M. Vincent Crase, il y a un autre réserviste qui était salarié du mouvement La République en marche quand je l’ai rencontré. Je crois qu’il ne l’est plus car il est indiqué qu’il est actuellement technicien d’études chez Engie. »

Le 31 juillet, devant les sénateurs, Christophe Castaner, délégué général de LREM, assure avoir « demandé en interne aux services si une personne était connue comme relevant de ce cadre-là, on m’a précisé que non. Je pense qu’il s’agit d’une personne dont je n’ai pas le nom, qui a été un moment en responsabilité, et je ne sais pas où et dans quel cadre, mais je pense que ce n’est plus le cas depuis de longs mois ». En résumé, LREM emploie des personnes mais ne parvient pas à les identifier…

L’existence du duo Benalla-Crase, en charge de missions de sécurité, dans la plus grande opacité, a conduit plus d’un parlementaire à employer les expressions de « milice », de « police parallèle » ou encore de « barbouzes ». La présence d’autres chargés de mission dans les cercles les plus restreints du commandement militaire ou du renseignement révèle l’ampleur du court-circuitage de certaines hiérarchies souhaité par Emmanuel Macron et le risque pour les institutions qui en découle.

Les réponses d’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, interrogé par le sénateur PS Patrick Kanner sur le nombre de chargés de mission et sur le rôle de Ludovic Chaker dans le recrutement d’Alexandre Benalla, n’ont pas été d’une grande clarté. Quant aux objectifs du président d’opérer un « doublonnage » dans des dispositifs clefs au sein de l’Élysée via le « placement d’hommes et de femmes de confiance », le sénateur, là encore, n’a pu obtenir plus de précisions.

Bien sûr, ce n’est pas encore la cellule élyséenne constituée au “Château” après 1981. Mais ce réseau plus ou moins informel issu de la campagne présidentielle, brusquement éclairé par les errements d’Alexandre Benalla, en porte assurément les germes. L’histoire de ces « copinages malsains », pour reprendre les propos sans fard du préfet de policeMichel Delpuech lors de ses auditions au Parlement, reste à écrire.

Des détails témoignent déjà, en tout cas, des méthodes et procédés douteux d’un entourage présidentiel qui a vécu son irruption dans les allées du pouvoir comme une aventure où le culot et la transgression tiennent souvent lieu d’engagement politique. La transmission illégale (selon les articles 226-13 et 226-21 du code pénal) par Alexandre Benalla d’images de vidéosurveillance policière sur les brutalités de la place de la Contrescarpe à un conseiller communication de l’Élysée et leur visionnage par Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron, illustrent cette dérive en lente gestation.

Exécution © x

Commentaires:

Avec ces commandos type black ops il n’y plus besoin d’école de la magistrature ni d’école militaire ni d’école nationale de la police ni même besoin donc de concours

il suffit d’être copain avec manu (ou bribri??) de travailler chez un banquier (ou un croisiériste) et de savoir comment piller la france en écrasant le bas peuple

et après on a le droit de se défouler sur le cuistot à 1500€ par mois (70h par mois au réel probablement ) ou les jeunes graphistes aux cheveux long ( facile à chopper pour un jeune lieutenant colonel doté du seul diplôme de bagagiste) voir pourquoi pas d’en éborgner quelques uns en toute impunité.

On connaissait la théorie économique du « ruissellement »  ( on sait  ce qu’il en est); on mesurait chaque jours l’efficacité du siphonnage (fiscal) qui prend aux pauvres, aux étudiants, aux salariés  et aux vieux pour mieux avantager les riches et très riches et  on voit apparaître la dernière théorie qui fonde tout ça : le « doublonnage » des institutions (par des hommes de confiance)

je n’en tire qu’une conclusion :

micron ce n’est que du vent, un mantra économique suicidaire pour la nation, aucune représentativité réelle, une légitimité électorale ultra minoritaire de godillot sans recul et un grand vide dans l’appareil d’état (hors le gang auto protégée de bercy)

le drame c’est justement qu’au premier drame tout ces diplômes de hec et de la bnp iront aux fraises se mettre à l’abri (comme hulot avec son gros hors bords à gros moteur et à grosse soif) en beuglant à unité nationale

vraiment cette affaire éclaire peu à peu un système parallèle et noir bien noir

et comme le disait le grand SULLY à son roi Ruissellement, Siphonnage et Doublonage sont les mamelles de la France

ma

Je conseille aux journalistes et aux membres de la Commission d’Enquête du Sénat de visionner  les auditions auprès des deux commissions (sites web respectifs AN et Sénat). Ils découvriront plusieurs parjures quand ils affirment que la sécurité du président est exclusivement assumée par le GSPR (police pour le hors murs) et le Commandement militaire de l’Elysée (pour le dans les murs). 

 

Rappel du commentaire publié les 26 et 28 juillet : « D’ores et déjà, suffisamment d’éléments nous sont parvenus par l’intermédiaire des médias ou des réseaux sociaux pour nous assurer des faits suivants :

  • A. BENALLA n’avait pas simplement un rôle d’adjoint au chef de cabinet adjoint à l’Élysée ;
  • A. BENALLA n’était pas sur le terrain de la manifestation du 1er mai en qualité simplement d’observateur ;
  • Les incidents survenus sur la place de la Contrescarpe ne sont pas le fait uniquement des agissements d’A. BENALLA, mais participent d’une opération de « provocation-répression » pilotée par l’État-major de la police. »

Tiens, tiens ! Doucement mais sûrement on va finir par vérifier cette hypothèse…

« Il y a à mon sens à creuser sur le 1er mai et la raison de la présence de Benalla et son acolyte au jardin des plantes. »

entrée du Jardin à 10 m du Mac Do en feu et agression d’une jeune femme qui filme les pied-nickelés au Jardin des Plantes …

bizarre bizarre … vous avez dit bizarre ?

La France n’a pas besoin d’un type isolé pour sa cybersécurité. La 5 ième puissance du monde est au top niveau pour la cyber-sécurité nationale (sauf peut-être quand l’armée utilise windows … mais ça c’est un autre sujet …).

La France a déjà l’ANSI et la DGA.

Donc votre gars : espionnait-il pour Macron ? qui ? les opposants ? quel est le rôle exact de ce type ?

Tout cela est extrêmement inquiétant et louche.

Mais rassurez-vous Macron s’est aperçu que c’est l’organisation de l’Elysée qui serait en cause et pas lui avec ses barbouzes car elle n’a pas changé depuis 40 ans ;

donc pour un libéral psychopathe qui veut toujours casser ses jouets après la première utilisation , ne pas avoir changé depuis 40 ans parait totalement fou (pour un fou ce sont les autres qui le sont) ;

il faudrait expliquer à Macron depuis quand la Terre tourne autour du Soleil : ça le ferait totalement bugger le garçon.

Donc Macron va réorganisé l’Elysée : ça fait peur !

  • Pile (pas d’affaire Benalla) Macron gagne : il réorganise à sa botte avec ses barbouzes
  • Face (affaire Benalla) Macron gagne ; il réorganise aussi

PS. je croyais que Crase était encore employé LREM et que Castaner venait enfin de le licencier : je le vois dans l’organigramme de l’Elysée. Quelque chose m’a échappé.

 

 

 

Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

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Une réflexion sur “#MacronLeaks Bernard Carayon député-Maire LR et son frangin Alexandre Carayon barbouze de la pédale élyséenne où la #pathocratie française #BENALLA #AshRévolution #MacronGATE #Macron

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