#Togo #Israel #Rwanda: Confidentiel: La sécurité israélienne de Faure Gnassingbé renforcée par les rwandais ! #NISS Emmanuel Karenzi Karake #MOSSAD #Security #Spy #Defence #Securite #Defense #Independance

#Togo #Israel #Rwanda: Confidentiel: La sécurité israélienne de Faure Gnassingbé renforcée par les rwandais ! #NISS Emmanuel Karenzi Karake #MOSSAD #Security #Spy #Defence #Securite #Defense #Independance

 

 

Faure Gnassingbé est de plus en plus tenté de confier ses services de sécurité et d’écoute à l’expertise rwandaise alors que cette mission est effectuée, depuis plus d’une dizaine d’années, par les services israéliens logés dans le quartier GTA près du nouveau palais présidentiel de Lomé. Le non-respect par le chef de l’Etat togolais de leur cahier des charges serait à l’origine de cette volonté de changement.

Ces derniers mèneraient des opérations d’écoute au-delà de leur périmètre d’attribution, y compris au sein de la présidence. Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, Faure Gnassingbé a singulièrement développé les relations avec Kigali. Quatre officiers rwandais assurent sa sécurité. Plusieurs dizaines d’autres ressortissants de ce pays officient dans les administrations et les ministères stratégiques.

« Même avec les Israéliens et les Américains, on n’a jamais vu ça ! » À l’occasion de la première visite officielle de Paul Kagamé en France, en 2011, le journaliste de l’AFP chargé de superviser son interview vidéo est stupéfait par les coutumes rwandaises en matière de sécurité présidentielle. L’identité des journalistes et techniciens, de même que la liste détaillée du matériel – soumis à une fouille minutieuse -, a dû être communiquée à l’avance. À l’inverse, le journaliste n’a pu connaître la date, l’heure et le lieu du rendez-vous qu’à la dernière minute.

Où Paul Kagamé passe, les portables trépassent. Pas moyen de disposer d’un tel appareil dans son environnement immédiat, mis à part une poignée de membres de sa garde rapprochée

Les services rwandais ne badinent pas avec la sécurité du président. « Lors de l’assemblée générale de la BAD à Kigali, en 2014, les officiels devaient laisser leur téléphone à l’entrée et il n’y avait aucun passe-droit », témoigne un participant. Où Paul Kagamé passe, les portables trépassent. Pas moyen de disposer d’un tel appareil dans son environnement immédiat, mis à part une poignée de membres de sa garde rapprochée, triés sur le volet. Un téléphone portable peut en effet faire office de détonateur d’explosifs …

Au début des années 1990 déjà, la sécurité du commandant en chef Paul Kagamé suivait un protocole strict

Selon un bon connaisseur du Front patriotique rwandais, cette crainte pour sa sûreté « date de l’époque de la NRA [aujourd’hui l’Uganda People’s Defence Force] puis du maquis ». Des services secrets français aux tueurs du régime Habyarimana, les menaces contre sa personne ne manquaient alors pas. Au début des années 1990 déjà, la sécurité du commandant en chef Paul Kagamé suivait un protocole strict. Même au sein de sa protection rapprochée, les prérogatives de chacun étaient rigoureusement codifiées.

À chaque apparition du chef de l’État, de la tribune officielle du stade Amahoro – le jour de la commémoration du génocide – aux grands hôtels de la capitale, chacun a pris l’habitude de venir les mains dans les poches et d’aller aux toilettes bien avant son arrivée, tout déplacement étant alors exclu. « Comparé à celui du Rwanda, le protocole de sécurité de la Maison Blanche apparaît laxiste », témoignent des journalistes qui ont pu approcher George W. Bush ou Barack Obama.

 

ls viennent du Burundi et du Rwanda, sont tous estampillés « proches de Kagamé ». Ils sont devenus très rapidement les mains autrement puissantes du régime de Faure Gnassingbé permanemment en zone de turbulence. Économie, infrastructures routières, impôts, orientation politique et « réseautage », ces Rwandais et Burundais tiennent le chef de l’Etat par les coins sensibles et par lui, tout le Togo. Et malgré quelques résistances internes des nationaux, ces expatriés font la loi et parfois la défont !

Le président togolais Faure Gnassingbé (g) chez le Rwandais Paul Kagamé. Un réseau de Rwandais et Burundais payés à prix d’or entoure actuellement Faure et noyaute tranquillement tous les secteurs clés du Togo | Photo : Republicoftogo

Peter Mukantabana

Il est connu sous le nom de Tabana, et n’a son nom nulle part. Sur les moteurs de recherches, il est inconnu. A kigali, personne ne le connaît. Ou presque. Il est plus que discret, ne prend jamais l’avion, il a peur des crashes, se déplace très peu même dans son pays. Au Sud-est de Kigali, il reçoit de temps en temps la visite du président de la République rwandaise. C’est le concepteur du Rwanda-nouvelle-formule.

Economiste tutsi formé en Angleterre, proche du président Ougandais et de Jacob Zuma, le zélateur zulu, il est le cerveau de la grande tribu tutsi éparpillée dans plusieurs pays d’Afrique. Obsession à peine dissipée, « prendre la revanche sur l’histoire« , récente du Rwanda et pour paraphraser le président rwandais lui-même, « construire une puissance silencieuse« . Menace à peine voilée à l’Ouganda, imposée par Washington en puissance régionale. Il a une profonde admiration pour Faure Gnassingbé qu’il qualifie, parfois avec exagération, « d’exceptionnellement visionnaire« , c’est son poulain à lui. Il n’a pourtant rencontré le président togolais que 2 ou 3 fois. Peter, c’est l’homme d’ombre, qui sait tout faire à distance. C’est tout de même beaucoup pour ce vieux surdoué dont l’intuition est presque vénérée dans les sillages du pouvoir dans son pays.

Henri Gapéri

Le canadien d’origine rwandaise qui dirige l’Office Togolais des Recettes, un regroupement des Douanes togolaises et des Impôts et qui totalise plus de 73% des recettes de l’Etat. Dans les polémiques et les ratés, il a fait ses premiers pas malgré les nombreuses critiques de la presse. Ce qui est sûr, bien que son arrivée ait eu plutôt une répercussion négative sur les recettes, Faure Gnassingbé n’a pas l’intention de remettre en cause sa méthode. (Nous lui consacrons éminemment un portrait). Ces deux Rwandais, à eux seuls, contrôlent, sur place et/ou à distance, l’essentiel de l’économie togolaise. Mais puisqu’un Rwandais peut en cacher un autre, plusieurs de leurs compatriotes jouent et réussissent parfois les apprentis sorciers dans un monde où les conflits d’intérêts font que la compétence a déserté le forum. Le Kigaligalaxy de Faure est né.

Pascal Ndimira

Lui, c’est un Rwando-burundais. Ancien Premier ministre du Burundi. Ce Hutu incarne à lui seul toute la puissance financière de la République togolaise. Il n’est pas que discret, il est presque inexistant, on ne le voit, ne le sent nulle part. C’est la consigne Kagamé, « quand on est chez les autres, on ne fait pas son show » . Leçon sue. Tutsi, Hutu ? Il feint de ne pas savoir ce qu’il est, « on est Burundais ou Rwandais, pas Tutsi ou Hutu » chante dans son entourage, ce Hutu de 58 ans. Une vie presque ascétique. Alcool, café, femmes, il se passe de tout. « Il est un moine abstinent » , s’en amuse Faure Gnassingbé.

Ndimira a le contrôle directement et indirectement de tout ce qui, « comme argent, en espèce ou en chiffre, entre et sort de notre pays » s’offusque l’un de ses ennemis jurés à la Présidence. « Il est plus puissant que nous tous, c’est pourtant un étranger». Mauvaise blague venant de l’un de ses détracteurs mais qui en dit long sur ce proche de la belle famille de Paul Kagamé. Une rumeur confirmée par plusieurs sources crédibles de l’entourage présidentiel veut que ce soit lui-même qui ait constitué l’intitulé de son poste : Conseiller spécial aux affaires économiques et président de la cellule économique de la Présidence de la République. L’intitulé est long mais il insiste pour qu’il soit protocolairement transcrit sur tous les documents le concernant. Il a rang de ministre. Et il a sous lui une bonne équipe, disons un cabinet dans le Cabinet.

Pascal Ndimiraest un pouvoiriste fin, rusé et respecté pour sa discrétion et son sens du secret. Il valide tous les documents de perspectives économiques qui atterrissent sur le bureau du président et influence de fond en comble la politique d’orientation économique, réécrit quand il le souhaite le budget de l’Etat. S’il déteste Charles Debbasch, inoxydable conseiller français de Faure Gnassingbé, il n’applaudit pas non plus les Togolais qui sortent la tête.

Il considère Adji Otèth Ayassor comme « économiquement trop juste » , en quelque sorte, un tontinier qui sait sortir de l’argent, disons un « caissier d’Etat ». Depuis l’arrivée de Kako Nubukpo, ministre délégué à la présidence dont le portefeuille se confond en partie au sien, le Conseiller Burundais ou Rwandais, c’est selon, tente de « minimiser les compétences du Togolais » et a inventé un adage qui fait mouche au cabinet, « les jeunes paraissent savoir plus qu’ils n’en connaissent » traduction littérale d’un proverbe tutsi du Rwanda, pays voisin du Burundi où remontent ses origines.

De son pouvoir, Pascal Ndimira ne veut rien perdre. Dans l’oreille du président quand celui qui fut, avant d’être Premier ministre, ministre du commerce du même Burundi, veut murmurer, le même refrain, « créer de puissants pôles autour de vous pour faire émerger l’efficacité ». De puissants pôles, « comme lui » s’énerve Ingrid Awadé qui n’a jamais perdu son titre de conseillère économique à la présidence.

Togo, Rwanda, Burundi | Carte : Archives

« Ministre TP bis » qui coûte à l’État togolais plus de 16000 $ par mois !

Pascal Ndimira n’est pas le seul Rwandais ou Burundais à grande influence au Togo. Il a un autre compatriote qui a presque autant d’influence que lui, dans un autre domaine, celui des infrastructures. On l’appelle à la présidence, « ministre TP bis ». Et cela l’amuse. Il conseille le chef de l’Etat mais aussi son Premier ministre. Il a obtenu, avec le soutien des Chinois, la tête de Andjo Tchamdja et a donné son avis sur la nomination de son successeur. Depuis, il estime déjà que Nisao Gnafames’en sort trop « médiocrement » et à cette allure, impossible pour le banquier devenu ministre des routes de s’en sortir.

Expert en développement d’infrastructures, l’autre Rwandais est Conseiller en infrastructures du chef de l’Etat avec rang de ministre lui aussi. Ça fait long la liste de ministres de nationalités étrangères. Le plan de mise en exécution des constructions de routes, c’est lui. L’idée de soutenir le préfinancement pour permettre à des entreprises locales de prendre comme Ceco BPT , principal acteur des chantiers routiers, le monopole des routes, c’est encore son idée. Avec le préfinancement, non seulement les travaux peuvent aller rapidement, mais la période de remboursement, souvent longue, sert de garantie en même temps.

Il se définit lui-même comme « un ingénieur de bureau ». Il ne va presque jamais sur le terrain, on vient tout lui soumettre et il donne son avis. La révolution d’infrastructures routières de Faure, c’est encore lui. Il coûte à l’Etat togolais plus de 16.000 dollars par mois, presque autant payé que le chef de l’Etat. Son salaire à lui seul représente celui de 5 ministres togolais. Plusieurs autres avantages viennent s’y ajouter, comme si aucun Togolais ne peut remplacer ce Rwandais formé aux USA et en France. Ceux qui le connaissent ne doutent plus de son influence.

OTR, une affaire rwandaise 

Otheth Ayassor, ministre togolais de l’économie présente au chef de l’Etat un plan pour jumeler les principales sources de recettes pour l’Etat. Un plan proposé par lui mais soutenu très vite par la Banque mondiale et le FMI. Il avait un triple objectif, répondre au souci des institutions de Breton Wood de créer des guichets communs pour assurer la transparence financière (objectif loin d’être atteint avec l’Office Togolais des recettes, OTR), centraliser les recettes pour renforcer sa propre influence financière sur les réseaux trébuchants de la République et écarter sa marraine d’hier devenue son ennemie jurée, Ingrid Awadé, ex directrice des impôts du Togo.

L’idée reçoit le soutien des organisations internationales et il convainc Faure Gnassingbé. Alors que des soupçons de monopole et d’hégémonie surgissaient dans les canaux de renseignements, indexant l’ex patronne des Impôts de mobiliser une force financière pour prendre directement ou indirectement le contrôle du pouvoir, Faure trouve la porte de sortie peu humiliante pour sa « dulcinée ». Le gouvernement encourage la mise en pratique du plan.

Les appels à candidatures sont ouverts pour recruter un Commissaire général pour l’OTR qui représente 2/3 des recettes directes de l’Etat togolais. Ayassor avait son candidat à lui, un directeur de son département. Les partenaires financiers pensaient que l’actuel Directeur général des Douanes pourrait faire l’affaire. Les élucubrations allaient bon train quand la bonne nouvelle vient de Kigali. Henry Gapéri, véritable inconnu, venu de nulle part et « candidat du chef de l’Etat ». « Il a été imposé par le réseau Kagamé » et tout de suite, il est apparu pour tous comme candidat idéal. Son parcours le prédestinait au poste.

Il avait occupé un poste similaire dans son pays, à l’Office Rwandais des Recettes, ORR après avoir été le Directeur général de la Sécurité sociale et un peu plus tôt, président de la Banque de Kigali. Ce quinquagénaire titulaire d’un MBA de l’université canadienne Simon Fraser occupait à sa nomination le poste de conseiller au Fonds Monétaire international (FMI) en matière de politique et administration des recettes pour plusieurs pays d’Afrique de l’est et du centre.

Quand, après sa nomination il rencontre le président togolais qui le connaissait, il sait tout de suite qu’il a « carte blanche et toute la confiance » du Patron. Depuis, il ne ménage pas les moyens. Avec une équipe surpayée, son psycho traducteur, un américain qui lui sert de traducteur alors que Gapéri ne parle que l’anglais, est payé près de 1000 dollars par jour. Si ce n’est le puissant réseau de Kagamé, comment comprendre que soit retenu une personne qui ne parle même pas le français, langue officielle du Togo ? Il est pourtant originaire d’un pays (le Rwanda) où le français est courant et a passé une partie de sa vie au Canada, en zone francophone. Quel mystère ?

Depuis son arrivée, bien qu’il soit toujours très optimiste, « les recettes ont sensiblement chuté à la douane, de près de 18% » selon une source syndicale des Douanes togolaises. Mais Gapéri peut encore compter sur « la confiance sans faille » de Faure Gnassingbé qui doit à Paul Kagamé, le président rwandais, de « protéger son poulain ».

Freddy Nkurikiye, informellement « puissant ».

« Certains Togolais jouent à se faire peur », celui qui se confie ainsi à Republicoftogo, site officiel du Togo sait mieux que quiconque que vaincre sa propre peur, c’est prendre une ascendance sur les autres, pour paraphraser un adage populaire au Rwanda. Avec la guerre au Burundi, il a vaincu la sienne, depuis, il va, avec pour toute arme son intelligence, à la conquête du monde. Le soir des législatives de juillet dernier, il est apparu sur la télévision nationale, dans un débat électoral en direct. Sa pertinence, son style, sa sensibilité intellectuelle, ses analyses précises et concises, son charme et son accent, le tout a impressionné ceux qui l’ont suivi. Dans le lot des invités, il s’est distingué dès le début.

Quand il l’a reçu pour la première fois il y a un peu plus de cinq ans, Faure a été impressionné par  » un homme qui a connaissance de l’Afrique et qui puise sa pertinence de l’histoire de son pays ». Pour le chef de l’Etat, Nkurikiye est un homme de consensus. Rapidement, sa culture de la transition politique et son sens de compromis ont influencé Faure Gnassingbé qui en a fait « un conseiller du soir ». Avec le départ subit de Gilbert Bawara du gouvernement, il a perdu de son influence avant de la retrouver, avec « le retour de son poulain » selon une source proche des deux amis.

La mise en pratique du processus de réconciliation à la suite de l’installation de la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR), mise en place pour faire la lumière sur les points d’ombre de l’histoire du Togo depuis 1958 à nos jours, l’orientation des campagnes électorales de 2007 et de 2013, la mise en scène en grande partie de la campagne présidentielle de 2010, le message-bilan porté par Faure Gnassingbé en 2010, il est de toutes les sauces « délicates » de la République.

Originaire du Burundi, tout porte à croire qu’il fait cavalier seul. En tout cas à l’en croire. Si certaines sources insistent sur sa proximité avec Paul Kagamé, lui préfère exhiber son ONG, InterAfrica pour la promotion de la paix et du développement économique et social et dont il est l’inamovible Directeur exécutif.

S’il est le moins officiel de tous, c’est tout de même l’un des plus influents. Sinon le plus influent. En stratégie politique, sa prédilection. Modeste, vachement cultivé, il a une connaissance profonde de l’Afrique et immense du Togo. Il ne se cache pas de sa double nationalité, Suisse et Burundais. Dans les palais tropicaux en panne de repères, un « blanc-noir » peut être plus crédible qu’un « noir-noir ». Et ça, celui qui a débuté sa carrière de sorcier d’ombre en Afrique centrale le sait très bien.

Parachuté au Togo, avec l’aide, semble-t-il, de Gilbert Bawara qu’il a connu pendant ses années d’études, il est resté un expert externe, consulté régulièrement par Faure Gnassingbé avant d’intégrer, progressivement le sérail. De ses expériences en Centrafrique et au Tchad notamment, cet ancien conseiller « informel » de François Bozizé sait que rester en dehors du système est plus payant et surtout, plus protecteur.

En Centrafrique, il était en mission aussi bien pour la France que pour le Rwanda, pays dont il est si proche, comme si Kagamé détecte et attire les « génies » du continent. « Si en 2006, il faisait route seul, Nkurikiye a depuis 2009 le soutien de Kigali. Il est dès lors rentré dans le Kagame-network de Lomé » confie l’un de ses collaborateurs.

Faure Gnassingbé et Paul Kagamé pour un club des résistants

L’idée est farfelue à première vue et pourtant, elle émane de deux chefs d’Etat. En conflit quasi permanent avec la France, Paul Kagamé, après avoir sorti son pays de la Francophonie et opté pour l’hégémonie de la langue anglaise, veut lancer un club de Résistants. Il partage avec Faure Gnassingbé, lors de l’une de leurs rares rencontres l’idée.

Le président togolais qui, en 2011 a reçu un maximum de pression de l’Elysée et a été choqué par ce que Nicolas Sarkozy disait de lui, trouve l’idée géniale. Déjà, il s’est tourné au lendemain de sa réélection en 2010 vers la Chine, les pays du Golfe et l’Arabie Saoudite et a chargé Gilbert Bawara, encore Ministre de la coopération de renforcer les relations entre Lomé et la Banque islamique de développement (BID).

Le président togolais veut prendre sa revanche sur Paris. Sarkozy le détestait foncièrement et les deux hommes jouaient au ping-pong du désamour. Le « je t’aime moi non plus » version tropicale. La probabilité qu’un homme de gauche pourrait gagner la présidentielle française en 2012 ne le rassure guère et l’idée qui germait chez Kagamé est bienvenue. Depuis, il s’est fait proche de l’homme fort de Kigali et les deux hommes partagent à la fois le goût pour le mystère, une introversion naturelle pour Faure, artificielle pour Paul, un amour pour les belles femmes et un penchant pour la résistance. Ils sont tous un peu têtus.

Plusieurs fois, entre 2011 et 2013, Faure Gnassingbé et Paul Kagamés’entretiennent au téléphone sur le sujet et échange sur sa mise en œuvre. C’est dans la foulée de ces rencontres que le président togolais entre en contact avec ses premiers réseaux rwandais. Une confrérie tutsie regroupant des personnalités à qui le régime Kagamé a permis d’accéder à la fortune.

Depuis, puisque le Rwanda et le Burundi n’ont de frontière que virtuelle, le président togolais recrute dans les deux pays, sous les conseils de son gourou rwandais, Peter Mukantabana et l’avis de Paul Kagamé.

En attendant de prendre sa revanche sur l’histoire du monde, le Rwanda mène déjà la saga de la domination à Lomé, aux vues et sues de Faure Gnassingbé qui, de plus en plus fragilisé par diverses conjonctures mais obstiné à rester au pouvoir, n’a plus de solutions dans son camp.

Source : [25/07/2014] Carmel Max-SaviAfrica Express

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Emmanuel Karenzi Karake is a Rwandan Lieutenant-General who is the Secretary General of the National Intelligence and Security Services (NISS).

Early years[edit]

Karake grew up in Uganda as a refugee from the former Rwandan government. He attended Makerere University, and later joined the Rwandan Patriotic Front where he fought in the 1990-1994 Rwandan Civil War.[1]

Karake attended the Senior Commander and Staff College at the South African Army College and the National Defence College in Kenya. The General holds a Bachelor of Commerce degree from Uganda’s Makerere University, a Master of Arts in International Studies from the University of Nairobi in Kenya and a Master of Business Administration from the University of London.[citation needed]

Senior command[edit]

Karake was appointed deputy commander of the African Union peacekeeping force in DarfurSudan in August 2007, and in January 2008 became deputy of the UN mission in Darfur. He left this command in April 2009.[2] In February 2008 a Spanish judge indicted Karake, alleging that when he was Rwanda’s intelligence chief between 1994 and 1997 he was responsible for a series of political assassinations and massacres. Human Rights Watch claimed that forces under his command had killed civilians in 2000 while fighting Ugandan troops in the Congolese town of Kisangani.[3] The United Nations was embarrassed by the allegations of earlier human rights abuses, and agreed to extend Karake’s tenure beyond its expiry in October 2008 only after pressure from the United States and the United Kingdom, and when Rwandan President Paul Kagame threatened to withdraw all Rwandan troops from Darfur if Karake was fired.[2]

In April 2010 President Kagame announced a shake-up of the military command, and a few days later ordered the arrests of Karake, who was accused of immoral conduct, and of former air force chief Charles Muhire, accused of corruption.[4] The men were said to be members of an exclusive circle of top officers in the former Rwandan Patriotic Front.[5] The arrests followed newspaper reports that the two, reported to be popular and powerful figures in the military, had disagreements with Kagame.[6]

2015 Arrest in London[edit]

Karake was arrested on 20 June 2015 in London, on an arrest warrant from Spain for war crimes.[7] The Rwandan government responded with Foreign Minister Louise Mushikiwabocalling the arrest an outrage.[7] Karake had a court meeting the day of his arrest and was remanded in custody.[8] On 10 August 2015, Karenzi has been freed by the UK justice, considering that « the relevant laws on the conduct alleged in this case do not cover the acts of non-UK nationals or residents abroad. ».[9]

References[edit]

  1. Jump up^ Josh Kron (April 21, 2010). « Rwanda arrests top army generals »Daily Monitor (Uganda). Retrieved 2010-08-13.
  2. Jump up to:a b « General Karake leaving Darfur mission »Rwanda News Agency. 27 April 2009. Retrieved 2010-08-13.
  3. Jump up^ Thijs Bouwknegt (2 July 2008). « African Presidents Condemn Western Indictments »Radio Netherlands Worldwide. Retrieved 2010-08-13.
  4. Jump up^ Martin Plaut (20 June 2010). « Division in Rwanda’s military ranks »BBC News. Retrieved 2010-08-13.
  5. Jump up^ « Former UNAMID deputy commander arrested in Rwanda over ‘immoral conduct' »Sudan Tribune. 21 April 2010. Retrieved 2010-08-13.
  6. Jump up^ « Rwanda arrests two high-ranking military officers »BBC News. 20 April 2010. Retrieved 2010-08-13.
  7. Jump up to:a b « Rwandan spy chief Karenzi Karake arrested in London » (in Dutch). BBC News. 23 June 2015. Retrieved 23 June 2015.
  8. Jump up^ « Rwandan military general arrested in London in connection with war crimes ». The Guardian. 22 June 2015. Retrieved 23 June 2015.
  9. Jump up^ « UK court drops extradition case against Rwandan spy chief ». The Guardian. 10 August 2015.

 

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