#France #Bénin #Togo Nathalie Loiseau, ministre Affaires européennes visée par plainte pour tentative meurtre en qualité d’ex-DRH #MAE #Macron #DeSouza #Besancenot #Gnassingbé #FrançoiseNicolas #Souquière #Aplogan

#France #Bénin #Togo Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes, est visée par une plainte pénale contre X pour tentative de meurtre en sa qualité d’ex-DRH du #MAE car elle a empêché toute enquête.

Le Drian ton réseau diplomatique est un bordel mafieux international !

Tu vas la prendre ta claque bientôt…

Les assassins de l’Etat Profond mafieux français se trouve dans les sphères diplomatiques comme l’Ambassadeur Besancenot en place en Arabie Saoudite depuis plus de 9 ans.

Avant au Bénin il  a couvert une tentative d’assassinat sur la Vice Consul Françoise par la maîtresse du Président de la CEDEAO Marcel De Souza !

Premier conseiller à l’ambassade de France en Côte d’Ivoire de 2001 à 2004 puis de 2010 à 2014, Laurent Souquière sera de retour à Abidjan en septembre, cette fois en tant que consul.

Il succédera à Philippe Truquet. Décoré en 2012 de l’ordre national du mérite ivoirien par le président Alassane Ouattara, Laurent Souquière avait été remplacé à la fin de 2014 par Étienne Chapon. Et travaillait depuis à la Direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats (DGM), au Quai d’Orsay.

Laurent Souquière est poursuivit par la justice français après Besancenot !

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Nathalie Loiseau, actuelle ministre déléguée aux Affaires Européennes, n’ a pas montré, dans une vie antérieure, beaucoup d’attention au personnel du Qual d’Orsay, se battait pour une bonne gouvernance

Fonctionnaire au Quai d’Orsay en arrêt de travail depuis 2015, Françoise Nicolas a subi toutes sortes de harcèlements pour avoir joué le rôle de « lanceur d’alerte » lorsqu’en poste au Bénin de juillet 2008 à janvier 2010, elle signalait à sa hiérarchie de nombreux errements comptables et autres. Sa mise à l’écart a été l’oeuvre notamment de Nathalie Loiseau, l’actuelle ministre déléguée aux Affaires européennes qui était alors DRH du ministère à cette époque. Récit.

 

 

L’incident qui gâte tout

Le 14 Janvier 2010, elle eut une altercation avec sa collègue de bureau. Il s’agit d’une agression violente. «La Lettre du Continent», un journal qui a ses entrées dans les milieux diplomatiques, ne manque pas de qualificatifs à ce sujet: «hurlements, insultes, claques, coups de cintre, étranglements». Mme FN n’a eu sa vie sauve que grâce à la diligence d’un agent d’entretien de l’ambassade, renvoyé quelques jours après, par l’ambassadeur pour l’avoir délivrée. Agressée aussi violemment alors qu’elle venait de s’asseoir à son bureau, c’est elle la victime qui pourtant sera persécutée. Sa collègue qui dans la foulée reçoit une morsure à la main porte plainte au tribunal avec une version différente des faits. L’affaire prend la tournure d’une affaire d’Etat. Mme FN est conduite à un cabinet médical où un certificat médical a été établi, après quoi, elle reçoit un arrêt de travail de huit jours. Puis, le 21 Janvier, elle reçoit une lettre de Besancenot qui lui notifie la décision prise par l’ambassade de son rappel en France. Pour motiver cette décision, l’ambassadeur affirme que «cette situation a suscité des vives émotions de la part du personnel de l’ambassade et des autorités béninoises».

 

Il ajoute que c’est grâce à l’intervention personnelle du premier conseiller de l’ambassade que la police nationale a mis fin à sa volonté de l’interpeler pour l’écouter. C’est donc, pour lui éviter une expulsion qu’il a pris la décision de son rappel en France. Le lendemain, elle embarque immédiatement pour la France dans un vol Air France. Avec le recul et grâce à un papier de «La Lettre du Continent», elle comprend que sa collègue était la compagne d’un conseiller technique, très proche du Chef de l’Etat, qui est, depuis la formation du dernier gouvernement du Bénin, ministre de la République. Dans un autre télégramme diplomatique du 3 Février 2010, Besancenot salue sa gestion discrète de cette affaire, s’en prend à la presse locale qui, selon lui, écrit des articles pour des «raisons alimentaires». Il assortit ce télégramme d’un commentaire très désobligeant dans lequel il qualifie ce rappel de départ d’un «irritant» qui pouvait brouiller un peu les relations bilatérales entre le Bénin et la France. Aussi injustement abusé professionnellement, elle porte plainte au tribunal de Rennes et au Bénin. Et attend que justice lui soit rendue.

Armelle Aplogan épouse Adechy est la maîtresse de Marcel De Souza Président de la Commission de la CEDEAO est le beau frère d’Adolf Gnassingbé car il est marié à sa soeur Naka Gnassingbé la cocue de l’histoire.

De Souza est à la fois proche de Boni Yayi et du Président actuel du Bénin Patrice Talon.

Mais une affaire de fesses ne peut être une raison d’Etat si ce n ‘est quelle cache de la corruption au plus niveau entre l’ancien Ambassadeur de France et le Bénin/Togo, détournement de fonds sur denier public bien sûr !

 

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De Souza l’amant de Armelle Aplogan

 

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Naka Gnassingbé la femme de De Souza et la cocue de l’affaire !

 

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Armelle Aplogan la criminelle toujours en poste à l’Ambassade de France à Cotonou.

 

 

«Les diplomates: Derrière la façade des ambassades de France». Tel est le titre assez éloquent d’un ouvrage de Franck Renaud, paru il y a quelques mois aux éditions «Nouveau Monde». Le livre relate les pratiques malsaines et subreptices des ambassades et de leur ministère de tutelle Le Quai d’Orsay qualifié par un de ses anciens agents de «La maison des fous». L’ambassade de France à Cotonou est mise à l’index avec son patron de l’époque, Hervé Besancenot. L’auteur y retrace, sur cinq pages, les déboires de l’une de ses employés -française elle aussi- victime d’une agression mortelle et d’un harcèlement moral pour etre finalement renvoyée prématurément au pays par son «bourreau de patron», Besancenot.

L’ambassade de France située à quelques encablures de la présidence de la République est l’une des prestigieuses chancelleries étrangères au Bénin. Bâtie sur plusieurs hectares, elle impressionne par sa beauté et son luxe. Personne ne pouvait donc imaginer que derrière les murs fréquemment embellis de cette ambassade, il y a de la place pour des intrigues, les harcèlements et toutes sortes de tortures morales. Une ex-employée de cette ambassade en a été victime. C’est le livre de Franck Renaud qui a enfin relaté cette affaire que l’ex-ambassadeur Hervé Besancenot a soigneusement caché aux habitants de sa juridiction. Arrivée à Cotonou à l’été 2008, madame F.N est affectée au Service de coopération et d’action culturelle où elle devait s’occuper des boursiers béninois envoyés en France pour des stages et des formations ainsi que des missions et invitations. Le livre parle d’une employée consciencieuse, très bonne travailleuse qui «accumule des heures et entre des dossiers par dizaines, dans les bases de données, organise des concours et reçoit les étudiant en partance». D’ailleurs son passé au Quai d’Orsay ne manque pas d’éloges de la part de ses supérieurs hiérarchiques.

Mais à Cotonou, les relations avec ses «patrons» et surtout l’ambassadeur sont des plus malaisées. Déjà, en Novembre 2008, quelques mois après son arrivée à Cotonou, l’ambassadeur Besancenot signe un télégramme diplomatique dans lequel il semble dénoncer les difficultés d’adaptation et une compétence limitée. «Depuis son arrivée au poste en juillet dernier, Mme FN a fait montre de sérieux problèmes d’adaptation aux conditions de vie dans un pays en voie de développement», écrit l’ambassadeur. Et plus loin, il ajoute: «Si la façon de travailler de Mme FN n’appelle pas de commentaires particuliers par sa hiérarchie directe, mes collaborateurs sont sollicités pour lui apporter écoute et assistance, car elle semble vivre les tracas de la vie quotidienne comme une succession de persécutions». La dame s’en défend et a même demandé le retrait de ce rapport devant la justice administrative.

Nathalie Loiseau m’a Tuer

Fonctionnaire au Quai d’Orsay, je subis maintes représailles pour avoir été « lanceur d’alerte » lorsqu’en poste à l’ambassade de France au Bénin (2008-2010), j’ai signalé à ma hiérarchie de nombreux errements comptables et autres. Ma mise à l’écart a été l’oeuvre notamment de Nathalie LOISEAU, l’actuelle ministre déléguée aux Affaires européennes, DRH du MAE (2009-2011)
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Ce témoignage a initialement été publié par la rédaction de Mondafrique à qui j’exprime toute ma reconnaissance (http://mondafrique.com/nathalie-loiseau-tuer/). Le titre de l’article et les inter-titres lui appartiennent.

Je m’appelle Françoise Nicolas. En 2008, j’ai été affectée à l’ambassade de France à Cotonou, au Bénin, au sein du Service d’Action et de Coopération Culturelle (SCAC) en charge des bourses d’études, de stage, des missions, des invitations et de l’organisation d’examens . Le secteur qui m’était confié était en grand désordre. Une simple remise à plat des dossiers entreposés me permit de mettre fin à des abus à la grande satisfaction de mon premier chef de bureau. Ainsi une bourse d’études pouvait être attribuée depuis sept ans sans justificatif quand le maximum est de trois ans pour une thèse. J’ai mis en place des bases de données pour gérer efficacement ces dossiers.

Premières manoeuvres

Pendant ma première année, j’ai fait l’objet de manoeuvres de l’ambassadeur visant à m’écarter de mon poste. C’était également le cas de mon premier chef de bureau. Décoré de la Légion d’Honneur en janvier 2013, l’ambassadeur Hervé BESANCENOT, qui ne brillera pas plus tard en Mauritanie en servant les plats à l’actuel président Aziz sans jamais recevoir les mouvements d’opposition à cette dictature, obtint le départ de mon premier chef de bureau. J’étais de plus constamment l’objet de propos menaçants de la part de collaborateurs de l’ambassadeur. Du genre : « Attention, Madame Nicolas, vous jouez un jeu dangereux ».

L’ambassadeur me renvoya en France, au motif mensonger que j’avais contracté une maladie parasitaire. Je me retrouvais piégée, interdite de reprendre mes fonctions à l’ambassade. Je décidai de consulter un cabinet d’avocats et de saisir un tribunal administratif en août 2009 afin de pouvoir reprendre le cours de ma vie.

Retour au Bénin

À mon retour à Cotonou, en septembre 2009, je découvrais un nouveau chef de bureau, choisi par l’ambassadeur. Très vite, grâce à mes bases de données, je repérais et mettais en évidence un système de créations de dépenses fictives imputées sur le budget dont j’étais responsable. Concrètement, les dossiers se devaient de comporter un certain nombre d’informations, précises, essentielles, afin de justifier l’utilisation des fonds (telles que les coordonnées des bénéficiaires, des organismes concernés, etc).

Alors que j’étais en fonction depuis plus d’un an, les dossiers que je traitais m’étaient brusquement retirés pour être confiés à une recrutée locale. J’en restais pourtant officiellement responsable, mais, de fait, je ne contrôlais plus rien. Et ce que j’arrivais à en percevoir m’alarmait au plus haut point. Les dossiers étaient juste vides.

Agression physique

Pendant quatre mois, j’ai attiré l’attention de ma hiérarchie sur les « anomalies » induites par cette nouvelle organisation. En vain. Au bout de trois mois, j’avais fini également par exposer la situation à mon administration centrale, à Paris.

À cette période, j’ai reçu des menaces précises de l’encadrement de l’ambassade. Je communiquai certaines de ces menaces à mes avocats. Trois mois plus tard, j’étais agressée par surprise par la collègue qui partageait mon bureau alors que j’étais assise, absorbée par mon travail. J’ai survécu à une strangulation grâce à l’intervention d’un agent d’entretien qui, alerté par le bruit, est entré dans le bureau et est intervenu alors que je perdais connaissance. Il n’a été procédé à aucune enquête. L’agent d’entretien a été aussitôt licencié sans avoir été auditionné.

Mise en quarantaine

J’ai fait l’objet d’un rapatriement … disciplinaire. J’étais blessée, en état de choc. Je ne tenais pas seule debout, incapable de faire une valise. J’ai abandonné au Bénin tous mes biens, ma maison dont je venais de régler un an de loyer, mon véhicule, etc. Et, évidemment, sans qu’il ne me soit versé un centime d’euro de « compensation ». A titre personnel, j’ai dû surmonter les conséquences d’un état de stress post-traumatique, aigu puis chronique. Je suis restée hospitalisée deux mois avec demi-salaire, le ministère ne voulant pas reconnaître l’accident de service qui sera reconnu après dix huit mois de bataille acharnée.

Professionnellement, j’ai été mutée d’office sur un poste ne correspondant ni à mes compétences, ni à mes aspirations. Toutes mes demandes de mutation ont été refusées au titre de « la politique du noeud coulant » (sic) que m’applique le ministère des Affaires étrangères. Entre 2011 et 2015, j’ai listé 72 refus de changement de poste. Ma plainte pénale pour violences volontaires a été classée sans suite, sans instruction digne de ce nom, au motif qu’il ne s’était agi que d’une simple dispute. Une plainte pénale contre X pour tentative de meurtre a été déposée en 2015. L’instruction traîne.

Des ressources bien peu humaines

Nathalie LOISEAU, l’actuelle ministre déléguée aux Affaires européennes, était alors directrice des ressources humaines du ministère des Affaires étrangères (2009- 2011), puis directrice générale de l’administration et de la modernisation (2011-2012). À partir d’août 2009, neuf procédures amiables ou devant des tribunaux ont été signifiées au ministère des Affaires étrangères, tant avant qu’après mon agression, pour la  seule période 2009-2012.

De par ses fonctions, Nathalie LOISEAU en était la destinataire naturelle. En outre, en juin 2011, paraissait un livre de poche qui racontait mes aventures au Bénin dès son introduction (« Les diplomates. Derrière la façade des ambassades de France » de Franck Renaud, éditions Nouveau Monde).

Nathalie LOISEAU, incarnation des baronnies du Quai d’Orsay, est en grande partie responsable de mes malheurs.

Responsable de l’absence d’enquête après mon agression.

Responsable de mon rapatriement disciplinaire sans commission de discipline.

Responsable de l’impunité de l’ambassadeur.

Responsable de la raison d’Etat que m’oppose le ministère des Affaires étrangères pour me priver de l’application des lois de la République.

Ministre désormais, Nathalie LOISEAU se fait passer pour une féministe convaincue et une catholique fervente.

 

Hervé BESANCENOT est l’actuel ambassadeur pour la région Champagne-Ardennes.

Son numéro deux, Laurent SOUQUIERE, est l’actuel consul de France en Côte d’Ivoire.

Tous deux sont expressément visés par ma plainte pénale contre X pour tentative de meurtre avec constitution de partie civile.

Etc.

 

Pour aller plus loin:

« Les diplomates. Derrière la façade des ambassades de France » de Franck Renaud, éditions Nouveau Monde (pages 9-14).

https://lanouvelletribune.info/archives/benin/8671-fait-divers-ambassadeur-besancenot (photos de mes blessures)

http://www.ugict.cgt.fr/articles/actus/francoise-nicolas-ministere-des-affaires-etrangeres (la mécanique à l’oeuvre, intervention à la Bourse du Travail à Paris, mars 2015)

http://lemurdesinsoumis.fr/2016/04/25/francoise-nicolas/

https://www.franceinter.fr/emissions/lanceurs-d-alerte/lanceurs-d-alerte-26-aout-2017 (mon témoignage à partir de 24’)

https://www.youtube.com/watch?v=z8IAaMN4kI0 

Ma question à Laurent FABIUS, président du Conseil constitutionnel : « Lors de la prochaine réforme constitutionnelle, soutiendrez-vous les amendements nécessaires à une réelle protection des lanceurs d’alertes? »  https://www.whybook.org/question/322.    (vous pouvez voter pour qu’elle lui soit posée)

« La traque des lanceurs d’alerte » de Stéphanie Gibaud, éditions Max Milo. http://stephaniegibaud.org

https://www.btlv.fr/la-traque-des-lanceurs-dalerte-avec-stephanie-gibaud-francoise-nicolas-alain-robert-2.html

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-19-octobre-2017

http://www.marieclaire.fr/lanceuses-d-alerte-ces-heroines-dont-la-vie-bascule,1239720.asp

 

Quand l’ambassadeur Besancenot vendait l’Arabie saoudite à la France

Pour l’ambassadeur Bertrand Besancenot, en Arabie Saoudite depuis maintenant neuf ans, la France avait une carte à jouer suite au relatif désengagement américain au Moyen-Orient, et au rapprochement de l’administration Obama avec l’Iran. C’est en tout cas ce qu’il écrit, dès 2013, aux autorités françaises dans des télégrammes diplomatiques…

Parmi ces nombreux éléments, on trouve Bertrand Besancenot, ambassadeur de France en Arabie saoudite depuis 2007. Le problème, c’est qu’à force de rester à Riyad, on ne sait plus très bien de qui il est le représentant. « Il a le syndrome de Stockholm ! Il a tendance à défendre les positions du gouvernement saoudien sans recul« , critique dans Marianne un de ses collègues. Bertrand Besancenot est-il ambassadeur ou VRP ? Des notes qu’a pu se procurer Marianne permettent de s’interroger.

Printemps 2013, l’ambassadeur de France en Arabie saoudite écrit au Quai d’Orsay, ainsi qu’au conseiller Moyen-Orient de l’Elysée, Emmanuel Bonne, plusieurs commentaires révélateurs de son état d’esprit de l’époque.

D’abord, il se félicite des prises de position particulièrement dures de la France à l’égard de Bachard Al-Assad, responsable de la mort de plusieurs centaines de milliers de syriens dans la guerre civile qui déchire le pays, car cela donne une « bonne image » de la France en Arabie Saoudite : « Si l’inéluctabilité de la chute du régime ne fait pas l’ombre d’un doute ici, tout ce qui peut en accélérer la chute est le bienvenu. Aussi, les prises de positions des autorités françaises sont-elles particulièrement bien accueillies. Le fait que notre pays confirme son leadership sur cette question conforte notre image dans tous les milieux d’Arabie ».

Selon Monsieur l’ambassadeur, si la France a alors une carte à jouer en Arabie Saoudite, c’est que les Américains se distancient peu à peu au Moyen-Orient des Saoudiens, leur alliés historiques depuis 1945 : « Riyad rêverait en fait de préserver le “pacte de Quincy”, mais se rend compte du mouvement tectonique en cours de distanciation de Washington – avec notamment la perte de la dépendance américaine à l’égard du pétrole du Golfe – qui risque à terme de relativiser la protection des Etats-Unis face à l’Iran ».

Face à cette situation inédite, la France doit agir, selon lui, dans le sens des inquiétudes de l’Arabie Saoudite et des autres pétromonarchies sunnites : « Il est clair en tout cas que les Etats du Golfe s’inquiètent de la politique américaine dans la région et espèrent – sans trop y croire – convaincre Washington de se réengager au Moyen-Orient. Les Européens, et la France en particulier (du fait de sa politique active dans le monde arabe et de sa bonne relation avec l’administration Obama) ont là une carte à jouer, en soulignant leur volonté à la fois de contribuer à la stabilisation de la région et d’amener les Etats-Unis à se réengager dans la zone ».

Trois ans plus tard, on mesure le succès de telles analyses pour la place de la France au Moyen-Orient.

(article mis à jour) «Les diplomates: Derrière la façade des ambassades de France». Tel est le titre assez éloquent d’un ouvrage de Franck Renaud, paru il y a quelques mois aux éditions «Nouveau Monde». Le livre relate les pratiques malsaines et subreptices des ambassades et de leur ministère de tutelle Le Quai d’Orsay qualifié par un de ses anciens agents de «La maison des fous». L’ambassade de France à Cotonou est mise à l’index avec son patron de l’époque, Hervé Besancenot. L’auteur y retrace, sur cinq pages, les déboires de l’une de ses employés -française elle aussi- victime d’une agression mortelle et d’un harcèlement moral pour etre finalement renvoyée prématurément au pays par son «bourreau de patron», Besancenot.

L’ambassade de France située à quelques encablures de la présidence de la République est l’une des prestigieuses chancelleries étrangères au Bénin. Bâtie sur plusieurs hectares, elle impressionne par sa beauté et son luxe. Personne ne pouvait donc imaginer que derrière les murs fréquemment embellis de cette ambassade, il y a de la place pour des intrigues, les harcèlements et toutes sortes de tortures morales. Une ex-employée de cette ambassade en a été victime. C’est le livre de Franck Renaud qui a enfin relaté cette affaire que l’ex-ambassadeur Hervé Besancenot a soigneusement caché aux habitants de sa juridiction. Arrivée à Cotonou à l’été 2008, madame F.N est affectée au Service de coopération et d’action culturelle où elle devait s’occuper des boursiers béninois envoyés en France pour des stages et des formations ainsi que des missions et invitations. Le livre parle d’une employée consciencieuse, très bonne travailleuse qui «accumule des heures et entre des dossiers par dizaines, dans les bases de données, organise des concours et reçoit les étudiant en partance». D’ailleurs son passé au Quai d’Orsay ne manque pas d’éloges de la part de ses supérieurs hiérarchiques.

Mais à Cotonou, les relations avec ses «patrons» et surtout l’ambassadeur sont des plus malaisées. Déjà, en Novembre 2008, quelques mois après son arrivée à Cotonou, l’ambassadeur Besancenot signe un télégramme diplomatique dans lequel il semble dénoncer les difficultés d’adaptation et une compétence limitée. «Depuis son arrivée au poste en juillet dernier, Mme FN a fait montre de sérieux problèmes d’adaptation aux conditions de vie dans un pays en voie de développement», écrit l’ambassadeur. Et plus loin, il ajoute: «Si la façon de travailler de Mme FN n’appelle pas de commentaires particuliers par sa hiérarchie directe, mes collaborateurs sont sollicités pour lui apporter écoute et assistance, car elle semble vivre les tracas de la vie quotidienne comme une succession de persécutions». La dame s’en défend et a même demandé le retrait de ce rapport devant la justice administrative.

L’incident qui gâte tout

Le 14 Janvier 2010, elle eut une altercation avec sa collègue de bureau. Il s’agit d’une agression violente. «La Lettre du Continent», un journal qui a ses entrées dans les milieux diplomatiques, ne manque pas de qualificatifs à ce sujet: «hurlements, insultes, claques, coups de cintre, étranglements». Mme FN n’a eu sa vie sauve que grâce à la diligence d’un agent d’entretien de l’ambassade, renvoyé quelques jours après, par l’ambassadeur pour l’avoir délivrée. Agressée aussi violemment alors qu’elle venait de s’asseoir à son bureau, c’est elle la victime qui pourtant sera persécutée. Sa collègue qui dans la foulée reçoit une morsure à la main porte plainte au tribunal avec une version différente des faits. L’affaire prend la tournure d’une affaire d’Etat. Mme FN est conduite à un cabinet médical où un certificat médical a été établi, après quoi, elle reçoit un arrêt de travail de huit jours. Puis, le 21 Janvier, elle reçoit une lettre de Besancenot qui lui notifie la décision prise par l’ambassade de son rappel en France. Pour motiver cette décision, l’ambassadeur affirme que «cette situation a suscité des vives émotions de la part du personnel de l’ambassade et des autorités béninoises».

Il ajoute que c’est grâce à l’intervention personnelle du premier conseiller de l’ambassade que la police nationale a mis fin à sa volonté de l’interpeler pour l’écouter. C’est donc, pour lui éviter une expulsion qu’il a pris la décision de son rappel en France. Le lendemain, elle embarque immédiatement pour la France dans un vol Air France. Avec le recul et grâce à un papier de «La Lettre du Continent», elle comprend que sa collègue était la compagne d’un conseiller technique, très proche du Chef de l’Etat, qui est, depuis la formation du dernier gouvernement du Bénin, ministre de la République. Dans un autre télégramme diplomatique du 3 Février 2010, Besancenot salue sa gestion discrète de cette affaire, s’en prend à la presse locale qui, selon lui, écrit des articles pour des «raisons alimentaires». Il assortit ce télégramme d’un commentaire très désobligeant dans lequel il qualifie ce rappel de départ d’un «irritant» qui pouvait brouiller un peu les relations bilatérales entre le Bénin et la France. Aussi injustement abusé professionnellement, elle porte plainte au tribunal de Rennes et au Bénin. Et attend que justice lui soit rendue.

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