#Togo #Scandale #Mining Liquidation Judiciaire de POMAR SA ! Rebecca Atayi la maîtresse de #Gnassingbé en fuite ! #Marbre #Cocaïne #ShadowBanking #MeToo

#Togo #Scandale #Mining Liquidation Judiciaire de POMAR SA ! Rebecca Atayi la maîtresse de #Gnassingbé en fuite ! #Marbre #Cocaïne #ShadowBanking #MeToo

 

Vincent PERNIN

Consultant Indépendant


 

 

Christine Chabouis

Christine Chabouis assistante du DG

 

 

5 milliards pour POMAR

10/04/2011

 5 milliards pour POMAR

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a octroyé un prêt de 5 milliards de francs CFA pour l’implantation d’une unité d’extraction et de transformation de marbre et de pierres ornementales au Togo.
Le président de la BOAD, Christian Adovelande, et Hélios Rodriguez, directeur général de la Société Pierre Ornementale du Togo (POMAR), ont procédé vendredi à la signature de la convention de prêt.
Le projet devrait permettre de créer immédiatement 1000 emplois et 3.500 en 2013, a indiqué M. Rodriguez.
La première carrière à être mise en exploitation se trouve dans les environs de Pagala, village dans la préfecture de Blitta, et POMAR prévoit d’en ouvrir 2 autres avant la fin de l’année. D’ici 3 mois, la société devrait lancer la construction de l’usine de transformation dans les environs de Lomé.
L’investissement total de la première phase est estimé à 20 milliards de Fcfa.

 

 

 

 

Togo : POMAR-Togo SA ne paie ni impôts ni taxes à l’État. La PCA Rebecca Atayi est une « copine » de Faure Gnassingbé. Vous comprenez maintenant?

Pomar-Togo, la société qui exploite le marbre à Pagala au centre du pays et dont le Président du Conseil d’Administration Rebecca Atayi, une copine de Faure Gnassingbé, ne paierait pas d’impôts ni de taxes. En plus ces avatanges consentis par l’État, d’autres magouilles avec les barons du régimes continuent tranquilo… | Photo : Independant Express/Liberte-Togo/27avril

Installée depuis 2011 au Togo, la société « Pierre Ornementale et Marbres du Togo (POMAR-Togo) » au sein de laquelle on retrouve certains pontes du régime, bénéficie d’une kyrielle d’avantages qui font dire à beaucoup d’observateurs qu’il pourrait s’agir d’une société écran. Surtout qu’au Togo, les mines sont un domaine pourri où des réseaux obscurs fleurissent. En plus, les marbres de Pagala (Préfecture de Blitta) ne sont pas vendus sur le marché togolais. Ce qui constitue une violation de la Convention d’investissement entre la République togolaise et POMAR-Togo S.A.

« Un permis d’exploitation à grande échelle du gisement de marbre et pierres ornementales de Pagala, préfecture de Blitta, est accordé à la société POMAR-Togo S.A », stipule l’article 1er du Décret N° 2010-144/PR portant attribution d’un permis d’exploitation à grande échelle du gisement de marbre et pierres ornementales de Pagala, préfecture de Blitta à la société POMAR-Togo. S.A. Ce permis correspond à environ deux millions (2 000 000) de mètre cubes de matériaux par mètre de profondeur et couvre une superficie de douze virgule quatre kilomètre carrée (12,4 km²).

Ainsi, courant 2011, cette société dont les premiers responsables sont des Espagnols – le grand arbre qui cache la forêt des magouilles -, a commencé à exploiter le gisement de Pagala avant l’inauguration officielle qui s’est déroulée le 24 mai 2012 en présence du chef de l’Etat togolais. Mais pourquoi Grupo Pagala S.L. qui avait auparavant réalisé des études et analyses physico-chimiques sur des échantillons de divers gisements de marbre et de pierres ornementales, entre autres, Pagala, Gnaoulou, Namon, Kamina-Akebou, Djamde, Bassar, Glito, Sotouboua et dans d’autres localités des régions de Dapaong et de la Kara, a-t-il changé de nom lorsqu’il a émis le vœu d’exploiter ce type de ressources et de construire une usine de transformation de marbre et pierres ornementales à Lomé ? Mystère.

Dans la Convention d’investissement, il a été tout simplement dit que « Pour se conformer à la réglementation en vigueur, Grupo Pagala S.L. a créé la societe Pomar-Togo SA ». Inutile de demander de quelle réglementation il s’agit. Ce qu’il faut savoir c’est que l’Etat togolais aurait pris « une participation non payante de dix pour cent (10 %) du capital social de POMAR-Togo S.A » (article 22).

Et c’est l’indéboulonnable ministre des Mines, Dammipi Noupokou, le protégé de Barry Moussa Barqué, qui représente l’Etat dans les organes de POMAR-Togo S.A. Par-dessus tout, la Présidente du Conseil d’Administration de POMAR-Togo S.A a pour nom Mme Rebecca Atayi, ex-épouse Glikou devenue intime de Faure Gnassingbé, directrice de Platine Communication. C’est d’ailleurs cette femme d’affaires de la République qui a représenté l’investisseur et signé le 23 novembre 2010 la Convention d’investissement avec les ministres Adji-Otèth Ayassor des Finances et Dammipi Noupokou des Mines, les représentants de l’Etat.

Comme on le voit, le choix de Mme Rebecca Atayi est loin d’être fortuit. Tout comme les nombreux avantages qui sont accordés à POMAR-Togo S.A tant sur le plan des infrastructures que fiscal. L’Etat s’est par exemple engagé à permettre l’utilisation par POMAR-Togo S.A à des conditions préférentielles des infrastructures suivantes : le quai minéralier du Port Autonome de Lomé, les chemins de fer Lomé-Blitta et le réseau ferroviaire togolais. L’Etat devra aussi assister POMAR-Togo S.A en vue de négocier et obtenir des tarifs préférentiels de la part de :

  • Port autonome de Lomé,
  • CEET,
  • Togolaise des eaux,
  • Togotélécom, et
  • Togocellulaire.

« De même, l’Etat assistera POMAR-Togo S.A pour l’obtention du droit d’importer, d’installer, de posséder et d’exploiter des réseaux de télécommunication privés, y compris antennes de satellites, stations terriennes par satellite (V-SAT), système de micro-ondes, commutateurs, réseau local et système d’équipements terminaux nécessaires à la fourniture de canaux commerciaux internationaux, de données et de services de télécommunications vidéos, sous réserve de se conformer aux prescriptions légales en vigueur », indique la dernière partie de l’alinéa 1 de l’article 12.

Mais c’est sur le plan fiscal et douanier que les magouilles sont organisées. En effet, l’alinéa 1 de l’article 1er de l’annexe 6 de la Convention d’investissement (Lire texte en encadré) dispose qu’« A Partir de la date de signature de la présente Convention et jusqu’a la date de la première production commerciale (cette date ne pouvant excéder la période initiale), dûment constatée par les structures de contrôle du ministère chargé des Mines, POMAR-Togo S.A. est exonéré de tous impôts et taxes directs et/ou assimilés ». Quid de la « période initiale » ? Selon la Convention, elle est la période courant à compter de la date à laquelle l’ensemble des conditions préalables prévues à l’article 5 de la présente Convention sont réalisées jusqu’à la date de la première production commerciale, cette période ne pouvant excéder trente (30) mois. De fait, il convient de s’intéresser au contenu de cet article 5 : « Les parties conviennent que la réalisation effective de l’investissement est soumise aux conditions préalables ci-après que l’Etat s’engage dès l’entrée en vigueur de la présente Convention à remplir pour permettre à l’investisseur d’exécuter ses obligations :

i. la signature et la publication du Décret ;

ii. la délivrance du Certificat de conformité environnementale pour l’exploitation ;

Au cas où les conditions préalables précitées n’auraient pas été remplies dès l’entrée en vigueur de la Convention, la durée de la Convention et du permis sera automatiquement prolongée d’une période égale au retard accuse ».

Toute la procédure ayant été respectée depuis des années, rien ne peut s’opposer au paiement des impôts et taxes directes par POMAR-Togo SA. Mais depuis bientôt trois ans que cette société exploite les marbres de Pagala, elle n’apporte rien au budget togolais. Dans la loi des finances 2014 par exemple, POMAR-Togo SA ne figure pas parmi les sociétés privées qui vont apporter leur contribution. Cette société hispano-togolaise semble être gérée en vase clos.

Là où le bât blesse, c’est que le marbre n’est pas vendu sur le marché togolais. Toute la production est destinée à l’exportation. « Le marbre de Pagala est exploitable à l’infini. 200 mètres de profondeur, le Togo en a pour une exploitation régulière de plus de 100 ans. C’est pourquoi, le Groupe DENNIS n’a pas hésité à y mettre 100 milliards de FCFA dont 20 pour la construction et la réhabilitation des usines et la réouverture des 4 premières carrières pour mettre cette mine au service de l’économie togolaise balbutiante. Jean Marc (Directeur des travaux de POMAR, NDLR) nous a donné des détails sur les travaux effectués par une bonne centaine d’ouvriers et de cadres togolais et espagnols, spécialistes héréditaire du travail de marbre. Sur place, étaient positionnés 3000 blocs qui s’apprêtent à être transpostés par les camions et les remorques, destination, Chine et Espagne et USA. Des clients du Ghana s’en procurent également pour d’autres besoins, en construction », a écrit récemment notre confrère « L’Indépendant Express » après une visite sur le site.

En sevrant le marché togolais de sa production, POMAR-Togo SA viole les termes de la Convention d’investissement intervenue le 23 novembre 2010 entre elle et la République togolaise. Notamment l’alinéa 2 de son article 7 : « A condition qu’elle remplisse toutes les formalités du Code Minier et la réglementation en vigueur au Togo, POMAR-Togo S.A. peut vendre et/ou exporter hors du territoire national le marbre et les pierres ornementales sous toutes ses formas ainsi que tous Produits dérivés issus de la production de l’usine, étant toutefois entendu que POMAR-Togo S.A. veillera à donner priorité à l’approvisionnement du marche togolais ». Depuis 2011, la priorité est plutôt donnée à l’exportation. Une situation anormale qui n’émeut aucun membre de l’exécutif.

Par ailleurs, la création de la Fondation qui fait partie des obligations de POMAR-Togo SA et dont le but est d’aider les collectivités locales en contribuant à des projets sociaux tels que aide au développement d’écoles, de dispensaires, etc., se fait désirer. De plus, l’indemnité d’expropriation qui devrait être payée aux propriétaires terraine, ne l’est pas jusqu’à ce jour. Affaire à suivre.

Source : [25/02/2014] R. Kédjagni, Liberte-Togo

ANNEXE:6

REGIME FISCAL ET DOUANIER DE L’INVESTISSEUR

Article premier: IMPOTS DIRECTS

1.1. A Partir de la date de signature de la présente Convention et jusqu’à la Date de la Première Production Commerciale (cette date ne pouvant excéder la Période Initiale), dûment constatée par les structures de contrôle du ministère en charge des Mines, POMAR-Togo S.A. est exonéré de tous impôts et taxes directs et/ou assimilés.

1.2. Au-delà de la Période Initiale, PO MAR-Togo S.A. est soumise aux impôts directs et assimilés conformément au droit commun. Cependant, POMAR- Togo S.A. bénéficie des  dispositions particulières ci-après sous réserve que les investissements projetés s’élèvent à un montant, équivalent en francs CFA à la date de la signature de la Convention, supérieur ou égal à cent cinquante millions de dollars (150000000 USD) :

1.2.1) Impôt Minimum Forfaitaire (IMF), Impôt des Sociétés (IS)

i.IS: POMAR-Togo S.A. bénéficie de l’exonération pendant les dix (10) premières années et paiera, à titre de l’impôt sur les sociétés, un taux de quinze pour cent (15 %) du bénéfice imposable à partir de la onzième (11e) année.

ii.IMF: POMAR-Togo S.A. bénéficie de l’exonération pendant les dix (10) premières années et paiera, à titre d’impôt minimum forfaitaire, quinze pour cent (15 %) du montant de l’impôt correspondant au chiffre d’affaires réalisé à partir de la onzième (11e) année.

iii. Exonération d’une quote-part de bénéfice pour le calcul de l’Impôt sur les Sociétés (IS) et d’une quote-part du chiffre d’affaires pour le calcul de l’IMF dus au titre d’un exercice, égale à la proportion du Chiffre d’Affaires réalisé à l’exportation au cours dudit exercice par rapport au Chiffre d’Affaires global hors TVA de l’entreprise.

Cette exonération ne pourra cependant pas s’appliquer au delà d’une quote-part d’exportation supérieure à soixante-quinze pour cent (75 %) du Chiffre d’Affaires global.

Cette exonération s’applique au titre de chaque exercice au cours duquel l’entreprise réalise des exportations sans limitation de durée.

iv. Les intérêts payés sur des prêts sont déductibles, pourvu que le taux d’intérêt ait été fixé sur une base commerciale raisonnable et qu’il soit comparable à ce qui serait payé normalement par une autre personne pour un financement semblable.

v. Les frais ou provisions pour des coûts ultérieurs de remise en état de terrains, de fermeture ou de blocage et, généralement, de tout ce qui est nécessaire pour rendre sûre et inoffensive toute installation utilisée dans les activités minières sont déductibles.

1.2.2) Taxe sur les Salaires

Application de la taxe sur les salaires au taux réduit de deux pour cent (2 %) sur les salaires versés aux salariés de nationalité togolaise et/ou étrangère.

1.2.3) Impôt sur le Revenu-Catégorie des Capitaux Mobiliers (IR/RCM)

Exonération de l’impôt pendant les dix (10) premières années, Application du droit commun à partir de la onzième (11e) année.

1.2.4) Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties (TFPB)

Exonération pour les Biens des Périmètres des carrières et du terrain de l’Usine.

1.2.5) Taxe Professionnelle (TP)

POMAR-Togo S.A. est exonéré totalement de la taxe professionnelle(TP) pour toute la durée de la Convention.

1.2.6) Prélèvement et retenues à la source

Les impôts et taxes directs sur des prestations, locations, prêts et licences à PO MAR-Togo S.A. s’appliquent dans les conditions qui suivent:

i.IRPP

Aux fins du présent article, une personne qui est présente en République togolaise pour moins de 183 jours dans une année calendaire est considérée sur le plan fiscal, comme, étant non résidente dans la République. Si sa présence dépasse cette limite, elle est considérée comme fiscalement résidente et doit se conformer à toutes les obligations de droit commun.

 

ii. Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC)

Exonération de l’impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) au cordon douanier pour les dix (10) premières années d’exploitation.

Article 2 : IMPOTS INDIRECTS- DROITS ET TAXES DE DOUANE

2.1. Au delà de la période initiale, POMAR-Togo S.A. est soumise aux impôts indirects, droits et taxes-de-douane conformément au droit commun. Cependant, POMAR- Togo  bénéficie des dispositions particulières ci-après pour toute la durée de la Convention, sous réserve que les investissements projetés s’élèvent à un montant, équivalent en FCFA à la date de la signature de la Convention, supérieur ou égal à cent cinquante millions de dollars US  (150.000.000 USD) de :

-la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), des droits de douane et autres contributions indirectes de toute nature perçus à l’importation des Biens et services qui sont destinés exclusivement à l’exécution du Projet;

– la Taxe sur les Activités Financières (T AF) ; tous droits et taxes exigibles en régime intérieur sur les acquisitions de Biens, services et travaux de toute nature destinés exclusivement à l’exécution du Projet.

2.2. L’importation et la réexportation de Biens de POMAR-Togo S.A. et de ses prestataires de services destinés aux activités d’exploitation minière ne sont soumises à aucun droit ou taxe de douane ni à la taxe de statistique, jusqu’à la date de la première production commerciale, conformément à l’article 53 du Code Minier. Toutefois, les effets personnels du personnel expatrié en cours d’usage peuvent être importés en exonération du droit d’entrée et de la TVA.

L’importation desdits effets se fera en un seul lot par employé/expatrié, dans les six (06) premiers mois suivant l’installation du bénéficiaire.

2.3. Pour les droits d’enregistrement aux apports effectués lors de la création ou de l’augmentation du capital de la société POMAR-Togo S.A., les taux suivants seront appliqués à POMAR- Togo S.A.

-zéro virgule six pour cent (0,6 %) jusqu’a cinq (05) milliards de franc C FA

– zéro virgule deux pour cent (0,2 %) au delà de cinq(05) milliards de franc CFA.

 

POMAR TOGO

Titres miniers

  1. Substance principale
    Marbre
  2. Type du permis : Exploitation à grande échelle
  3. Référence(s) du titre : 2010-144/PR
  4. Date d’octroi : 24/11/2010
  5. Durée (année) : 20
  6. Superficie (km2) : 12.4
  7. Localité : Blitta

Les nombreux châteaux du Prince à l’épreuve de l’article 145 de la Constitution. Le scandale n’en finit pas de secouer l’Afrique du Sud où le Président Jacob Zuma est sous le feu des critiques. La justice le malmène pendant que ses détracteurs demandent sa destitution. Il a tout simplement fallu que le président « danseur » puise quelques millions de rounds dans les caisses de l’Etat pour aménager sa résidence, construire une nouvelle piscine et réaliser quelques travaux pour que le ciel lui tombe dessus. Acculé dans son propre pays par une opinion qui ne supporte plus ses prodigalités, ses libertés, ses dérives, coincé par la Justice, il s’est engagé à rembourser les fonds soit 500 000 USD fixés par la Justice. Pour autant le scandale n’est pas encore fini.Ce qui apparait sous d’autres cieux comme un scandale au point de provoquer un séisme politique est un fait divers au Togo qui n’émeut personne. Politiques, responsables d’une société civile en quête de repères, leaders d’opinion, élus du peuple, tous sont silencieux voire complices d’une incroyable prodigalité au sommet de l’Etat depuis 11 ans. De folles dépenses qui ne sont pas près de finir dans un pays où les hôpitaux manquent de tout, les étudiants sont en quête d’amphithéâtres pour suivre décemment les cours et les populations ont de la peine à trouver de l’eau potable. Dans un pays où les consciences sont anesthésiées par de longues années de dictature, et le contrôle citoyen de l’action publique est inexistant, les dirigeants peuvent gérer le pays comme bon leur semble. Faure Gnassingbé est plus que conscient de cette réalité. Il en profite pour gérer le pays comme bon lui semble, disposer des ressources pour ses interminables voyages officiels et officieux en jet privé, ses prodigalités, ses randonnées à la bunga-bunga italienne.

En 2006, quelques mois après sa prise sanglante du pouvoir, il a annoncé les couleurs en s’offrant une Maybah de plus d’un milliard 200 millions F CFA. Interpellé à l’Assemblée Nationale pour s’expliquer, le ministre de l’Economie et des Finances en a profité pour remettre une couche en révélant l’existence de deux Maybach plutôt qu’une. Les Togolais ont dû rapidement faire les calculs de ce que les voitures de leur cher président coûtent aux contribuables qu’ils sont. Il ne va quand même pas rouler en charrette, nous avait –on dit. La Constitution togolaise, au-delà des mécanismes institutionnels de contrôle, n’est pas muette sur les biens de ceux qui sont appelés à gérer la cité. « Le Président de la République, le Premier ministre, les membres du gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les Directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire devant la Cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction. Une loi détermine les conditions de la mise en œuvre de la présente disposition »? précise l’article 145 de la Constitution. Une disposition constitutionnelle qui oblige à la transparence et à la lutte contre la corruption que Faure Gnassingbé foule aux pieds depuis plus d’une décennie.

La Constitution togolaise charcutée, Faure Gnassingbé ne l’évoque que lorsqu’il s’agit de rappeler à ses opposants que son fauteuil est intouchable; pour le reste, il n’en a cure. Lorsqu’on fait le point des nombreuses résidences construites partout dans le pays, on comprend aisément pourquoi l’homme a refusé de se conformer à l’article 145.

En 2005, le rejeton d’Eyadema ne disposait que d’une modeste maison à la Résidence de la Caisse. L’envie de rendre cette demeure plus spacieuse à la hauteur de la fonction de son propriétaire l’a rendu élastique. Elle a fini par englober plus de cinq villas voisines pour devenir un domaine dont l’ensemble se situe sur deux grandes rues, celles de la pharmacie de la Paix et de l’Ecole privée la Tolérance. Faure Gnassingbé venait de lancer une course immobilière onéreuse sans limite.

C’est d’abord sur le flanc de la montagne d’Agou, une préfecture dont les bureaux du préfet sont logés dans un bâtiment colonial insalubre, qui voit sortir de terre la luxueuse résidence de campagne de Faure Gnassingbé qui s’étend sur 3 hectares. C’est l’une de ces intimes, puissante Directrice des Impôts d’alors, Ingrid Awadé, qui s’en est personnellement occupée. Le coût, plus de deux milliards de francs Cfa avec du matériel de construction et mobilier venus de la Chine. Cette résidence gardée par les forces de l’ordre, entretenue tout le long de l’année avec des chambres toujours maintenues dans la climatisation, reçoit la visite de son propriétaire à peine une fois par an.

Tout comme celle de Cacaveli. Imposante résidence, à l’angle de plusieurs rues, érigée sur au moins 8 lots avec souterrain. Là aussi, une œuvre de celle qui était toute puissante. En dehors de quelques escapades nocturnes, cette résidence qui a aussi englouti des milliards, ne sert parfois qu’à stocker des gadgets de campagne (coupes, Tee-shirt, vins, ballons, pagnes, meubles luxueux déclassés à la Présidence, etc ). Les gardiens des lieux n’hésitent pas parfois à s’en servir. Comme le dit l’adage, qui travaille à l’hôtel vit de l’hôtel. Il y a quelques années, cette résidence qui comporte des anomalies dans sa conception a été totalement inondée. Il a débloqué des fonds pour sa réfection.

Préfecture de Blitta, fief autoproclamé de Faure Gnassingbé depuis qu’il est parachuté en politique. Il ne peut ne pas marquer les lieux de son empreinte. Une somptueuse résidence de campagne est vite apparue à cet endroit. Très imposante, elle aussi a englouti plusieurs centaines de millions sans compter l’entretien permanent et tout ce qui va avec.

En remontant au Nord, particulièrement non loin de Pya, sur la route de Kouméa, les traces de Faure sont aussi visibles à cet endroit par l’érection d’une résidence de luxe. Ici la résidence construite par l’entreprise CENTRO porte la griffe de conception d’une Allemande. Qui vit là-bas toute l’année ? Apparemment personne. 30 km plus loin, c’est le domaine de Défalé. Plus de 10 hectares sur le flanc de la montagne et tout autour pour ce qui apparait à ce jour comme l’une des plus grandes résidences privées. Le style à cet endroit est purement américain (Chalet). Longues rues aménagées, bitumées servant de sport, particulièrement la marche. Des bungalows et une résidence centrale, le tout dans un luxe des stars de Hollywood ou des films de James Bond. Un luxe révoltant, scandaleux et dégoûtant dans un pays où l’extrême pauvreté est devenue le quotidien des populations.

La ville de Dapaong n’est pas du reste. Comment peut-elle être oubliée alors qu’une de ses filles est liée au locataire du Palais de la Marina ? Elle a aussi eu droit à sa résidence que personne n’habite en dehors des gardiens et du personnel d’entretien.

A ces résidences, il faut ajouter celles appartenant à son défunt père qu’il utilise parfois, notamment celle du bord de mer sur le boulevard du Mono non loin du Palais de l’Entente dont les fonds de construction d’1 milliard de F CFA proviennent des phosphates en 1978. Il y a aussi la résidence de Lomé 2 entre-temps abandonnée mais réfectionnée depuis, dans un luxe total.

Dans le budget de l’Etat gestion 2016, on peut facilement lire les projets d’études et de réhabilitation de la résidence présidentielle Château Vial à Kouma Konda ( 80 millions programmé en 2015 et reconduite en 2016, ensuite des travaux de réhabilitation de la résidence présidentielle de Mango ( Domaine Graviou) et Résidence Est-Mono (Elavagnon), là aussi, à 80 millions. Il faut peut-être le rappeler, à Elavagnon, le nouveau préfet nommé, le Colonel Bitenewé Kouma n’a pas pu intégrer sa résidence de fonction tant elle était délabrée. Il a dû trouver refuge dans les locaux de la Régie des eaux de la localité, le temps de trouver une demeure convenable. Un contraste assez saisissant.

Faut-il aussi rappeler au passage les nombreuses acquisitions foncières du Prince dans la capitale sous des prête-noms et à l’intérieur du pays, sans oublier ses actions discrètes dans des projets bidons avec des hommes d’affaires véreux dont certains ont déjà connu un échec retentissant ( Numérisation de la TVT à 29 milliards évaporés; Construction de l’Hôtel 5 étoiles; 20 milliards dilapidés au casino; POMAR Pagala, 100 milliards pour des destinations inconnues. Ce n’est pas un hasard si le budget octroyé à la Présidence de la République est en constante augmentation chaque année.

Moins de 10 milliards en 2010, elle est désormais de 14 491 529 000 au budget exercice 2016, sans compter les fonds secrets. En dépit de toutes ses demeures gardées, entretenues au frais du contribuable et que personne n’utilise à part quelques visites sporadiques, Faure Gnassingbé n’est pas un homme à s’arrêter en si bon chemin. Il continue de construire, d’ériger des palais pour sa gloire personnelle et pour son règne à vie.

L’interminable construction pharaonique entre Lomé 2 et la Cité OUA

« The last but not the least ». Ce n’est certainement pas la dernière, mais c’est l’une des plus impressionnantes des résidences privées. Si ce n’est un temple dédié au roi Zeus, cela y ressemble presque puisque ce projet est un indice majeur du règne à vie que veut s’offrir le fils d’Eyadema à la tête du Togo. Entre Lomé 2 et la cité OUA, loin du regard des curieux, dans un domaine ultra protégé par un mur de 5 m de hauteur, se construit sans bruit depuis 2007 l’une des plus grandes résidences privées de Faure Gnassingbé.

L’espace encore appelé lot 111, attribué à Eyadema lors du projet de la cité OUA a été récupéré par son rejeton. Plus de 2 hectares et demi, entre 20 000 et 28 000 m carré, c’est sur cet espace que le luxueux palace est en érection depuis bientôt dix ans. Ce chantier a déjà englouti plusieurs milliards de francs CFA et l’hémorragie financière n’est pas sur le point de s’arrêter. Une résidence des grands souverains avec des pavillons de luxe conduisant à l’imposant bâtiment principal au fond avec un balcon donnant une vue panoramique sur l’ensemble de la grande cour qui pourra accueillir des milliers de sujet venus souhaiter une longue vie au Prince.

Des souterrains, des piscines, de grands jardins, bref un palace jamais vu au Togo et dont la durée de la construction dénote non seulement de la complexité, mais aussi de la grandeur et de la solennité. C’est le dernier chef d’œuvre en cours. Les travaux sont supervisés par les expatriés, une grande partie du matériel venu d’ailleurs. Depuis plusieurs années, sous la supervision de grands architectes étrangers (Italien, Turcs et autres) on déroule l’immense chantier aux murs tout en béton. On casse, on recasse, on réajuste, on colle et le projet continue. Fait inédit, sur ce chantier censé uniquement abriter du matériel de construction, plusieurs centaines de motos de campagne électorale (marque Apache y sont encore entreposées), des containers remplis de gadgets UNIR de toutes sortes, des posters géants, des pagnes, des Tee-shirts, etc. personne ne sait à ce jour quand cet interminable chantier sera livré, peut-être n’a-t-il pas encore englouti les milliards qu’il faut.

En Afrique du Sud, Jacob Zuma n’est pas allé aussi loin avant d’être mis sur le banc des accusés. Il a fallu qu’il puise quelques milliers de dollars dans les caisses de l’Etat, non pas pour construire, mais réfectionner son domicile privé pour que le ciel lui tombe dessus. Faure Gnassingbé aurait été un homme d’affaires prospère qui construit toutes ses résidences luxueuses et palais, qui acquiert des résidences à Milan, Florence, des actions dans les sociétés en Bavière, au Singapour que personne n’aurait crié au scandale. Mais lorsqu’on dirige un pays, qu’on refuse de se soumettre à l’article 145 de la Constitution sur les déclarations des biens et qu’on multiplie à n’en point finir les résidences, on ne saurait occulter le débat qui apparait plus que légitime.

Visiblement, Faure Gnassingbé est le seul à faire les choses autrement dans la sous-région ouest africaine. Au Bénin voisin, Boni Yayi au début et à la fin de son mandat a déclaré ses biens. Pendant qu’il était en fonction, il vivait dans sa modeste maison de Cadjehoun dont les barrières ont disparu le lendemain de sa passation de service à Patrice Talon.

Au Sénégal et au Burkina Faso, les présidents de ces pays ont déclaré leurs biens conformément aux dispositions de leurs constitutions. Au Togo, c’est le non-respect de cette disposition constitutionnelle qui a droit de cité. Que fait-on de toutes ces nombreuses résidences inhabitées qui sont entretenues au frais du contribuable (électricité, eau, téléphone, internet etc. ) ? Quelle fierté tire-t-on lorsqu’on sait que le propriétaire passe plus son temps à l’extérieur du pays (voyages officiels et officieux) ? Comment peut-on se réjouir de telles propriétés complètement vides pendant que l’on cherche désespérément quelques millions pour réhabiliter des blocs opératoires, réparer un scanner, construire des amphithéâtres ou acheter des bus pour le transport des étudiants, fournir de l’eau potable aux citoyens des localités reculées ou mettre à la disposition des populations des médicaments plutôt que des pagnes UNIR ? Comment peut-on imaginer que depuis trois ans, Faure Gnassingbé ne se préoccupe nullement de la reconstruction des grands marchés de Lomé et de Kara dont les incendies criminels aux auteurs inconnus ont totalement désorganisé l’économie du pays ? Nous n’évoquons ici que la phase visible de l’iceberg et ces prodigalités au sommet ne sont pas près de s’arrêter, puisqu’en face il n’existe que des acteurs politiques désorganisés, une société civile infestée d’opportunités et des populations aux consciences anesthésiées par plusieurs années de dictature implacable.

A l’image du chef, les ministres et directeurs de sociétés d’Etat s’en mettent aussi plein les poches, construisent des résidences à tour de bras, parfois sous des prêtes-noms, acquièrent des appartements à l’extérieur, surtout dans le 16e arrondissement à Paris. C’est au Togo sous Faure Gnassingbé qu’un ministre de la République empêtré dans un scandale financier peut déclarer sans aucune inquiétude devant les députés que l’argent débloqué soit 26 milliards F CFA pour la réhabilitation de la route Lomé-Vogan-Anfoin a servi en partie à équiper une entreprise privée.

Au lieu que les députés exigent une enquête parlementaire, sa prestation a plutôt reçu les félicitations des élus UNIR, et le lendemain, il a retrouvé les bureaux de son ministère sans aucune inquiétude. Jusqu’à quand les pauvres togolais vont continuer à se saigner, se priver d’une vie décente pour les prodigalités d’une minorité dont le chef de file n’est autre que Faure Gnassingbé ?

En attendant les ouvriers, les ingénieurs continuent discrètement mais surement la construction du temple du Néron togolais pour son règne à vie comme le démontrent les images depuis le début de ce chantier à ce jour. On aura compris, Jacob Zuma n’est pas Faure Gnassingbé, et le Togo n’est pas l’Afrique du Sud. Chaque peuple mérite bien son dirigeant, dit-on souvent. Enfin, bon !

Ferdi-Nando (L’ALTERNATIVE)

abbbbb

 

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Une réflexion sur “#Togo #Scandale #Mining Liquidation Judiciaire de POMAR SA ! Rebecca Atayi la maîtresse de #Gnassingbé en fuite ! #Marbre #Cocaïne #ShadowBanking #MeToo

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