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Descente vertigineuse de Gonen Segev, ancien ministre israélien

ActualitésIsraël – le  – par .
Gonen Segev, ancien ministre, est accusé de trahison envers IsraëlAncien ministre israélien, Gonen Segev a été inculpé le 18 juin pour espionnage contre l’État d’Israël pour le compte de l’Iran.

Passer au service de son pays à ennemi d’État, Gonen Segev en sait quelque chose. Pédiatre de formation et ancien ministre de l’énergie de 1995 à 1996 au sein de la Knesset,
il a été accusé le 18 juin dernier pour espionnage contre Israël, au profit de son plus grand ennemi, l’Iran.

Selon le Shin Bet, le service de sécurité intérieure de l’État hébreu, cet ancien capitaine de l’armée israélienne aurait fourni des informations sur le secteur de l’énergie, des sites sensibles pour la sécurité ainsi que des informations de hauts cadres d’Israël aux services de renseignements iraniens.

L’accusation ne s’arrête pas là, il aurait alimenté ses relations avec de hauts fonctionnaires israéliens pour leur présenter des agents iraniens se faisant passer pour des hommes d’affaires. Dans un communiqué, l’agence de sécurité indique les conditions d’arrestations de Gonen Segev. Il se trouvait en Guinée équatoriale, là où les autorités lui auraient refusé l’entrée au territoire. Par la suite, il a été extradé à la demande de la police israélienne.

Un passé lourd

Aujourd’hui, âgé de 62 ans, Gonen Segev connait une descente aux enfers bien vertigineuse.
En effet, d’abord élu député à la Knesset à seulement 35 ans en 1992, il devient ministre de l’énergie et de l’infrastructure 3 ans plus tard, notamment sous le gouvernement de Shimon Peres. La classe politique est sous son charme et il joue également un rôle dans les accords d’Oslo.
Il met fin à sa carrière d’homme politique et se consacre à sa formation première, la médecine. Mais là encore, il attire les regards.
Pour des raisons que l’on ignore, en 2004, Gonen Segev tente d’introduire plus de 30 000 cachets d’ecstasy sur le territoire israélien, en provenance d’Amsterdam.
Sa défense : il pensait transporter des M&M’s. Une plaidoirie qui tombera très vite à l’eau et plaidera coupable après être passé aux aveux.

Nigéria terre d’accueil

Le natif de Kiryat Motzkin – une petite ville dans le district de Haïfa – avouera avoir falsifié son passeport diplomatique invalide avec un crayon pour ne pas être fouillé par les autorités aéroportuaires néerlandaises. Il écopera d’une peine de prison de 5 ans pour tentative de contrebande de drogue.

Mais tout n’est pas noir dans la vie de Segev. Sa peine de prison est réduite pour bonne conduite et sera libéré en 2007, seulement 3 ans après sa condamnation.
Date à laquelle, la justice israélienne lui retire le droit d’exercer sur le territoire.

Le désormais ex médecin fait appel auprès du tribunal de Jérusalem, en vain.
Très attaché à son métier, il décide de s’expatrier à Abuja, capitale du Nigéria.
« J’ai décidé que je ne reviendrai pas en Israël à moins que je puisse revenir la tête haute comme Docteur Gonen Segev avec un permis de travail, et non pas comme l’ancien condamné Gonen Segev », déclarera-t-il plus tard.

Gonen Segev est un ancien capitaine de l'armée israélienne

Mais, son interdiction de pratiquer la médecine en Israël ne lui interdit pas de la pratiquer au Nigéria auprès de l’ambassade israélienne. Au cours de ses longues années d’exil, il recevra d’ailleurs une lettre de louange du ministère israélien des Affaires étrangères pour avoir sauvé la vie d’un gardien de sécurité israélien.

Soupçonné d’espionnage pour l’ennemi

L’interrogatoire se poursuit et à ce stade, il semblerait que des agents iraniens aient pris contact avec Gonen Segev en 2012, date à laquelle, alors qu’il résidait au Nigéria.
L’ambassade iranienne le recrute sur place sous prétexte de traiter les enfants du personnel diplomatique. Très vite, il aurait effectué deux séjours en Iran et aurait gardé contact avec des agents iraniens qu’ils rencontraient régulièrement. « Segev a aussi rencontré ses officiers traitants dans différents hôtels et appartements dans le monde, qu’il savait être utilisés pour des activités clandestines », a précisé l’agence de sécurité.

Toujours selon le Shin Bet, Segev aurait également reçu un équipement iranien lui permettant de crypter les communications avec ses officiers traitants.

Un ex-ministre israélien accusé d’espionnage pour le compte de l’Iran

Par Guillaume Gendron, Correspondant à Tel-Aviv 
Gonen Segev comparaît au tribunal de Tel-Aviv pour trafic de drogue, le 22 avril 2004.
Gonen Segev comparaît au tribunal de Tel-Aviv pour trafic de drogue, le 22 avril 2004. Photo Yariv Katz. Israel Out. AFP

Condamné pour trafic de drogue dans les années 2000, Gonen Segev aurait été enrôlé par les services de Téhéran en 2012.

Pédiatre, capitaine de l’Air Force israélienne, député de droite au vote crucial pour les accords d’Oslo, ministre de l’Energie d’Yitzhak Rabin et… trafiquant de drogue. Le CV de Gonen Segev était déjà corsé, mais la dernière ligne que vient d’y ajouter le Shabak (le renseignement intérieur israélien) le fait basculer dans une dimension ésotérique : après sa disgrâce, Segev, 62 ans, serait devenu espion pour le compte de l’Iran, l’ennemi juré de l’Etat hébreu.

32 000 cachets de MDMA dans des boîtes de M&M’s

Lundi, les services israéliens ont levé le secret sur l’affaire et autorisé sa publication par les médias nationaux, suscitant plus une vague d’incrédulité que d’indignation face à ce cas hors norme (pressé par Libération pour un commentaire, un ancien conseiller à la sécurité nationale a simplement répondu qu’il n’y avait pas de «réaction intelligente» à avoir face à une histoire aussi ahurissante).

Installé depuis plusieurs années au Nigeria après sa sortie de prison et sa radiation de l’ordre des médecins, Segev a été arrêté le mois dernier à la demande des autorités israéliennes par les douaniers de la Guinée-Equatoriale, où l’ancien député s’est vu refuser un visa d’entrée en raison de son casier judiciaire. En 2005, l’ex-ministre avait été condamné à cinq ans de prison ferme pour trafic de drogue et fraude à la carte bancaire. Segev avait notamment tenté de faire passer 32 000 cachets de MDMA dans des boîtes de M&M’s au départ d’Amsterdam, maquillant au crayon la date d’expiration de son passeport diplomatique.

«Collaboration avec l’ennemi en temps de guerre»

Mis en examen le 15 juin à Jérusalem, Segev est cette fois officiellement accusé d’«espionnage contre l’Etat d’Israël» et de «collaboration avec l’ennemi en temps de guerre». Selon les services israéliens, le politicien déchu a été recruté au Nigeria en 2012 après un premier contact avec l’ambassade iranienne locale. Doté d’un système de chiffrement pour communiquer avec ses agents traitants, l’Israélien aurait ensuite multiplié les rendez-vous dans les hôtels et planques iraniennes «partout dans le monde», dont deux voyages à Téhéran. L’une des missions de Segev était de mettre en relation son carnet d’adresses (ou du moins ce qu’il en restait) avec des agents iraniens se présentant comme de simples hommes d’affaires. L’ex-ministre aurait aussi fourni des informations sur les infrastructures énergétiques israéliennes.

La carrière politique de Segev fut aussi fulgurante que décisive. Elu à la Knesset, le parlement israélien, en 1992 en tant que membre du très à droite et belliqueux parti Tzomet (aujourd’hui défunt), il accepta de voter en faveur des accords d’Oslo en échange d’un portefeuille dans le gouvernement d’Yitzhak Rabin en 1994, avant de quitter la politique deux ans plus tard.

Guillaume Gendron Correspondant à Tel-Aviv

 

PUBLIÉ PAR PIERRE LURÇAT

En Israël, l’affaire Gonen Segev, qui a éclaté la semaine dernière, a fait l’effet d’une bombe médiatique.

Cet ancien ministre de l’Energie du gouvernement Rabin en 1995, qui avait déjà défrayé la chronique lors de plusieurs affaires de fraude et de trafic de drogue, vient d’être arrêté par le Shin-Beth, le service de sécurité intérieure israélien, et inculpé d’espionnage en faveur de l’Iran. Segev n’est certes pas le premier Israélien accusé d’espionnage en faveur d’un pays ennemi. Mais il est sans doute, de tous les espions qui ont trahi Israël, le plus cupide.

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Ce n’est pas la première fois qu’Israël connaît de retentissantes affaires d’espionnage. Parmi les plus fameuses, citons l’affaire Mordehaï Vanunu, enlevé à Rome par un commando du Mossad et condamné à 18 ans de prison pour avoir dévoilé des secrets nucléaires, ou celle de Marcus Klinberg, condamné à 20 ans de réclusion pour espionnage au profit de l’Union soviétique.

Dans les années 1950, l’espionnage en faveur de l’URSS était suffisamment répandu en Israël pour que le légendaire patron du Mossad, Isser Harel, en fasse une des priorités de son service de contre-espionnage. C’est sous sa direction, selon certaines sources, que le Mossad mit la main sur le fameux “rapport Khrouchtchev” exposant les crimes de Staline, qui marqua le début de la déstalinisation. Le rapport, obtenu par le journaliste polonais Wiktor Grajewski, fut ensuite transmis à la CIA et publié dans les colonnes du New York Times.

Klinberg a espionné pendant 30 ans en faveur de l’URSS, transmettant notamment des secrets militaires sur les armes chimiques et biologiques qui ont abouti entre les mains de la Syrie, le principal ennemi d’Israël à l’époque. Condamné à 20 ans de prison en 1983, il a été libéré en 1998 et a fini ses jours en France, où il demeurait chez sa fille, Sylvia Klinberg. L’histoire de l’espion du KGB Marcus Klinberg a en effet une dimension française : son petit-fils, Ian Brossat, est conseiller de Paris, maire-adjoint d’Anne Hidalgo en charge du logement et future tête de liste du Parti Communiste Français aux élections européennes de 2019. Il a publié récemment une biographie de son sulfureux grand-père, pour lequel il ne tarit pas d’éloges, intitulée L’espion et l’enfant.

Dans l’affaire Gonen Segev, par contre, il n’est point question d’affinités idéologiques, mais d’appât du gain et de cupidité. L’ancien ministre de l’Energie est entré en contact avec l’ambassade iranienne au Nigéria en 2012, où il s’était installé après avoir purgé une peine de cinq ans de prison pour avoir fait entrer en Israël plusieurs milliers de comprimés d’Ecstasy cachés dans des boîtes de chocolat, ce qui lui a valu le surnom de “Monsieur M&Ms”. Selon les informations qui ont filtré dans la presse israélienne, Segev a transmis aux Iraniens des renseignements sur des sites sensibles en Israël, et s’est même rendu à deux reprises en Iran pour rencontrer ses officiers traitants.

Au-delà même de ces révélations fracassantes, l’affaire Segev ravive en Israël de vieilles blessures mal cicatrisées. L’ancien ministre de l’Energie dans le gouvernement Rabin, entre 1995 et 1996, était en effet un des deux députés qui ont rendu possible le vote des accords d’Oslo, très controversés en Israël à l’époque. Membre du parti de droite Tsomet, fondé par l’ancien chef d’état-major Rafaël Eitan, Segev avait fait défection avec son colistier, Alex Goldfarb, pour soutenir le gouvernement Rabin-Pérès à un moment crucial, en échange de la promesse d’un portefeuille ministériel.

Aux yeux de beaucoup d’Israéliens, Segev n’est pas seulement un traître à son pays. Il incarne une forme de corruption politique que certains rendent responsables de beaucoup des problèmes sécuritaires auxquels leur pays est aujourd’hui confronté. Comme l’écrit Martin Sherman, ancien conseiller du Premier ministre Itshak Shamir :

“Sans Segev, il n’y aurait pas eu les accords d’Oslo, et sans Oslo il n’y aurait pas eu de deuxième Intifada, il n’y aurait pas eu de désengagement de Gaza, pas de prise du pouvoir du Hamas à Gaza, pas de tunnels de la terreur, pas d’arsenal de roquettes redoutables visant les villes israéliennes et les villes éloignées de Gaza”.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Pierre Lurçat et Philippe Karsenty pour Dreuz.info.

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