#TOGOLEAKS #France #Namibie #Togo #Belgique #Monaco Affaire Uramin: les juges sur la piste des intermédiaires Anne Lauvergeon Areva en Afrique! Togo Presidential Investment Advisory Council » (TPIAC)

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Affaire Uramin: les juges sur la piste des intermédiaires d’Areva en Afrique

Anne Lauvergeon

Dirigeants africains, hommes d’affaires, conseillers de l’ombre: après trois ans d’enquête sur le rachat désastreux pour Areva de la compagnie minière canadienne Uramin, les juges se concentrent sur les intermédiaires de l’ex-fleuron français du nucléaire en Afrique, sur fond de suspicions de corruption et de rétrocommissions.

Juin 2007: Areva, qui cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en uranium, débourse 1,8 milliard d’euros pour acquérir Uramin, propriétaire de trois mines présentées comme prometteuses en Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique.

Plus d’un milliard d’euros supplémentaires sont investis pour développer le gisement namibien. Mais l’exploitation des sites se révèlera beaucoup plus difficile que prévue et l’opération se transforme en gouffre financier: en 2011, Areva, contrôlée par l’Etat, est contraint de passer 1,5 milliard d’euros de dépréciations sur Uramin dans ses comptes.

L’affaire est depuis mai 2015 au cœur de deux informations judiciaires.

Un volet comptable où l’ex-patronne emblématique du groupe, Anne Lauvergeon (2001-2011), a été mise en examen ainsi que deux ex-responsables, suspectés d’avoir présenté des comptes inexacts pour masquer l’effondrement de la valeur d’Uramin.

L’autre enquête porte sur des soupçons de corruption en amont et en aval de l’acquisition de la société minière.

– « schéma corruptif » en Namibie ? –

Plusieurs opérations d’Areva en Namibie sont au coeur des investigations.

D’abord, des versements mensuels de 10.000 dollars en 2008 et 2009 au ministre namibien du Commerce et de l’Industrie de l’époque, l’actuel président Hage Geingob.

Puis, deux virements en 2009 et 2010 pour un montant total de 6,9 millions de dollars au groupe namibien United Africa Group (UAG), dirigé par l’homme d’affaires Haddis Tilahun, dont l’épouse Martha est proche du pouvoir en place.

Pour justifier ces deux versements, le groupe français, devenu Orano, explique avoir envisagé un partenariat avec cette société afin de construire une usine de dessalement pour sa mine de Trekkopje (Namibie). Mais le projet n’a pas abouti et l’argent n’a jamais été remboursé par UAG.

Les juges d’instruction suspectent « la mise en place d’un schéma corruptif »: Areva aurait versé des commissions en échange de l’obtention des licences minières d’exploitation et d’un statut fiscal avantageux pour Trekkopje, licences et statut octroyés par les autorités namibiennes en 2009.

Les investigations ont aussi révélé de possibles rétrocommissions au profit de cadres d’Areva.

Sébastien de Montessus, ex-patron de la division « Mines » du groupe, est suspecté d’en avoir touché via une société Tulip, basée aux Emirats, dont il serait le bénéficiaire. Un virement de 750.000 euros de M. Tilahun à M. de Montessus à titre d’accompte sur l’achat d’un yacht, Cape Arrow, pose aussi question.

L’ex-cadre d’Areva a été mis en examen le 29 mars pour « corruption ». Il a contesté devant les magistrats « tout lien financier » avec UAG « directement ou indirectement », d’après une source proche de l’enquête.

Un ex-banquier belge, Daniel Wouters, entré chez Areva en 2006, aurait pu aussi bénéficier de rétrocommissions: les investigations ont mis en lumière deux virements pour un montant total de 500.000 dollars d’UAG à la société Swala dans laquelle l’homme d’affaires détenait une participation.

Entendu en mars par les policiers, Daniel Wouters a reconnu « ne pas avoir informé » Areva de l’investissement d’Haddis Tilahun dans Swala. « Cela ne m’aurait rien coûté de le dire, mais je n’y ai pas pensé », a-t-il relevé.

Convoqué en mai par les juges d’instruction, il a été mis en examen pour complicité des délits de corruption d’agent public étranger, d’abus de confiance et de corruption privée, selon une source judiciaire.

Son rôle est au cœur de l’enquête. D’autant que l’ex-banquier, au premier plan pendant les négociations sur l’acquisition d’Uramin, est lié à deux des principaux actionnaires de la société canadienne, James Mellon et Stephen Dattels, qui ont investi en 2008 dans Swala. Y a-t-il eu conflit d’intérêts? Wouters a-t-il cherché à tromper Areva en échange d’une rétribution? Lors de son audition par les policiers, il a assuré avoir « toujours été loyal » envers Areva.

Entendue en mars 2017, Anne Lauvergeon a expliqué que c’était son époux, Olivier Fric, qui lui avait apporté le CV de Daniel Wouters, précisant que ni elle ni son mari ne le connaissait avant son embauche.

– Centrafrique et Afrique du Sud –

L’enquête concerne aussi deux autres pays africains.

En Centrafrique, Areva s’est appuyé sur un intermédiaire, Georges Forrest, présenté par le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, pour régler son litige avec l’ex-président Bozizé qui contestait son permis d’exploiter la mine de Bakouma.

En Afrique du Sud, l’homme-clé est le Ghanéen Sam Jonah, co-fondateur d’Uramin et proche de l’ex-président Thabo Mbeki. Entendue en mars 2017, Anne Lauvergeon a reconnu qu’Areva « avait été sollicitée » pour verser des commissions dans le pays. « Bien sûr, nous avions refusé », a-t-elle affirmé.

Dans ce volet de l’enquête, l’ex-sherpa de François Mitterrand n’est pas mise en examen, mais placée sous le statut plus favorable de témoin assisté.

Olivier Fric est en revanche poursuivi pour « délit d’initiés », suspecté d’avoir profité d’informations privilégiées pour spéculer sur la valeur d’Uramin.

 

 

 

ANI Avec AFP

EXCLUSIF | Affaire UraMin : les preuves de l’escroquerie seraient à Monaco

 

 

par Jacques Monin@MoninJacques

Selon l’auteur Vincent Crouzet la vente d’Uramin à Areva en 2007 a donné lieu au versement de rétro-commissions dont les traces existent encore dans 3 banques monégasques.

Interrogé par Secrets d’Info sur France Inter, l’auteur et ex employé de la DGSE Vincent Crouzet révèle des informations totalement inédites.

UraMin, c’est cette société canadienne qui, en juin 2007, vend trois gisements d’uranium à la multinationale Areva au prix exorbitant de 1,8 milliard €. Mais ces mines se sont révélés totalement inexploitables et le fiasco a coûté au total 3 milliards d’euros.

Vincent Crouzet a recueilli les confidences de Saifee Durbar, un homme d’affaires pakistanais opérant dans le domaine de l’uranium, condamné en 2007 (l’année de la vente d’UraMin à Areva) pour une escroquerie dont il se dit innocent. Selon Saifee Durbar, cette vente à un prix inexplicable, a en réalité fait l’objet, en amont, d’une entente entre acheteur et vendeur, et a été suivie de reversements d’argent.

Mais il y a mieux : selon l’auteur, des flux financiers suspects se sont en outre produits en été 2007, juste après l’OPA, sur les comptes d’une très haute personnalité « ni française ni africaine, peut-être bien monégasque », argent résultant de rétro-commissions liés à cette vente. Il donne le nom de 3 banques monégasques particulièrement suspectes selon lui :

« La première, c’est la filiale monégasque de la banque suisse Julius Baer, une très grande banque suisse, la seconde c’est la banque siennoise dei Monte Paschi aujourd’hui nommée Andbank Monaco. Et la troisième banque c’est la banque Pasche du groupe luxembourgeois Havilland. »

Ces informations sont livrées alors qu’il ne reste que quelques mois avant que la prescription de 10 ans prenne effet à Monaco.

Vinecnt Crouzet prévient toutefois ne pas mettre « en cause la responsabilité formelle de ces banques qui brassent des milliards tous les ans », mais il ajoute que « la réputation de certaines laissent à désirer, ce ne serait pas étonnant que l’on retrouve des fonds douteux passant par ces 3 banques » . Vincent Crouzet publie « Une affaire atomique » (Robert Laffont).

 

A l’instar de l’Afrique du Sud, de la Russie, de l’Argentine, du Costa Rica ou d’Abu Dhabi, le Togo dispose désormais d’un Conseil présidentiel pour l’investissement.
Le « Togo Presidential Investment Advisory Council » (TPIAC) a été officiellement lancé vendredi à Lomé.
Une idée qui a germé plusieurs années dans la tête du président Faure Gnassingbé. Le contexte économique s’y prête désormais.
De quoi s’agit-il exactement.
Le TPIAC est cercle de réflexion et de proposition, une sorte de Think Thank, composé d’éminentes personnalités internationales du monde de la finance et des affaires chargées de conseiller, de proposer et d’orienter le chef de l’Etat et le gouvernement en matière d’investissement et de politique de réformes ; naturellement, le dernier mot revient à l’Etat.
L’objectif est également, si possible, d’attirer de nouveaux investisseurs au Togo grâce à la constitution d’un réseau d’appui.
Le Conseil comprend des chefs d’entreprise emblématiques comme Anne Lauvergeon (Areva) Simon Murray (Asia, Macquarie Group), Arnold Ekpe (Ecobank) ou Koosum Kalyan (Petmin, Afrique du Sud)
La première réunion du TPIAC se tient sur deux jours à Lomé en présence d’une grande partie des membres qui sont appelés à se retrouver deux fois par an au Togo pour faire le point des travaux.
Mais sur une base régulière, ils échangent entre-eux, avec le chef de l’Etat et les autorités grâce à un site sécurisé créé à cet effet sur lequel ils disposent de documents économiques et financiers de référence réactualisés et peuvent communiquer via une messagerie cryptée.
Vendredi soir, Faure Gnassingbé a offert un dîner en l’honneur des membres du Conseil ; dîner auquel assistaient des membres du gouvernement et les représentant du monde des affaires togolais.

 

BOBO

 

 

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