TOGO #WestAfricaLeaks Patrice Yao Kanekatoua, baron URINE togolais proche de Faure et Mey Gnassingbé planqué derrière le compte secret banque HSBC « 33863 KY » à Genève en Suisse! #Blanchiment #Moneylaundering

TOGO: Patrice Yao Kanekatoua, le baron togolais planqué derrière le compte secret « 33863 KY » en Suisse

Au début des années 2000, la banque privée suisse HSBC a hébergé discrètement des comptes offshores plus de 100. 000 fortunes parmi les plus grosses du monde. Il faudra désormais y compter un Togolais, au cœur du pouvoir de Lomé, qui a aussi dissimulé ses avoirs en Suisse.

 

Février 2005. Le Togo traverse une période très sensible de son histoire. Celui qui avait dirigé d’une main de fer le pays pendant 38 ans venait de décéder le 5 dudit mois, laissant derrière lui un pays en proie à toutes sortes d’incertitudes. Alors que l’armée tente de confier par la force le pouvoir au fils du dictateur, des contestations s’élèvent dans le pays et au niveau international. Jamais le pouvoir n’a autant tangué. Le contexte est explosif. Les cadres dirigeants cherchent à sécuriser leurs biens et avoirs, à l’étranger.

En décembre 2003, quand Yao Kanekatoua créait ce compte secret avec la HSBC, il venait d’être nommé, directeur général de la BTCI, et un an plus tôt Président du Conseil d’administration de Togo Telecom.

Le pays étant sous de fortes tensions politiques, les funérailles de Gnassingbé Eyadèma n’étant même pas encore organisées, l’un de ses hommes de confiance, Yao Patrice Kanekatoua décide de confier une partie de sa « fortune » à une banque qui offre des services personnalisés en Suisse.

Il rencontre discrètement un agent de la banque privée suisse HSBC, à Bamako, au Mali. D’abord le 23 février, puis le 02 mars. Les deux personnes font la situation des mouvements sur le compte secret appartenant au Togolais et procèdent, sur place, à une opération d’une valeur de 300.000 euros, soit près de 200 millions de francs CFA. Au banquier, l’agent public togolais promet « par ailleurs, adresser un virement dans un mois afin de porter son compte à 1 millions d’euros », soit plus de 655 millions de nos francs. L’affaire est conclue. Le Directeur de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI), banque d’intérêt public en proie à de sérieuses difficultés, et aussi président du Conseil d’Administration de l’entreprise publique de Télécommunications Togo Telecom, retourne à Lomé, rassuré.

Des mois durant, celui qui, jusqu’en 2004, était aussi membre du Conseil d’Administration d’une « Société Internationale Financière pour les Investissements et le Développement en Afrique », filiale suisse d’une société luxembourgeoise, a du mal à réussir son opération de transfert d’argent en Suisse. Il s’agace. Entre-temps, le fils d’Eyadèma réussit, avec l’appui de l’armée, à s’installer au pouvoir de façon certaine, au prix d’un bain de sang. Ses proches et les anciens collaborateurs de son père sont désormais plus sereins, pour eux-mêmes, et pour leurs biens et avoirs.

En décembre de la même année, Kanekatoua décide de rencontrer à nouveau son banquier. Cette fois, le pays étant plus calme, la rencontre se fait discrètement à Lomé. Ils font le tour de la question et évoquent des entraves à l’opération et des « difficultés » dues à des « restrictions imposées par de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest ». Toutes ces rencontres sont documentées par l’agent de la banque suisse et rapportées dans une base de données conservées très discrètement en Suisse.

Le compte qui était destinataire du transfert à HSBC est secret et porte le nom de « 33863 KY. Le client, un Togolais, né selon son passeport le 29 mai 1949 à Tchalo dans le Tchaoudjo, s’est bien assuré que rien ne vienne trahir la confidentialité et l’opacité censées couvrir les mouvements sur ce compte. En dehors du discret « KY » qui termine les 5 chiffres, l’identité réelle est soigneusement dissimulée.

Les relevés bancaires et correspondances liés aux transactions sur ledit compte, le client Yao Kanekatoua, le détenteur du compte, a choisi de les « bloquer en banque ». Aucune trace ne devrait être aperçue au Togo. Autant de services qu’on ne peut s’offrir qu’avec des banques spécialisées dites « banque privées » et dont les prestations ne sont nullement réservées à des clients ordinaires.

 « Je n’ai jamais eu cette restriction (ndlr : de la banque centrale), je n’ai jamais rencontré personne de HSBC. Je n’ai rien à cacher. Je suis transparent », a ajouté l’actuel directeur de l’Office du patrimoine immobilier du Togo à l’étranger.

« La banque privée propose une gestion personnalisée haut de gamme aux particuliers, aux familles et aux entrepreneurs qui détiennent des avoirs financiers ou un patrimoine importants », renseigne le site spécialisé http://www.cbanque.com. La banque privée HSBC compte au sein de sa clientèle les plus grosses fortunes du monde.

Parmi elles, le journal Le Monde cite « des trafiquants d’armes ou de stupéfiants, des financiers d’organisations terroristes ». A ce lot, il faudra ajouter le Togolais Yao Kanekatoua.  Contacté au sujet de ce compte, le banquier togolais de 69 ans nie tout, se présentant blanc comme neige. « On n’était pas des banquiers millionnaires ou milliardaires pour avoir des comptes ici et là. On était des banquiers salariés », se défend-t-il, depuis Paris où il dit séjourner pour des soins.

« Je n’ai jamais eu cette restriction (ndlr : de la banque centrale), je n’ai jamais rencontré personne de HSBC. Je n’ai rien à cacher. Je suis transparent », a ajouté l’actuel directeur de l’Office du patrimoine immobilier du Togo à l’étranger. Il ne reconnait qu’un ancien compte à Paris sur lequel il déposait « des économies personnelles… pour des séjours en France ».

Et pourtant, les documents retrouvés dans la base de données de la très sélecte banque suisse attestent le contraire des propos du baron togolais qui n’a jamais daigné répondre au questionnaire introduit à son bureau de Lomé par le journal L’ALTERNATIVE. Mais, surpris par un coup de fil venant des USA, depuis les bureaux du Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICIJ), Kanekatoua s’est plutôt réfugié derrière une négation noyée dans une série de réponses confuses. Préférant prendre une posture de nécessiteux : « d’ailleurs aujourd’hui, j’ai de graves besoins financiers, je tire la langue », fait-il croire.

Toutes les informations relatives aux transactions financières de celui qu’on présente, au Togo, comme « le banquier du pouvoir » resteraient secrètes si, en 2008, l’informaticien franco-italien, ex-agent de la banque suisse HSBC, Hervé Falciani, n’avait décidé de faire fuiter de plus de 60.000 documents très soigneusement conservés jusque-là par l’établissement financier. Ces documents, il les remet d’abord aux autorités françaises puis au journal français Le Monde, qui à son tour va les partager avec le Consortium International des journalistes d’Investigation (ICIJ) basé aux Etats-Unis mais dont les membres et partenaires (dont L’Alternative) sont situés partout dans le monde.

« Je n’ai jamais eu cette restriction (ndlr : de la banque centrale), je n’ai jamais rencontré personne de HSBC. Je n’ai rien à cacher. Je suis transparent », a ajouté l’actuel directeur de l’Office du patrimoine immobilier du Togo à l’étranger. ICIJ

Le scandale lié à la banque privée suisse HSBC a choqué le monde. « La banque suisse fournit une couverture pour conspirer contre le bien public, exacerbant le risque de corruption », analyse Alex Cobham, PDG de l’organisation internationale Tax Justice Network, et d’ajouter que « le secret offert par des comptes en Suisse n’attire pas les gens qui font des affaires légitimes ».

Baptisé de « Swissleaks », le scandale est révélé en 2015 par ICIJ et ses partenaires. « Les SwissLeaks ont révélé que la HSBC Private Bank en Suisse avait systématiquement fermé les yeux sur toutes sortes de règles et de normes bancaires pour des suspects criminels internationaux et des kleptocrates nationaux, ainsi que des politiciens de plus de 15 pays dans chaque région du monde, tout en offrant explicitement des services pour contourner les exigences normales de transparence et de déclaration », s’indigne Alex Cobham de Tax Justice Network.

Si Kanetakoua préfère recourir à la stratégie de la dénégation, de son côté la banque HSBC, plus contrite tout de même, se refuse à tout commentaire sur ses clients et activités de début des années 2000. Laissant transparaître un aveu de culpabilité, elle se contente de promettre que ses pratiques ont désormais changé. « Depuis 2011, HSBC a radicalement remodelé ses activités de banque privée mondiale et a mis en œuvre des réformes visant à empêcher que ses services bancaires privés ne soient détournés à des fins de criminalité financière. Entre autres étapes, la banque privée a renforcé ses capacités de lutte contre le blanchiment d’argent, y compris les procédures de meilleure connaissance du client, et les clients qui ne respectent pas nos normes élevées sont éjectés », déclare Gillian James, un porte-parole de la banque contacté depuis son siège, à Londres.

Yao Kanekatoua et le contexte socio-politique de 2003 et 2005 au Togo

En décembre 2003, quand Yao Kanekatoua créait ce compte secret avec la HSBC, il venait d’être nommé, directeur général de la BTCI, et un an plus tôt Président du Conseil d’administration de Togo Telecom. Au niveau national, le contexte politique est marqué, en ce temps-là, par des bruits d’une santé de plus en plus chancelante du président dictateur Gnassingbé Eyadéma, après 36 ans déjà de pouvoir sans partage.

aLome.com

En Août 2003, quatre mois seulement avant l’ouverture du compte « 33863 KY », Kanekatoua fait partie d’un voyage dont l’issue est redoutée par les partisans du régime.Eyadema est atteint par une tumeur et, cette fois, il est particulièrement fragilisé au point d’être évacué dans un hôpital à Milan, en Italie. Le magazine Jeune Afrique, très introduit au palais présidentiel de Lomé 2 rapporte ce voyage sur son site : « pour ce voyage qu’il (ndrl : Gnassingbé père) a voulu discret, seuls l’accompagnent une poignée de fidèles : Moussa Barry Barqué, son conseiller spécial, Pitang Tchalla, son ministre de la Communication, le général Gnonfam, vieux grognard devant l’Éternel, et Yao Patrice Kanekatoua, le patron de la Banque togolaise pour le commerce et l’industrie (BTCI).

Deux de ses fils sont également du voyage : Faure, nouveau ministre de l’Équipement, des Mines et des Postes (ndlr : actuellement au pouvoir), et Kpatcha, directeur général de la zone franche de Lomé. »

La présence dans ce lot de très proches fidèles de Yao Kanekatoua indique le rôle qui était le sien, lui économiste, autour d’Eyadema.

D’ailleurs, il restera patron de la banque publique BTCI jusqu’à la mort de ce dernier en 2005, sans que son poste ne soit inquiété malgré l’effondrement de l’institution sous sa gestion. Kanetakoua est bien évidemment un fidèle des fidèles autour des Gnassingbé et cadre du parti au pouvoir, autrefois Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) devenu Union Pour la République (Unir). Mais, aujourd’hui, quand on lui pose la question sur ses relations avec la famille Gnassingbé qui dirige le pays depuis plus d’un demi-siècle, l’homme a du mal à assumer, refusant carrément de répondre.

Le séjour d’Eyadema dans un hôpital italien en 2003 a duré une dizaine de jours et sera suivi d’un retour discret dans son village à Kara, au Nord, puis d’une reprise en mains progressive du gouvernail du pays. Le 05 février 2005, moins de deux ans après, il va rendre l’âme, après 38 ans de règne de fer. Sa disparition plonge le pays dans une crise politique sans précédent. Apeurés, les siens paniquent dans un premier temps avant de reprendre confiance, après s’être assurés d’avoir réussi à conserver les affaires.

La gestion et les affaires Kanekatoua

En 2005, pendant que Kanekatoua cherchaient à transférer plus de 650 millions de franc CFA en Suisse, il était directeur de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie. Il était aussi Président du Conseil d’Administration de Togo Telecom, deux sociétés d’Etat qui, sous lui, ont sombré en faillite. La BTCI, faute de repreneur privé, est actuellement sur le point d’être fusionnée à l’Union Togolaise de Banque (UTB) comme l’a déjà été, l’année dernière, Togo Telecom avec sa filiale du mobile Togocel pour devenir TogoCom. Les deux importantes entreprises publiques ont connu le même sort : mauvaise gestion et faillite !

En 2005, pendant que Kanekatoua cherchaient à transférer plus de 650 millions de franc CFA en Suisse, il était directeur de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie.

Pendant que Kanekatoua planquait des centaines de millions sur un compte en Suisse, la banque publique dont il avait la direction sombrait sous le poids d’une mauvaise gestion. « Mauvaise gouvernance d’entreprise, recrutements d’incompétents, octroi de crédit sans prise de mesure, détournement de fonds, création de société écran », résume Thomas Koumoun, économiste et président du think-thank togolais « Veille économique ».

Mais avant la poursuite du processus de fusions le FMI exige un audit de ces deux banques et une étude sur l’évasion fiscale. « En ce qui concerne l’évasion fiscale, plus besoin d’audit coûteux, les pistes sont là, claires pour remonter directement aux fraudeurs et renflouer immédiatement les caisses de l’État. Tous les marchés publics sont connus, mêmes ceux qui n’ont pas fait l’objet d’appels d’offres.

Tous les attributaires sont donc connus, les paiements qu’ils ont reçus au titre de ces marchés peuvent facilement être retracés sur les comptes du Trésor Public ou dans les banques domiciliataires de ces marchés. On peut donc ainsi connaître ces attributaires de marchés aussi bien publics que privés qui n’ont pas payés les taxes et impôts sur les marchés ainsi que tous les fonds qui ont fait l’objet de transferts frauduleux à l’étranger », a commenté en août 2017, dans une tribune publiée sur Internet, Blaise Ayao Amoussou-Kpeto, Expert togolais en Banque et Finances.

De la tête de la BTCI, Yao Kanekatoua a trouvé un autre point de chute. Il est nommé à un autre poste stratégique pour la famille Gnassingbé. Malgré les résultats de ses gestions précédentes, il est désormais fait directeur d’un curieux Office du Patrimoine Immobilier du Togo à l’Étranger (OPITE). Cette nomination, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Togo en ce moment, le Professeur Léopold Gnininvi, cité dans L’Alternative, s’en souvient.

Plusieurs diplomates étrangers en poste à Lomé s’étaient offusqués du fait qu’on parachute l’homme des mauvaises gestions et faillites à un autre poste sensible, en toute impunité. Mais rien n’y fit, le « banquier des Gnassingbé » a conservé, et ce jusqu’à ce jour, le poste, qui lui permet de tenir un répertoire des biens immobiliers du pays (et/ou des Gnassingbé) à l’extérieur. Et de les gérer probablement dans l’intérêt de ceux qui l’ont nommé.

Le rapport fait cas de dépenses n’ayant aucun rapport avec l’objet de la société mais qui ont été autorisées.

Pendant qu’il était à la tête de la BTCI Kanekatoua était au carrefour des intérêts de plusieurs sociétés d’Etat. La banque avait pour principaux actionnaires, en dehors de la participation directe de l’Etat et de quelques personnes physiques privées, la Société togolaise du Coton (Sotoco) et l’Office Togolais des Phosphates (OTP). Ces deux sociétés étaient aussi les gros clients de l’établissement. Elles ont, elles aussi, toutes sombré, tout comme la BTCI. Elles ont d’ailleurs été dissoutes pour créer de nouvelles sociétés.

A la tête du Conseil d’Administration de Togo Telecom, de 2002 à 2013, Kanekatoua ne s’est pas privé, là aussi, de prendre des libertés avec les fonds publics, avec comme résultat, les mêmes dégâts. Togo Telecom a aussi connu sa faillite et, aujourd’hui, est fusionnée avec son ex-filiale Togocel pour former une nouvelle entité appelée TogoCom.

Nommé le 22 novembre 2002 pour un mandat de 4 ans qui courrait jusqu’en novembre 2006, année à laquelle le mandat devait être renouvelé, Yao Kanekatoua a plutôt par passé 11 ans à la tête du Conseil d’Administration Togo Telecom. Non, sans faire de dégâts, là aussi.

Dans un article publié le 28 octobre 2015 sur Togo Télécom, le journal Liberté commentait quelques constats d’un rapport d’audit de la Cour des Comptes : « Le conseil d’administration et son président (ndlr : Yao Kanekatoua) ont péché dans le fonctionnement de la société. Dans le rapport d’audit (ndlr : de la Cour des Comptes), les membres du CA devraient être remplacés le 21 novembre 2006, puisqu’élus pour un mandat de quatre ans. Ce qui n’a pas été fait.

Le rapport fait cas de dépenses n’ayant aucun rapport avec l’objet de la société mais qui ont été autorisées. Le laxisme du président du Conseil d’Administration a permis à Sam Bikassam (directeur général de la société) de prendre des actes normalement soumis à l’autorisation préalable du CA, comme certaines commandes et le règlement de dépenses réalisées par d’autres administrations. Bien que Bikassam et les cadres de la société émargent au même titre que les membres du CA, ce qui est contraire aux textes, et que le commissaire aux comptes a touché des jetons de présence le 3 septembre 2007, les montants de ces jetons ont été multipliés par deux aux séances du 19 avril et 3 septembre sans aucune justification, et sans que le président du CA y trouve à redire. Après tout, ce n’est pas l’argent de son père et peu importe qui en usent et en abusent ».

En juin 2015, pour se défendre des accusations de mauvaise gestion portées contre lui, Sam Bikassam, l’ex-DG, publie un droit de réponse dans la presse qui n’épargne pas le président du Conseil d’Administration, Yao Kanekatoua. Il révèle que ce dernier a même, en complicité avec le Directeur Financier, engagé des dépenses dans son dos. Au décès du père de Bikassam, Directeur de la société, selon ce dernier, le président du Conseil d’Administration et le directeur financier ont engagé des dépenses, prétendument attribuées à l’organisation des funérailles de Papa Bikassam. L’ex-DG affirme que ces opérations étaient réalisées à son insu et lorsqu’il en était informé, il s’était proposé de rembourser ces frais, mais qu’il en est dissuadé par les deux auteurs de la curieuse dépense.

La « minorité » et les « véritables hold-up financiers »

« Lorsque le plus petit nombre accapare les ressources au détriment du plus grand nombre, alors s’instaure un déséquilibre nuisible qui menace jusqu’en ses tréfonds la démocratie et le progrès », cet extrait du discours de Faure Gnassingbé datant du 26 avril 2012 restera l’une de ses citations les plus reprises dans l’opinion. Cette portion de phrase est perçue comme un aveu du premier magistrat du pays face au pillage des ressources publiques pays par une « minorité ».

« Il ne s’agit plus d’affirmer que les 56,81 milliards de $EU de flux financiers illicites annuels quittant le Togo sont des manque-à-gagner pour le développement du pays », analyse-t-il avant d’asséner un  » Non, il s’agit d’un véritable hold-up financier », économiste togolais Yves Ékoué.

Sous Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 13 ans, après 38 ans de son père, plusieurs scandales économiques engageant plusieurs milliards de francs CFA ont éclaté, impliquant plusieurs de ses proches collaborateurs. Mais jamais, ces derniers n’ont été tenus à rendre compte. A la rigueur, quelques-uns se voient changer de postes. Sans aucune sanction, ni administrative ni pénale.

« Saignée Financière : Flux financiers illicites en provenance de l’Afrique », c’est le titre d’une tribune de l’économiste togolais Yves Ékoué Amaïzo publié en mars 2017 sur la question des flux financiers illicites en Afrique et particulièrement au Togo. Le directeur d’ « Afrocentricity Think Tank » fait une description sans complaisance de la situation des flux financiers illicites au Togo.

« Par sa politique ultralibérale et d’impunités offertes aux principaux fraudeurs et escrocs de tous genres dès lors que le régime y trouve un intérêt direct ou indirect, ce petit pays (ndrl : Togo) arrive à générer en moyenne annuellement 59,51 milliards de $EU, à conserver en moyenne plus ou moins 2,7 milliards de $EU pour la gestion officielle (ou la mauvaise gestion c’est selon) de l’Etat et moins du pays. Alors, il ne s’agit plus d’affirmer que les 56,81 milliards de $EU de flux financiers illicites annuels quittant le Togo sont des manque-à-gagner pour le développement du pays et le mieux-être de sa population », analyse-t-il avant d’asséner un : « Non, il s’agit d’un véritable hold-up financier ».

Heureusement, les SwissLeaks ont dévoilé le nom caché de l’un des barons du Togo qui utilise un compte secret pour envoyer clandestinement ses « avoirs » à l’étranger, lui qui a eu accès à d’énormes sommes d’argent public et qui est au cœur du régime des Gnassingbé, d’Eyadema à son fils Faure. C’est sans surprise que Yao Kanekatoua, entre-temps devenu député de Unir, nie les faits. Mais qui d’autre aurait pu les commettre en son nom ? Le scandale #KanekatouaGate est désormais là !

Cette enquête est réalisée dans le cadre du #WestAfricaLeaks, le plus grand projet de collaboration de journalistes d’investigation jamais réalisé en Afrique de l’Ouest, avec l’appui du Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICIJ) et de la Cellule Norbert Zongo du Journalisme d’Investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO). Inédit, des médias de onze pays publient simultanément ce 22 Mai 2017, différentes investigations sur la base de découvertes faites dans différentes bases de données (OffshoreLeaks, PanamaPapers, BahamasLeaks, Swissleaks, ParadisePapers) de ICIJ.

Yao Kanekatoua a été muté de la tête de la BTCI en 2008, année à laquelle l’établissement a été immédiatement engagé dans un processus de privatisation. Dix ans après, le processus n’a toujours pas abouti. En quittant la direction de la banque, l’économiste a laissé derrière lui un établissement totalement en ruine. Tellement en ruine que, contrairement aux autres banques publiques qui ont pu, elles trouver repreneurs privés ces dernières années, les tentatives de sa privatisation n’ont intéressé aucun investisseur. Conséquence, l’Etat et le Fonds Monétaire International (FMI) ont convenu, en 2017, de la fusionner avec l’Union Togolaise de Banque (UTB), une autre banque publique pour créer une nouvelle entité.

TOGO Yao KANEKATOUA est le maître d’œuvre de la faillite de la banque togolaise BTCI au nom de Faure Gnassingbé

~~La Commission bancaire de l’UEMOA à Abidjan statue en ce moment sur la faillite probable de la banque togolaise BTCI

~~Pour Yao KANEKATOUA , c’est une revanche face à son éjection de la tête du conseil d’administration de Togotélécom qu’il a contribué à mettre en faillite. Mais pourtant, c’est assez curieux, cet homme qui a mis à genou la Banque togolaise pour le Commerce et l’Industrie a toujours le vent en poupe dans un Togo qui prétend engager des reformes pour assainir les finances. Etant le Directeur général du patrimoine, il n’a aucunement le droit de se mettre en combines en tant qu’actionnaire dans les projets du genre, ceux qui sont destinés à détourner les biens publics. Au contraire, sa responsabilité est d’empêcher toute manœuvre dans ce sens. Mais curieusement, c’est Yao Kanekatoa qui se trouve être l’un des meneurs de ce projet.

~~Yao Kanékatoua, l’homme par qui Faure Gnassingbé fait main basse sur l’héritage familial Courant 2008,

Faure Gnassingbé venait de prendre en un Conseil des ministres fictif ,un décret nommant le très controversé Yao Kanékatoua Directeur Général de l’Office du Patrimoine immobilier du Togo à l’étranger. A l’époque, le Professeur Léopold Messan Gnininvi était encore ministre des Affaires étrangères, et les diplomates en poste à Lomé n’ont pas hésité à manifester à ce dernier leur désapprobation de cette nomination. Cette réaction était liée à la personnalité même de Yao Kanékatoua, un pilleur de la République dont la désignation à la tête de la BTCI (Banque togolaise pour le Commerce et l’industrie) par feu Eyadéma avait entraîné le retrait du partenaire français BNP PARIBAS. La suite à la BTCI a été une gestion désastreuse sur fond de pillage, de blanchiment d’argent, de népotisme jusqu’à ce que la banque ne sombre complètement. Aujourd’hui, sous la pression du FMI et de la BM, l’Etat togolais cherche un repreneur après avoir pris soin de nettoyer les créances douteuses et toxiques des livres de l’institution. En réalité, la nomination de Kanékatoua comme Directeur du Patrimoine du Togo à l’étranger ne visait qu’un seul objectif à lui assigné par Faure : convertir certains biens de l’Etat togolais et ceux de leur défunt père disséminés dans le monde entier au nom de Faure Gnassingbé. Un des membres de la fratrie en avait d’ailleurs fait la révélation en septembre 2011 lors du procès rocambolesque qui a abouti à la condamnation de Kpatcha Gnassingbé à 20 ans de prison. Parlant de Kpatcha Gnassingbé, il était le seul au sein de la famille à défier son frère Faure aussi bien sur le plan de la gestion de l’héritage de la famille que de la gestion du pays. Mais les relations se sont dégradées entre les deux hommes jusqu’à l’éviction en 2007 du député de la Kozah du gouvernement, suivie deux ans plus tard, précisément le 12 avril 2009, de l’attaque de son domicile par un puissant commando dirigé par son beau-frère, le Colonel Félix Abalo Essodina Kadanga. Acculé, Kpatcha a été arrêté deux jours plus tard et gardé à l’ANR pendant plus d’un an avant d’être jugé et condamné à 20 ans de prison. On apprendra plus tard qu’outre la mésentente sur la gestion quotidienne du pays, l’héritage familial, notamment une colossale fortune d’Eyadéma mise dans une banque à Lausanne (plus de 4000 milliards de FCFA) est au centre de la guerre entre les deux hommes. En effet, moins d’une année avant son décès, Eyadéma, lors d’un voyage dans cette ville Suisse, avait fait modifier les signatures sur un compte bancaire au profit de Faure Gnassingbé et son frère Kpatcha. Aucun des deux ne pouvait opérer sur ce compte sans la signature de l’autre. Du coup, la gestion collégiale de cette fortune a cristallisé les tensions entre les deux hommes. De l’avis de nombreuses sources au sein du sérail, l’opération « base arrière 3 », le code secret de la mission du Colonel Kadanga était de liquider physiquement le frère cadet de Faure, pour permettre à ce dernier d’avoir à lui seul la signature sur le compte. Est-ce la raison pour laquelle un corbillard rôdait dans les environs lors de l’assaut ? Interrogé à la prison civile de Lomé sur l’existence de cette fortune par la Rédaction de L’Alternative, il y a de cela quelques mois, Kpatcha Gnassingbé a juste esquissé un sourire pour éluder la question. Résidence Maunoury, l’autre pomme de discorde… 29 Avenue du Maréchal Maunoury Paris 16ème, c’est à cette adresse que se situe la résidence au centre du conflit qui défraye actuellement la chronique. Une résidence construite en 1930, d’une surface de logement habitable de 900 m2, d’une surface parcelle du jardin de 986 m2, d’une surface cave de 240 m2 et d’un parking de 82 m2. Pour avoir une idée du prix de cette résidence, il faut juste savoir que le m2 coûte à cet endroit 13 589 euros. C’est là qu’habitaient Tina Gnassingbé et ses enfants avant d’être expulsés par l’ambassadeur du Togo en France, le controversé Batossie Madjoulba Calixte, sur injonction de Kanékatoua agissant au nom de Faure Gnassingbé. Et depuis, cette dame vit dans le dénuement total avec ses enfants. Son cas a poussé une ONG française à saisir officiellement par lettre, depuis le mois de février 2012, Faure Gnassingbé qui n’a daigné réagir jusqu’à ce jour. « Monsieur le Président de la République, par la présente, nous avons l’honneur de vous alerter sur le cas désespéré de votre sœur Tina Gnassingbé qui loge avec ses enfants à la résidence du Togo, sise 29 avenue Maréchal Maunoury à Paris XVIème. Depuis longtemps, il n’y a plus ni de chauffage, ni eau et madame Tina Gnassingbé vit dans un dénuement total avec des dettes à la banque. Madame Tina Gnassingbé, à bout de nerfs, souffre de palpitations et de troubles divers ; nous craignons le pire si rien n’est fait dans l’urgence », déclare dans le courrier le responsable de l’ONG qui interpelle directement Faure Gnassingbé en ces termes : « C’est pourquoi nous, ONG de solidarité internationale et d’accompagnement humain qui suivons Madame Gnassingbé et ses enfants, avons décidé de saisir votre Excellence pour que quelque chose d’urgent soit fait ce 17 février 2012 au profit de votre sœur et ses enfants. » Et le responsable de conclure sur un ton assez alarmant et pathétique : « Dans cette attente urgente pour parer au pire : danger de mort et non assistance à personne en danger ; veuillez accepter, monsieur le Président de la République l’expression déférente de notre considération très distinguée et nos vœux de bonheur pour l’année 2012 ». Nonobstant ce courrier de détresse, Faure Gnassingbé dans sa logique de faire main basse sur les biens de la famille et d’être désormais le seul maître à bord, n’a pas eu pitié de sa sœur. Cette dernière a fini par être mise à la porte, avec sous les bras des enfants. … et une propriété de l’Etat togolais La résidence actuellement au centre du conflit entre les rejetons Gnassingbé est une propriété de l’Etat togolais et non de cette famille. Selon plusieurs personnalités ayant fait le régime ou actuellement au sein du système, c’est après son retour total aux affaires après avoir plombé la transition en début 1993 que, sur avis de ses conseillers, feu Eyadéma a converti cette résidence en son nom personnel. Aujourd’hui, elle tombe de fait dans l’escarcelle de la famille et se trouve au centre de toutes les convoitises des rejetons. Ce lieu, faut-il le rappeler, a longtemps été le cadre de toutes les activités obscures et autres trafics menés par Eyadéma lui-même, ses enfants ensuite. Un fils du dictateur avait d’ailleurs été appréhendé à l’époque après avoir volé des voitures qu’il a pris soin de stocker dans la résidence avant de les convoyer sur Lomé. Jacques Chirac avait usé de son influence pour étouffer ce dossier. Concernant Faure Gnassingbé lui-même, les bruits courent qu’il s’est fait acheter courant 2007 un appartement à plusieurs millions d’euros au cœur de Paris. Les sous ayant servi à cette acquisition proviendraient d’une société de sécurité sociale dont le DG admis à la retraite depuis plus de 15 ans, est toujours stratégiquement en poste pour éviter que le trou creusé ne soit découvert. Comme on le voit, Faure Gnassingbé n’est pas un chef d’Etat, mais bien un homme qui fait les affaires avec les richesses du Togo. Pendant que les populations tirent le diable par la queue, le Prince lui, a des intérêts partout. Le Port autonome de Lomé, les télécommunications, les mines, les pierres ornementales, le pétrole, bref, tous les leviers économiques du pays sont entre ses mains et celles de ses nombreuses concubines. A l’extérieur, il fait le tour du monde, au nom du Togo, pour superviser ses investissements personnels. Singapour, Japon, Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Dubaï, Italie, voilà autant de pays qu’il a récemment parcourus en un temps record, avec l’argent du pauvre contribuable togolais. Pendant qu’il continue d’amasser les richesses pour la vingtaine de progénitures qu’il a, il dépouille ses frères et sœurs de même sang de l’héritage familial et prive les Togolais du minimum vital. Le drame de la famile Gnassingbé si elle en est une, c’est que la plupart des enfants de feu Eyadéma sont des désœuvrés qui n’ont jamais appris à travailler. Du coup, la ruée sur l’héritage familial devient une nécessité vitale, mais elle ne se fait pas sans embouteillage. N’est-il pas temps de mettre fin à ce qui ressemble à une privatisation de tout un pays par un homme ou une famille ? A quand la traque des biens mal acquis de feu Eyadéma et de Faure Gnassingbé en France ? Ferdi-Nando

~~SEGIM : Walla, Mey, Barqué, Setho et Compagnies 8 janvier 2014 | Catégories: Actualités,GRANDS DOSSIERS | | Posté par: Carlos KETOHOU | 88 vues | Immobilier Les initiatives criminelles prises quotidiennement par certaines autorités togolaises ne promettent pas un Togo de bonne gouvernance et de pratiques orthodoxes. Elles enfoncent davantage un pays présenté par le Président de la République comme une proie de minorité qui s’accapare des richesses nationales au détriment d’une majorité qui croupi sous le poids de la misère. Dernière en date est la folle initiative de Koffi Kadanga Walla, Directeur général de la Caisse Nationale de sécurité sociale de créer une société immobilière. Présenté comme tel, ce projet, loin d’apporter un plus à l’économie togolaise est une manœuvre de survie de fossoyeurs de l’économie qui finira par noyer définitivement la CNSS. Koffi Walla, dont la gestion est décriée par l’opinion nationale et internationale, et sentant son départ imminent veut privatiser, mieux personnalisé la boîte et laisser à son successeur une coquille vide. Voici comment un groupe de voleurs se prépare à piller la caisse nationale de sécurité sociale. La minorité des fossoyeurs de l’économie n’est pas loin. Elle regroupe des individus qui n’ont aucune pitié pour une fragile économie togolaise qui tente de se stabiliser avec les reformes qui sont actuellement en cours. Cette minorité est composée pour le cas de ce dossier entre autres de Koffi Kadanga Walla, DG de la caisse Nationale de sécurité sociale, Barry Moussa Barqué, conseiller ministre du Chef de l’Etat, Mey Gnassingbé, chargé de mission et jeune frère du Président, Yao Kanekatoa, président du patrimoine national, Jean-Daniel SETHO, ancien PDG de CFAO Togo aujourd’hui Directeur d’une entreprise de distribution dénommé IS Afric, certains directeurs de département de la caisse, le ministre Broom et sa femme etc. c’est la bande qui finira par signer l’arrêt de mort de la CNSS si elle arrive à exécuter le projet SEGIM, du nom d’une entreprise immobilière créée avec près de 80% des fonds de la CNSS et de son patrimoine mais qui prend l’allure d’une société privée dont les actions des membres ne constituent que des miettes. Pour justifier la magouille, un notaire du nom de Dosseh est mis à contribution pour démontrer que la caisse nationale n’a pas besoin de filiales alors que d’ores et déjà, les projets et le patrimoine actuel de la CNSS sont intégralement des sociétés filiales dont les ressources appartiennent à la caisse. Mais, la complicité et la gourmandise des promoteurs de ce projet donnent dans le subterfuge pour arriver à bout et c’est l’économie qui va en souffrir. SEGIM : l’asphyxie SEGIM c’est la Société d’exploitation et de gestion immobilière. C’est un projet de construction d’une résidence immobilière à l’image de la résidence du bénin communément appelée caisse en face de l’Université de Lomé ou de la cité Millénium. C’est un projet de construction de 309 pavillons de grand standing destinés à la vente et à la location. Le site du projet se situe justement non loin de la cité millénium, près de Lomé 2. La cité va donc être construite sur 250 lots appartenant à la caisse nationale de Sécurité Sociale et rassemble des actionnaires qui s’accaparent la majorité des actions au détriment de la CNSS. 53% pour les actionnaires, 45% pour la CNSS et 2% pour le secteur privé. Les difficultés commencent déjà à ce niveau, lorsqu’on sait que dans une société, le détenteur de la majorité d’actions a le pouvoir absolu sur la gestion et les orientations du projet. Justement pour les actionnaires, ils sont connus de tous. Barry Moussa Barqué a engagé 47 millions de part d’actiion, le DG Walla investit 50 millions est à ce jour le plus grand actionnaire, Mey Gnassingbé a donné sa part, Yao Kanekatoa est actionnaire, Jean-Daniel SETHO a donné 10 millions de part d’actions. Certains directeurs départementaux de la caisse y sont représentés. C’est cette bande de pilleurs qui s’apprêtent à liquider la caisse nationale de sécurité sociale, une initiative du géant Gervais Djondo qui continue de faire l’unanime référence en matière de management. Ainsi, les actionnaires de ce projet dont le Directeur de la CNSS passent par des voies et moyens pour exécuter le projet à leur profit. C’est ainsi que les 250 lots de terrain qui vont être consacrés à l’exécution du projet et qui constituent un patrimoine de la CNSS sont liquidés à 1 milliard de Francs CFA. Le lot revenant à 4 millions ce qui est totalement inconcevable lorsqu’on sait que le lot dans cette zone avoisine depuis plus de 5 ans la somme de 100 millions de FCFA. Il y a pire dans le bradage des actifs de la CNSS. Pour le projet SEGIM qui va finalement être détourné à 100%, d’après nos informations, au profit des actionnaires, il a été engagé par le DG Walla la bagatelle de 6 milliards de fonds de placement de la caisse à l’étranger. Les conditions et les contours, ainsi que l’avenir de ce fonds ne sont pas transparents et continuent de susciter des interrogations chez ceux qui comprennent que ce projet est purement et simplement un détournement du patrimoine de la caisse. La bande de pilleurs, interpellée par certaines institutions privées sur le risque juridique et économique de l’entreprise s’engagent déjà dans une logique de contorsions juridiques et faisant appel à un notaire. Me Dosseh à qui ont demande de justifier que le projet en question ne peut être entièrement engagé et supporté par la CNSS parce que le statut de la caisse ne l’autorise pas à avoir des filiales du genre à investir. Ce qui relève tout simplement de la mauvaise foi puisque depuis sa création la caisse s’est déjà engagée et illustré dans plusieurs projets qui rapportent suffisamment. L’exemple de la cité de la caisse est une initiative réussie ; Autres entreprises, des résidences privées à Baguida, des terrains dans la zone ouest de Lomé, des placements au Togo et à l’étranger etc. L’on ne peut aujourd’hui se soustraire de ces réalités fragrantes et estimer par des contorsions juridiques qu’il n’est pas du ressort de la CNSS de piloter ce genre de projet. Les ambitions cachées des promoteurs SEGIM est une initiative du DG de la caisse nationale de sécurité Sociale. Il a réussi à embobiner certaines personnalités influentes qui ne sont pas elles aussi moins frileuses des magouilles et des rapacités financières du genre. L’objectif de Walla, d’après les informations que nous détenons est de mettre entièrement la société publique à son service après son départ. Maintenu Directeur Général 10 ans après sa retraite, l’homme qui gère dans la plus grande opacité avec des investissements improductifs et des détournements de toute nature veut continuer à pilonner l’économie même après son départ. C’est dans une brillante magouille que Walla procède à l’achat des terrains litigieux dans la zone sud ouest de Lomé ( Noépé) et lorsqu’il s’agit de gérer les conflits, il réussit à mettre ces biens à son profit. Les travaux d’architecte, d’exécutions de travaux et les différents marchés sont attribués à ses proches contre des commissions colossales. C’est depuis la mise en place de l’ARMP qui son gargarisme dans ce sens précis a été atténué mais ne l’empêche pas de passer par d’autres voies pour voler l’argent public, issu des cotisations des agents du secteur privé. Beaucoup se posent la question du maintien de cet homme, malgré les insuffisances décriées de part et d’autres par les observateurs. Quand à Barqué, il est l’homme de toutes les manœuvres financières. Ceux qui le connaissent se demandent si ce monsieur broute les billets de banque pour n’en être jamais rassasié. Il est dans tout, tout et tout, pourvu que ça sente argent. Contour Global, plus de 100 milliards que le Togo aura à rembourser, c’est lui ; le fer de Bandjeli, c’est Barqué et consort, le Port de Lomé, c’est encore lui et tous les secteurs, plusieurs sites d’exploitations de mines et de minerai sont sous la coupole de Barqué. Mais l’homme, grand fossoyeur de l’économie reste libre et en toute impunité et après s’être tout accaparé, il se met dans le réseau maffia de Walla pour se partager le patrimoine de la CNSS. –

~~Quant à Mey Gnassingbé, on le présente comme étant l’œil et les oreilles du Chef de l’Etat dans ce projet. Curieux si on sait que Faure Gnassingbé qui annonce quotidiennement des reformes soit lui aussi dans cette mêlée. Le jeune Mey qui ne réussit presque jamais rien, doit son opulence financière à ces genres d’investissements qui rapportent sans effort. Et c’est l’argent du pays, des contribuables, qui est pris en otage par cette poignée d’individus véreux. Pourvu que ce ne soit pas vrai qu’il y est au nom du Chef de l’Etat. La dernière race des pilleurs à travers ce projet est constituée de certains chefs de département de la CNSS qui ont été choisis pour être actionnaires à un ou deux millions selon leur proximité de magouilles avec le DG. L’ancien PDG de CFAO est aussi bien en place. Jean-Daniel SETHO qui aujourd’hui dirige sa propre entreprise IS Afric a positionné 10 millions de FCFA dans ce projet. A l’allure où vont les choses, la CNSS risque un beau jour de disparaître au profit de Walla et compagnie si la gestion qui est faite et les détournements de son patrimoine sont maintenus dans l’Etat actuel. C’est donc l’heure pour le très rigoureux ministre de l’Economie et des fiances et du chef de l’Etat de pouvoir arrêter l’hémorragie et de sauver une économie togolaise prise en étau par cette bande de pilleurs. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale du TOGO (CNSS) est un établissement de droit privé d’utilité publique placé sous le contrôle de l’Etat. Sa mission consiste à recouvrer des cotisations sociales, gérer ces cotisations sociales, payer des prestations sociales. La gestion des cotisations sociales amène la CNSS à faire des placements des réserves sous diverses formes comme les placements immobiliers. Les placements immobiliers sont réalisés sous la forme d’achat d’immeubles ou de constructions de logements et d’immeubles destinés à la vente ou à la location. Les personnes qui continuent de piller impunément l’économie togolaise et qui sont entre autres citées dans ce dossiers doivent être sûres d’une chose : On ne détourne pas les biens publics impunément. Tôt ou tard, on finira par répondre de ses actes de crimes économiques, au nom de la justice. La nature est faite ainsi et chacun rendra compte. Oh marie conçu sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

Carlos KETOHOU – See more at: http://www.independantexpress.com/segim-walla-mey-barque-setho-et-compagnies/#sthash.9cCm5Qs1.dpuf

~~koaci.com – Au nombre des drôleries de la gouvernance du Togo, la valse de nominations à la tête de laBanque Rechercher Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI). Un fait qui suscite encore des commentaires. Appelé en 2008 à assurer l’intérim de Yao Kanékatoua, à la tête de la BTCI,Etienne Bafaï Rechercher Etienne Bafaï a été brusquement « viré » le 08 avril, sur décision du Ministre des Finances. A défaut de motivations officielles exprimées, de nombreuses rumeurs ont circulé sur cette sanction de celui dont on vante les efforts pour redresser la boîte, en situation plus que délicate. Des crédits complaisamment octroyés au président de la Fédération Togolaise de Football (FTF) Gabriel Améyi qui serait dans l’hublot du prince – président aux rumeurs de mauvaises pratiques, l’ancien président du comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations, n’a pas été du tout comblé par les motivations alléguées à propos de son remplacement. A sa place a été promu non sans surprise, Mme Eho-Jonhson jusque là, Chef de Département clientèle. Mais selon nos indiscrétions, cette nomination est devenue très vite problématique, parce que n’ayant pas requise l’avis préalable de la commission bancaire basée à Abidjan, comme de règle. De facto, le Togo était sommé de revoir sa copie, au risque d’encourir des amendes selon des délais pourtant bien connus des autorités togolaises. Finalement, la raison à très prévalu, puisque le 02 mai a vu le retour de l’ancien Directeur GénéralEtienne Bafaï Rechercher Etienne Bafaï (Photo), à la tête de l’administration provisoire de la banque. Mais au sein du personnel, le sentiment est mitigé sur ce retour aux affaires de M. Bafaï. On raconte même que le gouvernement l’a ramené juste le temps de respecter la procédure de nomination de son successeur. Mais c’est surtout la légèreté des autorités dans cette valse à la tête d’une institution bancaire qui surprend.

TOGO Yao KANEKATOUA est le maître d'œuvre de la faillite de la banque togolaise BTCI au nom de Faure Gnassingbé

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Une réflexion sur “TOGO #WestAfricaLeaks Patrice Yao Kanekatoua, baron URINE togolais proche de Faure et Mey Gnassingbé planqué derrière le compte secret banque HSBC « 33863 KY » à Genève en Suisse! #Blanchiment #Moneylaundering

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