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Israël « dangereusement malade » sous Netanyahu, dit un ex-chef du Mossad

Cinq anciens responsables de l’agence d’espionnage déclarent que le Premier ministre a rongé les valeurs du pays et dénoncent une culture de corruption « générale » sous son mandat.

 

Dans le rang du haut: Les anciens chefs du Mossad, avec de gauche à droite  Danny Yatom, Tamir Pardo, Zvi Zamir, Shabtai Shavit, Nahum Admoni et Efraim Halevy.  Rang du bas : Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président  Reuven Rivlin accueillent une cérémonie d'allumage des bougies pour la fête juive de Hanoukka à la résidence présidentielle de Jérusalem, le 18 décembre 2014 (Crédit : Haim Zach / GPO)

Dans le rang du haut: Les anciens chefs du Mossad, avec de gauche à droite Danny Yatom, Tamir Pardo, Zvi Zamir, Shabtai Shavit, Nahum Admoni et Efraim Halevy. Rang du bas : Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président Reuven Rivlin accueillent une cérémonie d’allumage des bougies pour la fête juive de Hanoukka à la résidence présidentielle de Jérusalem, le 18 décembre 2014 (Crédit : Haim Zach / GPO)

 

Cinq anciens chef du Mossad ont âprement critiqué cette semaine le Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’un d’entre eux estimant qu’Israël est tombé « dangereusement malade » sous sa gouvernance.

« Je me sens si mal quand je vois ce qui arrive dans ce pays, la corruption est si profonde, si générale », a dit Shabtai Shavit au quotidien Yedioth Ahronoth, dans l’extrait d’une interview conjointe réalisée avant la Journée de l’indépendance.

« Il n’y a pas de ligne rouge, pas de tabous, et il faut ajouter à cela le fossé qui ne cesse de se creuser entre les gens ».

Aux côtés de Shavit, Zvi Zamir, Nahum Admoni, Danny Yatom, Efraim Halevy et Tamir Pardo ont exprimé leurs graves préoccupations face à l’avenir de l’Etat juif.

« En tant que personnalités des renseignements, notre compétence la plus importante est notre capacité à anticiper l’avenir », a ajouté Shavit. « Alors je me demande de quel genre de pays mes petits-enfants hériteront, et je ne peux pas y apporter de réponse ».

« C’est un problème de valeurs, de divisions », a estimé Pardo. « Nous avons besoin de responsables capables de naviguer entre les crises aux bons endroits mais malheureusement, cela n’existe pas aujourd’hui ».

Zamir, le plus âgé du groupe – il a 93 ans – s’est avéré le plus grand critique de Netanyahu, disant que le Premier ministre et son puissant entourage ne servent que leurs propres intérêts.

« Je ne suis pas sûr que pour le Premier ministre et les hauts-responsables qui l’entourent, l’intérêt public soit prévalent sur les intérêts personnels de plus d’argent et de plus de pouvoir », a-t-il déclaré.

« Nous sommes dangereusement malades », a-t-il estimé. « Netanyahu peut avoir hérité d’un pays avec des symptômes mais il l’a propulsé dans un état de maladie maligne ».

Yatom s’est fait l’écho du sentiment de Zamir, disant qu’il n’était pas surprenant que Netanyahu et un nombre croissant de ses aides fassent l’objet d’enquêtes pour corruption dans la mesure où ils placent leurs intérêts au-dessus de ceux du pays.

Israël, a-t-il averti, est « tiré vers le bas ». Il a demandé la démission du Premier ministre.

Dans son interview, Halevy a critiqué Netanyahu, disant que son « besoin de faire les gros titres et son obsession de son image publique – versus sa gestion du pays et des affaires de sécurité – sont problématiques ».