#Terrorisme Alain Ferrand maire et affairiste avec Francis Pérez parrain corse mafia héberge Jawad Bendaoud au #Barcarès complice de l’attaque du #Bataclan !

 

Jawad Bendaoud au Barcarès : mon voisin le logeur

Le Barcarès. L’individu a été interviewé sur la commune par BFM TV.

On a connu meilleure publicité pour une des communes balnéaires les plus dynamiques du Roussillon. Depuis trois semaines, Jawad Bendaoud, mis en examen puis incarcéré pour avoir logé deux des terroristes du 13 novembre 2015 avant d’être relaxé pour le chef d’inculpation de « recel de malfaiteurs terroristes » en février 2018, s’est installé sur la commune du Barcarès.

C’est ce que l’on devine à la vue de son interview réalisée dans son lieu de villégiature par la chaîne d’information BFMTV où celui que l’on surnomme le « logeur de Daech » s’entretient avec la journaliste à deux pas du boulevard du Golfe-du-Lion.

Bouffon médiatique

Dans ce qui ressemble à une opération de communication orchestrée selon nos informations par ses avocats, l’individu, star des réseaux sociaux et bouffon médiatique à l’insu de son plein gré, souhaite apparaître sous un meilleur jour. En tout cas meilleur que l’image détestable donnée lors de son procès au tribunal correctionnel de Paris où ses tribulations dans la salle d’audience avaient soulevé l’écœurement des parties civiles.

Dans cet entretien à BFM TV et à RTL, Jawad Bendaoud répète son innocence ainsi que sa non-connaissance de l’entreprise barbare et meurtrière des personnes qu’il logeait. Il exprime ses « excuses à toutes les familles des victimes car même si je n’ai jamais voulu être lié à cette affaire, j’y serai lié toute ma vie ». Il dit également rester prostré dans sa nouvelle demeure ne sortant que pour balader son chien ou faire ses courses.

Délinquant notoire

Contacté ce jeudi, le maire de la commune, Alain Ferrand était injoignable alors qu’un de ses proches avouait avoir appris la nouvelle à la télévision en reconnaissant la plage du Barcarès.

Une présence qui a en tout cas vite fait réagir des responsables politiques. En tout premier lieu, le député frontiste Louis Aliot qui bien que rien n’interdise à Jawad Bendaoud de circuler librement sur le sol national s’est ému de cette présence en parlant avec une démagogie certaine de « scandale ».

Secrétaire départemental de Debout la France et habitant du Barcarès, Damien Albanell a critiqué la venue de ce nouveau voisin encombrant. « Certes ce monsieur est libre d’aller et venir comme bon lui semble après sa relaxe. Néanmoins, nous pouvons nous étonner et nous interroger de son choix d’installation en Pays Catalan et plus particulièrement dans notre ville dont nous souhaitons conserver le calme et l’aspect familial » tout en s’inquiétant de possibles « troubles à l’ordre public ».

Il faut dire que le personnage est sulfureux avec plus d’une dizaine de condamnations dont l’une en 2008 à huit ans de prison pour coups mortels ainsi que d’autres pour trafic de drogue, violences ou encore détention d’armes. On a connu voisin plus paisible.

Julien Marion

Le patron français du groupe Pefaco est bien implanté en Afrique de l’Ouest. À coups de gros investissements et de connexions politiques, il s’y impose comme le nouveau roi des bandits manchots.

Son nom est souvent cité dans les affaires corses. Francis Perez, fils de médecin né à Oran en 1962, quelques mois après les accords d’Évian, n’a pourtant aucun lien de sang avec l’île de Beauté. Mais des liens d’affaires, à coup sûr, ainsi qu’une solide amitié avec une figure du nationalisme corse, Alain Orsoni. Et une aussi grande appétence pour les bandits manchots et pour l’Afrique que Michel Tomi. Son empire, qu’il a façonné dans un premier temps dans le golfe de Guinée, n’est d’ailleurs pas loin de rivaliser aujourd’hui avec celui bâti par le Corse en Afrique centrale, même s’il ne possède ni PMU ni casino.

Le leader des salles de jeu

Son groupe, Pefaco, basé à Barcelone, est peu connu. Ses salles de jeu le sont plus : des Lydia Ludic, on en trouve désormais dans huit pays, au Togo, au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Burundi, au Niger, en RD Congo et depuis peu au Rwanda. Soit plus de 300 salles (et 4 000 salariés), auxquelles s’ajoutent près de 530 bars dans lesquels il exploite des machines à sous. Bientôt, il en aura au Nigeria, « un gros coup » si ça marche. Lancement prévu au premier trimestre 2016, après un investissement de 7 millions d’euros. Il possède en outre quatre hôtels cinq étoiles (dont deux en construction), au Togo et au Congo. Et ce n’est pas fini : son groupe doit être coté à la Bourse de Malte dans les jours à venir ; il cherche à acquérir ses deux premiers casinos sur le continent, à Dakar ; et il espère doubler son chiffre d’affaires dans les deux ans.

Avec un tel pedigree, Perez aurait tort de ne pas se présenter comme « le leader des salles de jeu » en Afrique francophone. Cigare à la bouche, chemise entrouverte et chaîne en or, l’homme qui nous reçoit dans son bureau, dans un immeuble quelconque situé au cœur de Barcelone, répond assez bien à l’image que l’on s’en faisait avant de le rencontrer. Celle d’un homme du Sud fort en gueule et en affaires, amateur de bons vins et de bonnes blagues.

Il ne cache ni ses accointances politiques qui l’ont si souvent desservi (à gauche), ni son chiffre d’affaires (42 millions d’euros en 2014), une rareté dans ce secteur

Christian Lestavel, un ancien taulard récupéré par les Renseignements généraux (RG) pour infiltrer le milieu du sud de la France dans les années 1980, dit de lui qu’il avait à l’époque des méthodes peu orthodoxes, et le décrit comme un homme à champagne et à yacht. Affable et souriant, Perez fait aujourd’hui œuvre de transparence. Il ne cache ni ses accointances politiques qui l’ont si souvent desservi (à gauche), ni son chiffre d’affaires (42 millions d’euros en 2014), une rareté dans ce secteur. Il est moins bavard, par contre, quand il s’agit d’évoquer sa première vie, celle d’avant la naissance de Pefaco, en 1995.

La naissance de Pefaco

Ce fils de pieds-noirs s’est construit seul – c’est du moins ce qu’il raconte. Après une formation d’hôtelier, il aurait d’abord vendu des poulets rôtis sur la plage de Sète, sur la côte méditerranéenne française, avant de se lancer très jeune dans le business des machines à sous avec l’aide d’un ami de la famille. Au Portugal d’abord, puis au Brésil, où il en rachète 150 à un cador de la mafia italienne (un futur repenti), Lillo Lauricella. C’est à cette époque qu’il apparaît dans le viseur des polices française et italienne. Une fiche de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) indique qu’il est revenu en France en 1987 avec de grandes ambitions.

En France, les jeux étaient gérés par les RG qui décidaient de tout, affirme-t-il

À cette date, Charles Pasqua, l’ami des Corses, est ministre de l’Intérieur, et l’exploitation des machines à sous est à nouveau autorisée – une promesse de renaissance pour les casinos, qui vivotent. De retour de son exil brésilien, Perez achète plusieurs casinos à bas prix dans le sud de la France et fonde le holding Grand Sud avec Alain Ferrand, un homme politique de droite qui est aujourd’hui à la tête de la branche hôtelière de Pefaco. Présenté comme « le nouveau roi des casinos » dans la région, Perez fait la rencontre de Lestavel, l’infiltré qui racontera les drôles d’aventures qu’ils ont vécues ensemble dans un ouvrage intitulé Parrains du Sud (éditions du Toucan, 2013), et de Feliciaggi, « un type bien, pas un voyou », à qui il rachète le casino de Palavas, et dont certaines sources affirment qu’il a un temps travaillé pour lui.

C’est aussi à cette époque qu’il s’intéresse à l’Afrique, et notamment à Djibouti. Les articles de presse qui lui sont consacrés dans les années 1990 le présentent comme le directeur de la Loterie nationale. Perez, lui, affirme n’avoir obtenu, de cette même Loterie nationale, que la concession de deux salles de jeu. « J’ai perdu de l’argent », dit-il. En 1991, il a tenté d’ouvrir un casino au Cameroun, avant de disparaître et de refiler le bébé à un proche de Michel Tomi. « Un choix personnel », assure-t-il, sans préciser s’il était en service commandé pour le duo Tomi-Feliciaggi ou s’il s’est fait évincer par plus puissants que lui.

Olivier pour J.A.

En France aussi, la poule aux œufs d’or est un leurre. Perez n’a pas les soutiens politiques indispensables pour obtenir l’autorisation d’exploiter des machines à sous. « Les jeux étaient gérés par les RG qui décidaient de tout », maugrée-t-il. Il est jeune, à peine 30 ans, enthousiaste, et peut-être un peu naïf. Il s’endette. S’adonne à des manœuvres financières et de troubles fréquentations pour sauver ce qui peut l’être. Un rapport parlementaire évoque en 1992 des « mouvements de capitaux suspects » au sein de son holding. Plus tard, il sera condamné à de la prison avec sursis pour abus de biens sociaux, en même temps que Ferrand, son associé. Les deux hommes finissent par se faire arnaquer par plus torves qu’eux. Ils revendent le groupe à perte.

Un « togolais de coeur »

Perez ne digère pas. Il quitte la France, ce pays qui n’aime pas les jeux de hasard, fonde sa société en Espagne, ce pays qui aime les jeux de hasard, et réapparaît au Togo, ce pays qui ne connaît pas encore les jeux de hasard (nous sommes en 1995). L’un de ses amis et associés, Olivier Cauro, a fait ses études aux États-Unis avec un certain Faure Gnassingbé. Le fils du général Eyadéma, qui n’est alors que le conseiller de son père, les aide à obtenir l’autorisation d’exploiter des machines à sous. Après des débuts difficiles, l’exemple togolais fait tache d’huile : au Bénin en 1999, puis au Burundi en 2001, au Burkina Faso en 2002, au Niger en 2004…

Pour faire des affaires en Afrique francophone, il faut des connexions politiques, explique Perez

Perez, qui dit être « togolais de cœur », ne cache pas sa proximité avec Faure. « Pour faire des affaires en Afrique francophone, il faut des connexions politiques », explique-t-il. C’est également le cas au Congo, un pays dans lequel son groupe gère plusieurs hôtels, dont le luxueux Alima à Oyo, la ville natale de Denis Sassou Nguesso, un homme que Perez a connu en France dans les années 1990. Comme ce le fut aussi, dans le passé, au Sénégal : à la fin des années 1990, Perez était entré en contact avec Abdou Diouf grâce à ses réseaux socialistes. Mais l’affaire avait capoté. La mafia ? Le blanchiment d’argent ? Le « racket » organisé des joueurs ? « Des fantasmes », plaide-t-il, assurant que « tout est contrôlé » dans ses salles et que « 92 % des sommes jouées sont redistribuées » aux clients.

Des sources policières ont évoqué dans le passé des liens entre lui et le milieu corse, sur la base de sa collaboration passée avec Robert Feliciaggi, et surtout de sa proximité avec Alain Orsoni, un ami d’enfance qui fut, il y a une quinzaine d’années, au cœur de la guerre que se livraient deux clans de l’île de Beauté. Pour l’aider, Perez lui avait alors proposé de travailler quelque temps pour lui en Amérique centrale, au Nicaragua notamment (histoire de se mettre à l’abri). C’est ce même Orsoni qui a tenté en 2011 d’envoyer son fils, Guy, alors recherché pour meurtre, se terrer au Gabon, dans le fief et sous la protection de Michel Tomi. Le monde des jeux est petit.

Résultat de recherche d'images pour "alain ferrand togo"

Résultat de recherche d'images pour "alain ferrand togo"

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Publicités

Une réflexion sur “#Terrorisme Alain Ferrand maire et affairiste avec Francis Pérez parrain corse mafia héberge Jawad Bendaoud au #Barcarès complice de l’attaque du #Bataclan !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s