#AFRIQUE Démuni et contesté, #G5Sahel patine! « si la barrière du Sahel devait céder, les rives de la Méditerranée seraient débordées ! ». #Macron pendant ce temps #EnMarche avec les enfants noirs au #Nigéria… #PédoMonarchie

Démuni et contesté, le G5 Sahel patine

Emmanuel Macron a rencontré lundi ses homologues du G5 Sahel, en marge du sommet de l’Union africaine réuni à Nouakchott (Mauritanie). Tandis que les dirigeants africains regrettent de devoir mendier les fonds promis à la force antiterroriste, les attaques se poursuivent, tout comme les critiques.

Dakar (Sénégal), de notre correspondant.– Le thème du 31e sommet de l’Union africaine, la lutte contre la corruption, n’a pas rencontré un franc succès à Nouakchott où il a plutôt été question, lundi 2 juillet, du Sahara occidental, de l’accord pour la zone de libre-échange continentale désormais validée par 49 des 55 pays de l’UA et du soutien officiel de l’organisation à la Rwandaise Louise Mushikiwabo dans la course au poste de secrétaire générale de la Francophonie.

Parmi les sommets dans le sommet, un était particulièrement attendu. Lundi soir, les six présidents de la France, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad se sont éclipsés pour une rencontre en partie dictée par le Jnim d’Iyad Ag Ghali, auteur de deux attaques meurtrières ces derniers jours. La première, le 29 juin, contre le quartier général de la force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) à Sévaré, dans le centre du Mali. La seconde le 1er juillet à Gao, où une patrouille de militaires français et maliens a été la cible d’une attaque kamikaze à la voiture piégée, blessant quatre soldats français de Barkhane et laissant un blindé en feu. Un mode opératoire déjà utilisé à deux reprises à Gao en 2016 et 2017 contre l’aéroport de la ville et le camp du Mécanisme opérationnel de coopération, rappelle Menastream.

Les restes d'un véhicule après l'attentat contre le quartier général du G5 Sahel, vendredi 29 juin à Sévaré (Mali). © ReutersLes restes d’un véhicule après l’attentat contre le quartier général du G5 Sahel, vendredi 29 juin à Sévaré (Mali). © Reuters

Après l’attaque contre l’état-major des armées à Ouagadougou le 2 mars 2018 et celles, régulières, contre les camps de la Minusma au Mali, le symbole d’une nouvelle force militaire au Sahel frappée en son cœur fait mal. En mai 2018, le QG de Sévaré avait été cité dans un rapport du secrétaire général de l’ONU sur la FC-G5S parmi les sites militaires dont « les conditions précaires [dans ces sites et aux alentours] représentent une lourde menace pour la sécurité, et retardent le déploiement du reste des contingents ».

C’est pourtant sur cette force que reposent les espoirs de la lutte antiterroriste au Sahel. À la sortie de la réunion, lundi 2 juillet à Nouakchott, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a notamment annoncé des « décisions très fortes pour que assez rapidement la force conjointe soit totalement opérationnelle » et « pour que les bataillons qui manquent soient rapidement mis en place au niveau des États ». Plus tôt dans la journée, le chef de l’État français avait pris les devants : « Nous allons cet après-midi prendre des décisions concrètes de redéploiement de nos forces et de positionnement pour les prochains mois »sans apporter plus de précisions à l’issue des rencontres.

Lancée en février 2017 et soutenue de tout son poids par la France, la force conjointe existe, mais ne vit pas encore. Son secrétaire permanent, Maman Sambo Sidikou, estimait mi-juin « complété à 90 % » le déploiement des 5 000 soldats attendus sur les trois « fuseaux » régionaux. Mi-mai, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait déploré la lenteur de sa mise en place, en pointant du doigt les responsabilités des uns et des autres.

« Cela n’est pas étonnant que la mise en place prenne du temps, explique Nicolas Desgrais, doctorant à l’université du Kent, spécialiste de la coopération militaire au Sahel. On parle ici de déplacer des effectifs mal équipés dans des zones frontalières où ils n’ont pas l’habitude d’opérer, avec des problèmes logistiques et structurels liés à la relève des soldats, au paiement des primes, au suremploiement de l’armée. D’où notamment la question du matériel supplémentaire. »

Ibrahim Boubacar Keita, président du Mali, et Emmanuel Macron se congratulent sous le regard de leurs homologues Mahamadou Issoufou (Niger) et Idriss Déby (Tchad) à Nouakchott (Mauritanie), lundi 2 juillet 2018. © ReutersIbrahim Boubacar Keita, président du Mali, et Emmanuel Macron se congratulent sous le regard de leurs homologues Mahamadou Issoufou (Niger) et Idriss Déby (Tchad) à Nouakchott (Mauritanie), lundi 2 juillet 2018. © Reuters

Or cinq mois après les annonces faites à la conférence des donateurs, tenue le 23 février 2018 à Bruxelles, les quelque 420 millions d’euros nécessaires à sa première année de fonctionnement n’ont pas encore été réunis. International Crisis Group avait souligné en décembre 2017 le paradoxe de ces pays censés « devenir responsables de leur propre sécurité tout en étant dépendants de financements extérieurs ».

Face à la lente “opérationnalisation” de la force, l’heure est au lancer de patate chaude, et les pays du G5 Sahel ont accordé leurs violons aux archets aiguisés pour s’en prendre aux promesses non tenues et aux contradictions de la communauté internationale. « Nous ne sommes pas du tout satisfaits de la compréhension et de l’aide que nous recevons », a critiqué sur France 24 le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, en faisant le parallèle avec le milliard de dollars de budget annuel de la Minusma au Mali, « sans résultats », dont le mandat a été renouvelé par le Conseil de sécurité le 28 juin pour un an.

« La force du G5 Sahel souffre d’un manque de moyens financiers et matériels »a déploré le président tchadien Idriss Déby. « Quenous soyons là comme des mendiants qui tendent leurs sébiles à parcourir le monde pour réunir 423 malheureux millions d’euros pendant qu’un bombardement quotidien dans certaines zones vaut le milliard, c’est un non-sens quelque part », a pour sa part lancé le président malien Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

Pour pousser la communauté internationale à tenir ses promesses et à mettre la main à la poche, IBK s’en remet à la peur, en prévenant comme il l’a déjà fait que « si la barrière du Sahel devait céder, les rives de la Méditerranée seraient débordées ». La lenteur des décaissements promis à la FC-G5S lui offre un argument utile pour justifier la dégradation continue de la situation au Mali, où l’argent ne semble pourtant pas à même de pouvoir tout résoudre, et alors que les critiques françaises à l’égard du pouvoir malien se multiplient à l’approche de l’élection présidentielle du 29 juillet. À la suite d’une enquête menée sur des événements survenus à Boulkessy le 19 mai 2018, la Minusma a annoncé le 26 juin que « des éléments du bataillon malien de la force conjointe du G5 Sahel [avaient] sommairement et/ou arbitrairement exécutés 12 civils au marché de bétail de Boulkessy ».

Le président mauritanien a par ailleurs mis les pieds dans le plat au sujet de l’attaque de Sévaré, en déclarant que « s’il [le quartier général – ndlr] a été attaqué, c’est qu’il y a eu non pas une seule faille mais énormément de failles ». 

Résultat de recherche d'images pour "macron et des travestis africains"

 

Résultat de recherche d'images pour "macron et des travestis africains"

aeeeeeeeeeeeeeeeee

 

aeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

Publicités

2 réflexions sur “#AFRIQUE Démuni et contesté, #G5Sahel patine! « si la barrière du Sahel devait céder, les rives de la Méditerranée seraient débordées ! ». #Macron pendant ce temps #EnMarche avec les enfants noirs au #Nigéria… #PédoMonarchie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s